Le blogue d'Edmond Prochain

31 mars 2009

Pensée pour aujourd’hui VII

Filed under: Tout-venant — Edmond Prochain @ 13:39
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Assumer sa lâcheté est le fondement de toute attitude courageuse. D’une certaine façon.

29 mars 2009

Parabole mal réglée ?

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Grand retour de la bédé cette semaine. Avoue que t’as eu un peu peur que je me dérobe encore une fois…

Bon cinquième dimanche de Carême ! Les lectures du jour, t’as pas oublié le principe ? C’est par là.

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Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

26 mars 2009

L’égoïsme des parapluies

Filed under: De rien — Edmond Prochain @ 20:02
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J’espère que tu ne m’en veux pas de parler d’un sujet complètement différent de celui qui anime presque tout le monde depuis plus d’une semaine. Il se trouve qu’il pleut – un peu – et que j’étais dehors pas plus part que tout à l’heure. Ouais, sous la pluie. Je suis un ouf. Et donc, tout déglingo que je suis, sous la pluie et sans rien sur la tête, je prenais l’eau en chantant des trucs en rapport avec saint Médard qui ferait mieux de fermer son arrosoir, toussa.

Et puis j’ai vu passer pas mal de parapluies avec des gens dessous. C’est rigolo, un parapluie. Sous un parapluie, y’a toujours de la place pour deux personnes, vu que bon, on ne peut se tenir que d’un côté du manche (sinon on appelle ça être empalé et c’est pas très viable comme position). Sauf que, en général, sous un parapluie, il n’y a qu’une seule personne. Chacun le sien. Genre : c’est mon mien, je le prête pas, les prolos ils ont qu’à bosser pour s’en acheter un.

Oui : le parapluie est une notion bourgeoise. C’est comme ça.

En fait, mes illustrations n'apportent rien... c'est fou.

En fait, mes illustrations n'apportent vraiment rien aux billets...

Mais le plus rigolo, c’est que non seulement les gens ils te font pas de place sous leur parapluie pour un petit bout de chemin, alors que quand même ça se voit que tu te mouilles, mais en plus ils ne se poussent pas pour te laisser passer. Alors que si on réfléchit bien, comme toi tu te trempes plus vite qu’eux, tu devrais avoir la priorité. Dans un monde parfait. (J’entends quelqu’un me glisser : à Disneyland… Oui, par exemple.)

Ben non. Le parapluie, il se lève pas, il se décale pas, il reste là où il est parce qu’il était là en preum’s et qu’il a le droit et que c’est comme ça et p’is c’est tout. Hein, d’abord.

Résultat : t’es tout mouillé. C’est pas cool. Et tu te dis que le monde a vraiment une mentalité bizarre… J’suis sûr que le jour où j’achète un parapluie, si je propose à un piéton de le partager avec moi, il me regardera avec méfiance.

Enfin bref, tout ça pour dire que comme il pleut, sortez couverts. (Quoi ?! J’ai dit un chtruc ? … En même temps, au moins : ça, c’est fait.)

23 mars 2009

Popol vs. St-Paul ?

Filed under: Actu,Humeur(s) — Edmond Prochain @ 19:11
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Cas unique sur ce blogue, je publie deux billets simultanément. Et je le fais volontairement, bien entendu. Pourquoi ? (Excellente question, merci de la poser.) Tout simplement parce que j’ai mis pas loin d’une semaine à écrire le premier, péniblement au milieu d’un gros paquet de travail. Aussi, au moment de le publier, je n’en suis plus totalement satisfait. Je l’assume ; il reflète assez bien mon sentiment des jours passés, mais il m’apparaît à chaque instant un peu plus insuffisant. En tant que catholique, me semble-t-il, je ne peux pas me contenter d’un regard à dimension terrestre.

Ici, le lecteur étonné que tu es s’étonnera sans doute que je prenne un ton aussi sérieux. C’est que la situation le mérite, ma foi !

Qu’on me permette de saluer ici un ami, jeune Fils Prodige pas avare en bon sens. Qu’on me permette aussi de citer (partiellement, du moins) le courriel qu’il m’a envoyé hier :

Sait-on trouver la joie là-dedans ? (…) Va-t-on pouvoir rester dans nos vies comme avant ? Ne doit-on pas s’engager bien plus que ce que nous faisons déjà dans la lutte contre l’injustice et la recherche de la vérité ?
Peut-on rester sans se mouiller ?
Les médias ont – je crois – sonné eux-même l’appel à un engagement profond et radical des catholiques pratiquants aujourd’hui.
Restera-t-il des tièdes ?
Je crois fermement que la joie est là. Et que le Christ a déjà gagné. Et que ce n’est qu’une occasion de plus pour entrer dans l’Espérance d’une manière renouvelée.
N’est-ce pas plutôt cela dont on a besoin ? Un message qui aime nos ennemis, qui leur porte une estime sans mesure (eux, hein, pas leurs écrits ni leur haine, etc.) ?”

