Le blogue d'Edmond Prochain

24 juin 2010

Vos histoires de dents qui grincent…

Filed under: Actu — Edmond Prochain @ 15:03
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C’est tout comme j’aime. Un article de presse tellement rempli jusqu’à la nausée d’âneries qu’on l’entend hennir braire encore longtemps après l’avoir quitté. Et ce n’est même pas la faute de la journaliste, qu’on sent la plus impartiale possible dans une affaire qui ne la passionne pas plus que ça. Elle fait le métier, elle s’acquitte des interviews de rigueur, elle pointe les creux et les bosses de l’affaire, et puis… rien. Malheureusement pour elle, c’est juste un bon sens éditorial qui manque au papier, au final : un tel article n’a pas vraiment lieu d’être, quand on prend la peine de noter le nombre d’évidences sur lequel il est assis.

Petite plongée dans un univers absurde qui est aussi le nôtre. Attention : ça pourrait vous arriver !

Comme souvent dans ces cas-là, il faut s’arrêter un instant sur le titre de l’article, qui vaut quand même son pesant de tout ce que tu veux (mais pas de cacahuètes, parce que ce serait un cliché). "Nantes : des dents grincent au foyer catholique étudiant." Brr… On sent quand même venir la sale affaire, les mains pas propres, les traces de scandale dissimulés depuis des générations. Et du coup, on se prend à imaginer ce que ça peut bien être : de la drogue cachée dans les oreillers ? des pratiques nocturnes condamnables entre étudiants ? la résurgence soudaine d’une histoire louche liée à la Déportation ? Franchement, on craint le pire. Puisque les dents grincent, c’est bien qu’il y a malaise dans la demeure… vite, vite : il faut faire toute la lumière sur cette zone sombre !

Et puis en fait, non. Mais je dois t’avouer un truc : je m’en suis un peu douté quand même… (Je suis trop fort, je sais.)

L’intro nous fait quand même monter d’un cran dans cet angoissant suspense : les étudiants s’en vont, le directeur fait aussi ses bagages et, il l’admet, "non sans amertume"… D’ailleurs, la sentence tombe, raide comme le couperet de la justice ou un col de chemise de BHL : "Les choses ne seront plus comme avant". C’est normalement le moment où l’image disparaît de l’écran dans un élégant fondu au noir, sur un mouvement de caméra qui s’éloigne pour souligner la fin d’un monde, la disparition d’une époque bénie, le début du chaos. On s’attend presque à entendre des violons – façon Vladimir Cosma – tandis que commencera à se dérouler le générique de fin. Ensuite on sortira de la salle en silence, on marchera lentement le long du trottoir, et chacun se demandera, avant de l’exprimer pour les autres, ce qu’au fond il a pensé du film. Charlotte proposera timidement d’aller quand même boire un verre, mais Daniel déclinera en disant qu’il bosse demain ; les autres suivront. On aura tous le cœur lourd et les images dramatiques de cette fin repasseront sans cesse dans nos tê… Euh… je m’égare, là, non ?!

Pardon. J’en étais où, déjà ? Ah oui : "Les choses ne seront plus comme avant". Jésus, Marie, Joseph ! miséricorde ! Continuons sans tarder la lecture de l’article, pour savoir enfin quelle malédiction s’est abattue sur la paisible résidence nantaise.

"Le Foyer catholique des étudiants à Nantes, rue du Chapeau-Rouge, 90 chambres, change de cap." Seigneur, nous y voilà ! Le voile se déchire, sur lequel était peinte l’illusion de notre bonheur… Que se passe-t-il ? la révélation approche. "L’évêque en a confié la gestion au Chemin Neuf." Sainte-Marie, mère des apôtres ! Le "Chemin Neuf", ça sonne un peut secte, ça, non ? Ce serait donc ça : les pauvres étudiants captifs du foyer catho seraient jetés en pâture à des prédateurs spirituels, comme des brebis au milieu des loups ? C’est épouvantable, c’est ignominieux, c’est effrayant… Et tandis que le papier de Ouest-France se poursuit, on voit peu à peu transparaître l’infâme objectif de l’Église (obscurantiste) à travers ses petits soldats du Chemin Neuf (sectaires) : "y réinjecter une bonne dose de religion". Tout est consommé. C’est l’apocalypse.

Ensuite, se succèdent les impressions des uns et des autres. Et les éléments tombent, les uns après les autres, à charge, tous plus accablants pour la nouvelle direction du foyer : les règles changent (insupportable), la chapelle sera rouverte (scandaleux), les garçons ne pourront plus recevoir des filles dans leur chambre (rétrograde), et inversement (fasciste), un prêtre va venir s’installer sur place (inconscient), les étudiants seront obligés de participer "une fois par mois à une soirée dédiée à la formation chrétienne" (dictatorial), etc.

Surprenant scrupule dans la narration : aucune mention d’un "virage à droite" ou même de l’utilisation du latin pour la vie courante… alors que bon, on est pas des gros naïfs non plus : on sait bien que c’est la suite du programme !

