Le blogue d'Edmond Prochain

28 septembre 2009

Des filles dans la sacristie !

Filed under: Blogue — Edmond Prochain @ 21:10
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Un vieux camarade de classe avait une habitude amusante, quand un chahut conduisait le prof à taper du poing sur son bureau : il s’écriait immédiatement “C’est les filles, m’sieur !” Cette coutume – toute potache qu’elle fût – ne manquait jamais de provoquer la colère du poulailler de ces demoiselles, et lui valut avec le temps une solide réputation de macho bourrin et indélicat ; bref : de mec. Un ancien collègue s’est retrouvé un jour au ban de la société (celle qui nous employait, pas celle de consolation) pour avoir osé affirmer en public – l’andouille – qu’il avait toujours plus de mal à se sentir à l’aise quand il y avait autour de lui “de la fille en masse”. Enfin, un prêtre de ma connaissance choqua profondément sur sa paroisse pour s’être justifié de toujours s’occuper des garçons avec plus de soin en pastichant le Christ : “Des filles, vous en aurez toujours…” (Citation que je considère personnellement depuis comme culte – mais ça me regarde.)

Que faut-il déduire de ces trois anecdotes ? Que les filles sont susceptibles, que les garçons sont indélicats et (surtout) qu’il est peut-être temps de baisser les armes et d’en rire tous ensemble. Camarade féministe : viens-t-en boire une mousse avec nous !

Frapper un enfant, les filles, c'est pas cool...

Frapper un pauvre enfant, les filles, c'est pas cool...

Il n’aura échappé à personne qu’à l’ouverture de Sacristains, nous n’étions qu’entre gros machos hommes. Mais le lecteur attentif que tu es aura aussi repéré quelques signes de notre ouverture ; je me rappelle pour ma part avoir répondu bêtement lors d’une interview à la grande question “Où sont les femmes ?” : “Comme Adam à la Création, on les attend et on les espère !” Certaines ont-elles osé croire que ce n’était qu’un vœu pieu ? (Non, les gars : je n’ai pas écrit “un vœu de pieu”… je ne suis pas grossier à ce point !)

Ces derniers jours, il y a eu une tempête étonnante sur Sacristains. Étonnante, parce que JBB (qui est un boulet au moins aussi gros que ceux de mon introduction – je pense qu’on peut le dire !) s’y est amusé à écrire des trucs qui ont fait réagir ces dames ; parfois à tort, parfois à raison, toujours avec passion. Étonnante surtout parce que, moi, je m’étais pris un bon gros week-end pépère, et quand je suis rentré j’ai découvert le boxon qu’on nous avait mis (parfois à tort, parfois à raison, toujours avec passion) sur le site. Là, tu me diras : le message de Koz sur mon répondeur aurait pu me mettre la puce à l’oreille. Et tu auras raison. Bref. Alors, donc, c’était le bazar, et par un heureux hasard aujourd’hui deux chouettes nanas rejoignent l’équipe de bras cassés qu’on formait déjà. Même que c’est à moi qu’est revenu l’honneur d’annoncer, avec joie et une petite larme d’émotion qui perlait au coin des yeux (car oui, j’ai un cœur), l’arrivée, non pas d’une, mais de deux femmes dans l’équipe ! Elles sont de qualité, nous sommes ravis de les compter parmi nous. A ma droite il y a Zabou ; à ma gauche, Anne-Claire. Bienvenue à elles.

Pourquoi seulement maintenant, se demanderont les plus suspicieuses d’entre toi ? Il se trouve simplement qu’il nous fallait un peu de temps pour étudier les dizaines de milliers de candidatures reçues. Et puis aussi de mettre un peu d’ordre et de faire le ménage, histoire que ce soit présentable. Parce que, bon, faut voir dans quel état onze types vous foutent une sacristie en quinze jours de temps… L’odeur, là-dedans ! Une horreur ! Et de la poussière partout, des miettes dans tous les coins, les cadavres de bière (d’abbaye, certes, mais quand même) planqués à la va-vite sous le canapé, les mégots plantés comme des bougies dans les restes de pizza… Je passe sur la PlayStation et les maillots de foot, par pudeur, mais il y aurait encore beaucoup à dire. Un souk de tous les diables. Un vrai squat. La seule plante verte du lieu en avait fait une crise cardiaque (tu vois une autre explication à sa mort, alors qu’on l’arrosait vingt fois par jour ?).

