Le blogue d'Edmond Prochain

11 janvier 2011

Introduction au Véritivisme

Filed under: Tout-venant — Edmond Prochain @ 22:11
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Je m’autorise une entorse à la thématique catholique de ce blogue, mais c’est pour la bonne cause. Il était temps en effet de donner à cet espace d’expression la dimension philosophique qu’il mérite. C’est pourquoi je suis heureux de révéler aujourd’hui au monde le texte qui suit : véritable manifeste d’intelligence, de ceux qui peuvent changer à jamais l’humanité. Il s’agit de la thèse de philosophie du Pr Jean-Philémon Pule. Je précise toutefois que ce texte, qui croupissait jusqu’ici au fond d’un tiroir (où, dit-on, il fait trop noir), n’est que la validation de thèses dont l’intuition initiale (et géniale) revient à mon ami Spag – lequel vient de devenir papa, ce qui n’a rien à voir mais méritait toutefois d’être signalé.

(N.B. Je présente mes plus plates et sincères excuses à toutes ces boîtes d’aspirine qui vont dérouiller grave durant la lecture de cet article. Désolé, les filles ! D’autant que c’est quand même un peu long, ces conneries…)

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LE VÉRITIVISME,

UNE PHILOSOPHIE POUR LE XXIe SIÈCLE

« In vino veritas »

(adage populaire)

Introduction fondamentale

De mémoire d’humanité, la recherche de la vérité s’est toujours trouvée au cœur des interrogations les plus profondes, à la source des querelles les plus vives, à la racine des cheveux ; en somme : dans tous les esprits. Quel homme n’a pas rêvé d’acquérir parfaite connaissance, et par là même de se trouver à jamais à l’abri du besoin ? Qui n’a jamais été plongé dans un scepticisme abyssal au moment de choisir entre différentes informations contradictoires ? Cent mille manifestants selon la police, deux millions selon les syndicats ; victoire indiscutable selon Bordeaux, défaite inexplicable selon le PSG… les exemples sont nombreux, voire préoccupants. Et la vérité, dans tout ça ?

Quand le désir profond d’infini inscrit en l’homme se heurte au mur de l’expérience et de sa finitude, deux solutions semblent s’offrir à celui qui s’épuise dans sa quête d’absolu. D’une part, le dogmatisme le plus strict : en adhérant à un système extérieur, il exorcise son angoisse et se plonge tout entier dans une vérité, qu’il juge « convenable » ; ainsi, quoi qu’il arrive, « il a raison », étant devenu son unique référentiel fiable. D’autre part, le relativisme absolu, par lequel il choisit de douter de tout et de remettre en cause de façon permanente toute vérité qui se présente à lui. On a longtemps cru que ces deux voies étaient les seules. A tort : il en existe une autre.

Un des principaux problèmes rencontré par toute recherche de la vérité est la conception même de celle-ci, toujours envisagée comme une réalité à l’intérieur de laquelle il faut entrer. L’innovation consiste donc à partir d’une posture toute différente : considérer que la vérité est une donnée naturelle et se situer au-dessus d’elle. Cette attitude inédite constitue le fondement du véritivisme.

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I. Une philosophie nouvelle, stable et ouverte sur le monde

1) Les précurseurs

La première occurrence du terme « véritivisme » a été enregistrée en France, en 2005, et cette date correspond approximativement à celle d’une première définition cohérente du concept. Pour autant, on ne saurait conclure trop hâtivement que le véritivisme est né ex nihilo cette année-là. De nombreux prémices peuvent en effet être notés dans les siècles passés, avec il est vrai des apparitions de plus en plus fréquentes au cours du XXe siècle (notamment avec de nombreux humoristes, qui savaient semble-t-il ressentir cet état d’esprit grandissant).

Pour cette étude, nous avons choisi de nous arrêter sur un exemple des plus intéressants, l’une des premières manifestations évidentes de véritivisme. « On ne médisait point, chez nous, on constatait, dans l’affliction, les défauts d’un caractère. » L’auteur de cette phrase pourra surprendre : il s’agit de Jean-Paul Sartre. Il est intéressant de noter que c’est chez un philosophe français qu’on retrouve si tôt une telle annonce du véritivisme ; cette doctrine a montré depuis son enracinement profond dans la culture hexagonale.