Même les étudiants déjà résidents sont obligés de repasser un entretien pour pouvoir rester. Et les recalés sont en état de choc. Pour preuve, le témoignage de cet ex-pensionnaire, qu’on devine (malgré la pudeur journalistique) au bord des larmes, tout juste tombé dans la drogue et l’alcool, tremblant et ne supportant plus le contact avec la lumière : "On n’a pas le profil. En clair, pour rester là, faut être très pratiquant." On se demande d’ailleurs pourquoi il n’a pas encore saisi la Halde, tiens… (L’émotion, sans doute.)

Comme lui, en signe de protestation vive, ils sont une quarantaine à ne même pas avoir souhaité passer l’entretien. Ah, mais sauf que ça révèle tout autre chose, ça ! Du coup, ce n’est pas le foyer qui ne veut pas d’eux… mais bien eux qui refusent la nouvelle orientation du foyer !

Parce que, soyons clairs, qu’est-ce qui est reproché ici à l’Église de Nantes ("à Nantes" ? "qui est à Nantes" ? je m’y perds un peu, en terminologie catholique française, s’cusez !), hein, qu’est-ce qui lui est reproché ? Tout simplement de faire de son foyer catholique un foyer catholique. Ouuuh… les vilaiiins ! mais quel scandale !

Je ne suis pas sur place, je ne sais pas dans quel contexte la transition s’est faite (imaginons que les changements aient été un peu brusques : ça n’aurait pas aidé à une bonne acceptation des choses), mais c’est tout de même étonnant de constater qu’une fois de plus, on aime bien les cathos surtout quand ils ne sont pas cathos… Dans une société qui aime à célébrer la différence et les particularismes culturel et/ou régionaux, il sera un jour bon de s’interroger sur ce réflexe, non ?

En attendant, pardon, mais je crois que le Vicaire général, cité à la fin de l’article, a plutôt raison quand il dit : "À mon avis les gens se sont monté la tête. C’est une communauté qui a fait ses preuves. Leur projet, j’en suis certain, correspond à une demande de jeunes étudiants."

C’est un peu comme le communiqué de l’Enseignement catholique de Paris quand il a été question de faire retirer les crucifix des salles d’examen : le bon sens, parfois, ça a du bon. Et tant pis s’il y a des dents qui grincent.

(Photo de l’article Ouest-France)
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38 Commentaires »

  1. Oui, c’était pas mal du tout. Surtout quand on voit qu’on leur demande juste d’arrêter de se culbuter dans les piaules, et d’assister à une réunion de formation. Même pas à la messe !

    Commentaire par Koz — 24 juin 2010 @ 15:16

  2. Ouais, je suis d’accord avec toi, c’est assez creux comme article mais je pense que c’est néanmoins révélateur d’un truc plus profond.

    Finalement, l’Église fait de l’Église. Rien de plus normal en définitive. Mais des jeunes partent, parce que cela ne correspondent pas à leurs recherches. D’autres vont sans doute venir.

    Mais la réaction des étudiants, en quoi est-elle différente de la réaction des parents qui demandent le baptême et qui râle parce que on leur demande de choisir un texte dans la Bible alors qu’une chanson de Francis Cabrel cela fait aussi l’affaire ?

    Je vais un peu plus loin : est-ce que l’Église fait toujours de l’Église ? Et si l’Église, par exemple l’Evêque de Nantes, avait la même discipline pour les demandes de sacrements que pour le foyer étudiant ????

    C’est vrai quoi, autant être cohérent :)

    On demande aux jeunes un minimum d’implication, sinon c’est dehors. En quoi n’est-il pas légitime de leur part de nous faire une remarque dans ce sens ?

    Alors deux poids deux mesures ou le début d’un changement plus profond ?

    On va me dire que cela n’est pas pareil c’est ça ? Que l’accès aux sacrements doit se faire, que là c’est juste une histoire de vie communautaire. Oui mais c’est peut être aussi le début d’un chemin vers le Christ non ?

    Commentaire par Marc — 24 juin 2010 @ 15:50

  3. Merci Edmond, pour nos foyers étudiants !
    Et puis je témoigne au passage : c’est vrai, véridique et vérifié, les gens qui entrent là-dedans sont malheureux, brimés, privés de droit et sectaires (À se demander comment ça se fait que les foyers soient une agence matrimoniale si efficace, ainsi qu’un vivier de prêtres et de laïques consacré(e)s impressionnant).

    Commentaire par Nicolas Proix (Communauté du Chemin Neuf) — 24 juin 2010 @ 16:29

  4. Je suis d’accord. Beaucoup de bruit pour rien… Seulement, si je me mets à la place des étudiants, je pense que je serai un peu vexée par ces histoires d’obligations (les filles ne doivent pas recevoir les garçons et vice et versa sinon exclusion etc…). Il y a un coté un peu infantilisant. (« Ce sont des règles de vie. Les parents nous confient tout de même leurs "enfants" », dit d’ailleurs la responsable du foyer).