Et avec tout ça, je me demande quand même s’il y aura autant de femmes que sur Sacristains pour s’offusquer d’une telle accumulation de clichés, tiens ! (Mais non, ce n’est pas de la provoc’ ! En plus, évite de me mettre trop le boxon chez moi en recommençant le débat de l’autre côté : 1. ça m’intéresse pas, 2. je vais être un peu absent les prochains jours… Je compte sur toi.)

Là-dessus, faut que je te laisse : on n’a pas tout à fait fini le ménage…

27 septembre 2009

Là où le péché émonde…

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là.

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Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

23 septembre 2009

Parce que ma joie est peine

Filed under: De rien — Edmond Prochain @ 13:47
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antoine-doinel

Parce que ma joie est peine,

Parce qu’au fond je vais bien mais que mon visage ne l’exprime pas,

Parce que je suis si lent à me réjouir de la beauté du monde autour de moi,

Parce que le bonheur des autres ne parvient qu’à creuser un sillon amer que je ne sais combler,

Parce que l’écorce dure de mon coeur se laisse si peu pénétrer,

Parce que je suis incapable de jamais me laisser consoler,

Parce que la paille du péché dans mon oeil dissimule les poutres de grâce que tu établis en moi,

Parce que tout rayon de soleil est immédiatement obscurci par mille de ces préoccupations quotidiennes et indélébiles,

Parce que je ne me donne pas le droit de goûter simplement à la paix,

Parce que l’espérance et la foi me semblent réservées aux autres,

Parce que ma volonté n’a prise sur rien de tout cela,

Et parce que tu connais mieux que moi ce qui est bon pour moi ;

Parce que ma joie est peine,

Seigneur,

Fais que ma peine soit joie.

21 septembre 2009

Chroniques d’un croyant du dimanche

Filed under: Mais dites... — Edmond Prochain @ 10:49
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Dimanche. Du latin dies dominicus, jour du Seigneur. Sauf qu’on ne peut pas servir deux maîtres à la fois, nous a un jour expliqué un jeune barbu qui pour le coup en était un authentique, de maître. Nous devons donc choisir, et deux options s’offrent à nous : soit Dieu soit l’argent. Comme dans les vieilles séries-B à base d’immortels et de lande écossaise : au final, il n’en restera qu’un. Le dimanche ne peut avoir qu’un seul Seigneur ; et les débats récents sur le travail dominical tendent à montrer que notre société a tranché. Devine pour qui.

Dans ce “contexte de perte de sens” (c’est classe, comme expression) qui tend à repousser en fin de semaine ce jour qui devrait pourtant en être le premier, j’ai trouvé par l’intermédiaire et les bons conseils d’une amie (qu’elle en soit remerciée) un remède rudement efficace, à travers le livre d’un vigoureux résistant : Le Dernier dimanche, de Gaspard-Marie Janvier (non, même avec un nom pareil, ce n’est pas un prêtre !). C’est un bien curieux ouvrage d’ailleurs : du début à la fin, on ne sait pas tellement s’il s’agit d’un traité, d’un recueil de chroniques, d’un témoignage, d’un journal, d’un essai ou – comme l’indique pourtant la couverture – d’un roman. C’est un livre constamment sur le fil ; et en matière de fil, juge celui qui se fait directeur : un homme qui n’a pas mis les pieds à l’église depuis bien longtemps décide d’aller à la messe chaque dimanche pendant un an, et de consigner à son retour les impressions recueillies durant cette heure particulière.

Voilà comment il introduit cette décision :

“Pour les appétits de l’âme comme pour ceux du corps, j’opte résolument pour une alimentation traçable. Même borgne, à demi éteintes, louches et crépusculaires, je préfère donc les lanternes du christianismes aux vessies du matérialisme, et avec Socrate, ceux qui s’interrogent à ceux qui savent. Dans cette drôle d’époque où les croyants se posent des questions quand les incroyants ne doutent plus, j’ai souhaité comprendre ce que m’apportait d’irremplaçable le fait d’être chrétien, même d’un peu loin.”

