Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là…
28 février 2010
26 février 2010
Jésus, David sa race !
C’était une conversation qui commençait normalement. Entre amis. Cathos. C’est-à-dire qu’on n’avait encore parlé d’aucun sujet qui fâche : ni politique, ni apologétique, ni tradis, ni progressistes, ni 3e vague, ni Medj, ni rien de ce genre. Autant dire qu’on était bien partis pour finir la bouteille le jus de raisin tranquillement, sans drame. (Quoique, les drames, ça donne toujours une bonne occasion de se rappeler le lendemain pour une belle demande de pardon, mais là n’est pas le sujet – comme souvent quand j’ouvre des parenthèses, d’ailleurs.)
Et puis, hélas ! il a fallu que quelqu’un commente une blague un peu plus affligeante que les autres avec un joli : “Jésus, Marie, Joseph ! (soupir)” C’était du plus bel effet, et ça n’aurait pas dû avoir de conséquence. Sauf que quelqu’un(e) a cru bon d’ajouter :
“Quand on invoque ‘Jésus, Marie, Joseph’, on a droit à une semi indulgence plénière.”
C’est là que les choses ont dérapé. Il y a eu un silence ; et puis une personne courageuse a quand même osé lui poser cette question terrible : “Euh… ******* [voile pudique sur son prénom], tu nous expliques le concept de semi indulgence plénière ?!” Ce qui nous a valu un second silence gêné. Et ensuite un fou-rire collectif (moins une personne).
Nous avons bien tenté d’évaluer, entre autres considérations, si deux semi indulgences faisaient une indulgence complète, mais il y en a un – probablement plus avisé que les autres – qui a brisé toute forme de débat avec cette assertion pour le moins définitive : “Deux semi remorques, ça n’a jamais fait une remorque !” Forcément, vu comme ça…
Ensuite, va savoir pourquoi, la conversation a dérivé sur l’impossibilité qu’on avait, en tant que cathos, de trouver des jurons potentiellement utilisables. Entre ce qui est de l’ordre du blasphème, de la vulgarité ou de la méchanceté, il ne reste malheureusement plus grand chose. Rien de casher, rien de catholiquement correct, rien de saint’nitouchable. C’est à croire que quand on est catho on ne peut pas pousser un bon gros juron des familles ! Incroyable !
Oui, mais.
Fidèle à ma mission autoattribuée de service public, j’ai cependant trouvé la solution ! Le juron autorisé, celui qu’on peut sortir sans crainte de choquer ni d’être anathèmisé dans la seconde, impossible à réfuter car théologiquement impeccable. Et tu peux jurer juger sur pièce : “Jésus, David sa race !” Lancé violemment d’une voix forte, ça donne son petit effet. Garanti.
Version un rien plus soft, tu peux aussi tenter un : “Jésus, Marie sa mère !” Après tout, ce n’est jamais plus faux qu’un “Jésus, Marie, Joseph”… mais ça fait tellement plus de bien à proférer !
25 février 2010
Je ferais bien plus long, mais je ferai mieux court
D’abord, que tous ceux d’entre toi qui pensent que je te délaisse aillent voir ailleurs si j’y suis. Il se trouve que lundi, j’y étais. Dans la sacristie, pour un nouvel épisode du grand feuilleton de l’hiver : Edmond contre enfin non pas complètement et l’apologétique. Tu peux encore viendre apporter ta pierre au débat (si tu as quelque chose d’intelligent à dire, sinon c’est pas la peine, économise un clic) en commentaire. Ou alors, tu peux lire et ne pas apporter ta pierre ; sale petit égoïste… la rétention de commentaire te perdra !
Sinon, en “super-vrac”, des trucs dont je parlerais bien en plus long, et puis en fait non :
Natalia-de-RCF, dont les remarques n’apportent rien pendant mes chroniques (selon son directeur d’antenne… et c’est un peu vexant, dans la mesure où c’est moi qui lui écris la plupart de ses relances !) trouve du temps on ne sait où pour bloguer, maintenant… Il faut dire qu’on l’a un peu envoyée balader sur Sacristains la semaine dernière sous prétexte qu’elle allait finir par y publier plus que tous les titulaires réunis ! Alors bon, maintenant elle officie sur Nystagmus. On ne sait pas encore si elle compte demander à David TheRedOne des conseils pour apprendre à regarder, du coup, mais elle viendra peut-être nous le dire…
Anuncio a sorti un lipdub. Là, faut que je fasse rudement gaffe à ce que j’écris, parce que la dernière fois que je parlé du travail de Véro, j’ai réussi à me faire mal comprendre et à la blesser bêtement… Pardon encore, miss ! Et une bise, avec (cadeau). Ensuite, sur le lipdub en lui-même, ben c’est n’importe quoi et il faisait grave moche le jour du tournage. Ca doit expliquer l’image encore grisâtre malgré le travail des couleurs. Mais en même temps, comme “nous ne sommes pas ceux que vous croyez”, eh bien pourquoi pas !