    Un étudiant est un jeune adulte et est censé avoir acquis (ou en tout cas, doit acquérir)une certaine maturité. Si l’étudiant est motivé par le projet, il doit être aussi assez responsable pour bien se comporter. C’est donc un projet peut-être bien pour des jeunes fraichement émoulus du lycée qui ont encore besoin d’un carcan, mais je comprends tout à fait qu’il puisse faire fuir des étudiants un peu plus âgés, ceux justement qui sont dans le foyer depuis quelques années…

    Commentaire par Juhi — 24 juin 2010 @ 16:36

  5. Par contre, l’âne, on l’entend braire, pas hennir… :)))

    Commentaire par Clémence — 24 juin 2010 @ 17:10

  6. C’est pas parce que je n’interviens plus que je ne lis plus… Mais là… franchement un vrai délice cet article ! Le votre bien sur !

    Commentaire par PMB — 24 juin 2010 @ 17:13

  7. …Et dire que la fenêtre qu’on entrevoit juste à côté du panneau fut mienne pendant un moment il y a quelques années :-)
    -ce n’est pas pour autant que j’ai pu échapper à la secte du Ch9 ;-).

    Trêve de sérieux, un grand merci à l’évêque actuel de Nantes (que je n’ai pas connu, ayant quitté ma ville en 2006) pour avoir confié le foyer à de bonnes mains.
    Au moins désormais le Foyer Catholique retrouvera bien sa vocation ou du moins le sens de son nom, après que l’aumônerie du centre" qui s’y réunissait au premier étage ait été supprimée (en 2003?)(ou plutôt fusionnée avec l’aumônerie du Petit Port).

    Pour ceux qui préfèrent les "cathos pas cathos", l’argument à leur présenter est que le Chemin Neuf est œcuménique, et par conséquent, on n’est pas obligé d’être "catho" pour y être acceptés : les orthodoxes et les protestants y sont grandement les bienvenus ;-)

    Commentaire par Antoine Jalkh — 24 juin 2010 @ 17:13

  8. @ Koz : Oui, exactement ! A un moment, je m’attendais à ce qu’on nous dise qu’on exigeait d’eux une participation à des temps de prière chaque jour, à la messe, etc. Mais même pas… J’en connais qui demandent de participer à une soirée par semaine, hein ! Faut pas pousser, non plus, ils ne vont pas mourir ces petits chats.

    @ Marc : J’ai pas bien compris ce que tu expliquais… Au final, je ne saisis pas si tu dis que l’Eglise devrait davantage ouvrir l’accès au sacrements ou au contraire davantage poser de "conditions" pour donner aux gens une exigence. Du coup, j’arrive pas non plus à savoir si je suis d’accord ou pas !! :-p

    @ Juhi : Je pense effectivement que ce sont des règles qui s’adressent d’abord à des 18-20 ans. Ça a l’air infantilisant, comme ça, c’est vrai, mais j’ai des amis qui ont tenu un foyer à une époque, et sans un minimum de règles de ce type, ça devenait très rapidement n’importe quoi (je ne parle pas spécialement de la non mixité des chambres, mais de façon plus générale). Du coup, tout en continuant de trouver ça dommage de devoir le poser par écrit, j’ai du mal à être fondamentalement contre…

    @ Clémence : Rhôô… la honte !! C’est monstrueux, comme erreur ! :-D (Vite, je pars me cacher…)

    @ PMB : Ne boudons pas notre plaisir : l’article de Ouest-France se savoure également ! Dans un autre style.

    Commentaire par Edmond Prochain — 24 juin 2010 @ 17:22

  9. ahahahhh
    je me demandais quand est ce que ça viendrai sur le tapis ça !!!
    héhéhé ce fut vite fait et bien fait! ça c’est du clapet bien refermé non mais!!!

    Pour avoir été un peu plus de 2ans dans une foyer JT de la communauté du chemin neuf à Paris et pour squater assiduement ma paroisse (enfin un peu plus assidument) tenue par la communauté de l’emm’ (emmanuel =>en français dans le texte) bin j’avoue les communauté nouvelles sont de vrais sectes, tu peux pas en ressortir, t’es enfermé à double tour t’as le droit de voir personne et on te pique tout ton argent en t’obligeant (en plus) à aller à toutes sortes de sessions qui servent à rien.

    =>mode humour (au cas où certains croirais que…)

    Pourtant je pense être une fille plutôt censé, pas trop exploitable (enfin le moins possible)… et moi ce foyer bin j’me dis que c’est peut-être pas si mal que ça en fait.
    (tiens j’vais interviewer TH*** sur le sujet hihihi j’aime me la pêter en mode journaliste! hihihi)

    Merci ED’ même si je suis pas super fière que ce soit ce genre d’article pas forcément super positif pour les journalistes "nantais" ou pas d’ailleurs ;)
    en tout cas c’est une bon billet j’aime!!

    Commentaire par yayon — 24 juin 2010 @ 17:34

  10. Cet article d’OF me fait penser à un précédent, de son rival breton Le Télégramme de Brest, datant de l’an dernier me semble-t-il.

    Le journal y dénonçait la prétendue discrimination à l’embauche de certaines écoles catholiques à l’encontre de jeunes instituteurs non croyants (lesquels ont souvent passé le concours spécifique des écoles privées après avoir planté le CAPES une demi-douzaine de fois).