Le résultat ? Souvent un joyau. Un pur et simple bijou d’humanité, d’intelligence et, d’une certaine façon, de foi. Il faut voir le narrateur s’attacher à ce rendez-vous hebdomadaire, il faut laisser son œil neuf renouveler le nôtre. Durant la semaine où le livre m’a accompagné, j’ai redécouvert un amour de la liturgie que je ne pensais pas si vif en moi ! De petite phrase en réflexion esquissée, Gaspard-Marie Janvier m’a redonné soif de la Parole de Dieu donnée dans la messe. Il fallait le faire. Il l’a fait.

Faut pas se fier à cette couverture kitschouille...

Faut pas se fier à cette couverture kitschouille...

Au fil des pages, pas mal de gens en prennent quand même pour leur grade. C’est du brutal. Il y en a presque pour tout le monde : les politiques, les athées, ceux qui vont au centre commercial le dimanche… Les catholiques, aussi, qui ramassent autant que les autres. Et si certaines remarques ne sont pas toujours bien ajustées (j’émets de vives réserves sur certaines de ses conclusions – mais même les plus douteuses demeurent intéressantes par le regard qu’elles révèlent), l’expérience vécue dimanche après dimanche donne lieu à de merveilleuses petites mises en perspective. Je ne résiste pas au plaisir de t’en livrer une pépite… un peu longue, pardon :

“Chacun de nous vit sa vie sur le mode de l’alternance : travail et loisir, profession et famille, temps pour moi, temps pour autrui. Le rythme consiste à découper le calendrier, il se consigne au crayon sur l’agenda, il procède d’une représentation chronologique de notre être au temps. Et comme nous investissons tout de nous même dans cette conception filaire de la durée, nous sommes heurtés de plein fouet par chaque vicissitude, par chaque aléa fâcheux de l’existence, qui semble foncer vers nous en sens invers, comme sur une route à une voie. Le rendez-vous dominical élargit cette route et permet le croisement. Cette heure hebdomadaire de calme, de recueillement, de méditation, de contemplation, heure où je me retrouve parmi d’autres, ni pour commander ni pour obéir, ni pour acheter ni pour vendre, ni pour parler ni pour me taire, mais pour être là, simplement avec eux ; heure pour unir ma voix à la leur, heure pour recevoir, heure pour partager l’événement de ces images originelles, resurgissant de semaine en semaine, de mois en mois, d’année en année, toujours les mêmes et toujours autres, créant à chaque apparition de nouvelles et imprévisibles significations : oui, cette petite heure semainière de fermentation spirituelle crée une profondeur vertigineuse dans mon existence, comme un regard levé vers l’horizon lorsqu’on marche sur la crête. L’aventure s’épaissit.”

En refermant l’ouvrage, on sera malgré tout frappé d’un manque flagrant, d’un vide laissé béant durant cette année de messes, d’un vrai rendez-vous manqué : jamais Gaspard-Marie Janvier ne se laisse toucher par l’eucharistie. Il s’en rend compte, d’ailleurs, et il le dit à un moment donné : son goût pour la littérature et la philosophie lui font accorder une place démesurée à la première partie de la messe, à la liturgie de la Parole. Mais c’est aussi ce qui m’a touché (moi personnellement et pour moi-même en ce qui me concerne !), parce que ça m’a renvoyé à ma propre focalisation intérieure sur la seconde partie depuis quelque temps… du coup, je rééquilibre !

L’autre regret que l’on pourra émettre – et qui est, là encore, désamorcé par le narrateur, très lucide – c’est l’attachement sans doute trop grand à une figure de prêtre : le père Joris. Cette admiration forte est la plus grosse fragilité de la foi renaissante, et pourtant elle conserve quelque chose de touchant, parce qu’elle rappelle à quel point notre foi s’incarne souvent malgré nous dans quelques “grands frères” que la Providence veut bien mettre sur notre route.

