On me parle souvent du canard. Pas toi ? Je suis sûr que si, au moins de temps en temps.
Et attention, hein ! Quand je dis “le canard”, je ne parle pas de celui-là :

Mais plutôt de lui :

Voilà, soyons clairs. Ce canard, donc, on m’en parle souvent avec une voix geignante et pleurnicharde (non, non : pas que des filles) pour me dire des trucs du genre :
“Ouais, tu comprends, j’me sens tellement pauvre, tu vois… J’me sens tellement petit et faible et fragile et pas beau… Allô maman bobo. Et puis, j’ai l’impression que je sens rien, tu vois… Je sais ce qu’il faudrait que je fasse, mais je retombe toujours dans les mêmes erreurs… Bouhouhouhouhou… Et pourtant, je sais que Dieu veut mon bonheur, hein ! Je le sais, tu vois, mais je n’arrive pas à saisir tout ce qu’il fait pour moi… Snif ! Je suis trop imperméable à son amour, tu vois… La grâce me glisse dessus comme l’eau sur les plumes d’un canard.“
Bon. Nous y voilà. (Au canard.) Même que je pense qu’en chemin tu t’es reconnu : c’est toi qui fais rien qu’à pas arrêter de me rebattre les oreilles avec le canard. Alors, je te préviens tout de suite : tu t’arrêtes direct, sinon je t’en colle une direct aussi !
Et les grâces du baptême, t’en fais quoi ? hein ?!
Au lieu de te morfondre bêtement (en plus, c’est d’un conventionnel, mon pauvre ami… t’imagines même pas à quel point tout le monde fait ça !), tu te relèves une bonne foi(s) pour toutes et tu le regardes vraiment, cet abruti de canard.
Oui, t’as bien lu, tu le regardes :

T’as compris maintenant ou il faut que je te fasse un dessin ? … D’accord, je t’explique. Ce fameux canard que blablabla l’eau coule sur ses plumes et que blablabla c’est pour ça qu’il est pas touché par la grâce, ce canard-là tu l’as vu ? Nan ? Mais il a les pieds dans l’eau, (virgule,) bougre d’âne !!
Coin coin !
[Photos de Poussah - merci à lui.]









Edmond, le Seigneur t’a donné un vrai charisme de bon sens et de pertinence.
Merci pour tes articles qui éclairent ma pérégrinations sur le net.
Fraternellement
Commentaire par Emmanuel — 17 novembre 2008 @ 22:27
Cher Edmond,
“Si le Bon Dieu le permet, je ne me plains pas” (Ste Thérèse), mais si je rencontre un canard comme toi et moi qui me dit que tout va bien, qu’il sait qu’il vit une expérience mystique, qu’il sait qu’il est dans un état de grâce permanent je te le dis.
“Avançons ! Avançons !”
Fraternellement
Commentaire par Eudes Acieux — 17 novembre 2008 @ 22:45
Ah ben on se retrouve bec dans l’eau ! (enfin je suis plutôt du type âne moi, bigrement ;-D
Commentaire par MSo — 20 novembre 2008 @ 1:08
Joli coup de gueule… Coin coin!
Commentaire par idil — 21 novembre 2008 @ 13:48
Mais il est génial, (virgule,) ton sens de la répartie!
Commentaire par Nitt — 29 mars 2009 @ 0:02
ALLELUIAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!
Commentaire par .Dilou. — 8 octobre 2009 @ 20:07
[...] de ce blogue-ci, quand je m’amusais encore régulièrement à assommer mes lecteurs avec des images à la con et des paraboles plus ou moins foireuses. C’est donc dans cette lancée que je me (re)situe [...]
Ping par Parabole du volcan dans la purée « Le blogue d'Edmond Prochain — 4 décembre 2011 @ 21:02