    En gros, on veut bien que l’Église continue à exercer certaines prestations sociales (au sens large), surtout quand son savoir-faire en la matière est antérieur (et donc supérieur) celui de l’État, mais il ne faudrait pas non plus qu’en contrepartie elle en profite pour évangéliser.

    Commentaire par Henry le Barde — 24 juin 2010 @ 17:44

  11. Excellent! Encore un article que je vais lire et relire! Merci…

    Commentaire par Isabelle — 24 juin 2010 @ 17:56

  12. Surtout, ne prévenons pas ces personnes que pour se marier à l’église, il faut suivre une préparation et qu’il en est de même pour le baptème. ça risque d’etre la goute de mousse qui fait déborder la pinte et le scandale éclatera.

    Commentaire par FX — 24 juin 2010 @ 18:56

  13. Ca fait quelques semaines que je lis ce blog et je dois avouer que c’est avec délice. Cependant, le sujet de ce billet me fait réagir.
    Je peux comprendre la réaction des étudiants de ce foyer : ils sont venu là en acceptant de suivre un règlement et avec l’arrivée de la communauté, on leur demande d’en suivre un autre avec lequel, ils ont quand même le droit de ne pas être d’accord.
    De plus, je n’ai absolument rien contre le chemin neuf, mais on peut aussi comprendre que ca ne convienne pas à tous le monde, et je ne parle pas que des Catholiques "d’occasion". Je suis catholique pratiquante, et pourtant je n’ai pas vraiment "accroché" au style chemin neuf, lors des différentes occasions que j’ai eu de découvrir cette communauté. Le chemin neuf comme les autres "communautés nouvelles" ne font pas TOUTE l’Eglise non plus, et ce n’ai pas être contre l’Eglise que de ne pas adhérer (enfin dans la tête de la journaliste peut-être que si).
    Il faut voir aussi quel but vise le foyer. Faire "des prêtres et être une agence matrimonial pour jeune catho bien" ou permettre à des jeunes de pouvoir faire des études et de se construire un avenir dans un cadre qui les aide a avancer droit, accompagnés du Christ. (Juste une petite parenthèse : certaines études ne permettent pas forcément de consacrer un soir entier par semaine à la communauté.)
    Mais je suis d’accord à 100%, au sujet de l’ignorance et la recherche de scandale de certains journalistes : c’est pas intéressant un article sur l’Eglise sans un arrière gout d’inquisition et de secret caché du vatican!
    Enfin, merci beaucoup pour ce blog.

    Commentaire par cerise — 24 juin 2010 @ 21:13

  14. non, mais ça s’arrête pas là, vous n’imaginez pas où l’intégrisme va se nicher!
    mon fils s’est inscrit à un club de natation, eh bien, il est OBLIGE d’aller nager dans de l’eau toute mouillée, avec un maillot de bain, en plus. même pas le droit de mettre une burqa (il paraît que ça ralentit) ou un bermuda (il paraît que c’est pas hygiénique); et il doit faire des nages imposées, même que.
    Et j’ai même entendu parler d’un club de foot où tu étais obligé de ne taper que dans un ballon rond: pas le choix de la forme. Et de supporter pleins d’autres joueurs à chaque entraînement, tu peux même pas venir avec des potes à toi et des chips; Et même que les équipes ne sont même pas mixtes, et ni les douches, et tu peux même pas choisir dans quel but tu veux tirer: c’est un vrai viol de conscience, à ce niveau là.

    ce pays est foutu. vivement la révolution, pour remettre tous ces gens là au pas. je vous le dis, moi, aucune règle, revenir aux sources de l’humanité non pervertie par la religion, juste la loi du plus fort, rien d’autre.

    Commentaire par do — 24 juin 2010 @ 22:05

  15. @ Cerise : D’abord, bienvenue (oui, en retard, mais avant je ne savais pas !).
    Ensuite, je ne dis pas que c’est nécessairement être contre l’Eglise de refuser ces nouvelles règles quand on avait "signé" pour d’autres, mais ça m’amuse de voir que certains semblent s’étonner qu’on mette des règles catholiques dans un foyer… catholique. S’ils ne veulent pas de ça, personne ne les retient, finalement. Et puis, même s’ils étaient là avant, à nouvelle année nouveau "contrat" pour avoir une chambre dans le foyer. Certes, les règles changent, mais de toute façon ils doivent se réengager pour l’an prochain, donc personne ne les prend au piège (il me semble).

    Ensuite, il faudrait voir jusqu’où la sensibilité du Chemin Neuf s’exprime dans le foyer, mais n’exagérons rien. Les exemples cités dans l’article montrent surtout que la nouvelle direction réinstalle un peu de la vie chrétienne qui manquait visiblement jusque là (chapelle inutilisée, pas de prêtre, pas de temps de prière ou de messe… bon, y’avait quoi alors ?!). Bien sûr, je n’ai que cet article pour en juger et c’est peut-être faux, mais en attendant voilà à quoi ça ressemble ! Je n’ai pas ressenti ces nouvelles règles comme réservées à une élite ou en vue de vocations sacerdotales.

