Le blogue d'Edmond Prochain

30 mai 2010

To be continued

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

29 mai 2010

Apprends-moi

Filed under: Indispensable (ou pas) — Edmond Prochain @ 10:51
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Seigneur, apprends-moi la joie.

Sans rire.

Seigneur, apprends-moi la patience.

Mais vite.

Seigneur, apprends-moi la délicatesse.

Bordel.

Seigneur, apprends-moi l’écoute.

T’entends ?

Seigneur, apprends-moi le renoncement.

J’y tiens.

Seigneur, apprends-moi la paix.

Et que ça saute !

Seigneur, apprends-moi la douceur.

Plus fort.

Seigneur, apprends-moi le partage.

Rien qu’à moi.

Seigneur, apprends-moi.

Ou pas.

27 mai 2010

Retour à Tibhirine

Filed under: Blogue,Humeur(s) — Edmond Prochain @ 14:20
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Pas grand chose à ajouter depuis le précédent billet ; juste l’occasion de revenir sur le film de Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux (que je n’ai toujours pas vu, évidemment). C’était ce matin sur RCF, et c’est vrai que dès qu’on lit à haute voix les mots de Christian de Chergé, un étonnant silence se lève pour laisser place à l’émotion.

Pour la suite, rendez-vous le 8 septembre. Je pense qu’on reparlera du film, avec un peu plus d’éléments mais (je l’espère, en tout cas) tout autant d’émotion.

Et la chronique de ce matin, elle s’écoute ici.

*

J’en profite quand même pour adresser tous mes voeux, toussa, à Natalia. Pour les raisons qu’elle sait. (Et nananère pour les autres !)

24 mai 2010

Des hommes et des palmes

Filed under: Actu — Edmond Prochain @ 11:26
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Pas sûr qu’on y ait cru complètement, mais ça nous aura fait un joli suspens. Je ne crois pas me souvenir d’être déjà allé voir le palmarès du Festival de Cannes avec une telle impatience teintée de fébrilité (bon, en même temps, n’exagérons rien). C’est sûrement l’expression d’un certain corporatisme bien de chez nous : dès qu’un truc sent un poil l’encens, faut que ça nous émoustille les narines et qu’on se passionne pour le sujet. Et j’ai entendu un certain nombre de mes coreligionnaires en faire l’événement et piaffer en priant pour la consécration d’un film déjà quasiment considéré comme catholique. Pourtant, il ne semble pas qu’on puisse soupçonner le réalisateur Xavier Beauvois d’un immense enthousiasme missionnaire, voire carrément évangélisateur, dans l’écriture de son film. Mais nous autres gens des nefs, on aime à se rappeler que le vent souffle où il veut et qu’on ne sait ni d’où il vient ni où il va, ce coquin de vent !

Alors oui, pour la Pentecôte justement, ça nous aurait fait plaisir que Des hommes et des dieux soit canonisé, selon le mot de son réalisateur. Sans doute un peu comme une petite revanche après en avoir bouffé durant les dernières semaines en humiliations successives (car, non, Les Prêtres numéros 1 au top 50, ça reste trop kitsch pour me consoler – désolé), il nous fallait une Palme d’or. On repart avec le Grand Prix du Festival.

Mais a-ton réellement perdu au change ? Pas sûr.

Vu avec un effet grossissant dans notre microcosme catholique, le film a fait le buzz sur la croisette. Vu en-dehors de notre microcosme, il semble qu’il ait quand même un peu fait du buzz, si on en juge par la presse extrêmement élogieuse à son sujet. Difficile de bouder toute cette série de titres réjouissants qu’on aura pu lire cette semaine : Alléluia Beauvois !, Des moines et une Palme évidente, … Sauf que la Palme d’or, justement, est souvent synonyme de railleries et de polémique, à tel point qu’on peut se demander si c’est encore un service rendu à un film que de lui attribuer. Le Grand Prix est peut-être, à cet égard, la récompense parfaite : déjà très prestigieuse mais qui garde un goût de “trop peu” suffisamment fort pour nous laisser l’espace du commentaire en nous préservant des débats stériles. Et, à tout prendre, ce n’est pas forcément plus mal.

Indépendamment de ces histoires d’honneurs, deux éléments permettent sans doute d’expliquer cet engouement de la presse pour Des hommes et des dieux. D’abord, si les catholiques sont rarement traités à leur avantage au cinéma, il existe malgré tout un genre (c’est presque un genre en soi) qui fascine et rencontre régulièrement un succès, certes relatif, mais constant : le film de moines. Le “film de moines” repose sur un concept assez élaboré : c’est un film avec des moines dedans ! Et souvent, du coup, un petit supplément d’âme. Ces dernières années, deux ont fait spécialement parler d’eux : L’île et Le grand silence. Ce cinéma fascine parce que ce mode de vie interpelle ; on retrouve certainement une partie de cela dans l’émotion suscitée par le film de Xavier Beauvois aujourd’hui.

