Le blogue d'Edmond Prochain

31 juillet 2009

30 juillet 2009

Cette histoire de dignité…

Filed under: De rien — Edmond Prochain @ 11:43
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Avant de commencer ce billet, j’aimerais savoir si toi aussi, parfois, ça t’arrive de t’imaginer que ta vie pourrait être vachement plus marrante si tu la vivais comme une bande-annonce des années 50… Tu sais, avec une voix off un peu flippante sur les bords et un gros titre qui s’affiche dans des caractères très subtilement kitsch.

Un truc qui donnerait à peu près ça :

that-worth-thing

La classe, non ?

Pompopom… Donc, tout ca pour dire que je vais aujourd’hui te raconter une aventure à peu près aussi édifiante qu’elle est vraie (c’est dire si elle est édifiante, parce que je te raconte même pas à quel point elle est vraie !).

C’était un dimanche, et même que c’était à la messe et dans ma chère paroisse. Mon curé (dit aussi “Bossuet” par certains – i.e. moi – par rapport à ses qualités d’orateur) vient me demander si je vais pouvoir l’aider à donner la communion. Bon, perso, je suis pas contre sur le principe, mais il peut y avoir des moments où je ne le sens pas des masses et où j’ai bien envie de dire que, finalement, non pas trop.

Explication : certains jours, c’est pas que je me sens spécialement morveux, mais disons que je ne suis pas au top de ma forme, et surtout que je ne me sens pas complètement digne de ce genre de chose. Mais passons revenons-y plus tard. (Note tout de même pour les plus tradis d’entre toi : ce sentiment d’indignité n’a rien à voir avec le délai de ma dernière confession ; c’est juste une impression générale.)

Comme je suis le bon gars et que je sais parfaitement le-truc-que-je-vais-développer-par-la-suite, je dis quand même oui. Ce qui prouverait que je suis un bon gars s’il en était encore besoin, puisque je l’ai dit clairement dans la phrase précédente.

Alors bref, donc, je l’aide à donner la communion. (Tu notes quand même comme je suis un bon gars, hein, tu notes ?) Toujours en me sentant indigne, mais en me disant que s’il me l’a demandé, c’est qu’il a besoin de moi, et puis qu’il n’est pas totalement exclu qu’il y ait un genre de grâce d’état pour ce type de service, toussa. Je ne croyais pas si bien penser.

A la fin de la messe, une amie vient me voir et me dit ça :

“Je voulais te remercier. Avant la communion, je ne voulais pas y aller parce que je ne m’en sentais pas digne. Finalement, j’ai décidé d’y aller quand même, et c’est toi qui m’a donné la communion. Et tu m’as donné deux hosties collées l’une à l’autre ! J’ai trouvé ça vraiment beau comme clin d’œil !”

Le plus étonnant providentiel, c’est qu’en passant par ma main (moi qui m’en sentais indigne), le Christ s’est donné deux fois à cette amie (qui s’en sentait tout aussi indigne). Comme pour nous rappeler à l’un et à l’autre cette petite évidente : il y a un mot que Dieu ne connaît pas, c’est “dignité“. Il ne connaît que “grâce“.

Il faut juste essayer de s’en rappeler, de temps en temps…

28 juillet 2009

Les sabres laser, c’est le mal

Filed under: Indispensable (ou pas) — Edmond Prochain @ 20:55
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C’est à toi que je m’adresse, jeune (ou pas) amateur de films de science-fiction à base de Wookies, d’Ewoks, de droïdes et de respirateurs artificiels : sans le savoir, tu es sataniste !! (Comme les fans de rock métal – Fik, par exemple – mais en pire.)

Tu ne me crois pas ? Eux, oui :

Je te l'avais bien dit !

Je te l'avais bien dit ! "La Force est un instrument de Satan"...

Et voilà… Maintenant, tu sais ce qu’il te reste à faire avec tes dévédés de ces films mauvais ! Ouste : à la benne ! Et pour plus d’informations, tu peux aller consulter une magnifique page ouèbe en anglais qui t’explique ça vachement bien (pour peu que tu comprennes la langue des insulaires, bien entendu) : c’est par là que ça se passe.

Heureusement que je suis là pour éclairer ta conscience, hein… Remercie aussi Vincent, qui m’a transmis l’info. Mais surtout, n’oublie pas :

"R2-Démon-2 est un faux Dieu" (te voilà prévenu)

"R2-Démon-2 est un faux Dieu"

Te voilà prévenu.