L’ONG Fidesco a honteusement sans aucune honte plagié un grand classique de la vidéo sur le ouèbe. C’est amusant, et puis du coup ça me donne aussi l’occasion de parler de cet extraordinaire Where the Hell is Matt, qu’ils ont quand même eu le bon goût de citer à la fin. Comme j’avais râloché récemment contre des cathos qui ne citaient pas leurs sources, ça vaut le coup que je le dise quand ils le font (parce que c’est bien de le faire).
Ah, et puis sinon, Koz est allé distribuer L’1visible sur le marché. Ce qui me donne aussi l’occasion d’évoquer ce nouveau mensuel gratuit catho, puisque je ne l’avais pas fait jusqu’à maintenant. Ça m’a valu un franc moment de rigolade sur touitteur quand il a sorti cette magnifique saillie : “Demain, distribution de L’1visible au marché. Pas demandé d’autorisation. Si la République m’interpelle, je dirai que je bosse pour le Royaume” En plus, il a posté des photos de son exploit :

J’aurais bien parlé aussi du Chafouin, mais j’ai promis de ne pas me moquer. Alors non, je peux pas. ;-)
Après, je pense que j’ai fait le tour des quelques trucs que je me traîne en ce moment en pensant qu’il va peut-être falloir se secouer pour en parler. Tu peux choisir de pleurer tous les brillants billets que ça aurait donné, ou alors me dire ce que j’ai encore oublié. Ou sinon, tu peux refermer la fenêtre internet et aller lire ailleurs de vrais trucs intéressants. C’est selon.
Ah, j’allais oublier : c’est la saint Roméo… bonne fête à toutes les Juliette ! (Et notamment à la plus jeune que je connaisse. Bravo à la maman, qui peut me la présenter quand elle veut.)
21 février 2010
Jésus en Quarantaine
Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là…
Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).
19 février 2010
Le retour de sainte Cendrillon
C’était hier matin sur RCF, pour marquer dignement le début du carême : une petite évocation d’une sainte très emblématique de cette période liturgique. Pour ceux qui se souviennent du billet de l’an dernier, c’est pratiquement la même chose… à ce détail près que, cette fois, je me fais couper aux deux tiers de la chronique pour cause de mauvais calage avant avec Natalia (elle pensait que j’avais terminé, c’est malin !). Mais comme je n’allais pas ajouter grand chose de bien intéressant, on n’en fera pas un plat. Surtout un vendredi de carême, ce serait quand même vachement déplacé, non ?
Ça s’écoute donc, comme d’habitude, quand on clique ici.
En espérant que cette modeste contribution (maladroite, mais on fera mieux la prochaine fois) saura faire découvrir et aimer à certains une sainte souvent ignorée, mais qui mérite vraiment qu’on s’attache au message de sa vie…
D’autant qu’on s’en moque complètement que tout soit faux. Ça aurait (presque) pu être vrai. Non ?
Sainte Cendrillon, brillez priez pour nous.
16 février 2010
Pensée pour aujourd’hui XIX
Enfant ou adulte, pour grandir, on doit d’abord commencer par apprendre à lever le pied.
15 février 2010
L’évangile… un spam ?
Je n’ai pas de compte mail chez Yahoo. Je ne suis pas abonné à l’Evangile au quotidien (mais plutôt à un mensuel papier). Néanmoins, quand je vais sur le site d’EAQ pour trouver le lien gracieusement offert chaque dimanche avec la bédé, je ne peux qu’être interpelé par un lien en rouge :
Qu’y lit-on ? Que ce service d’envoi des lectures du jour par mail a été blacklisté (ou “déclaré indésirable”, pour les ayatollahs de la langue française) pour tous les abonnés ayant une boîte mail Yahoo. Depuis le 11 février. Et pour le moment, le site précise que cela s’est fait “pour des raisons que nous ignorons”…
En résumé : l’évangile qui arrivait chaque jour dans la boîte de réception de centaines de catholiques est désormais considéré comme un vulgaire spam. Charmant… et tellement significatif !