Alors voilà. Ne répondons pas aux vociférations par des vociférations. Ne serait-ce que parce que 1) c’est pénible pour les oreilles, 2) on n’a pas forcément moins tort sous prétexte qu’on crie plus fort.  Donc du calme ! Paix, petites brebis…

Surtout, surtout, ne répondons pas à la bêtise par la connerie. C’est nouille, ça ne prouve rien et c’est même contre-productif.

Quelle que soit notre peine face aux événements récents, peut-être est-il temps de travailler à apaiser un peu le débat. En relisant par exemple un vieux texte tout plein de poussière et écrit par un gars dont le nom faisait référence à notre pays :

“Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.”

(Prière attribuée à saint François d’Assise – spéciale kassdédi à une amie journaliste qui se reconnaîtra !)

Et tant qu’à faire, avant de s’emporter pour défendre une autre conception de Popol, peut-être est-il temps de relire saint Paul ? Parce que ça fait toujours du bien de l’entendre le répéter, et parce que la charité nous fait parler d’une seule voix :

Cette vidéo existe grâce au talent de Véro Bréchot. Merci !

Terriblement exigeant, mais tellement enrichissant… Merci, Christophe, de m’avoir remis cela en perspective.

Je commence à en avoir vraiment mal

(Soupir.) Billet pas drôle. Billet long et pénible. Billet qui va sûrement m’attirer les foudres de pas mal de monde. On m’excusera d’exprimer mon ressenti : je suis un gars sensible.

Ainsi donc, j’en ai mal ; autant que j’en ai marre. Les vieilles légendes, les discussions rebattues, les petites polémiques bien-pensantes pour pimenter la fin du dîner, ça passait encore. L’ignorance crasse et les légers raccourcis journalistiques histoire de doper un peu les ventes, j’en avais pris mon parti. Ou mon mal, mais alors en patience. Et puis vogue la galère, qu’importe la houle et les cris de la foule, Inch’Allah, toussa…

Mais là, on vient encore de repousser les frontières de la connerie organisée. A ce niveau, ce n’est même plus de l’ignorance ou de la malveillance, ça relève du problème psychologique ou du retard mental. De mémoire, en ce qui me concerne, j’ai appris à lire en CP. Mais même en grande section (je dois être un surdoué) je savais déjà recopier des phrases à peu près lisiblement. Alors, cher confrère folliculaire qui crie en ce moment avec tous les autres loulous, je dois te le dire : tu fais une pub désastreuse à la méthode globale !

Parce que toi, cancre magnifique, on t’écrit ça :

pape-sida-texte

Et toi, avec ce qui s’apparente à un cancer de la réflexion, tu recopies ça :

pape-sida-copie

Comment on passe de l’un à l’autre ? Mystère et foule de connes. L’histoire ne le dit pas ; dommage. On préfère passer directement à la morale : le pape est un vilain nazi pas beau qui pue (mais ça, on le savait déjà, non ?) et en plus il est coupable de crime de lèse-capote. Rien que ça. Je vais être dur avec toi, mais parti comme t’es, bah, tu passeras jamais en CE1. Il te reste les coloriages, et encore : tu serais foutu de dépasser tout le temps.

Ou alors… mais je n’ose y croire… ça voudrait dire que…  que… tu serais un peu de mauvaise foi ? toi ? rhôô… impossible !

J’admets pour ma part que je le suis. De mauvaise foi. Si, si. C’est vrai : aucun d’entre toi (cher confrère folliculaire) n’a probablement écrit ou dit texto la phrase telle que je l’ai gribouillée. C’est parfaitement exact. Sauf que tout le monde s’emporte comme si cette vulgaire caricature était malgré tout la pensée de Benoît XVI en la matière. Alors que bon, y’a pas non plus besoin d’avoir fait Iéna pour voir que ce n’est pas le cas.

