Je te l’ai dit et je maintiens : la Bible, parfois, c’est très marrant !
En français, il arrive d’entendre de jolis lapsus ou erreurs de prononciation. Certaines petites bourdes sont totalement irrésistibles… Tiens, par exemple, j’ai toujours du mal à retenir un éclat de rire quand j’entends en pleine messe :
“Lecture du livre de Mickey.” (A la place du “livre de Michée”, bien sûr !)
Une fois, j’ai aussi entendu une contrepéterie irrésistible :
“Comme l’écrit Ben Cirage le Sac…” (Pour “Ben Sirac le Sage”, tu auras reconnu.)
Enfin, tu me diras : un petit fourchage de langue est si vite arrivé… C’est pas la mort, tout ça. Non, certes, c’est pas la mort. Mais il faut quand même que je te prévienne : dans certaines traductions de l’Ecriture, il y a un gros piège qui traîne, et dans lequel n’importe qui peut tomber ! Ça se passe du côté de la deuxième lettre de saint Paul à Timothée (2 Tim 1, 5 – pour être exact).
“J’évoque le souvenir de ta foi sincère : c’était celle de Loïs, ta grand-mère, et de ta mère Eunice, et je suis convaincu que c’est la même foi qui t’anime aussi.”
Je t’entends dire (fort élégamment, d’ailleurs) : “Bah quoi ?” Evidemment, dans cette traduction liturgique, aucun problème. Le souci vient quand on n’adapte pas le nom grec Eunikè en Eunice. Dans ce cas-là, on se retrouve avec…
“Celle de Loïs, ta grand-mère, et… d’Eunikè ta mère !“
Admets que, dans une église, ce serait pour le moins surprenant d’entendre de tels propos !
[Lire aussi : La Bible, c'est (aussi) rigolo.]



J’ai aussi entendu une lecture de Ben Chirac le Sage…
Commentaire par Miss Pomme — 4 décembre 2008 @ 19:21
Et avez-vous déjà entendu cette (jolie) contrepétrie à la messe?
Juste après la communion, quand le prêtre reviens vers l’autel pour l’envoi et qu’il dit “Saignons le prieur” …
Commentaire par Ayayaye — 4 décembre 2008 @ 20:37
Je me souviens de la lecture que j’ai faite à ma confirmation avec Martre et Marie ( ben oui c’est difficile, Marthe, à prononcer!)
Commentaire par Stephanie — 4 décembre 2008 @ 22:24
J’ai également connu, tout comme Miss Pomme “lecture de Ben Chirac le Sage” !
Quand j’étais au séminaire on m’a raconté également qu’un diacre avait lu l’Evangile en disant : “Jésus et ses dix slips” (au lieu de disciples)
Commentaire par je suis chacha quand — 4 décembre 2008 @ 22:40
On peut aussi en trouver moins loin… Il suffit de réciter (ou chanter) le Magnificat… A la fin : “en faveur d’Abraham’mais de Sarah ah ça jamais !” (au lieu de “en faveur d’Abraham et de sa race à jamais”)
Commentaire par terezou — 5 décembre 2008 @ 1:29
Dans le grand Credo, on apprend ainsi que l’Esprit-Saint a beaucoup parlé “Il a parlé parlé (prophètes)”
Commentaire par Miss Pomme — 5 décembre 2008 @ 7:45
Sinon, j’ai une de mes meilleures amies religieuses, qui m’a raconté, que lorsqu’elle était petite, elle chantait en toute bonne foi l’Avé Maria: “Les Singes et les anges, en choeur glorieux, chantent vos louanges…” Heureusement, maintenant, elle a compris!! lol et ca fait bien rigoler…
Commentaire par Claire — 5 décembre 2008 @ 9:25
Continuez ! continuez !
Vous me faites rire !
Commentaire par Edmond Prochain — 5 décembre 2008 @ 10:32
Dans le genre prononciation, la lecture des Actes des apôtres à la Pentecôte avec des lecteurs inexpérimentés ça donne parfois « Parthesse, Mèdesse, Élamitesse, tous les entendaient dans leur langue maternelle » (au lieu de Parthes, Mèdes et Élamites)
J’ai aussi eu droit à « lecture du livre de Djob ».
Il y a quelques années, visite pastorale de Mgr Aumônier (Versailles) dans ma paroisse.
À la prière universelle: « Pour nos évêques, les pasteurs du tripot… du troupeau »
L’évêque était agrippé à sa crosse, mort de rire comme tout le monde, le pauvre paroissien était rouge!
Commentaire par Poussah — 5 décembre 2008 @ 14:35
Quand j’étais petite et qu’on récitait le chapelet à la maison, j’avais compris qu’à un moment donné, on parlait de bibliothèque. Le temps a passé, et un jour, je m’en suis rappelé, me demandant bien où pouvait se situer cette fameuse bibliothèque dans un chapelet. En fait, c’était à cause de “des livres (nous du mal)”. (les livres étant forcément dans une bibliothèque – je devais être plus ordonnée à l’époque !!)
Commentaire par Miss Pomme — 5 décembre 2008 @ 17:53
Dans mon Nouveau testament, la deuxième lettre de saint Paul à Timothée est traduite ainsi : ” ta mère, Eunikè…”
Donc pas de pb !
Commentaire par Toto — 6 décembre 2008 @ 10:32
J’ai une amie qui croyait que l’on disait “priez pour nous pauvres pêcheurs” parce que les apôtres étaient pêcheurs et que la tradition a gardé intacte la prière.
(je suis sûre que j’en connais plein d’autres, des petites phrases comme ça mais ça ne me revient qu’au goutte à goutte…)
Commentaire par Miss Pomme — 8 décembre 2008 @ 23:34
… et cette oraison mémorable : “Seigneur Jésus, toi qui as eu pitié des poules…” (des foules, bien sûr!).
Vous avez dit “gallinacisme” ?
Commentaire par Nicolas L. — 9 décembre 2008 @ 15:14
Une petite fille s’est arrêtée un soir en pleine prière en famille après “et Jésus le fruit de vos entrailles est béni” en demandant à ses parents “et il est où Benny ?” (Benny étant un ami de la famille). Benny oui oui !
Commentaire par Charlotte Prochain — 9 décembre 2008 @ 19:49
Une amie de ma soeur, qui s’appelle Ludivine aimait beaucoup Noël quand elle était petite car au moins, on parlait d’elle dans les chants “Il est né Ludivine enfant…”
Commentaire par Miss Pomme — 9 décembre 2008 @ 23:12
Bon elle est un peu limite mais je la tient du curé de mon ancienne paroisse, ex-aumônier militaire de son état, donc vous l’excuserez…Il a un jour pris le fou-rire de sa vie en entendant une de ses ouailles dire, au lieu de “Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ?”, “Saül, Saül, pourquoi me perces-tu le c…?”
évidemment, ça la fout mal, si j’ose dire…
Commentaire par Rodolphe Catoire — 11 décembre 2008 @ 0:16
Petite, ma chère soeur chantait de tout son coeur “La radiooo au plus haut des cieux!” (gloire à Dieu)
Assurément, si nous écoutons tous la radio, nous serons en paix sur la Terre…
Commentaire par Chantons la gloire de Dieu — 13 décembre 2008 @ 12:02
- si le sel vient à perdre le goût, avec quoi le salera-t-on? (lui redonnera-t-on du goût?)
et au caté; Jésus mangeait avec les républicains et les pécheurs!
Commentaire par David — 13 décembre 2008 @ 21:20