Le blogue d'Edmond Prochain

30 novembre 2009

La Frassateam va encore de l’Avent

Filed under: Effets de buzz — Edmond Prochain @ 10:42
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Nous voilà donc dans l’Avent, période annoncée dès samedi par une douce odeur de résine en provenance du coin de la rue : ça sent le sapin chez le fleuriste en bas de chez moi. L’heure vient, et c’est maintenant est donc venue de te souhaiter une belle année liturgique (sachant qu’on recommencera dans un mois avec des vœux plus païens).

Visiblement, la période va être propice pour des envois de vidéos arrosées au goupillon (si j’ose dire). Après s’être rendue coupable l’an dernier d’une formidable petite série sur les aventures de l’âne Cadichon, acteur malgré lui de la Nativité, la Frassateam a visiblement décidé de récidiver cette année. Et comme ils ont fait leurs armes pendant l’été au Festival marial de Paray-le-Monial avec un JT, eh bien ils lancent leur FTV (Frassateam TV) de l’Avent.

Quatre éditions se succéderont. La première est en ligne :

Je ne dis pas que je n’aurais pas préféré (attention : message presque subliminal à destination d’une personne en particulier) qu’Amaru me prévienne personnellement plutôt qu’avec son mail groupé d’hier soir… mais bon, comme je suis toujours censé l’appeler pour déjeuner, on va dire qu’on est quittes. (Hein ? d’accord ?!)

Et quand je dis que l’Avent inspire… je sais de source sûre que les Films prodiges (qui ont, eux, commis l’an dernier “Le Forum déjeune“) préparent quelque chose aussi pour l’Avent (et/ou l’année sacerdotale). Sauf que c’est un contrat professionnel, pour eux… J’ai eu la chance de voir les premières images ; on en reparle très bientôt !

29 novembre 2009

En Avent !

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche… et bonne année ! Les lectures du jour, c’est pas tout à fait par là… (non, en fait, je me suis planté : ce sont celles de demain ! ça arrive, non ?)

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

26 novembre 2009

Une “main occulte” dans le poste

Filed under: Blogue — Edmond Prochain @ 12:25
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Je le reconnais : la vanne du titre, je ne l’aurais jamais osée à la radio… j’ai quand même (encore) un peu de savoir vivre ! Mais ici, on est entre nous, on peut se parler franchement, non ? Alors, bon.

C’est amusant, tout de même : alors que j’ai du mal à trouver du temps pour bloguer en ce moment, j’ai reçu hier soir un coup de fil surprise. Je te résume la conversation :

“Bonjour ! C’est la matinale de RCF… Le Chafouin devait nous faire une chronique demain matin à 9h20 dans ‘Le coin des blogueurs’, mais il est malade. Ça vous dirait de le remplacer comme ça, au pied levé ?”

Et comme : 1. j’ai de la sympathie pour le compère Chafouin, et 2. la perspective d’aller parler d’absolument n’importe quoi à la radio a quelque chose d’assez amusant, j’ai accepté. C’est comme ça que je me suis retrouvé à pomper le très intéressant billet de Sylvain Brison sur Sacristains et à causer football dans le poste. Si on m’avait dit ça hier matin…!

La chronique est écoutable en cliquant ici. Je me suis bien amusé ; j’espère ne pas avoir dit trop de conneries bêtises. C’est tout.

24 novembre 2009

M’sieur, y’a CGE qui copie !

Filed under: Rabat-joie — Edmond Prochain @ 10:38
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On me parle de Chrétiens en grande école (“CGE”, pour les z’intimes). On a sans doute raison de m’en parler, parce que c’est vrai que ce mouvement n’a jamais dû avoir droit à un mot sur ce blogue – pas par indifférence, cela dit, juste parce que ça ne m’intéresse qu’assez moyennement, étant chrétien mais plus vraiment étudiant, et en plus n’ayant jamais été concerné par les “grandes écoles” reconnues. Moi, je suis plutôt abrégé de l’Université. Quoique je me sois posé aussi sur des bancs sympa et pas honteux pour deux sous. Enfin bref : enmêmetempsonsenfout.

Non content de se réunir ponctuellement, les chrétiens des grandes écoles sus-nommés font aussi des rencontres nationales. Où ils viennent de toute la France pour se rencontrer nationalement. Et pour cette année, on m’a envoyé un teaser en me demandant mon avis :

Alors, mon avis, le voilà :

Camarade Élève “Chrétiens en grande école”, on ne t’a jamais dit que c’était pas beau de copier ? (D’abord ?) C’est pourtant une notion enseignée dès la petite école…

L’idée de la vidéo est chouette, mais t’as tout pompé sur ton voisin, et ça c’est pas bien… Non, c’est très vilain, même ! Cette vidéo est très largement pompée sur une autre que j’avais eu l’occasion de voir il y a quelques mois. Alors bon, ça n’est pas scandaleux (je suis même plutôt favorable aux larges influences – pour peu qu’on apporte quand même une vraie “patte” personnelle) et ça ne rend pas cette vidéo mauvaise, mais on me permettra malgré tout de ne pas la trouver aussi géniale qu’on aimerait. Et de préférer quand même l’original, d’ailleurs :

Tout cela ne valait certainement pas un classement dans la catégorie “rabat-joie”, mais désolé : je n’ai pas de catégorie “c’est bien chouette tout ça mais ça casse pas non plus des briques à un canard”… C’est pas tous les jours facile, la vie !