    Enfin, ce n’est pas une soirée par semaine qui est proposée mais une soirée par mois… On ne me fera pas croire que c’est impossible. Sans compter que, les études qui prennent énormément de temps et d’énergie, en fait, j’y suis passé. Et en s’organisant bien, si c’est ce qu’on veut vraiment, je suis formel : c’est possible de prendre même un soir entier chaque semaine ! Seulement, il faut le vouloir. Ce n’est pas un mal d’avoir envie d’autre chose, ou de ne pas avoir la volonté pour, seulement ce ne serait pas une raison pour faire croire que c’est totalement impossible.

    Bref : tout ça pour dire que grâce à ce commentaire je peux affiner mon propos plus sérieusement, donc un grand merci ! :-)

    Commentaire par Edmond Prochain — 25 juin 2010 @ 0:23

  16. J’ai presque envie de dire : "vivement le prochain article mal fichu (dans le fond ou la forme, ou les deux) à propos de l’Église, qu’on rigole de nouveau !"

    Et +1 pour le commentaire de Do.

    Commentaire par Nitt — 25 juin 2010 @ 4:52

  17. @Edmond

    Ce que je veux dire c’est que cela fait longtemps que l’Église a considérablement réduit (à néant ?) les conditions de l’accès aux sacrements, donc c’est normal que les gens, ici en l’occurrence les jeunes, boude un peu maintenant que l’on fixe à nouveau des critères.

    Maintenant, si on a envie d’être cohérent, il faudrait faire cela partout. C’est paradoxal de demander aux étudiants un minimum d’investissement et a contrario de ne rien imposer du tout dans les mariages et les baptêmes.

    "je ne saisis pas si tu dis que l’Eglise devrait davantage ouvrir l’accès au sacrements ou au contraire davantage poser de « conditions » pour donner aux gens une exigence"… en fait je n’ai pas vraiment d’avis, c’est une énorme question pour moi.

    Commentaire par Marc — 25 juin 2010 @ 8:54

  18. Il a bien de la chance, Mgr James… Pourquoi ils ne viennent pas à Dijon ces braves gens ?

    Commentaire par Emmanuel Pic — 25 juin 2010 @ 9:17

  19. @edmondprochain
    Mon 2e commentaire sur ce site. Au premier j’ai manqué l’occasion d’en dire tout le bien que je pense. Charité et humour, deux valeurs qui nous manquent cruellement dans le monde. L’humour, valeur chrétienne ? C’est en tous cas, d’après Comte-Sponville, la vertu la plus importante après l’amour, vertu ultime. Alors continuez, vous n’êtes pas loin ;)

    @marc
    D’accord avec vous, avec une nuance, peut-être, dont on peut discuter…
    Durcir les conditions d’accès au mariage ne "nuit" qu’aux mariés, majeurs et vaccinés. Et de toute façon, vous le savez, le sacrement du mariage ne vaut en lui-même, malgré la cérémonie, que si un certain nombre de critères sont remplis (libre consentement éclairé, volonté de respecter les engagements du mariage, etc.)
    On peut donc effectivement reprocher à un prêtre de célébrer un mariage qu’il peut savoir nul – surtout que ça ne fera qu’engorger les tribunaux ecclésiastiques quelques années plus tard… donc sur ce point, d’accord avec vous.

    Maintenant, sur le baptême, les choses me paraissent un peu différentes. Peut-on faire porter sur les épaules du bébé l’incurie des parents ? Le sacrement du baptême sera valide même si les parents professent (ou marmonnent) le Credo sans y croire. Il n’y a pas de cause de nullité de baptême et, tant mieux car, malgré les parents, il faut toujours croire que l’Esprit puisse faire son œuvre au sein du monde et malgré le monde.

    Enfin, nombre de prêtres se sentent seuls face à ce dilemme (de mon expérience personnelle). Il n’est pas toujours facile pour eux de "refuser" une demande alors que leur hiérarchie est parfois assez ambiguë à ce sujet…

    Commentaire par Henry le Barde — 25 juin 2010 @ 10:24

  20. @Henri

    Je ne pense pas spécialement en terme canonique, cas qui sont finalement très rare au vu du nombre de sacrements célébrés en France chaque année.

    Il faut être lucide, regardons les choses en face, la très grande majorité des mariages et des baptêmes relèvent de la tradition, sans aucune démarche particulière de Foi. Je ne juge pas, je constate simplement que l’Église a fait le choix de l’accueil le plus large possible sans émettre de réserves, ni comme dans le cas des étudiants, mettre quelques impératifs.

    Alors forcément, quand un prêtre refuse le baptême d’un enfant http://www.niobium.fr/post/2009/02/24/Baptiser-moins-pour-gagner-plus cas également à Nantes, tiens tiens…)ou qu’un Diocèse demande que l’on respecte un lieu dans sa mission particulière, cela coince un peu.

    D’où la nécessité d’une grande pédagogie, mais aussi d’être lucide, car c’est un peu comme avoir un modèle du tout gratuit au payant (un peu comme si l’Eglise longtemps en P2P essayé de passer à la VOD), il va falloir du temps.