Au final, je te laisse décider si tu te laisseras ou non séduire par cette petite expérience (parfois maladroite, mais vigoureusement rugueuse). Sache simplement que Le Dernier dimanche est sans doute le meilleur remède actuellement disponible à la tentation que représentent les discours sur le… travail du dimanche. C’est Chafouin qui va être content !

20 septembre 2009

Prendre un enfant par la main… (pardon)

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là.

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Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

18 septembre 2009

Pensée pour aujourd’hui XVI

Filed under: Tout-venant — Edmond Prochain @ 11:59
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Aux forts et aux purs, il faut savoir parfois préférer l’effort et l’épure.

16 septembre 2009

Papa vient te chercher…

Filed under: Clin d'oeil — Edmond Prochain @ 11:25
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C’est aux amateurs de la bédé du dimanche que je m’adresse. Les autres, vous pouvez rester quand même, au lieu de vous précipiter bêtement vers la sortie. Alors, donc, disais-je avant d’être interrompu par le brouhaha, les bruits de trousses et de chaises de cette armée de cancres, je m’adresse aux amateurs des petites bédés : vous allez bientôt dépenser des sous. Si, si !

Par la seule force de ce billet, je vais tenter d’exercer un pouvoir étonnant qui consisterait à vous délester de deux grosses douzaines d’euros (pour commencer). Mais je te rassure, vilain suspicieux : je ne toucherai pas un centime sur ta ruine !

En attendant, tu vas bien te marrer. Parole de celui qui s’est fait lui-même délester de cette somme par un curé vicaire de Cherbourg, innocemment, insidieusement, au détour d’une phrase lors d’un déjeuner au bord d’une petite rivière de Bourgogne. Le fourbe m’a alors parlé du Voyage des pères, de David Ratte. Keskecéxa ? Juste une bédé extrêmement chouette.

Juge un peu : C’est l’histoire de trois gars qui vivent en Palestine au Ier siècle (tiens, tiens…). Un jour, ben t’as un genre de grand escogriffe barbu (tiens, tiens…) qui se ramène de Nazareth (tiens, tiens…), et puis le gars en quelques mots il emmène avec lui les fils de nos héros (tiens, tiens…). C’est pas pour dire, mais quand on est pêcheur de profession (tiens, tiens…), ben on a quand même besoin de ses fils pour faire tourner la boutique, alors Jonas trouve que, bon, il pousse le mec qui se fait appeler Jésus… Et c’est comme ça qu’il part avec Alphée et Simon à la recherche de leurs rejetons.

(Clique pour agrandir cette planche.)

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L’itinéraire à travers la Galilée (puis la Judée) est l’occasion pour l’auteur de proposer une relecture originale des évangiles. Cette fois-ci, on ne suit pas Jésus au quotidien… mais à la trace ! De lui, on n’aura que des témoignages indirects (même les cases où il apparaît, il ne dit rien), et on ne verra que les fruits de son passage. Le tout raconté avec énormément d’humour, sur un ton franchement décalé – t’auras compris pourquoi j’ai aimé ! Car on ne voit pas que des gens heureux de leur rencontre avec le Christ ; on croise aussi (entre autres) un tenancier de bordel qui trouve que ça refroidit drôlement les clients que ses “filles” passent tout leur temps à prier, ou encore des hommes qui protestent contre la pollution du littoral (le Nazaréen a quand même balancé deux mille porcs dans la mer !).

C’est d’ailleurs une force du récit, d’un tome à l’autre : savoir montrer comme l’engouement pour le “prophète” laisse place à des mécontentements de plus en plus nombreux… Le tome 2 s’achève d’ailleurs sur l’arrivée triomphale de Jésus à Jérusalem, ce qui laisse imaginer un tome 3 (à paraître) plus sombre et dramatique. Au moins jusqu’à la résurrection !

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Je termine en disant que même si le trait n’est pas forcément ce que j’aime le plus en matière de bédé (j’suis un gars vachement réac sur certains trucs), j’ai vraiment été séduit par les belles couleurs pastel qui portent ce récit. Et pour le reste, j’attends de voir ce que tu en auras pensé !