Le truc, c’est que je n’ai même pas envie d’argumenter sur le fond du problème. Moi, je suis un saltimbanque, un chercheur de sourires. Pas un débatophile exalté. Aussi, en toute lâcheté, amen amen je te le déclare : ami troll ou simple amateur de joutes verbales, je te renvoie une fois de plus chez Koz (à qui faudra que je paie une mousse un de ces quatre, pour toutes les fois où il m’aura évité de développer), et puis aussi tant que j’y suis chez Eolas et même Authueil, voire sur Causeur. Si après ça je passe pas pour un réac fini, j’en avale mon bicorne. Parole de jeune vieux con.

Si seulement… (Rêvons un peu.) Si seulement on nous faisait le crédit d’admettre que Benoît XVI n’a pas juste balancé une petite phrase, qu’il a pris la peine de donner un discours avec de vrais morceaux d’arguments dedans. On n’est pas obligé d’adhérer à ces arguments-là, ce n’est pas le problème. Mais qu’au moins, au moins, au moins on l’accueille comme tel, et pas juste comme une sortie hors contexte d’un vieillard tout alzheimeré du bulbe…

Qu’on respire profondément et qu’on prenne une seconde pour se poser cette seule question : si nous sommes en démocratie, avons-nous le droit parfois de nous interroger sur certains points qu’on considère généralement acquis ? (Je sais : je suis un dangereux révolutionnaire, avec mes idées anarchistes.)

Que tu sois d’accord ou non avec l’idée que le préservatif n’est peut-être pas la meilleure solution contre le sida, je m’en fiche. Et je suis même prêt à aller plus loin : sur le fond, je me contrefous de savoir si c’est vrai ou non. Ce qui m’emporte m’importe, en revanche, c’est de voir un tel déferlement de commentaires hostiles sur la simple base qu’une personne – toute auréolée d’une autorité morale qu’on lui conteste pourtant bien souvent – ne pense pas comme la plupart des gens. Soit on a le droit d’avoir ses opinions, soit on ne l’a pas. Mais alors, qu’on le dise.

Pour le reste, j’avoue que cette troisième “crise” depuis le début de l’année me gave sévère. Mais alors, d’une force… comme dirait l’autre. Cette année, laisse tomber les résolutions de Carême : suffit d’être catho pour le vivre. C’est cadeau.

On a eu l’affaire Williamson, du nom du gars qui nous a fait découvrir qu’en français “levée d’excommunication” était synonyme de “réhabilitation”. Et peu importe que tout le monde, y compris dans l’Église, condamne ses inacceptables propos. Et peu importe qu’on explique qu’il n’est absolument pas réintégré. Les journalistes connaissent quand même vachement mieux leur droit canon que le pape lui-même, faut pas déconner non plus ! A ce train-là, je serais pas étonné qu’on apprenne bientôt que “munster” est synonyme de “dentifrice”. C’est les dentistes qui vont en faire une gueule…

Ça, c’était un genre d’apéro. Ensuite, on a eu l’entrée : l’excommunication de la mère d’une fillette brésilienne… Ou l’info à sens unique. Du lourd. Merci les gars d’avoir rectifié le tir quand le Vatican s’est exprimé pour dire exactement le contraire de ce que la presse prétendait. Merci d’avoir fait amende honorable, d’avoir dissipé le malentendu. Mission d’information, qu’y disaient ! Dire que je croyais qu’un journaliste s’engageait à “rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte”

Maintenant, on en est au plat de résistance. Et je pèse mes mots : il faut une sacrée force de caractère pour résister à cette vague-là. Protestations dans tous les sens (quoique pour certaines d’entre elles, n’en ayant aucun) et hommes politiques qui “commencent à poser un vrai problème”.

Du coup, moi, j’attends le dessert avec impatience. Quelqu’un sait si le fromage et le café étaient dans la formule ?

N’empêche. J’ai mal à mon Église ET j’ai mal à mon métier. Une Église que j’aime et qui vaut tellement mieux que toutes ces caricatures (fussent-elles nées de grossières erreurs de communication) ; un métier qui me passionne mais que j’ai de plus en plus de mal à exercer sereinement, tant certains abus me rendent malade.

Et en plus, avec tout ça, mon thé a refroidi… (Soupir.)

22 mars 2009

Fallait que ça arrive

Filed under: Actu,Bédés — Edmond Prochain @ 0:51
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Cher tout le monde,

Ben ouais, t’as remarqué : pas de bédé cette semaine. Et pas seulement parce que Poussah m’a fait remarquer que comme je n’ai rien posté de la semaine ça risquait d’être le première fois que deux bédés se suivent. Non, en vrai de vrai (promis-juré-craché-chtruipt), j’étais trop occupé à diriger pour le compte du Vatican une campagne de propagande en ligne sans précédent

Trop de boulot, pas assez de temps libre. Et tout ça, pile pendant la semaine la plus longue pour les cathos de France. T’imagine même pas comme j’enrage… Presque autant que Koz.