    Et il faut dans ce cas être conscient que cela oblige à avoir le même discours partout.

    Beau débat en perspective, et bcp de grincements de dents en perspectives chez les prêtres et les diacres, qui ne partagent pas tous le même avis.

    Commentaire par Marc — 25 juin 2010 @ 11:26

  21. @ Marc : On est donc bien d’accord, en fait ! (Je t’avoue que j’ai eu peur, un instant.) J’avais d’ailleurs déjà abordé le sujet pour une histoire de baptême plus ou moins refusé parce que les parents voulaient tout changer pour en faire simplement une chouette fête familiale…
    Cela dit, j’ai tendance à considérer que les choses ne sont pas exactement sur le même plan quand on parle de baptême et de mariage. Le problème dans le second cas est que beaucoup de couples le considèrent totalement comme un droit inaliénable… Le truc, c’est que c’est évidemment un droit pour tout baptisé, mais qu’on se trouve aujourd’hui en présence de baptisés qui ont la particularité nouvelle de ne pas être croyants… et en plus, de l’affirmer haut et fort, même en préparation !! Comment réagir ? comment mettre en place une vraie pédagogie sur le sujet ?
    Vaste débat, effectivement…

    @ Emmanuel Pic : Tu sais, à mon avis, pour qu’il viennent, Mgr James les a appelés… Le "Ch’neuf" n’a pas dû se pointer comme ça, tout seul. Rien ne t’empêche de les appeler aussi pour monter un foyer à Dijon, je pense.

    Commentaire par Edmond Prochain — 25 juin 2010 @ 12:33

  22. @Edmond : les choses sont identiques dans la mesure où les personnes demandent un sacrement sans aucune volonté d’engagement ou démarche de Foi.

    Même si t’as pas tort sur le plan canonique, j’ai peur que cela soit une impasse qui a déjà conduit à une énorme hypocrisie, à savoir la situation actuelle.

    Derrière cela, c’est aussi une histoire de cohérence, et cela, nous ne pourrons pas en faire l’économie.

    On va admettre n’importe quoi au nom de l’accueil, d’une lecture du droit canon, de la grâce des sacrements, pour le baptême on va avoir une rhétorique sur le fait qu’il n’est pas possible de priver l’enfant du baptême…. d’ailleurs dans la majorité des cas, on a acter cela depuis longtemps, les baptême se font en dehors de la communauté, après la messe.

    Mais en parallèle, on va avoir des exigences de fou sur les divorcés-mariés ou le baptême des adultes par exemple !

    Il ne s’agit pas d’un prêche autour d’un égalitarisme entre tous, mais d’une demande de cohérence, dans un sens ou dans un autre d’ailleurs

    Allez je vais choquer tout le monde, c’est vendredi, on se lâche : la pastorale autour du mariage et du baptême est une merde pas possible, nous sommes dans une impasse complète. Mais simplement, la baisse monstrueuse du nombre de prêtres et de diacres (la moitié des prêtres français a plus de 75 ans… je ne suis pas sûr que nous ayons conscience que nous sommes au bord d’un cataclysme sans précédent)va nous foutre au pied du mur, et nous allons être face à deux choix que résume parfaitement le Père Bernard Sesboué :

    "L’Eglise est ainsi confrontée à un grave problème dans sa pratique baptismale. Les deux excès à éviter sont clairs : une pratique multidiniste laxiste, qui prend son parti que le baptême soit donné sans que les conditions de la Foi soit vraiment remplies ; ou une pratique élitiste qui pose trop de conditions, au risque de méconnaître la piété populaire et la foi qui ne sait pas trouver de mots pour s’exprimer"

    Sauf que là où je ne suis pas d’accord, c’est que ce qu’il appelle piété populaire est sans doute aussi très souvent juste une habitude.

    [finmodegrognon]

    Commentaire par Marc — 25 juin 2010 @ 13:01

  23. @Edmond : ah et je suis pas toujours d’accord avec toi, mais là, si parfaitement d’accord avec ton article ;)

    Commentaire par Marc — 25 juin 2010 @ 13:02

  24. @edmond : merci pour ta réponse
    Pour ce qui est de la soirée par mois, j’ai confondu avec le foyer du chemin neuf de Lyon, pour lequel je m’étais renseignée au début de mes études. Désolé, c’est une mauvaise lecture. En effet une fois par mois c pas la mort.

    Commentaire par cerise — 25 juin 2010 @ 14:44

  25. @marc Je pense qu’on est d’accord (d’autant plus d’accord que nos opinions respectives ne semblent pas tranchées ;) J’adhère en particulier à la phrase du Père Sesboué et à votre bémol.

    Ces questions se posent en raison d’une certaine déchristianisation – mais la déchristianisation culturelle prend plus de temps que la déchristianisation spirituelle, ce qui explique ces "chrétiens peu ou pas croyants et non pratiquants". Jusqu’à une époque récente on ne se les posait pas. Pour avoir des débuts de réponses il faudrait peut-être se pencher sur le Ier millénaire, où l’Église a forcément été confrontée à ce problème (en période de flux comme de reflux).

