Le blogue d'Edmond Prochain

26 décembre 2009

Annonce de service

Filed under: Blogue — Edmond Prochain @ 21:42
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Si vous me cherchez, ne me cherchez pas. A partir de demain et pour une semaine :

Voilà. De petites vacances bien méritées, durant lesquelles je compte bien couper tout ce qui ressemble de près ou de loin à une connexion électronique ; l’idée étant de remplacer tout le temps que j’y passe habituellement par autant de silence, de repos et de prière. Ce qui ne devrait pas me faire trop de mal.

Merci aux visiteurs de ne pas trop salir pendant mon absence. On se retouve début janvier (vers le 3 ou le 4, quelque chose comme ça).

*

N.B. Les deux dimanches compris dans cette période seront sans bédé, par souci de cohérence. Merci de vot’ compréhension, toussa…

22 décembre 2009

In bed with… Joseph & Mary ?

Filed under: Humeur(s) — Edmond Prochain @ 11:16
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Ne nous vautrons pas bêtement dans le cliché : les Néo-Zélandais ne sont pas tous des éleveurs de moutons qui dansent le haka et jouent au rugby. Mais bon, parfois, je regrette que ce ne soit pas le cas. Notamment quand ils se piquent de publicité.

Et puis tous les anglicans ne sont pas des protestants avec un sens du bon goût très approximatif. Certains anglicans sont même catholiques, c’est dire ! Il n’empêche que certains d’entre eux (ceux qui restent protestants) en tiennent une sacrée couche, qu’ils étalent à l’occasion sous nos yeux ébahis.

Là, ce sont donc des anglicans qui sont aussi néo-zélandais qui viennent de se faire remarquer. Et – si tu me passes l’expression – ça me la coupe ! Voilà le genre de nouvelle idée géniale qu’ils viennent d’aller coller sur un grand panneau d’affichage (heureusement, chez eux – faut pas déconner non plus) :

Grosso merdo : "Pauvre Joseph... pas facile de passer après Dieu !"

C’est classe, non ?

L’église Saint-Matthieu-dans-la-Ville (au sud d’Auckland), à qui on doit cette brillante initiative, a tenu a préciser que l’intention derrière l’affiche était de “pousser les gens à parler de l’histoire de Noël” (sic). Par la voix de son archidiacre Glynn Cardy, elle a même précisé que le but était de “contester une interprétation fondamentaliste de la naissance du Christ” (re-sic). Forcément, vu comme ça…

Au cas où on n’aurait pas compris, l’explication va encore plus loin :

“Ce que nous essayons de faire, c’est aider les gens à réfléchir davantage au véritable sens de Noël. Est-ce qu’on parle d’un Dieu qui enverrait son sperme afin de concevoir un enfant, ou du pouvoir de l’amour au milieu de nous personnifié en Jésus ?”

Je sais pas toi, mais je trouve ça vachement plus clair, maintenant. Le “véritable sens de Noël” : ben tiens ! En tant que croyant, j’ai donc le choix entre une grosse connerie ou une belle guimauve ? Ah, attends un peu, alors… faut que je réfléchisse à ce qui fait ma foi. Parce que jusqu’ici, j’ai cru naïvement que le Christ avait pris chair pour venir libérer tout homme du péché et de la mort. Les détails techniques de l’“opération du Saint-Esprit” qui a rendu cela possible, je n’en avais pas grand chose à carrer… pour ne pas dire que ça me paraissait un détail totalement insignifiant.

On a bien dit : “véritable sens” de Noël, hein ?

20 décembre 2009

Un enfant très saillant

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

18 décembre 2009

Les jeunes, c’est plus ce que j’étais

Filed under: Humeur(s) — Edmond Prochain @ 10:53
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L’Abbelge pourra en témoigner : on a discuté hier de ce moment où les premiers signes extérieurs de vieillesse nous tombent dessus. J’ai bien dit “extérieurs” : c’est à dire quand quelqu’un vient nous signifier concrètement qu’on a passé un stade en terme d’âge, alors même qu’on a encore le sentiment d’être bien jeune. Ça se manifeste généralement par un petit merdeux quelqu’un de plus jeune que toi qui t’appelle soudain Monsieur (ou Madame, si tu fais partie de l’autre moitié de l’humanité).Très mauvais moment à passer ; mais le plus dur est peut-être que ce n’est souvent que le début d’une longue série d’humiliations du même type.