Mais prêtons attention à cette sentence. A première vue, il s’agit d’une grossière hypocrisie… Pourtant, il suffit de lire ces quelques mots pour saisir que l’auteur y opère en réalité une exhibition de sa propre médisance, doublée de lâcheté. Voilà le véritivisme !

2) Fondements du véritivisme

L’étymologie du terme reste relativement obscure. La plupart des spécialistes s’accordent à dire qu’il s’agirait de l’association des mots latins « veritas » (la vérité) et « vis » (la force) ; il s’agirait donc, à l’instar de la « vis comica », d’une sorte de « force dans la vérité » ou de « force sur la vérité ». Nous nous devons pourtant de signaler que d’autres experts affirment que la finale –visme serait en réalité une dérivation d’un autre mot latin : « via » (la route, le chemin). Mais cette nuance ne remet heureusement pas en cause le sens global dégagé du terme.

Se situer au-dessus de la vérité. Cette posture ne s’envisage certes pas de façon désinvolte : elle implique au contraire un large effort sur soi-même, afin de l’intégrer pleinement. Ainsi, le véritiviste peut révéler toute la mesure de sa maîtrise et de son courage social et intellectuel. Le lâche dit : « Veritas ? Quid est veritas ? Potes mihi dicere ? » (« Tu me fais rire, toi, à me parler de vérité ! D’abord, c’est quoi la vérité, hein ? Vas-y, puisque tu es si malin : explique-moi ! » – Ponce Pilate), l’homme qui use de véritivisme dit : « Arrête ton char… »

Il ne s’agit en effet pas seulement de « dire la vérité » ; cela n’aurait aucun sens. Il faut en réalité montrer la vérité. Le véritivisme est donc l’acceptation entière du doute lié à la vérité. « Je sais que je ne sais rien », disait Socrate, mais il aurait voulu en conclure un peu trop rapidement qu’en vertu de cette première connaissance son savoir était grand. Faux ! « N’est stupide que la stupidité » réplique Forrest Gump : attitude fondamentalement véritiviste.

3) Intégration dans la relation à autrui

« En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. » Cette formule restée célèbre est l’exemple parfait de la posture véritiviste face à soi-même. Seul, il ne suffit pas de se mettre en avant ; le dénigrement de l’autre est fondamental, pourvu que celui-ci soit tempéré par une ironie qui ne manque pas d’en retourner subtilement les effets. Très subtil, ce travail sur soi doit néanmoins être proscrit en présence d’autrui, car il présente un danger trop grand pour la bonne tenue des lunettes ou du nez de celui qui en use.

A aucun moment il ne faut oublier que « si la vérité blesse, c’est la faute de la vérité » (Nicolas Sarkozy). Le véritiviste va donc user de franchise, mais d’une franchise teintée de prudence. Il ne dira pas : « Tu es un poids pour moi », mais : « Tu es sensiblement un poids pour moi. » Ainsi, l’autre saura accepter le reproche avec mesure, sans le rejeter pour son caractère exclusif.

Le véritivisme n’a pas à se soucier d’être dans le vrai, puisqu’il l’est par essence : au-dessus de la vérité, donc les pieds légèrement dedans.

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II. Un système élaboré et englobant

1) Face aux contingences du réel

Le grand adversaire du véritivisme, c’est la vie. La vie qui  ne cesse de se ramifier, de complexifier le réel. L’existence est un frein à la vérité, en tant qu’elle semble ne jamais vouloir cesser de la fuir. « Est-ce que la vérité n’a pas dix-sept enveloppes comme les oignons ? » s’interrogeait Paul Claudel. Eh bien oui ; et c’est à cause de cela qu’il apparaît nécessaire d’élaborer une nouvelle façon de penser à la fois la vie et la vérité, afin de les réconcilier enfin.

Jules Renard, pris d’une intuition saisissante, a un jour écrit : « Il ne faut pas dire toute la vérité, mais il ne faut dire que la vérité. » L’aphorisme suffirait à ranger l’auteur parmi les plus éminents précurseurs du véritivisme, tant il y expose toute la complexité de l’attitude véritiviste. L’important est de tenir compte du monde extérieur, afin d’adapter de façon adéquate son intériorité et préparer les mots du dedans à sortir dehors. Au début de l’initiation, cela peut mettre plusieurs heures à chaque fois, mais après quelques temps de pratique, l’opération devient instinctive (donc plus efficace).