J’espère que tu m’en veux pas trop.

Un gros poutou tout désolé pour toi, mon lecteur préféré,

Ton pote Ed.

15 mars 2009

Devis imbattable

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon troisième dimanche de Carême ! Les lectures du jour, c’est par là

temple-trois-jours

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

11 mars 2009

Et la lumière fut.

Filed under: De rien — Edmond Prochain @ 18:51
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Il y a certains événements de la vie qui te font comprendre subitement que l’existence de Dieu ne saurait en aucun cas n’être qu’une vague hypothèse. Des circonstances durant lesquelles le doute n’est plus permis et où il te faut humblement te rendre à l’évidence en admettant l’indiscutable. Pour moi, ce moment fondateur de l’existence a eu lieu hier soir.

A choisir, j’aurais bien aimé un décor classe pour l’instant où m’aurait été révélée la présence du Très-Très-Très-Haut à mes côtés. Un genre de Notre-Dame de Paris, façon Paul Claudel et en toute sobriété. Tu vois ? Un de ces endroits où, bon, faut bien avouer que ça en jette un peu, sans faire non plus trop snob (Saint-Pierre de Rome me semble un tantinet prétentieux, de ce point de vue). Un décor adapté et puis aussi une date symbolique pour nourrir des anecdotes, toussa toussa. A choisir. Rien d’exceptionnel, à vrai dire.

J'ai mis une photo juste pour aérer le texte. C'est mieux, non ?

J'ai mis une photo juste pour aérer le texte. C'est mieux, non ?

Sauf que là, va bien falloir admettre que le “Moment Zéro” (avec deux majuscules, pas comme dans “nouvelle évangélisation”) de ma vie, l’heure à célébrer avec moult Gloria et autres Danses des canards, c’est arrivé alors que j’étais bêtement dans ma piaule. Pas de bol. Dieu a beau aimer chacun personnellement, je le soupçonne quand même d’en aimer certains personnellement plus que d’autres… En deux mots : Il abuse ! Je le dis d’autant plus facilement que comme il m’a fait un gros “coucou” hier soir, on est un peu copains comme cochons, maintenant.

Bref.

Je reviens une seconde sur le titre de ce billet, parce que figure-toi qu’il est brillant (et pas seulement parce que cet adjectif me permet de faire un jeu de mots). Brillant, te dis-je ! En effet, outre la référence biblique et l’apport mystique qu’elle confère à ces quelques mots, tu auras noté qu’il se termine par un point, ce qui n’est évidemment pas sans suggérer implicitement mais de façon très fine toute la dimension définitive de la révélation expérimentée hier soir. Et ce, alors qu’il faisait nuit – mais oui ma bonne dame ! Et puis, tant qu’on y est, ajoute à ça le niveau de lecture que je vais ajouter avec la fin de ce billet… tu comprendras sans trop avoir à te casser le tronc que ce titre est effrontément à la limite de la perfection. Quoique, je ne dis pas non plus tout le bien que j’en pense, par pure modestie.

points-suspension

Voilà, voilà… Tu crois que j’ai assez fait durer le suspense pour passer à la conclusion, là ? Parce que, bon, en fait, je vais sécher si faut que je prolonge encore un peu juste pour te faire bisquer.

Allez, je te raconte le miracle. Ouais parfaitement : j’ai bien dit “le miracle” ! Rien que ça ! Donc j’étais dans ma piaule, peinard, en train d’écouter le dernier album des Fatals Picards des chants grégoriens et de manger des fraises tagada de ne rien manger du tout parce que c’est quand même Carême, et puis là, voilà-t’y-pas que d’un seul coup – pouf ! – en voulant allumer ma lampe de chevet l’ampoule fait tic et puis arrête de faire de la lumière. Ouais : carrément ! Alors, moi, tu me connais, je pousse un bon gros juron je rends grâce au ciel pour cette opportunité de prier dans la pénombre, et puis je m’apprête à lire mon bouquin en m’éclairant aux voisins.

Mais soudain (c’est bien, ce genre d’adverbe, pour relancer l’attention), soudain je me dis : “Oh, tiens ! Et si j’allais voir si j’en ai pas une de rechange dans le placard…” Ceux qui me connaissent sauront que cette idée était complètement déconnante, parce qu’il y a aussi peu de chance de trouver une ampoule de rechange (ou n’importe quoi qu’on serait en train de chercher) dans un placard de chez moi que de trouver encore un Granola dans un paquet entamé la veille. Il n’y en a pas, donc.