22 novembre 2009

Interrogatoire

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là.

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

15 novembre 2009

Plus fort que “2012″

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là.

venue-du-christ-apocalypse

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

12 novembre 2009

Nazareth

Filed under: De rien — Edmond Prochain @ 22:00
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nazarethL’air de rien. Ce sont des jours qui se traînent, avec leur lot d’heures dénombrables et d’heurts indénombrables ; de ces minuscules contrariétés qui arc-en-ciellent un quotidien à force de nous en montrer de toutes les couleurs.

Des réveils importuns et lourds, une froidure nouvelle de l’autre côté de la couette, des pommeaux de douche échappés qui s’écrasent sur des orteils mal réveillés. Des transports bondés ou des écharpes qui grattent ; un coup de pied involontaire au détour d’une rue. Des trottoirs souillés par des soirées étudiantes. Un dossier qui se trouve en retard à force d’urgences, une commande qui n’arrive pas, des enveloppes qui ne collent plus et la Poste qui ferme bientôt. Des autorisations chiffonnées, des coups de fils agacés, des questions de dernière minute qui remettent en cause les dernières heures passées. Une eau qui a un goût bizarre. Quelques courriels trop secs pour être agréables ; deux ou trois conversations “mises au point” à la chaîne (quelques larmes sitôt esquissées, sitôt effacées). Une messe à laquelle on n’arrivera jamais. Un coup de fil, un texto, une remarque qu’on ne saura pas comment prendre. Un déménagement : cartons de livres trop gros, coin de meuble légèrement abîmé dans la camionnette, visions différentes du rangement, canapé qui ne passera jamais dans l’escalier mais qui finit par passer malgré tout. Bref calcul pour s’apercevoir qu’on est en train de dépasser le poids maximum de l’ascenseur ; à trois. Sommeils écrasés. Au milieu de tout cela, un livre terminé qui n’a pas encore trouvé de remplaçant. Du chauffage, pour la première fois de l’année. Toujours pas eu le temps d’aller refaire des photos d’identité.

Passé un certain âge, il y a des personnes qui ne répondent plus “Ça va”, mais “Ça se maintient”. J’aime bien l’idée.

Évidemment, toutes ces couleurs seraient salement mélancoliques si elles n’étaient pas nuancées par un peu de profondeur. Appelons cela des ombres portées.

La lumière blanche et claire de l’hiver, qui révèle le jour et les contours. Le plaisir des lampes, en fin d’après-midi, des éclairages qui étoffent l’air de halos doux et réguliers. Un couteau suisse retrouvé, un rire d’enfant si particulier, un défaut de prononciations que l’on ne sera pas pressé de corriger. Jus d’orange, thés glacés, tisanes, cafés, kirs, bordeaux et San Pelegrino. Des signes d’achat d’une nouvelle paire de chaussures ; quelques fins de journées flânées d’une librairie à l’autre, sans perdre l’espoir d’y débusquer une envie ou une curiosité. Un long texte qui échoue dans la boîte aux lettres et déroule une histoire sans fioritures, terrible et fidèle. Le plaisir d’un stylo neuf, une lettre inattendue soudain indispensable. Un geste de dépouillement ordinaire, qui se donne dans toute l’humble violence de sa gratuité. Au terme d’une journée de travail et d’échanges, remerciements contre gratitude. La paroi brûlante d’une tasse de café, alors qu’on découvre une réponse qu’on n’espérait plus, et le sourire de ceux qui savourent ce moment. Gâteaux de chez Picard ; épinards. Des sifflements dans la bouche du fleuriste, en passant. Une satisfaction inédite devant un travail accompli, en contemplant le résultat, accompagnée de ce picotement de fierté que ne remarquent que ceux qui n’en abusent pas pour eux-mêmes.

Parfois, au quotidien, je ne sais plus bien où j’en suis. Dans ces moments-là, je me souviens que Dieu se fait tout petit à côté de moi, qu’il est le Dieu de l’extraordinairement ordinaire, le Sauveur de tout cela. Alors je me rappelle : je suis à Nazareth.

8 novembre 2009

Les scribes : tous des coupe-oboles

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là.

scribes-affectent-de-prier

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

6 novembre 2009

Ma ville attend un enfant

Filed under: Humeur(s) — Edmond Prochain @ 11:09
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Au cas où tu n’aurais pas encore remarqué : nous sommes début novembre. Le mois le plus mal aimé (mais à juste titre) de l’année vient donc de commencer, et je pense qu’on peut le dire sans crainte de représailles d’un quelconque mouvement terroriste : jusqu’ici, il n’est pas décevant. Il fait froid, il flotte, il se met à faire nuit d’un seul coup en plein milieu de l’après-midi, il y a des feuilles plein les trottoirs et j’ai oublié l’anniversaire d’un copain. Saleté de mois de novembre, tiens !