2) Le vrai : entre peur et fascination

A quoi bon être véritiviste si le monde change ? Cette question, fréquemment posée, mérite qu’on lui accorde notre attention. Afin de l’éclairer, prenons un exemple imagé.

Un chat souhaite jouer à dérouler une pelote de laine ; c’est son plaisir, et il n’aspire qu’à le satisfaire chaque fois qu’il en a l’occasion. Se présente une pelote (bleue, par exemple). Hélas pour le chat, apparaît au même instant une seconde pelote (rouge). La première se trouve sur un petit îlot au milieu d’une piscine ; la seconde dans un coffre posé au centre d’un champ de braises ardentes. Laquelle choisira-t-il ? Seule l’attitude véritiviste peut lui permettre de résoudre ce problème et d’accéder ainsi au bonheur.

Gandhi n’a pas hésité une seconde avant de dire que « la vérité est dure comme le diamant et fragile comme la fleur de pêcher », mais Julien Green lui a aussitôt répondu : « Si la vérité ne vous enivre pas, n’en parlez point. » Lequel des deux est le plus proche du véritivisme ? Aucun, bien sûr ! Ils se situent dans une tentative d’appréhension de la vérité, au lieu de chercher à simplement la percevoir de façon systématique.

3) Le dépassement de la vérité

« Le  langage de la vérité est simple » (Sénèque). Pour l’atteindre, il faudrait alors accepter de renoncer à la comprendre. Voilà bien un paradoxe de la vérité : on ne peut la connaître qu’en abandonnant l’idée de la posséder… Le véritivisme vient faire éclater cette frontière artificielle en proposant de se faire instrument de la vérité ; ne plus vouloir ni l’avoir, ni la savoir, ni la prévoir, ni même la concevoir.

Le philosophe véritiviste ne se situe pas en recherche, il attend simplement la manifestation. Il ne désire rien, il accepte tout. C’est de cette façon qu’il fait preuve de force d’esprit : en atteignant des sphères de sagesses jusqu’ici interdites aux hommes. Dans une situation donnée, il choisit de regarder la vie comme matière en mouvement : il appréhende le réel et en laisse surgir de lui-même une nouvelle forme de sincérité. C’est pourquoi il fait rire souvent, car il déconcerte ; mais, au fond, chacun admire son courage et la force de son caractère.

Le véritivisme n’est donc jamais l’expression de la vérité : il est une victoire sur celle-ci.

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III. Inéluctabilité d’un courant de pensée essentiel

1) Nécessité d’une « nouvelle donne »

C’est bien face au silence de la vérité que s’est imposé le besoin de faire table rase de tout courant de pensée antérieur pour parvenir à élaborer une nouvelle conception des choses. La pensée, dans son évolution au cours des siècles à travers la philosophie, s’est finalement trouvée dans une aporie complète. Peu importe la façon qu’on a de l’aborder, la vérité résiste. Certains l’ont tout de même finalement bien compris, qui se sont exclamés : « La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité (y compris celle-ci). » Heureux visionnaires, ayant pris le nom de Shadoks.

Napoléon Bonaparte lui-même avait bien compris toute l’ambiguïté dont est porteur cet obscur objet de toutes les convoitises intellectuelles (« Le moyen d’être cru est de rendre la vérité incroyable. »). Bien après lui, fort heureusement, des hommes se sont élevés pour faire triompher l’intelligence.

Ne nous y trompons pas : c’est effectivement en rupture avec des siècles de philosophie que se pose le véritivisme. Et ce n’est pas la moindre de ses qualités.

2) Une méthode actuelle et immédiatement applicable

Il est évidemment entendu que nul ne peut être véritiviste de sa seule volonté ; la doctrine implique un apprentissage qui, s’il n’est pas nécessairement long, est toujours contraignant. La rupture n’est jamais simple – ceux qui ont un jour quitté le foyer familial en savent quelque chose. Mais surtout, l’ironie des railleurs (ceux qui n’ont rien compris : ce sont souvent les gens qui ne sont pas de notre avis) est la plus dure à supporter ; « la vérité est ailleurs », osent-ils prétendre. C’est face à eux qu’il faut enfin faire preuve de courage pour affirmer que la vérité est ici, et que par le véritivisme nous sommes capables de la vaincre, de la dépasser et de trouver pleine satisfaction intellectuelle.