L’autre point qui peut expliquer que le film ait touché, c’est son sujet. L’assassinat des moines de Tibhirine fait partie de ces événements qui ont marqué la France. Profondément. Parce que c’est l’Algérie, et puis aussi parce que la mort de ces moines a été épouvantable. Qu’on ajoute à cela un peu de mystère et un fond de débat sur les circonstances réelle de leur exécution, et l’affaire est emballée : Tibhirine peut fasciner pour longtemps, et il y a fort à parier que n’importe quel long métrage sur le sujet aurait passionné. Celui-ci est bon, et même très bon, semble-t-il. Tant mieux. On attendra le 8 septembre pour en juger vraiment, mais c’est déjà ça.

Pour l’heure, faute de voir le film, on pourra se replonger avec émotion dans le testament de Christian de Chergé, prieur des moines de Tibhirine (incarné à l’écran par Lambert Wilson). Personnellement, je dois dire que ce texte a fait partie de mes plus belles émotions de croyant, à l’adolescence, par sa lucidité et sa beauté pure : entrevoyant le martyre mais le dépassant déjà pour révéler toute la lumière du pardon chrétien. Ce que j’ai compris de “l’amour des ennemis” dont parle le Christ, c’est par Christian de Chergé, parce que son témoignage n’est que don.

Quelques mots, juste(s) :

“S’il m’arrivait un jour – et ça pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était donnée à Dieu et à ce pays. (…)

J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout coeur à qui m’aurait atteint. (…)

Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l’avoir voulue tout entière pour cette joie-là, envers et malgré tout. Dans ce merci où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d’hier et d’aujourd’hui, et vous, ô amis d’ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes sœurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis ! Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je veux ce merci, et cet “à-Dieu” envisagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux.

Amen ! Inch’Allah !”

Des hommes et des dieux n’a peut-être pas eu la Palme, mais ce film nous rappelle que les moines de Tibhirine ont certainement reçu leur palme… Rien que cela devrait nous suffire.

23 mai 2010

Parthesses, Médesses, Elamitesses…

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

16 mai 2010

Jésus, chef des Uns

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

9 mai 2010

S’asseoir derrière

Filed under: Clin d'oeil — Edmond Prochain @ 15:04
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Petite distraction à la dominicale, cette semaine. Je précise quand même que j’étais à l’heure, impeccablement à l’heure, et même qu’il est rarissime que je sois obligé d’aller me carrer discrètement dans la deuxième partie de la nef. Ce qui ne m’a pas empêché de sourire en voyant que la population derrière moi avait plus que doublé pendant la première lecture. On ne refera pas nos paroisses sur ce point-là, j’en ai peur… Je connais même des curés qui ont perdu une bonne part de leur espérance dans cette bataille !

Alors voilà : je me suis presque retrouvé à fredonner du Souchon apocryphe en pleine messe (mais rassure-toi : j’ai quand même attendu d’être sorti pour m’attaquer aux couplets).

Tu verras, tu penseras à moi dimanche prochain, quand tu regarderas ta montre avant de passer le portail… ;-)

*

Refrain :

Tu verras bien, dimanche matin, fatigué,

J’irai m’asseoir sans trop me faire remarquer (hé hé…).

Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi

Assis derrière comme ça !


Couplets :

Le temps de traîner et de p’tit déjeuner,

On se retrouve à courir sur le trajet.

Evidemment qu’on est arrivés en r’tard !

Dis-moi : où on va s’asseoir ?

[Refrain]

Depuis le temps qu’on disait : « Il faut y aller ! »

Avec les enfants pas encore habillés,

J’ai eu beau crier : « En voiture, on pars ! »

Maint’nant, où on va s’asseoir ?

[Refrain]

Pourtant j’ai enfoncé l’accélérateur,

Souri aux païens dans mon rétroviseur,

En priant pour pas réveiller un radar.

Est-ce qu’y a une place quelque part ?

[Refrain]

Sur le parvis on a croisé les voisins :

Eux non plus, ils ne faisaient pas les malins.

Là, c’est sûr que le curé, il va nous voir

Quand on va aller s’asseoir…

[Refrain]

Ma femme soupire, la main dans le bénitier.

Bêtement j’essaie de relativiser :

« On aurait pu arriver à l’offertoire… »

Elle me fusille du regard…

*

Dernière chance pour ceux d’entre toi qui ne connaissent pas cette chanson (finalement assez anecdotique) qu’est “S’asseoir par terre” : ça s’écoute ici. Et maintenant, on reprend tous ensemble…!