Autrement, il y a donc aussi les signes “intérieurs” de vieillesse. Eux, ce sont plutôt toutes ces réflexions ©VieuxCon qu’on se met un jour à sortir sans s’en rendre compte : à un enfant, “Je t’ai connu petit comme ça” ; à un ancien camarade de classe, “T’as pas changé” ; en regardant des photos, “C’est fou ce que j’étais maigre à l’époque”… Et puis l’inévitable, l’inénarrable, l’inégalable : “Nous, on était pas comme ça !”

Ose me dire que cette expression ne t’est jamais venue à l’esprit à la vue d’un groupe de collégiens ou de lycéens.

En ce qui me concerne, j’avoue que ça m’est arrivé plus souvent qu’à mon tour. Voire encore un peu plus souvent que ça, d’ailleurs. Il m’arrive assez régulièrement de regarder ces petits cons adultes en devenir en pensant qu’à leur âge, on était plus sages, plus disciplinés, plus respectueux des aînés, etc. Bien entendu, j’ai raison de le penser puisque c’était vrai. CQFD (Ce qu’il fallait déblatérer). Eh bien je jure solennellement devant ma tasse de café ici présente que je ne le ferai plus !

A cause de lui (enfin, d'un gars qui lui ressemble).

Traumatisme du matin, dans le métro : nous sommes serrés les uns contre les autres, et je me trouve juste à côté d’un petit minet de seconde en train de faire son cinéma devant deux filles de la même classe… Il se la joue tellement que c’en est risible. La rame s’arrête à une station, les gens se fraient un chemin vers la sortie, et voilà qu’un homme d’une trentaine d’années accroche un peu le sac du Don Juan à peine pubère. Lequel se retourne et lance un classieux : “Vas-y mais fais gaffe quoi bordel !” (Je n’ai pas mis de ponctuation parce que je ne savais pas où la placer.) Moment typique où je serais normalement tenté de conjuguer dans mon petto le verbe “demontemps”… sauf que j’ai alors assisté à un dialogue surréaliste (à mes yeux).

L’incident a visiblement inspiré le blondinet qui, tout en verve et en verlan (pourtant, ce n’était pas un jeune musulman), s’est lancé dans une longue plainte contre “les p’tits sixième” qui ne savent pas respecter leurs aînés des classes supérieures. Le tout illustré d’exemples précis pour arriver à cette effrayante conclusion : “A leur âge, nous, on était pas comme ça !”

Alors, deux possibilités : 1. soit les jeunes sont de pire en pire chaque année et il va falloir se planquer parce que ça va rapidement devenir dangereux, 2. soit on dit tous un jour des trucs comme ça et on ferait mieux de se taire.

Tu fais ce que tu veux ; personnellement, dans le doute, je crois que je vais me taire.

13 décembre 2009

File d’attente

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

12 décembre 2009

N’importe lequel des membres souffrants…

Filed under: De rien — Edmond Prochain @ 21:08
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Par hasard, l’autre jour, je me retrouve à une curieuse messe dans une étrange église d’une des rues les moins fréquentables de Paris. Ça faisait beaucoup pour ce début de soirée – quoique la nuit était tombée depuis longtemps déjà – et je n’ai pas été déçu.

D’abord le froid. Ce froid qui prend chair en un souffle, et essouffle les chairs qu’il parvient à toucher par mille failles d’un manteau trop désinvolte. Ce froid qui attache à la chaise dans de minuscules convulsions frissonnantes. Ce froid qui recroqueville les corps et ne cesse de tirer les esprits de la prière dans laquelle ils tentent de s’emmitoufler. Infime pauvreté de croyant qui s’accroche malgré tout, quand un cinéma aurait offert tellement plus de confort.