Par « immédiatement », nous ne voulons pas dire que la méthode est en quelque sorte instantanée… En réalité, cela signifie qu’elle se passe de médium, quel qu’il soit. Le véritivisme n’implique l’intervention d’aucun tiers, il est avant tout une attitude intérieure et personnelle. C’est seul qu’on peut le comprendre, seul qu’on peut y parvenir. Toute opération extérieure est au mieux inutile, au pire vouée à l’échec.

3) Le véritivisme à l’épreuve du temps

Depuis sa conception, le véritivisme semble être promis à une belle expansion. A tel point qu’en paraphrasant Émile Zola l’on pourrait prétendre : « Le véritivisme est en marche et rien ne l’arrêtera. »

Le défi de l’avenir est un beau défi qui s’offre à lui, et nul doute que les générations futures sauront apprécier ce combat dors et déjà engagé entre la philosophie nouvelle et les ruines de l’ancienne vérité. S’il serait présomptueux de prédire aujourd’hui l’issue de cette lutte acharnée, nous nourrissons les plus grands espoirs (dans une grande confiance sereine) pour le véritivisme.

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Conclusion définitive

Le véritivisme est porteur d’un élan nouveau, qu’il faudrait être fou pour ne pas vouloir embrasser tout entier. Il se pose aujourd’hui comme la solution à des siècles d’errance psychologique et philosophique – solution au sens propre, puisqu’il ne se contente pas de résoudre ces problèmes : il les dissous littéralement pour les rendre tout à fait autres.

Ce qui est nouveau choque toujours, il n’est donc pas étonnant que le véritivisme dérange encore tant à l’heure actuelle dans les milieux intellectuels. Pourtant, déjà, la vérité vacille, le doute se trouble, les certitudes s’effondrent et le relatif prend un goût d’absolu. Mettons donc tous un pied sur la vérité ; soumettons-la, affirmons-nous : la pensée ne reculera plus, car le temps est venu de faire entrer l’humanité dans une nouvelle ère.

L’homo sapiens a vécu ; vive l’homo veritivus !

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33 commentaires »

  1. Excellent…!

    Commentaire par Darth Manu — 11 janvier 2011 @ 22:28

  2. Gné ? (je relirai ça demain, il fera jour…)

    Commentaire par Laurence — 11 janvier 2011 @ 22:49

  3. [...] This post was mentioned on Twitter by Emmanuel Navarre, Edmond Prochain. Edmond Prochain said: Causons philo. Ou pas. Ou quand même. Faut voir. "Introduction au Véritivisme" http://bit.ly/hS28wV [blogue - surchauffe] [...]

    Ping par Tweets that mention Introduction au Véritivisme « Le blogue d'Edmond Prochain -- Topsy.com — 11 janvier 2011 @ 22:49

  4. Gné pareil! J’ai pas tout compris!

    Commentaire par Bloblog — 11 janvier 2011 @ 23:38

  5. « A quoi bon être véritiviste si le monde change ? » Voilà en effet la vraie question que je me posais encore ce matin…

    Commentaire par Yves — 11 janvier 2011 @ 23:48

  6. j’aurais au moins appris que les oignons ont 17 enveloppes!
    mais est-ce bien vrai?
    je m’en vais de ce pas les compter.

    Commentaire par do — 12 janvier 2011 @ 1:28

  7. Edmond, bravo pour tes traductions latines qui collent au texte, tes exemples concrets qui puisent dans nos racines (ah…les Shadoks), tes références -tous les Courants Philosophiques Vraiment- , enfin! quelqu’un qui parle Vrai !
    De la philo même pour les filles, quoi ;-)

    Commentaire par corine — 12 janvier 2011 @ 7:59

  8. [...] http://edmondprochain.wordpress.com/2011/01/11/introduction-au-veritivisme/ Cette entrée a été publiée dans Au fil des jours. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. ← L’étincelle LikeBe the first to like this post. [...]

    Ping par Coin philo | au bord de mon chemin — 12 janvier 2011 @ 8:05

  9. En tant que professeur, certes pas de philo mais ça passera quand même, je dirai « bonne dissertation, qui survole parfois le sujet au lieu de mettre les pieds dedans » et 1/2 point en moins pour « d’ores et déjà » (3 de III) et « il les dissout » (ccl définitive). A la louche, je mets donc un 17,5, ou bien 11,5… attends, je vais corriger les autres avant de mettre une note !