    @edmond vous dites "Cela dit, j’ai tendance à considérer que les choses ne sont pas exactement sur le même plan quand on parle de baptême et de mariage. Le problème dans le second cas est que beaucoup de couples le considèrent totalement comme un droit inaliénable… " J’ai le sentiment que certains parents considèrent également qu’il existe un "droit au baptême". On achète le sacrement (ce n’est pas aussi explicite ni conscient que ça, mais on n’en est pas loin) et on s’étonne quand une fois sur mille, un prêtre le refuse (en s’appuyant par exemple sur le fait que les aînés sont baptisés mais pas catéchisés).

    Commentaire par Henry le Barde — 25 juin 2010 @ 16:30

  26. @ Henry : Oui, mais ce que je voulais dire par là, c’est cette tendance à considérer que leur propre baptême leur donnait droit à un mariage à l’église… (Cela dit, c’est vrai qu’on peut voir ça sous l’angle "leur baptême leur donne droit à celui de leur enfant"… alors, bon.)

    Commentaire par Edmond Prochain — 25 juin 2010 @ 16:38

  27. @ Edmond : tout à fait d’accord sur ce point. "Je suis baptisé donc j’ai droit au mariage chrétien". Pourtant l’idée ne viendrait à personne de dire "je suis baptisé donc j’ai droit à l’ordination" ;)

    Commentaire par Henry le Barde — 25 juin 2010 @ 16:48

  28. Et en même temps, un mariage chrétien peut parfois avoir des répercussions sur les mariés ou les invités, même si à la base ils se sont mariés plus par tradition que par foi ! Souvent, le prêtre profite d’une célébration de mariage pour faire un magnifique sermon, sur l’amour, l’engagement, la fidélité, etc. et c’est l’occasion pour nombre de personnes qui ne vont jamais à l’église d’entendre de belles et vraies choses qu’elles n’ont jamais l’habitude d’entendre, et parfois d’être étonnés pas la modernité du discours, le dynamisme du prêtre, etc. voire même de sentir interpelé et d’avoir envie de revenir à l’église…
    Je comprends tout à fait le point de vue d’Henry et Marc, moi aussi j’ai parfois de la peine quand je vois que le mariage est plus folklorique qu’autre chose, mais d’un autre côté, je me dis que Dieu est à l’oeuvre, Dieu est uni dans le couple et peut-être qu’un jour, les mariés s’en souviendront !

    Commentaire par Marie-Anne — 25 juin 2010 @ 17:19

  29. @ Marie-Anne : Oui, mais ce n’est pas pour ça que ça empêche de mettre la barre un peu plus haut lors de la préparation. Ne serait-ce que parce que c’est aussi un excellent moyen de toucher les fiancés… en les préparant bien à une pleine compréhension du sacrement et de la foi chrétienne.

    Commentaire par Edmond Prochain — 25 juin 2010 @ 17:33

  30. J’ai rencontré Mgr James quand il est passé voir notre humble paroisse perdue dans la jungle de l’agglomération creilloise, et ce mec est juste génial. Voilà, j’ai dit.

    Commentaire par Gosev — 25 juin 2010 @ 19:09

  31. Pour Emmanuel Pic : je confirme Edmond, ce n’est pas le Chemin Neuf qui a réclamé d’aller à Nantes mais bien l’évêque de Nantes qui nous a demandé de venir. Et même, j’ajouterai qu’il a dû insister… parce que prendre en main des foyers, ça réclame une certaine “main d’œuvre”, et, comme en beaucoup de lieux d’Église, « les ouvriers sont peu nombreux ». Envoyer des ouvriers plus nombreux à Nantes signifie en ôter à Lyon, Berlin ou Kinshasa.

    Quant à venir à Dijon, ce serait avec un immense plaisir. Si c’est la volonté du Seigneur, et si nous y sommes appelés, ça se fera. Pour l’instant, à ma connaissance, l’appel n’a pas encore retenti, ou alors il n’est pas arrivé dans les bonnes oreilles. Priez donc pour que ceux qui ont des oreilles entendent…

    Commentaire par Nicolas Proix — 25 juin 2010 @ 19:29

  32. @Edmond : tout à fait d’accord, la préparation au mariage se doit d’être de qualité ! Mais je pense qu’il ne faut d’autant pas la fermer aux gens peu ou pas croyants, car c’est le seul moment où l’on parle vraiment de l’engagement, de la fidélité, du don à l’autre, de l’éducation des enfants, des difficultés que l’on rencontrera, de Dieu, etc. Y a pas de préparation au mariage civil ;o)

    Commentaire par Marie-Anne — 25 juin 2010 @ 21:25

  33. Ok Marie-Anne, mais le seul soucis c’est que c’est justement sur cet argument que l’on fonde l’accueil au mariage aujourd’hui, sur le fait qu’il s’agit d’une tribune unique, sauf que si vraiment on touchait les gens, cela ferait longtemps que nous aurions plus de demande de qualité.

    Et pas juste des personnes qui recehrechent un service public.

