Le blogue d'Edmond Prochain

22 août 2011

Aux Quatre Vents

Filed under: Actu — Edmond Prochain @ 8:21
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Il y a l’image que les télés retiendront ; sans doute pour les bêtisiers, d’ailleurs. Un vieux monsieur habillé de blanc, pas très aimé et donc cible idéale des railleries, décoiffé par une bourrasque et soudain privé de son drôle de petit chapeau. La calotte qui met les voiles, devant un million et demi de spectateurs et en direct sur de nombreuses télévisions. C’est du bon, ça, coco : ce drôle d’oiseau balayé, on en rira de bon cœur. Ce n’est même pas la première fois que ça arrive, mais ça illustre bien un certain goût du ridicule : il faut être inconscient ou avoir un sacré sens de l’humour pour porter ce genre de petite galette sur le crâne…

De toute façon, les merles n’ont jamais aimé les hirondelles. Mais qu’ils se moquent : elles s’en moquent ! Les hirondelles sont libres, même quand elles ont été peu à peu défaites par trop de printemps.

Il y aura donc le souvenir de cette calotte qui vole, comme celui d’autres clichés tout aussi amusants. Et puis voilà. Sauf que les télés auront bien raison : la tempête qui dérobe le chapeau du pape, c’est bel et bien l’image qu’il faudra retenir de ces JMJ de Madrid 2011.

Peut-être pas pour les esprits chagrins qui se seront concentrés exclusivement sur la fausse polémique du coût (on attend d’ailleurs que la presse relaie avec tant d’empressement les bénéfices aujourd’hui réestimés des JMJ… pour rire). Peut-être pas non plus pour les participants (eux rapporteront, je l’espère, plutôt le visage du Christ dans leurs souvenirs – qu’ils l’aient aperçu au coin du chemin de croix, au passage de l’adoration eucharistique ou au détour d’une confession), mais je n’oserai pas me prononcer en leur nom : je n’en étais pas. A l’été 2011, durant les Journées mondiales de la jeunesse, je me rappellerai surtout avoir été en vacances, et n’avoir suivi que de loin le rassemblement. Alors je me contenterai de parler pour ceux qui n’y étaient pas et n’auront fait, comme moi, que voir quelques images éparses de la joie madrilène. Pour ces JMJistes par écran interposé, l’image, la grande image, celle qui restera, c’est bien celle que les télés retiendront. Mais pas pour les mêmes raisons.

Du vieillard secoué par le vent au point d’en être décoiffé, on ne retiendra pas la trajectoire de la calotte. Seules les feuilles mortes l’auront suivie. On retiendra l’homme, tenant droit dans le vent et la pluie sur l’aérodrome – si bien nommé ! – de Cuatro Vientos. L’image aurait pu être l’anodin cliché d’un bêtisier, elle est au contraire emblématique, voire prophétique : c’est le symbole absolu d’un pontificat décidément fait pour déjouer les pronostics et tenir bon dans les tempêtes.

Avec Benoît XVI, les catholiques ont pris ces dernières années quelques bonnes rafales de vent. Inutile de les énumérer de nouveau ; sans doute en prendront-ils encore quelques unes. Sans doute verront-ils encore s’envoler quelques coiffes et seront-ils encore secoués de quelques embruns. Et puis voilà : leur pape aura tenu droit, ils tiendront bien. Mieux encore : leur pape aura doucement souri, ils sauront bien s’inspirer de cette philosophie-là et faire contre mauvaise fortune bonne espérance.

Aux quatre vents, debout… les tempêtes ne sont jamais aussi tonitruantes que le calme qui leur succède. A la proue du navire, non pas un chef (pour le chrétien, nul autre chef que le Christ), mais bien un capitaine, dont la présence ne galvanise peut-être pas l’équipage, mais rassure et affermis. “Affermis dans la foi”, c’était d’ailleurs le thème de ces JMJ. (Comme quoi… la météo a parfois des airs étonnamment célestes.) Il suffisait de revoir le capitaine, un peu plus tard, la tempête passée, le discours enfin achevé, se mettre au premier rang d’un temps de prière face au Saint-Sacrement, dans un silence comme on n’en fait plus nulle part ailleurs…

Le rendez-vous de ce pape n’est pas avec les médias, il est avec l’histoire. Le rendez-vous de l’Eglise n’est pas avec le monde, il est avec le ciel. D’ici là, vaille que vaille, malgré l’orage, on s’accrochera à la foi, à l’espérance et à la charité. Et, si possible, surtout à la charité. Elle, elle ne s’envolera pas.