    Commentaire par Bd — 12 janvier 2011 @ 10:47

  10. Vais me coucher moins bête ce soir, enfin si j’arrive à dormir ! C’était philosophiquement divertissant.

    Mais je suis, depuis ma lecture, tiraillé par 4 questions :
    -Jean Philémon Pule est-il parent de Yahvé Tréfroah ?
    -Est-ce bien là toute la vérité sur le véritivisme, Edmond ? (je la cherche encore, n’aurais-je rien compris ?)
    -Est-ce que le véritivisme blesse plus que la vérité ?
    -Et pour en revenir au pasteur de nos moutons, est-ce que Jésus lorsqu’il disait « en Vérité je vous le dis », faisait à l’instar de M. Jourdain et de sa prose, du veritivisme « sans qu’il n’en susse rien » ?

    Commentaire par MD — 12 janvier 2011 @ 12:52

  11. Bien que ce blog soit souvent pour moi source d’émerveillement, je tiens à dire que ce texte est une parodie de ce qu’est le philosophie. J’aimerais savoir où est l’amour de la sagesse dans cette théorie prétentieuse qui fait passer Socrate pour un crétin? S’il prétend faire fi de l’Histoire de la philosophie, c’est sûrement parce qu’il a eu la flemme de lire les auteurs qui ont construit la pensée. Il n’y rien de nouveau dans cette « dissertation », si n’est un terme qui désigne un mouvement mort né: celui du véritivisme.
    De plus, cataloguer des citations n’est qu’un écran de fumer pour masquer le manque de logique.

    Commentaire par Pierre — 12 janvier 2011 @ 13:37

  12. NON c’est formidable en fait! Je viens de fonder le mouvement des « tombé-sur-le-cul-après-une-lecture-qui-a-changé-ma-vie ». C’est une cellule psychologique efficace. Le choc de cette lecture est si grand que beaucoup risque de mal le vivre. Je n’ai qu’une chose à dire: piouf!

    Commentaire par Pierre — 12 janvier 2011 @ 13:53

  13. @ Corine : Comme je l’ai déjà dit ailleurs, « les filles » dans l’intro s’adresse aux boîtes d’aspirine. Faut suivre, un peu !

    @ Bd : Eh, oh ! Tu veux que je colle des notes à tes commentaires, toi ? :-p

    @ Pierre : « je tiens à dire que ce texte est une parodie de ce qu’est le philosophie »… Oui, c’est bien. Je vois que certains comprennent vite ! ;-)
    Je suis fort marri d’avoir été démasqué… Qu’est-ce qui t’as mis la puce à l’oreille, au juste ?

    Commentaire par Edmond Prochain — 12 janvier 2011 @ 15:28

  14. Tout peut donc se vérifier : avec mon moteur de recherche, « véritivisme » donne deux résultats, liés à ce blog… Jean-Paul Sartre ? En 2005 ?…
    Mais ce qui me laisse le plus profondément songeuse, après la (re-re-re)lecture (mais sans aspirine) de cet article, c’est ceci :
    – vu le nombre d’informations que tu touitte, que tu fayces sur Book, tes commentaires sur les blogs amis, tes méditations sur les Ecritures (pour les BD du dimanche), tes propres billets (dont celui-ci qui n’a pas dû s’écrire en une heure, je suppose),
    – vu aussi ton travail de journaliste qui doit quand même prendre un certain temps plein (mais j’avoue que je ne connais pas vos horaires en France, à part les 35h, RTT, grèves et toussa..)
    – vu que j’espère que tu as une vie normale à côté de tout cela…
    => le fond de mon interrogation songeuse est celui-ci : en vérité, en vérité, combien d’heures dors-tu par semaine ?…

    Commentaire par Cath+ — 12 janvier 2011 @ 15:28

  15. je dis pas ça pour toute la philosophie, mais quoique, il faut dire ce qui est, c’est quand même un petit peu chiant à lire, ta claviorrhée. Euh. Pas qu’un peu, même. ;)

    et comme dirait Scholtus, qui s’ennuie encore plus que moi dans certains verbiages: « La seule chose qu’en définitive j’ai du mal à pardonner aux hommes d’Eglise mes frères, c’est de retarder cette naissance (un grand style) par leurs bavardages et la façon qu’ils ont de charrier des vocables définitivement morts ». « Le silence enfin, pour que s’interrompent le rabâchage religieux, le ressassement des formules, des phrases, des paraphrases qui ne servent qu’à rassurer ceux qui les prononcent et leur faire oublier à quel océan d’incompréhension et d’indifférence elles sont vouées » (petit christianisme d’insolence, le chapitre sur l’allégresse de la langue)