Pourtant, juste avant que novembre vienne squatter toutes les pages de mon agenda, nous étions encore fin octobre (je sais : ma pensée est d’une puissance rarement atteinte). Et alors, durant les derniers jours d’octobre, figure-toi que j’ai été – ici en ville – témoin un soir d’une scène tout à fait étonnante : des hommes commençaient à installer des décorations de Noël. Genre guirlandes, toussa.

guirlandes-noel-ville

Dans ce style-là (mais en pas tout à fait pareil).

Forcément, j’ai regardé l’heure pour vérifier qu’il était toujours octobre, mais non : je n’avais pas été pris d’une crise d’hibernation subite ni fait un bond dans le temps. A l’heure où le guignol lambda finissait ses préparatifs d’Halloween de cette charmante petite fête qui permet aux cathos de redécouvrir la Toussaint, ces guignols-là anticipaient déjà Noël. Ce n’est même pas encore l’Avent qu’ils nous inventent l’Encore-Avant. Ça m’a laissé tout “ah tiens”, cette affaire…

Une amie m’a glissé qu’ils avaient drôlement raison d’anticiper un peu, parce que c’est vrai qu’on a été prévenus : on ne connaît ni le jour ni l’heure. Alors des fois que Noël serait avancé cette année, autant être sur ses gardes et tenir son lampion allumé… C’est pas idiot du tout, du coup.

Depuis, j’ai quand même pris le temps d’y repenser. (D’autant qu’on s’emmerde généralement beaucoup plus en novembre qu’en octobre, donc ça laisse un peu de temps pour réfléchir.)

Et j’ai compris. (Tu trouves pas ça classe, toi, de caser une idée par paragraphe ?!)

En fait, le monde crève d’impatience que Jésus vienne le visiter ! Je ne vois pas d’autre explication : nos amis les contemporains n’attendent qu’une seule chose : qu’un petit enfant vrai Dieu et vrai homme débarque dans leur vie pour les illuminer de sa Parole et les rassasier de sa présence. Ils ne rêvent que de ça, ils n’en peuvent plus d’attendre ! Même que c’est parce qu’ils ne veulent surtout pas le louper, le petit Jésus d’amour de gloire, qu’ils commencent déjà à lui baliser le chemin comme une énorme piste d’atterrissage : “Te plante pas, Emmanuel : c’est bien ici qu’il faut que tu viennes !”

Bref, on est en train de nous brancher des Maranatha multicolores dans toutes nos rues, et il ne faudrait pas qu’on passe à côté de ce signe-là, parce que c’est quand même rudement fort.

Prépare ton faire-part : on va lui faire une fête de tous les anges, au p’tit divin gars !

4 novembre 2009

Ah ! ces jeûnes…

Filed under: Indispensable (ou pas) — Edmond Prochain @ 21:47
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Lettre à un curé de paroisse :

Monsieur le père,

hostieJe vous écris au sujet d’une petite question qui me turlupine. Je viens tous les dimanches à la messe que vous faites, mais comme il y a toujours du monde pour vous parler à la sortie je préfère vous écrire.

On m’a dit qu’il fallait faire un jeûne eucharistique avant la messe et qu’il devait être d’une heure. Mais la personne qui m’en a parlé ne m’a pas expliqué si c’était une heure avant la communion ou une heure avant le début de la messe… C’est quand même pas pareil.

J’aimerais bien savoir, parce que je trouve quand même la messe un peu longue. Pas trop, ne vous inquiétez pas, mais un petit peu quand même. Du coup, vers la fin j’ai un peu faim.

Alors parfois je mange un peu avant de venir. Pas grand-chose : juste des chocos ou parfois un reste de tarte aux pommes, des trucs comme ça. Si je n’en mangeais pas, je pense que je pourrais m’évanouir avant la fin de la messe.

Pouvez-vous me dire si c’est un gros péché de manger un peu comme ça et d’aller à la communion après ? Et, si je ne mange pas trop (par exemple, je pourrais éviter de boire du coca avec et de manger des tic-tac dans le métro en venant, aussi), est-ce que c’est moins grave ? Et est-ce qu’il y a des solutions ?

J’essaie de ne pas le faire mais je n’y arrive pas. A chaque fois c’est pareil : j’ai faim…

Je vous demande tout ça parce que, vu que je ne suis pas baptisé, on n’a pas pu me l’expliquer au catéchisme.

Merci d’avance pour votre réponse.

La paix du Christ vous salue,

X.

[Note : Ceci est bien entendu une fausse lettre. Ecrite à la demande d'un vicaire facétieux, qui a voulu que je l'envoie à son pauvre curé (le genre scrupuleux qui se fait une montagne pour pas grand chose)... Hélas, on n'a jamais connu le fin mot de l'histoire !]

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