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[P.S. Comme expliqué dans ce billet : je suis en vacances... et très, très peu connecté. Du coup, soyez sages dans les commentaires et soyez patients avec moi : je reviens bientôt.]

14 août 2011

Prends pitié… de qui ?

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 8:01
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là (ou en Mt. 15, 21-28)…

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

13 août 2011

Mt. 19, 13-15 : Pour qu’il leur impose les mains

Filed under: Mais dites... — Edmond Prochain @ 8:00
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Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le “supplément prière” du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras.

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Mt. 19, 13-15

On présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement.
Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. »
Il leur imposa les mains, puis il partit de là.

*

Pour qu’il leur impose les mains

En écartant “vivement” les enfants qu’on veut amener au Christ, les disciples les privent d’un bien considérable : celui de se laisser toucher par Jésus. Surtout si l’on se rappelle que l’imposition des mains signifie pour l’Église le don de l’Esprit Saint ! De quel droit pourrait-on en priver quelqu’un ? Bien sûr, on imagine aisément que les disciples ne cherchaient qu’à préserver la tranquillité du Seigneur… Mais lui est venu apporter le Royaume d’abord aux plus petits, même s’ils viennent perturber la tranquillité des croyants “installés”. L’Esprit ne peut se refuser à celui qui le réclame. Au contraire : Jésus nous rappelle qu’il nous faut avoir suffisamment de simplicité de cœur pour demander sa grâce à la façon des enfants, sans timidité ni relâche.

12 août 2011

Mt. 19,3-12 : Celui qui peut comprendre

Filed under: Mais dites... — Edmond Prochain @ 6:28
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Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le “supplément prière” du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras.

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Mt. 19,3-12

Des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu l’Écriture ? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme,
et il leur dit : ‘Voilà pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. ‘
A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la séparation ? »
Jésus leur répond : « C’est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.
Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – pour en épouser une autre, il est adultère. »
Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, il n’y a pas intérêt à se marier. »
Il leur répondit : « Ce n’est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l’a révélée.
Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

*

“Celui qui peut comprendre”

Le célibat “à cause du Royaume des cieux” est un mystère qu’il nous faut accepter de ne pas comprendre. Ceux qui le peuvent sont ceux “à qui Dieu l’a révélé” ; révélation forcément intime et profonde. Mais le fait que certains soient choisis ne signifie pas que les autres sont exclus. Dieu appelle chacun selon ce qui est bon pour lui. Le Christ lui-même adapte la radicalité de son discours à ses interlocuteurs. Aux pharisiens qui l’interrogent sur la répudiation, il rappelle l’indissolubilité du mariage. Ce n’est qu’à ses disciples qu’il propose ensuite de décaler leur regard pour contempler une autre radicalité de vie, celle du célibat. Et Jésus prend encore la peine de bien différencier ceux qui ne “peuvent pas” se marier de ceux qui décident de ne pas le faire. Ce faisant, il fait du célibat pour le Royaume une vocation à part entière, non un pis-aller.

11 août 2011

Mt. 18, 21-35 ; 19,1 : Jusqu’à sept fois ?

Filed under: Mais dites... — Edmond Prochain @ 7:29
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Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le “supplément prière” du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras.

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Mt. 18, 21-35 ; 19,1

Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. ‘
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette ! ‘
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai. ‘
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? ‘
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait tout remboursé.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »
Jésus acheva ainsi son discours, puis il s’éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.

*

“Jusqu’à sept fois ?”

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le bon Pierre est déjà très généreux ! Combien d’entre nous pardonneraient sept fois de suite sans déjà perdre patience ? Pourtant, la réponse du Christ se situe dans une démesure encore plus grande : “Soixante-dix fois sept fois”… C’est la mesure divine, qui se situe toujours au-delà de notre propre mesure : la vraie générosité, c’est d’être “plus généreux” ; le véritable amour, c’est d’aimer chaque jour davantage.

10 août 2011

Jn. 12, 24-26 : Il reste seul

Filed under: Mais dites... — Edmond Prochain @ 8:00
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Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le “supplément prière” du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras.

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Jn. 12, 24-26

Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples : “Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit.
Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.”