    Commentaire par David — 12 janvier 2011 @ 15:49

  16. Toujours été un peu mauvaise élève…je me venge maintenant ;-)

    Commentaire par corine — 12 janvier 2011 @ 15:55

  17. ça ne change rien à toute l’affection que j’ai pour toi, et ton sens de l’allusion. Il me manque sans doute des références et des heures de sommeil. ;) bises Edmond

    Commentaire par David — 12 janvier 2011 @ 16:06

  18. (quand on sait que j’en suis à me marrer d’ un « ;) » on comprend ma réticence à toute littérature plus conséquente!) (rhamais put… je ris d’un smiley, pauvre de moi)

    Commentaire par David — 12 janvier 2011 @ 16:08

  19. J’ai tout lu. Faut que je recommence, quand j’aurai le temps.
    En revanche, j’ai une question qui n’a rien, mais alors rien à voir avec le sujet : visiblement, d’après WordPress, on n’est blogueur que si l’on possède un compte WordPress.
    De deux choses l’une : soit WordPress élargit très vite cette définition pour le moins exclusive, soit je n’aime pas cet article, puisque « qui ne dit rien n’aime pas » !

    Commentaire par Vianney — 12 janvier 2011 @ 20:20

  20. Merci Edmond. J’ai enfin trouvé un sens à ma vie.

    Commentaire par Sanglier intrépide — 12 janvier 2011 @ 21:31

  21. @Edmond.
    Tu portes mal ton pseudo. Chaque fois que j’ai plus ou moins à faire à toi tu es décevant.
    Bientôt sur les « Grosses têtes »! Nouvelle émission des catho qui ont le melon.

    Commentaire par Pierre — 13 janvier 2011 @ 11:29

  22. @Pierre: Respirez un grand coup, comptez jusqu’à trente, relisez calmement le billet, et vous réaliserez peut-être que ce texte est à lire entièrement au second degré. Le style ampoulé, les références sans queue ni tête, la problèmatique invraisemblable, c’est effectivement une parodie de ce qu’est la philosophie, mais c’est délibéré. C’est de l’h-u-m-o-u-r… ;)

    Commentaire par Darth Manu — 13 janvier 2011 @ 13:37

  23. Dans ton introduction tu parle de defaite pour PSG et Victoire pour Bordeaux. C’est quoi cette prise de position complètement foireuse des l’introduction.Regarde le classement de cette année.

    Ensuite tu présentes 2 solutions et tu dis qu’on a longtemps pensé que c’était les seules,alors que la aussi c’est faut : pendant longtemps (dans les proces du moyen age surtout) on a pensé que la vérité était détenu par le plus fort (celui qui gagnait le combat) ou encore comme dans certain comité bioéthique dans certain pays, la vérité est détenue par la majorité lors du vote final.

    Effectivement, le véritivisme commence bien en France vers 2005 : date vers laquel JCVD (grand philosophe du 20eme Sciecle) a commencé à parler (sa thèse sur Jésus ou il explique pourquoi les personnes a cette époque ont pensé qu’il était bon de tuer Jésus : http://www.youtube.com/watch?v=MA957fe6h3k)

    Plus tard tu va siter pilate et le comparer à un lache alors qu’en fait, pas du tout : on se trouve juste dans un dialogue entre 2 pers dont un juif (répondre à une question par une question : cf Rabbi jacob) »es tu le roi des juif ? tu le dit de toi meme ou parce que quelqu’un te l’a dit ? (…) qu’est ce que la vérité ?

    Ton exemple imagé du chat et de ses pelotes de laine rouge et bleue ne peut etre pris : en effet un chat ne voit pas les couleur telque nous les voyons et donc ne réagira pas de manière humaine d’autant plus que s’il est pas trop con, il ne choisira ni l’une ni l’autre)

    Dans ta conclusion, tu ose dire que ce qui est nouveau choque toujours. Ce qui est faux, on a des tas d’exemples d’invention qui ont de suite fonctionner sans pour autant choquer quelqu’un.