26 juillet 2009

La division des faims

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là.


douze-paniers

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

24 juillet 2009

Veilleur

Filed under: De rien — Edmond Prochain @ 9:33
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Il s’est relevé dans la nuit, à l’heure où aucune âme ne bruisse. Dans la lenteur du silence, il a respiré l’air obscur, plus frais que d’ordinaire ; et il est sorti, il a traversé quelques rues en s’étonnant du son de ses propres pas. Puis il est arrivé, comme le carillon daguait quatre fois l’atmosphère.

Le clocher. L’heure. Voici l’heure.

Sans un mot, il s’est abaissé contre terre et bientôt une autre personne immobile s’éclipsait. Il restait seul, dans un pluriel tout intérieur, un Pluriel pourtant exposé là, devant lui. Dans l’opacité de la nuit, un soleil unique dressé comme une offrande, et l’homme semblable à une statue contemplant la lumière. De tout son être, accueillir la nuit, accueillir la lumière et bientôt la parole née du plus profond des silences.

Au cœur de la ville, un cœur battant.

ostensoir

Tandis que les secondes s’étiraient pour se confondre dans une même durée d’éternité balbutiante, il a laissé ses yeux se fatiguer à la clarté de veille. Tout autour, en mille alentours, des sommeils radieux. En-dedans, un profond soleil. Et pas un cri pour le troubler. Par son intermédiaire, des milliers de cœurs reliés sans le savoir à cette source inépuisable.

Quand il ressort, tranquillement, le jour naît.

La ville murmure déjà, émerge lentement de sa torpeur. Lui inspire et remplit sa gorge de cet air de vie nouvelle. Il observe avec tendresse les premiers signes de vie éclose.

Dans le silence du matin, avec la paix des veilleurs, il enfante la ville qu’il a portée en secret.

21 juillet 2009

Virez-moi toute cette spiritualité !

Filed under: Humeur(s) — Edmond Prochain @ 13:57
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Ce titre n’est pas une plaisanterie : j’aimerais vraiment qu’on foute le feu à la spiritualité et qu’on la regarde tous cramer comme un vulgaire Reichstag. Qu’elle dégage et qu’on n’en parle plus. Ou en tout cas, plus à tout bout de champ. Ce mot est devenu vraiment trop fourre-tout pour qu’on puisse encore lui donner du crédit. La spiritualité, c’est quoi ? Pfuit ! un peu de ceci, un peu de cela… Elle est passée par-ici, elle repassera par-là. Ou pas.

La spiritualité est vulgaire. C’est même pour ça qu’elle me gonfle.

Le truc jaune en bas à droite : c'est laid ! mais c'est laid !

Que c'est laid, ce truc jaune en bas à droite !

Scène de la vie métropolitaine (pas plus tard qu’hier, tiens) : ma voisine dans le métro feuillette une brochure. Là, les pharisiens Parisiens comprendront ce que je veux dire et les autres probablement un peu moins, mais il y a un sport très couru dans le métro, c’est de contorsionner ses yeux pour réussir à voir un peu de ce que notre voisin peut bien être en train de lire. Un peu inconsciemment au départ, puis de façon totalement assumée dès que mon agacement a commencé à monter, je m’y suis donc adonné hier matin. La dite brochure vantait les qualités d’un prieuré inconnu au bataillon. Et les mots jaillissaient de la page : “méditation”, “développer sa foi”, “connaissance de soi”, “conscience”, “intériorité”… et, bien entendu : “spiritualité”. Toute la panoplie d’une “retraite” de relaxation, en somme : faire le point avec la nature et la signature au bas du chèque.

Et immédiatement, m’est revenue cette petite phrase qui me fout un coup de sang à chaque fois qu’elle revient (c’est d’ailleurs pour ça que je n’aime pas trop la laisser revenir), une petite phrase entendue il y a quelques années dans un vague reportage sur des catholiques. Un jeune bellâtre expliquait à un micro pendu au bout d’un bras qu’il n’avait pas apporté de Bible, mais qu’à la place il avait pris un petit bouquin de citations à caractère crypto-religio-méditatif, en affirmant que c’était bien mieux puisqu’à l’intérieur il y avait “tout ce qu’il faut pour améliorer son potentiel spirituel”.

“Améliorer son potentiel spirituel”… Tiens, rien que d’en reparler, ça me re-fout les poils de colère !

Vraiment, sans façon...

Vraiment, sans façon...

Moi, avec ma désormais légendaire bêtise de catho-de-base, je repense à cette parole des apôtres au Christ : “Seigneur, augmente en nous la foi”. Et je me dis qu’on n’a pas fait mieux depuis. Surtout pas quand on vomit des trucs du genre “améliorer son potentiel spirituel” ! On pourrait presque opposer les deux expression terme à terme ; mais je ne vais quand même pas t’imposer ça… Oh, et puis merde : si, je vais le faire !