Et puis la liturgie. Plus austère encore que la chaise branlante et le courant d’air permanent. Une liturgie qui commence, sans prévenir, par des vêpres ânonnées péniblement dans un micro grésillant par une pauvre religieuse que l’assemblée laisse un peu trop seule, puis rejoint progressivement dans un chant murmuré, à mesure qu’elle s’enhardit où saisit la ligne mélodique. Cette coupe d’encens qui peine à fumer, puis répand sa douce odeur âcre autour de l’autel. Et la messe qui débute, sans prévenir elle aussi, comme une suite évidente et imperceptible.

Le prêtre, enfin. Le prêtre d’un autre temps, si petit et si droit dans sa vieillesse, récitant sur un ton trop chantant les paroles d’un rite qu’il connait par cœur. Sans y mettre du sien, mais en y mettant tout son cœur.

Le regard qu’il pose sur l’hostie élevée pour l’Église…

Au moment de communier, je veux simplement ouvrir les lèvres, mais je m’aperçois que l’effort pour lui est trop grand, que ses mains ne parviendront jamais jusqu’à ma bouche. Alors j’ouvre les mienne et je les offre à ce petit morceau de pain vivant que le vieux prêtre y dépose. Je crois que, malgré moi, je souris. J’ai rarement ressenti une telle paix en communiant.

En sortant, je soupire. J’inspire. J’expire. Je respire. Ma foi vient encore de prendre une claque ; la main qui me l’a assénée est si faible et malhabile que je la reçois comme une caresse. De ce contexte tout autre, jaillit l’expression peut-être la plus eucharistique que je connaisse à Bernanos : “N’importe lequel des membres souffrants de Jésus Christ”… Alors, de la même façon que j’aime cette Église, je tâcherai de m’aimer humblement moi-même.

*

(Photo "empruntée" à Poussah. Merci à lui.)

10 décembre 2009

On le saura !

Filed under: Clin d'oeil — Edmond Prochain @ 17:11
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Vu chez Anna Arco, une vidéo assez bien fichue (quoique trop longue) (et en anglais – dur pour ceux qui ne comprennent rien à la langue de Charlie Brown) qui nous rappelle que nous sommes bien dans le temps de l’Avent. Et que nous n’attendons pas pour attendre, mais parce que Quelqu’un arrive. Aussi vite qu’Il peut.

Ça ne change pas le mois de décembre (encore que…), mais ça se partage.

Allez : on reprend la route vers Noël, maintenant !

8 décembre 2009

Judas et la corde de misère

Filed under: Actu — Edmond Prochain @ 21:39
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Je sais pas ce qu’ils ont tous avec Judas, mais décidément c’est une manie… Même si j’avoue que le personnage peut avoir par certains aspects quelque chose de sympathique.

Quoi ? qu’est-ce que j’ai dit ?! Ne fais pas ta mijaurée : on est tous beaucoup plus proches de Judas que ce que tu veux bien croire ! Tiens, tu n’as qu’à voir sa réaction quand à Béthanie une femme (Marie) verse du parfum sur les pieds du Christ… Qui ne s’est pas dit un jour, en lisant ce passage : “Bon, quand même, c’est peut-être un peu gâcher du bon parfum” ? Parce que c’est exactement la réaction de Judas, figure-toi ! Il dit (Jn. 12, 1-8) : “Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ?”

Alors, certes, l’évangéliste nous dit qu’en fait, c’est un voleur qui se soucie bien peu des pauvres. Mais soyons honnêtes : quand on commence à dire que le curé ferait mieux de vendre tel tableau ou telle statue pour donner l’argent “aux pauvres”, est-ce que “les pauvres” sont toujours notre première préoccupation ? Mmh ?… Je suis sûr que, dans le fond, au départ, Judas était juste un bon bougre, mais juste un de ceux qui n’attendaient pas ce genre de Messie-là. Un déçu du Nazaréen, en somme. Qui a mal tourné – vraiment mal tourné – hélas pour lui… mais qui a quand même commencé par suivre Jésus ! Qui de nous aurait tout lâché comme ça ?

Bref. Tout ça pour dire que j’ai acheté et lu le dernier Blake & Mortimer : La Malédiction des trente deniers.

A quoi reconnaît-on une grande série ? Le héros peut être de dos sur la couverture.