Alors, faut-il pour autant crier à la “censure”, comme l’ont déjà fait certains sites ? Peut-être… ou peut-être pas. Quatre jours après le début de ce blocage, sans doute faut-il encore accorder le bénéfice du doute à Yahoo, et envisager que ça puisse être un simple bug, de toute façon signalé par EAQ, et qui pourrait être réparé dans les prochains jours. Je ne suis pas du genre à aimer crier avec les loups, donc pour le moment je préfère attendre de voir (comme disent nos flegmatiques amis britanniques).
Mais ça peut aussi nous donner à réfléchir, de façon plus large… La Parole de Dieu est-elle un “spam” ?! C’est clair qu’elle nous bouscule, qu’elle est parfois bien encombrante dans le petit confort de notre quotidien… Indésirable ? oh, ça doit lui arriver ! Ce serait tellement plus simple, par moments, de ne pas avoir à nous comporter, à nous déterminer, en fonction d’elle ! Finalement, le service mail de Yahoo réagit en parfaite adéquation avec l’esprit du monde et avec nos propres fragilités, en bloquant l’évangile.
C’était quand, déjà, la dernière fois que, pour me faciliter la vie, j’ai classé la Parole de Dieu en “indésirable” ?
14 février 2010
Casseur d’ambiance
Bon dimanche (et excellente saint Valentin à tous les lecteurs célibataires) ! Les lectures du jour, c’est par là…
Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).
13 février 2010
Si avec ça j’attrape pas la grosse tête !
Vu ce matin à Lyon… Ces stickers sont diffusés par Festin d’Espérance, une association locale.
C’est gentil, merci ! ;-)

(Note : photo prise par une très faible lumière avec un téléphone. Merci d’être indulgent, le but n’ayant pas été de faire une œuvre d’art.)
11 février 2010
L’amour est dans le chœur
De tous les marronniers de la presse (et de la société) française, en voici un des plus involontairement sympathiques, pour cause de kitschouillerie avancée : la Saint Valentin. Ouuuh ! J’imagine le niveau d’attention monter d’un cran dès lors qu’on aborde le sujet… Ça sent les gros cœurs en ballons, les bougies qui tachent la nappe, la bague au milieu d’une langouste et les boulets qui n’ont pas percuté qu’on était le 14 en proposant à une amie d’aller dîner… (J’en connais.) Bref : aussi vrai que je n’en ai rien à carrer, cette fête est un événement sociologique en soi, à observer avec grande attention.
Ah oui, au passage : si j’en parle en avance – espèce de buse – c’est que je ne publierai pas de billet dimanche parce que c’est dimanche (comme tous les dimanches). Et ne viens pas me dire qu’il y a d’habitude une bédé : celle-là, elle est programmée. Parenthèse refermée.
Saint Valentin, donc. La douce fête d’un martyr pas spécialement bien connu, bien qu’il soit aujourd’hui mondialement célèbre. Cette année, plutôt que de sortir les inepties habituelles (c’est pas que ce soit faux de répéter que c’est une “fête commerciale”, c’est juste que c’est un aussi gros cliché que de la célébrer !), voilà un sujet de conversation potable au bureau demain ou lundi matin : un mathématicien a calculé la probabilité qu’on a de rencontrer “le grand amour”. C’est marrant, j’ai comme l’impression que l’attention vient encore de monter d’un cran…
Donc, en résumé pour les feignasses qui n’ont pas eu la force de cliquer sur le lien gracieusement offert (ne dis pas non : je t’ai vu !), il semblerait selon un certain M. Peter Backus que nous ayons une chance sur 285.000 de rencontrer l’âme sœur au cours de notre vie. C’est sûr qu’il y a de quoi refroidir les plus enthousiastes… Bouh…
(Ici, je t’invite à marquer une pause et à observer une minute de silence pour bien finir de péter l’ambiance.)
…
(Merci. Reprenons.)
1/285.000, forcément, ça jette un froid. Mais comme ce blogue tient à sa réputation méritée autoproclamée totalement usurpée de véritable site d’information, je ne m’arrêterai pas là. Non, camarade lecteur : je ne te laisserai pas quitter ce billet sans une bonne nouvelle. Une vraie. Une grosse. Une indiscutable.
En effet, figure-toi que j’ai complètement repris les calculs à zéro – faisant courageusement abstraction de ma nullité crasse en maths – et je suis désormais en mesure d’affirmer ce qui suit :
Pour les catholiques, la probabilité de rencontrer le Grand Amour est de 100%. C’est déjà fait.
Merci de ton attention ; dossier suivant ! (Et bon dimanche… puisque cette année, Jésus Ressuscité efface le pauvre Valentin.)