“Augmenter”, c’est faire grandir gratuitement, élargir, étendre, approfondir. C’est un verbe qui appelle le don : “augmente en nous”. De l’autre côté, “améliorer” établit par pure stupidité une idée de hiérarchie : il faut progresser sur une échelle, il y a un point de départ et un point d’arrivée. On veut juste un mieux, pas un bien. Et tu connais le proverbe.

“En nous” associé à l’apostrophe introduit l’idée d’une médiation (qui est renforcée par le vocatif : “Seigneur”), au contraire du simple possessif “son” qui lui suggère justement un travail à accomplir seul, par soi et pour soi.

“La foi”, c’est la simplicité même, la réponse belle et humble de l’homme qui cherche Dieu, qui le reconnaît déjà comme son créateur et qui l’accueille tel le Tout Autre qu’il est. Est-ce que j’ai seulement besoin d’insister sur toute la grossièreté de l’expression “potentiel spirituel” ? Juste dire que la recherche de “puissance” y est intégralement tournée vers l’intérieur, seule voie “spirituelle” apparemment considérée comme valable.

Sauras-tu trouver lequel ?

Sauras-tu trouver où il est ?

Mais au fond – tu te demanderas sans doute à juste titre – pourquoi je m’énerve autant contre ça ? Eh bien, parce que ça me gonfle ! C’est clair ? Dans toute cette “spiritualité” crypto-chrétienne, il manque juste un mot. Un seul. Je te laisse deviner lequel ?

… Il manque juste le Christ !

Le pire, c’est que tous, autant que nous sommes, ce danger-là nous guette : développer notre petite religion à nous, avec nos ingrédients et ce qui nous plait dedans, en oubliant le cœur du message (le christianisme ayant cette intéressante particularité que le medium et le message se rejoignent dans la figure de Jésus). Chez les plus tradis, ce sera une référence prioritaire à “la Vérité”, à “la Tradition”, etc. Chez les plus progressistes, un langage tourné autour du “partage”, des “valeurs”, de la “solidarité”, etc. Chez les chachas, peut-être davantage une insistance sur les “charismes”, sur l’“expérience”, sur la “gloire”, etc. Tous, dans nos sensibilités respectives, nous rencontrons à un moment donné ce risque de nous déconnecter de la source.

Alors, petit rappel qui pourrait s’avérer utile dans ces cas-là : tirer le gilet de sauvetage fourni dans le kit labellisé Saint-Paul : Ph 1, 15 21. C’est radical :

“Pour moi, vivre, c’est le Christ.”

Mais tu peux toujours essayer de trouver mieux si ça t’amuse.

19 juillet 2009

Un endroit désert

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là.

endroit-désert

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

16 juillet 2009

Et c’est le temps qui…

Filed under: Rabat-joie — Edmond Prochain @ 14:13
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Toi aussi, tu l’as déjà entendue, cette petite phrase. Même, probablement, tu l’as déjà dite un gros paquet de fois. Faut dire que c’est une bien belle sentence : “Les journées sont trop courtes”

C’est ça. Et encore, je te passe les variantes, là. Quoique… oh, et puis en fait non : je vais te les faire subir quand même ! Donc, variantes : “Y’a pas assez d’heures dans une journée” (mais bien sûr !), “Je cherche les quarts d’heure” (comme de bien entendu), “Le temps passe trop vite” (j’en parlerai à ma cafetière), “Je vois pas le temps passer” (tu m’en diras tant), etc. Autant de belles petites phrases qu’on pourrait résumer en une seule idée : t’es jamais content !

Je dis pas ça juste pour te rentrer dans le lard – même si j’admets que ça me fait quand même rudement plaisir de le faire – mais parce que des fois tu m’énerves. Et notamment en l’occurrence, si je puis dire.

horloge

Tic tac, tic tac, tic tac, tic tac, tic tac...

Désolé, c’est comme ça, il se trouve juste que l’un d’entre toi aura dit hier un truc complètement idiot comme “perdre du temps” ou “gagner du temps” une fois de trop. Et comme ne le dit pas le proverbe, ben, une fois de trop, c’est trop ! Voilà. Alors du coup l’ami Edmond il est pas content et il le dit : Je suis pas content.

Il se trouve, bougre d’âne (c’est affectueux), que le temps ne se “gagne” pas plus qu’il se “perd” ; le temps, ça se prend ou ça se donne. C’est tout.

Con Qu’on se le dise.

13 juillet 2009

Pensée pour aujourd’hui XII

Filed under: Tout-venant — Edmond Prochain @ 11:35
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Y’a pas de mal à se défaire de biens.

12 juillet 2009

Voyager léger

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là.

ni-pain-ni-sac-pour-la-route

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).
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