Voilà l'objet à l'origine du plus important moment de ma vie depuis qu'un abruti a coupé mon cordon ombilical.

Voilà l'objet à l'origine du plus important moment de ma vie depuis qu'un abruti a coupé mon cordon ombilical.

Et ben… devine un peu ce que j’ai trouvé dans mon placard… tu me vois venir ? Mais si, allez : fais confiance à tes intuitions ! J’ai trouvé… J’ai trouvé dans ce placard où il n’y avait aucune chance de trouver une ampoule… une bougie et des allumettes !

Génial, non ? … Sauf que non. Ça aurait fait une trop belle chute, trop profonde et riche en interprétations.

Non, en fait, bah, j’ai juste trouvé une ampoule de rechange. Et c’est ça, le miracle qui m’a fait prendre conscience définitivement de l’existence de Dieu. Parce que si c’est pas Dieu qui a été foutre une ampoule là, je vois vraiment pas qui ça pourrait être.

C’est là que la lumière, elle fut. Indiscutable, certes… mais tellement pas glamour ! Zut !

9 mars 2009

Cher M. Casino,

Filed under: Rabat-joie — Edmond Prochain @ 10:25
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Ce n’est pas sans une certaine émotion que je prends aujourd’hui la plume pour te dire que tu commences sérieusement à me les briser menu, avec tes pubs à la radio (et à la con).

Faut me comprendre, aussi : depuis des années, j’endure le matin les réclames de MM. Leclerc, Auchan, Carrefour et probablement aussi Intermarché, quoique ça ne me dise rien à l’instant ; mais les tiennes, franchement, c’est la goutte d’eau dans la mer qui fait déborder le vase de Soisson !

Et ne va pas croire que je te reproche de faire des publicités stupides. Enfin… ne va pas croire non plus que je ne te le reproche pas un peu, parce que c’est le cas : tes publicités, elles sont vraiment stupides. Mais bon, sur ce terrain-là, tes collègues-concurrents ne valent pas mieux, alors je n’insiste pas. Non, mon vrai grief (outre le fait, parce qu’il faut que je le mentionne également, que je me passerais volontiers de la voix de Christian Clavier à l’heure de prendre mon café), la véritable raison de ma colère, c’est ça :

casino

“Casino c’est bien, parce que c’est vous.”

J’ai rajouté la virgule, parce que la voix du comédien cachetonneur sus-nommé est sans équivoque : il y en a bien une. Oui, meûdame ! Quand toi, M. Casino, tu dis : “C’est bien, parce que c’est vous”, tu ne le dis pas d’un seul trait, comme on dirait :

“Oh, peuchèreu ! La réparation de ta voitureu, je te la fais pour-eu rieng. Mais c’est bieng parceu que c’est toi, heing !”

Non, vraiment pas. Quand tu dis ça, toi, c’est bien dans ce sens-là :

“Casino, c’est bien. Pourquoi c’est bien ? Parce que c’est vous, pardi !”

Et alors, moi, je dis : saperlipopette !! Ça va pas se passer comme ça, nom d’un pipeline ! Faire des pubs à la con, c’est une chose, mais ériger le relativisme le plus vulgaire en valeur marchande, c’en est une autre… et bien plus grave ! Alors comme ça, sous prétexte que tu es persuadé de pratiquer des prix attractifs, M. Casino, tu te crois autorisé à faire de la philosophie de bas étage que ne renierait pas Carla B.-S. ?!

Au risque de te décevoir, cher M. Casino qui m’énerves tant, je ne suis pas d’accord. Non, l’individu n’est pas la mesure de toute chose, et surtout pas du bien et du mal. Non, l’individu n’est pas la morale ultime à laquelle chacun peut se référer (moi aussi, j’aime bien me référer à moi-même, mais voilà, c’est comme ça : c’est pas suffisant). Non, l’universalité et le sens commun ne sont pas des notions surannées à sacrifier sur l’autel du consumérisme. Non, Casino n’a aucune chance d’être bien s’il est seulement mesuré à l’échelle de “nous” !

Alors, au lieu de répéter des conneries tous les matins à la radio… baisse donc le prix des Granola. Au moins, tu feras quelque chose d’utile !

Veuillez agréer, toussa toussa…

8 mars 2009

Une blancheur éclatante

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon deuxième dimanche de Carême ! Les lectures du jour, c’est par là

transfiguration

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).
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