    Commentaire par Marc — 26 juin 2010 @ 7:46

  34. D’autant que "remonter le niveau d’exigence" ne veut pas nécessairement dire refuser le mariage à des couples. Ça peut vouloir dire ça, c’est vrai et ce serait dommage de se priver au moins d’y réfléchir, mais si on commençait par relever sérieusement le niveau de la préparation en bien des endroits, on verrait peut-être déjà quelques effets…
    Mais bon : on dérive sec, quand même, là !

    Commentaire par Edmond Prochain — 26 juin 2010 @ 8:03

  35. En tout cas, merci à Ouest-France pour ce petit moment de détente, et +2 pour le commentaire de Do.

    Commentaire par François — 26 juin 2010 @ 12:49

  36. "en les préparant bien à une pleine compréhension du sacrement et de la foi chrétienne."… y a kekchose qui me gène dans cette formulation…
    ne serait-ce pas plutôt "les préparer à entrer pleinement dans le mystère du sacrement et de la foi chrétienne"?
    a ce propos Simone Weil a de belles citations sur le sujet: "la foi, c’est l’expérience que l’intelligence est éclairée par l’amour"; "l’intelligencene peut jamais pénétrer le mystère, mais elle peut et peut seule rendre compte de la convenance des mots qui l’expriment. Pour cete usage, elle doit être plus aigüe,plus perçante, plus précise, plus rigoureuse et plus exigeante que pour tout autre."

    Commentaire par fr PLM — 29 juin 2010 @ 8:46

  37. @ fr PLM : Le problème, c’est qu’on ne comprendra jamais (sur terre) pleinement un sacrement, c’est ça ? Je n’étais pas spécialement heureux du raccourci, je m’en souviens, mais j’ai écrit ça quand même parce qu’il fallait que je me dépêche un peu. Disons que ce que je voulais dire, c’était surtout l’idée qu’il fallait les préparer à pleinement prendre conscience que le mariage était un sacrement, et ainsi les aider à entrer dans son mystère tout en approfondissant leur découverte de la foi chrétienne… Mais bon, répondant à un catholique, je me suis permis un raccourci en me doutant qu’il comprendrait ce que je voulais dire.

    Commentaire par Edmond Prochain — 29 juin 2010 @ 10:19

  38. Voilà que je découvre ce blog, par hasard. Tout d’abords, félicitation à Edmond! En effet, ce blog pourra intéresser bien des gens, lassés (peut être) par trop de discours indigestes ou de styles trops sévères. Je ne veut bien sur pas dire que ton écriture est légère mais bien moderne, vraie et accessible. Je crois que l’église (en général) doit, si elle veut survivre, s’adapter à la société. Il est donc primordial de se remettre en question, d’évoluer et, plus concrètement, d’avoir un discours qui parle aux gens, un discours qui ne serait pas rédigé en vieux Français quoi… :)
    Je voulais juste donner mon point de vue par rapport aux sacrements, même s’il n’intéresse peut être que moi… Il est vrai que le mariage religieux a beaucoup perdu d’importance aux yeux de beaucoup de gens. Devenu une tradition ou une évidence à laquelle on ne réfléchi pas, il n’est pas râre de voir des couples se marier à l’église juste parceque leurs parents l’on fait, parceque cela se fait, parceque cela fait partie du "pack mariage". Je pense aussi que, si il y’a qql années le mariage religieux servait à "s’unir devant Dieu" ou à "avoir Dieu comme témoin" maintenant il sert à "porter une robe de princesse" (je cite) ou se faire des batailles de riz. Par contre, le baptême…. S’il est vrai que le baptême est "victime" du même phénomène, le premier intéressé dans ce cas n’est pas l’adulte mais l’enfant baptisé. Et souvent, cet enfant n’est pas en âge de penser ou de se rendre compte de quoi que ce soit. Donc, si on veut éviter à tout prix les "baptêmes par simple tradition" il faudrait atendre que l’enfant soit en âge de décider de lui même (Mwouais… Bof. Pour ma part, je suis pour le baptême en bas âge). Il me semble donc, que le baptême, même s’il est demandé par des parents gravitant à mille lieues de la foi, est une bonne chose pour l’enfant baptisé (comme dit plus haut, c’est finalement lui le 1er intéressé). En effet, par ce sacrement, on lui donne la possibilité de commencer l’apprentissage de sa vie Chrétienne. Après, on peut lui laisser le choix de continuer ou non, de faire sa communion, profession de foi, confirmation ou non. Mais au moins, il aura eu le premier sacrement, le baptême, la "porte d’accès" à la vie Chrétienne.
    Par la suite bien sur, (communion, mariage…) je pense qu’il est important de se poser la question suivante : "pourquoi je ferais cela?" Si la réponse est : "ben… pourquoi pas? Chais pas moi…" Alors le mieux est, en effet, de ne pas le faire… Un mariage (pour en revenir à ce sacrement cité à plusieurs reprises) n’est pas nécessairement râté si les futurs mariés ne mettent pas le pied dans une église. Le plus important est de toujours agir selon ses propres convictions.

    Commentaire par Nico — 6 août 2010 @ 2:34


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