Bilan express de l’album : le travail de René Sterne au dessin est honorable, mais la reprise par Chantal de Spiegeleer dans la deuxième moitié est nettement moins convaincante, selon moi… Du côté de l’histoire, j’ai eu la désagréable impression de lire un long prologue ; il faut croire que tout démarrera vraiment dans le tome 2. En plus, j’aime tellement le capitaine Blake que je suis toujours déçu quand il est trop au second plan.

Pour le reste, je trouve le thème intéressant en soi (en plus, ça fait un joli titre), et je n’étais a priori pas spécialement inquiet que l’ombre de Judas se profile sur l’album, puisque les trente deniers reçus en salaire de sa trahison me paraissaient assez prometteurs. Et assez peu orientés vers des offenses potentielles au catholique que je suis (scoop ?!). Au final : “jusque là, ça va !” En espérant juste ne pas avoir de mauvaise surprise dans la suite.

Il y a simplement un p’tit truc qui m’a chiffonné : l’argument de départ. Pour le scénariste Jean Van Hamme et les besoins de son histoire, Judas ne s’est pas vraiment suicidé. La corde s’est cassée. (Sic. Si, si !) Pourquoi donc ? Eh bien on nous explique que c’est parce que “Dieu voulait qu’il vive pour expier sa terrible trahison” (p.25)… Alors ce serait ça, la miséri-corde ? (Ah ! ah ! ah !) Une corde pourrie pour que Judas paie son crime ? Belle vision de Dieu ; si peu catholique, hélas ! Alors qu’on vous dira que la trahison de Judas, in fine, est moins grave que son refus d’accueillir le pardon que Dieu aurait pu lui donner. La grande, la terrible faute est là… Dommage qu’on en soit encore à cette vision judiciaire du Seigneur, accentuée par la “malédiction” du titre.

Et puis… bon. Pour nous justifier un truc que les évangiles racontent pourtant, l’argument scénaristique est tout de même un peu léger, voire cocasse ! Figure-toi que, oui, Judas a survécu : “Il est écrit qu’il s’est pendu, en effet. Mais il n’est dit nulle part qu’on ait retrouvé son corps.” (p.25 aussi) Mouarf ! La faiblesse de l’argument m’amuse terriblement… Car comment donc les évangélistes ont-ils su que le bougre s’est pendu, si on ne l’a pas retrouvé, justement ?! Tu vois Judas dire aux autres disciples, après la crucifixion : “Bon, les gars, en fait je crois que j’ai merdé… je vais aller me pendre, tiens !”

Certes, ce deuxième point n’est pas bien grave, mais il a quelque chose de ridicule, il faut l’avouer. Ça ne remet pas en cause l’album, mais ça valait bien un petit billet sur le sujet…

car Dieu voulait qu’il vive pour expier sa terrible trahison

6 décembre 2009

Y’a quelqu’un ?

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

4 décembre 2009

Et toi, tu rêvais à quoi ?

Filed under: Effets de buzz — Edmond Prochain @ 12:58
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Juste après les derniers exploits de la Frassateam, voici donc le retour des Films prodiges. Pour une vidéo un peu plus officielle, en revanche… Une façon originale d’évoquer la vocation en cette année sacerdotale. Peut-être aussi l’occasion, après la vidéo de lundi, de constater qu’il y a désormais de réels efforts de vidéos catholiques de qualité en France. Plus besoin de se contenter d’importer les bonnes trouvailles d’Outre-Atlantique. J’en connais à qui ça fera plaisir.

Et toi, qu’est-ce que tu voulais faire quand tu étais petit ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est différent de ce qu’on a pu voir jusqu’ici sur le sujet. Un peu onirique, un peu poétique ; complètement en contrepied du message “le prêtre est un homme comme un autre”… Ici, il est un héros bien particulier. Celui de notre histoire sainte.

Trois autres vidéos sont à venir durant le mois de décembre. L’occasion d’avoir une pensée plus particulière pour nos prêtres ? Je veux dire : tous nos prêtres, même le vieux qui râle tout le temps et se laisse un peu aller dans son presbytère tout moche… Surtout celui-là, d’ailleurs.

En tout cas, Prodige : joli travail ! Merci pour ça.

Thème : Rubric. Un Blog WordPress.com.

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