En plus, elle aura ton visage…

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Un lendemain de 8 mai – et un 9 mai, de surcroît ! – on va dire que c’est de circonstance, alors les lectures du jour, c’est par là

Et hop : pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de fréquenter une paroisse “ordinaire” durant les trente dernières années, je conseille vivement le clic sur ce lien. Du nom au don, il n’y a qu’un pas.

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

7 mai 2010

Vers l’infini et… ?

Filed under: Indispensable (ou pas) — Edmond Prochain @ 15:34
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Vraiment de quoi aurai-je l’air ? J’entends déjà les commentaires : “Gnagnagna, toussa, trop trash, blabla…”

N’empêche… eh ben voilà : ça me fait rire. C’est tout !

Désolé.

(Merci à Vincent pour l’idée et à Fikmonskov pour la photo !)

6 mai 2010

Ta gueule et prie

Filed under: Humeur(s) — Edmond Prochain @ 11:50
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A la première remarque de ma mère sur le vocabulaire employé, je l’admettrai sans la moindre difficulté : oui, c’est vrai, je suis d’accord, tu as raison, je l’admets, il aurait été plus joli de dire “Fais silence et entre en prière”. Certes. Bon. N’empêche que si je disais “Fais silence et entre en prière”, personne ne m’écouterait et j’aurais l’air malin avec mon exhortation inaudible. D’où le “Ta gueule et prie”, qui a au moins le mérite de la couper à tout le monde (la parole). Pas con.

Là-dessus, vient une question légitime, quoique légèrement nunuche : Mais pourquoi tant de haine ? Ben, d’abord, parce que ç’en est pas (de la haine). C’est de l’amour en barre, de la vigoureuse gentillesse, de la bienveillance dans tes dents.

Ta gueule. Prie.

Pour ta prière, camembert. Et non, je ne suis pas spécialement fier de cette dernière expression. Mais ce genre de considération nous sort un peu du sujet.

Ceci est donc un coup de gueule supplémentaire, à ajouter à la liste déjà longue de mes réguliers “bashings” de cathos. En même temps, je sais que tu aimes ça, car le catholique lambda a comme caractéristique amusante – en plus d’un second degré pas toujours arrivé à maturation (c’était gratuit, comme remarque) – d’apprécier assez fort qu’on lui mette de bonnes grosses lattes dans la tronche. Un peu masos, les cathos ? Je les préfère comme ça que misos ; on n’est pas obligés de coller à tous ses clichés.

Ainsi donc, j’avais envie de dire un mot sur ce besoin compulsif chez certains (toi, lui… et moi, et moi, et moi) de remplir n’importe quel temps de prière par une logorrhée d’un intérêt tout relatif. Et vas-y que je sais pas prier, je t’en remets une couche d’intentions en tous genre, j’occupe le terrain, j’insiste lourdement sur les trucs qui me tiennent à cœur, répétons, rabâchons, et allons enfants de l’apathie : le Roi de gloire est atterré ! Enfin, j’extrapole, parce que sa miséricorde le rend certainement bien indulgent. Ce qui ne devrait pas nous dispenser non plus de réfléchir un instant à tes remplissages habituels (quand je dis “toi”, je pense “moi”, évidemment).

Note au passage (j’aurais presque pu remettre encore des parenthèses, mais ça m’aurait privé du plaisir de celle-ci) : il est normal de ne pas “réussir” à prier quand on ne prie pas. Soit dit en passant, comme ça. Poum poum poum…

Tu fais des phrases, sauf  qu’en fait c’est plutôt du bruit : Oui, non, tu vois, moi, toussa, la vie, la mort, les tracto-pelles… Tu meubles. Mais à quoi ça sert de meubler un espace si personne ne peut habiter dedans ? Et ça, c’est le rôle de la Parole, d’habiter. Si le silence est trop pesant, tu peux toujours ouvrir une Bible et la laisser occuper l’espace de ta prière. Lire, relire, ruminer. Curieusement, ça produit comme un épaississement de notre vie spirituelle, à la façon de ce blanc d’œuf qui manque de fluidité mais qui gagne une extrême légèreté dès lors qu’on le fait monter en neige.

Attention, tout de même : je ne dis pas que parler n’est pas prier. Simplement, on peut aussi prendre un temps pour écouter, ne serait-ce que parce que casser nos automatismes nous fait revenir à une profondeur qu’on n’avait plus l’habitude d’atteindre qu’en surface (oui, ceci est un paradoxe).

Ce billet s’adresse prioritairement à moi-même, mais tu as le droit de le prendre pour toi. De grâce, parfois : ta gueule et prie fais silence et entre en prière.

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