    Enfin à la fin, tu as mis que l’homo sapiens a vécu alors qu’en fait il continue de vivre : sapiens est un mot latin qui désigne l’intelligence, la sagesse voir même dans certain cas, la prudence.
    Bref, copie à revoir !!!!

    Pendant qu’on blablate sur tous ça, mardi, la congregation pour la cause des saint a approuvé le miracle nécessaire pour poursuivre la procédure de béatification de JP2. Il ne manque plus que la signature de Benoit 16. Mais bon, ça visiblement, tous le monde s’en fout !!!

    Commentaire par FX — 13 janvier 2011 @ 14:32

  24. - « Pour l’atteindre, il faudrait alors accepter de renoncer à la comprendre. » C’est étrange, d’ordinaire, cette phrase est un leitmotiv de la gente masculine pour se rassurer face à la complexité de la psychologie féminine… Ou en tous cas la version à l’indicatif, je l’admets humblement.

    – « Il ne désire rien, il accepte tout. » Woooh, dis donc, les adeptes du yoga sont donc de fieffés véritivistes !

    – « Au-dessus de la vérité, donc les pieds légèrement dedans. » Comme le touriste dans sa barque au-dessus de l’eau azurée, devant qui se profilent les plages de sable fin et blond, les cocotiers et les palmiers propices à la suspension de hamacs pour une sieste au bord de l’océan, ou comme celui qui a – encore – marché dedans. Pourtant on n’arrête pas de lui dire de regarder où il met les pieds.

    – Forest Gump, Sarkozy, les Shadoks, tu as les plus belles, porteuses et profondes références qui soient. Chapeau bas.
    Au fait, je cherche une pompe à air pour regonfler l’univers, si tu as ça en stock quelque part, où si tu en trouves une, je suis preneuse.

    – Jules Renard a paraphrasé Coluche, qui disait quelque chose comme « la sincérité c’est pas de dire tout ce qu’on pense, c’est de penser tout ce qu’on dit ». Ces grands auteurs, on les croit géniaux jusqu’au jour où on voit qu’ils ont tout pompé ailleurs ! (Tiens, pompé, pompé… ça me rappelle un truc, mais quoi ?)

    – Débutant encore dans l’art subtil du véritivisme, j’hésite entre deux solutions pour le chat : où bien il plonge dans la piscine pour saisir la pelote bleue, et profite de la vapeur qui se forme autour de son poil mouillé lorsqu’il approche les braises pour, au moyen d’un habile système de poulies et d’un nœud de chaise dans la-dite pelote bleue, passer par-dessus le champ de brandons, ouvrir le coffre et récupérer la seconde pelote avant de commencer à roussir, ou bien, il sirote un rhum-coca en attendant l’apparition d’une pelote verte facile d’accès.
    Un spécialiste pourrait-il m’éclairer ?

    Je te vois arriver de loin avec tes gros yeux et ta grosse voix pour me dire que j’ai dépassé le nombre de caractères autorisé depuis le début du deuxième paragraphe, je vais donc m’arrêter là.
    Mais pour une fois c’est toi qui a commencé, et en plus j’avais pas été aussi bavarde chez toi depuis très longtemps.

    Et bravo j’ai bien ri. Sans aspirine.
    Oui je file.

    Commentaire par Nitt — 13 janvier 2011 @ 15:40

  25. La vache ça n’avait pas l’air si long dans la boîte d’envoi !
    Toutes mes confuses !

    Commentaire par Nitt — 13 janvier 2011 @ 15:41

  26. @ Pierre : Je suis profondément désolé si je me révèle décevant. Humanité, finitude, caractère, toussa…
    Cela dit, pardon, mais je ne suis pas sûr que débarquer pour me dire sans rire (ou alors en le cachant extrêmement bien) qu’un billet au second degré est une parodie de philosophie, une théorie fumeuse ou un écran de fumée pour masquer un manque de logique soit la bonne façon de me rendre agréable et délicat en retrour. In fine, je ne suis même pas certain que la personne qui agirait ainsi soit ensuite bien placée pour me dire que j’ai le melon ou que je porte mal mon pseudo sous prétexte que je la vanne un peu, et même pas méchamment…
    Parce que, bon, faut pas pousser : où est-il écrit que les commentateurs seraient les seuls autorisés à m’en envoyer dans la tronche (droit que je ne leur refuse même pas, soit dit en passant) sans que je dispose pour ma part de celui de leur renvoyer la balle ?