*

“Il reste seul”

Est-il si évident que le refus de la mort ait pour conséquence la solitude ? Mais voilà révélé le sens de la vie véritable : elle est relation et don de soi. Ce n’est pas d’abord à un martyre de sang que le Christ nous appelle. La seule chose qu’il attend vraiment de notre part, c’est que nous mourions à nous-mêmes. Aimer sa vie et la préserver n’est pas une mauvaise chose, mais la garder jalousement pour soi, voilà ce qui peut vraiment perdre un homme. Comme une graine, notre cœur est invité à faire mourir en lui tout égoïsme en brisant ses enveloppes d’individualisme, d’autosatisfaction, etc. Sa vraie nature ne se déploie qu’en s’ouvrant à l’autre, en se donnant à lui.

9 août 2011

Mt. 18, 1-14 : Qui donc est le plus grand ? … Ne laissera-t-il pas ?…

Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le “supplément prière” du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Les commentaires ne portent pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras. Par ailleurs, le texte retenu pour aujourd’hui n’est pas celui de la Mémoire de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, mais celui de la liturgie “ordinaire”.

*

Mt. 18, 1-14

Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara :
« Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c’est moi qu’il accueille.
Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on l’engloutisse en pleine mer. Malheureux le monde qui entraîne au péché par le scandale ! Il est fatal que le scandale arrive, mais malheureux celui par qui arrive le scandale !
Si ta main ou ton pied t’entraîne au péché, coupe-le et jette-le loin de toi. Il vaut mieux pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou boiteux, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel. Et si ton oeil t’entraîne au péché, arrache-le et jette-le loin de toi. Il vaut mieux pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

*

“Qui donc est le plus grand ?”

Nous comparer les uns aux autres est une mauvaise habitude dans laquelle nous tombons encore bien souvent… Parfois même, la comparaison se fait de façon plus pernicieuse : ce n’est pas tant qu’on veut se voir “plus grand”, c’est plutôt qu’on s’obstine à se considérer “plus petit” qu’un autre. Et si nous laissions tomber cette question toxique une bonne fois pour toutes ?

“Ne laissera-t-il pas…”

Soyons sérieux : le berger qui abandonne tout son troupeau dans la montagne pour une seule brebis est plutôt un inconscient… voire un véritable fou ! Pourquoi alors le Christ présente-t-il son geste comme l’évidence même ? Parce que la prudence de Dieu n’est pas la nôtre, et qu’une seule vie est trop précieuse à ses yeux pour être perdue. Sans compter que, sur la croix, c’est le berger lui-même qui s’est mis en péril !…

8 août 2011

Mt. 17, 22-27 : Eviter d’être une occasion de chute

Filed under: Mais dites... — Edmond Prochain @ 9:50
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A la demande du mensuel Il est vivant, j’ai accepté de signer quelques petites méditations sur les évangiles de cette semaine. Jusqu’ici, ce sont des prêtres et des consacrés qui ont toujours écrit ces brefs commentaires : j’ai donc l’honneur étonnant d’être le premier laïc ordinaire à griffonner ces très courts (et fort modestes) textes, qui ont été intégrés dans le “Supplément prière” du magazine. Et l’équipe a bien voulu me laisser les reproduire ici aussi.

C’est une micro-expérience étonnante que de se plonger au cœur d’une semaine liturgique et de “gratter” la Parole de Dieu dans l’espoir d’y trouver une ou deux pistes pour aider des personnes à prier ou à méditer. Je n’aurai pas l’inélégance de me prendre pour un exégète, même pas la prétention d’avoir produit des interprétations indiscutables. Mais si ça pouvait aider un peu quelques personnes, alors pourquoi pas… Pour ma part, j’ai trouvé cet exercice très enrichissant.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras (c’est le concept adopté par Il est vivant pour ses méditation quotidiennes – et, soit dit en passant, je trouve ça super intéressant, car ça peut ouvrir d’autres perspectives).

*

Mt. 17, 22-27

Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ;
ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés.
Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »
Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ? »
Pierre lui répondit : « Sur les autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres.
Mais il faut éviter d’être pour les gens une occasion de chute : va donc jusqu’au lac, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi. »

*

“Eviter d’être une occasion de chute”

Toujours cette préoccupation de l’exemplarité, chez le Christ… La règle qu’on lui présente aurait beau être abusive, il aurait beau ne pas avoir à s’y soumettre, les conséquences négatives d’une opposition de sa part seraient bien plus graves que de se plier à la loi. Même pour montrer qui il est réellement, Jésus ne veut pas risquer de choquer les petits. Par là, il rappelle que le commandement de l’amour du prochain est “semblable” à celui du respect dû à Dieu. Personne ne peut se croire au-dessus de cette loi.

7 août 2011

Les pieds sur l’eau

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 8:38
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là (ou en Mt. 14, 22-33)…

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

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