15 septembre 2009

On a posé un lapin au Pape [Sacristains]

Filed under: Sacristains — Edmond Prochain @ 11:00
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Je suis un garçon assez naïf par nature. Et je jure devant Dieu que c’est entièrement de ma faute : je ne suis même pas né comme ça, je me suis efforcé de le devenir. C’est bête, je sais ; pourtant il m’arrive, certains matins en prenant ma douche, d’être assez fier de ma naïveté. Elle est encore toute propre et pas trop usée, elle me va bien je trouve. Bon, le seul truc un peu caca dans tout ça, il faut bien l’avouer, c’est qu’elle ne sert pas souvent… [...]

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Le billet complet est à lire sur :

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14 septembre 2009

La jeunesse répond : Es-pé-rance ! [Sacristains]

Filed under: Sacristains — Edmond Prochain @ 21:36
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L’impétuosité, la fougue, l’intransigeance ou la mobilisation… autant de mots qui évoqueront immédiatement la jeunesse dans l’esprit d’une personne normalement constituée. Car c’est vrai : les jeunes sont presque aussi mobilisables pour de « justes causes » qu’ils sont nombreux à ne pas aller voter lors d’élections. Joli paradoxe, soit dit en passant.

C’est alors que cette violente passion pour la justice, l’idéalisme et le kebab sauce harissa devient – par un amusant glissement comme sait les produire notre société – le critère ultime d’une résistance au vieillissement. Bien plus que les modes vestimentaires ou musicales (qui bougent de toute façon trop vite pour que « les vieux » puissent s’adapter), pour s’afficher jeune aujourd’hui il suffit de savoir montrer que moi aussi, j’ai p’têt de l’arthrite, mais même mon arthrite, eh ben elle est fougueuse ! Une coquetterie qui tient en trois petits mots : capacité d’indignation. [...]

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Sortons de la sacristie !

Filed under: Blogue — Edmond Prochain @ 9:30
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Nous sommes le 14 septembre, jour de la Croix glorieuse, alors voilà : comme promis, on sonne les cloches ! Pas en vrai (même si ça nous aurait fait bien marrer aussi), mais sur le ouèbe. Le mystère a déjà été bien éventé lundi soir par La Croix, alors je ne vais pas jouer les mauvais préfaceurs qui sont les seuls à croire au suspense qu’ils s’efforcent d’entretenir : avec mes petits camarades Koz et Le Chafouin, nous sommes heureux de vous présenter notre tout nouveau blogue collectif qu’il est beau :

Sacristains.fr

Et son dors et déjà fameux sonneur de cloches !

Et son d'ores et déjà fameux sonneur de cloches !

Je pourrais rentrer dans les détails, citer les joyeux blogueurs qui nous accompagnent dès à présent dans cette aventure (en attendant les autres… notamment des mademoiselles et des madames, on espère, parce que contrairement aux apparences on n’est pas une grosse bande de machos !), remercier Cyrille Sethi pour le très chouette logo qu’il nous a dessiné, disserter sur les reproches qui nous ont déjà été faits ici et là (sans savoir)… Je pourrais ; je n’ai pas envie.

Le site parle de lui-même, et la charte nous définit bien mieux dans notre esprit que n’importe quelle citation, n’importe quel mot isolé, n’importe quelle interprétation. Simplement, s’il fallait retenir une idée, c’est celle-là : on voudrait contribuer, à notre niveau, à une présence paisible mais visible de l’Église sur internet. Ne pas rester dans nos sacristies mais aller plutôt sonner les cloches. C’est tout

A part ça, pour faire simple : y’a pas grand chose qui change, si ce n’est que de temps en temps je publierai un billet là-bas. Je l’annoncerai peut-être ici, d’ailleurs.

Je voulais aussi dire qu’on est très contents, qu’on remercie nos producteurs, nos parents sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui, toute l’équipe technique qui a fait un boulot extraordinaire, les gens qui ont cru en nous quand nous même nous n’osions plus croire, et on dédie ce site à tous ceux qui nous aident chaque jour à devenir ceux que nous sommes : Jicé, si tu nous entends, c’est pour toi ! Je pense que je n’ai rien oublié, je vais donc me taire.

A bientôt, ici ou… ailleurs !

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