    Commentaire par Edmond Prochain — 13 janvier 2011 @ 17:37

  27. Personnellement, et principalement en ce qui me concerne moi-même, je dis : Bravo ! Et je suis bien d’accord avec Nitt.

    Commentaire par François — 13 janvier 2011 @ 18:24

  28. L’avantage de la chose, c’est que vous apportez une réponse à l’une des mes interrogations. Le « Véritivisme » peut blesser ! Donc l’adage était faux : il n’y a pas que la vérité.
    Moins sérieusement, les amoureux de la Sagesse (et ses amants)devraient parfois prendre un peu moins de recul sur les choses, histoire de réussir à distinguer encore un peu l’humour.
    En tout état de cause, on sait maintenant que l’on peut en envoyer plein la tronche du tenancier !

    Commentaire par MD — 13 janvier 2011 @ 19:47

  29. Mea culpa, je me suis rendu ridicule.
    En réalité je me suis aperçu trop tard de l’humour de cette théorie. Un peu susceptible, j’ai sorti les grands mots. Mille pardons.
    Mais, (car il y a un mais, qui ne dénature en aucun cas ma sincérité) je tiens à dire pour ma défense que le nombre de théories fumeuses est si grand, que j’en viens à ne plus discerner les cons des moins cons.
    Dans mes commentaires, il est visible que je fais parti de la première catégorie, mais je tiens à passer dans la deuxième.
    Car à défaut de comprendre la subtilité du second degré dans ma première lecture sur le véritivisme, je comprends qu’avant de dénigrer le travail de certains il faut faire preuve de bienveillance pour accueillir la vérité la vrai. Celle qui n’intéresse personne.
    C’est parce que ce constat m’alarme, que je bondis lorsque je crois voir un imposteur prétentieux.

    Commentaire par Pierre — 14 janvier 2011 @ 18:09

  30. @ Pierre : Eh bien ce dernier commentaire a au moins le mérite d’être une preuve d’intelligence ! Et une vraie. :-)

    Commentaire par Edmond Prochain — 14 janvier 2011 @ 23:43

  31. Un grand coup de chapeau à Pierre ! (mais non, ça ne fait pas mal ! :) ) Un bel exemple que je prends pour moi…

    Commentaire par Vianney — 17 janvier 2011 @ 8:47

  32. Un autre grand coup de chapeau à Pierre ! ça c’est un coup de maitre et une véritable avancée… et pas forcément dans le véritivisme ? plutôt dans la vérite. J’admire.
    D’ailleurs, pour ma part, j’avais tellement bien tout compris dès l’introduction (!? ben, oui, quoi !? z’êtes jaloux ?), que j’étais passée direct à la conclusion.
    Mais, j’avais avalé de travers la féminine boite d’aspirine…
    Ah, parce qu’il ne fallait pas les avaler avec la boite, les aspirines ??? Ah bon, j’avais pas tout compris ?

    Commentaire par Rose-marie — 17 janvier 2011 @ 14:22

  33. Edmond, tu es très fort ! Moi qui passe mes journée à faire de la Philo, j’ai eu du mal à distinguer si je lisais un jugement farceur sur la posture qu’adopte l’époque actuelle vis-à-vis de la vérité, ou simplement une grosse plaisanterie sur toute forme de Philosophie cherchant à soumettre la Vérité à son système… ^^
    Et alors, sur un plan méthodologique, chapeau : y’a pas un énorme sophisme tueur de bonne philosophie que tu n’ai utilisé pour servir ta démonstration implacable et rationnellement aussi forte qu’un aphorisme du professeur Shadoko !
    « Pour faire une passoire laissant passer l’eau et retenant les pâtes, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit inférieur au diamètre des pâtes et supérieur au diamètre de l’eau.
    Pour faire une passoire laissant passer les pâtes et retenant l’eau, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit inférieur au diamètre de l’eau et supérieur au diamètre des pâtes »
    Sans compter, mais cela a déjà été relevé, la très grande pertinence et profondeur des auteurs que tu cites !
    Vraiment, c’est une perle de philosophie !
    Mais, s’il te plaît, fait en sorte que mes élèves ne lisent jamais un truc pareil… Il seraient capable de m’en ressortir quelque chose dans leurs copies…

    Commentaire par C.S. Indhal — 6 février 2011 @ 18:44


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