Le blogue d'Edmond Prochain

30 octobre 2011

Les petits devant ?

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 9:32
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là (ou en Mt. 23, 1-12)…

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi). L’album Les Disciples est désormais disponible en librairie.

23 octobre 2011

Ce serait pas un peu délayé, tout ça ?

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 20:39
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Bon dimanche ?! Les lectures du jour, c’était par là (ou en Mt. 22, 34-40)…

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi). L’album Les Disciples est désormais disponible en librairie.

9 octobre 2011

Prophétiquement incorrect

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 9:48
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là (ou en Mt. 22, 1-14)…

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi). L’album Les Disciples est désormais disponible en librairie.

6 octobre 2011

Traditore, traditore

Ceux qui me suivent sur Twitter ou Facebook ont probablement vu passer cet article en début de semaine, dans lequel on apprend (effaré, d’ailleurs) qu’Hachette a commis une nouvelle traduction (“revue”) des aventures du Club des Cinq. Traduire, c’est trahir ; certaines fois davantage que d’autres… et là, on est dedans.

Quand on a comme moi un penchant inavouable pour la littérature populaire, qu’Enid Blyton fait partie d’un panthéon très particulier où figure également en bonne place Paul Féval fils (auteur du très largement – quoique justement – sous-estimé D’Artagnan contre Cyrano de Bergerac), que Fantômas côtoie Fantômette, mais aussi James Bond, Zorro, Alice Roy (mais était-ce Nancy Drew ?) ou encore ce Docteur March qui n’a jamais été docteur dans les tréfonds de phrases comme je n’en avais plus écrit sur ce blogue d’aussi mal barrées depuis bien longtemps, quand tout ça (donc), on ne peut que ressentir une blessure profonde à cette nouvelle. Profondément profonde, même – c’est dire.

Blessure profonde, dis-je, parce que le Club des Cinq est peut-être l’un des plus magnifiques exemples d’une traduction-adaptation (oserai-je parler d’inculturation ?) finement menée dans la littérature enfantine en France. Tout était fait pour servir l’œuvre en la rendant proche de ses nouveaux lecteurs sans jamais trahir l’original. Si on excepte évidemment les épisodes réécrits par la suite et toutes les déclinaisons déjà en circulation.

Et me voilà à imaginer que les moules à gaufres qui ont osé ce sacrilège s’en prennent demain à l’évangile. Pour l’adapter à un lectorat en perte vertigineuse de vocabulaire et de motivation, s’ils se mettaient à le dépecer à grands coups de simplifications excessives, reformulations hasardeuses, émasculations grammaticales, vulgarités linguistiques et banalités destinées à anéantir le moindre risque de choquer, le tout sous une épaisse couche de bons sentiments qui collent aux fesses doigts…

Du chapitre 2 de l’évangile selon saint Luc, par exemple, que resterait-il ? Pas grand chose, sans doute. Et d’ailleurs, pour que les éditeurs ne se donnent pas ce mal, j’ai décidé de me lancer moi-même dans l’exercice de caviardage massif. Bien entendu, avec une considérable mauvaise foi. (Mais sinon, ça n’aurait pas eu d’intérêt.) Voici donc ce chapitre, tout au présent, en langage courant et dans un vocabulaire limité, politiquement impeccable, sans allusions à la religion et remis dans le contexte contemporain. Mais je laisse quand même les titres de sections et les numéros de versets tels qu’ils figurent dans la traduction pour la liturgie, histoire d’aider chacun à se repérer un minimum.

Le résultat ? Peu amène

*

Évangile selon saint Luc (traduction revue)

- Chapitre 2 -

(Naissance de Jésus et visite des bergers)

(1) Il y a un truc obligatoire qui est publié par le chef Auguste, et qui dit qu’il faut que tout le monde aille dire qu’il existe dans la ville de sa famille. (2) (3) Alors tout le monde obéit.

(4) Du coup, José s’en va de Quimper en Bretagne (c’est là qu’il habite) vers Montpellier, vu qu’il est originaire de là. (5) Et il amène avec lui sa femme Marie, sachant qu’elle attend un bébé. (6) Et puis il se trouve que quand il arrive à Montpellier, Marie sent que leur fils ne va pas tarder à naître. (7) Et ça arrive, alors le bébé devient l’aîné de la famille. On l’habille et on le fait dormir dans un petit lit bien confortable, parce que tout le monde est vraiment sympa avec eux et on se bat pour les accueillir.

(8) Pas loin de là, il y a des écolos qui dorment à la belle étoile. (9) Mais d’un coup il y en a un qui reçoit un SMS (10) qui dit : « T’inkt, lol !!! (11) C just pr te dir k ya tro 1 star ki é né pa loin ! (12) Fo tro k tu viN le voir mdr !!! » (13) Et alors tous leurs portables se mettent à faire de la lumière et à sonner avec (14) une musique qu’on chante à la messe à Noël en sonnerie.

(15) Du coup, tous les écolos se disent qu’ils vont quand même aller voir ce qui se passe, histoire de voir un peu. (16) Heureusement, comme ils ont un GPS, ils trouvent super vite la maternité et ils voient le bébé. (17) Après ça ils racontent à tous leurs amis ce qu’ils ont vu, (18) mais tout le monde trouve ça normal et pas trop étonnant.

(19) Et pendant ce temps là, Marie elle fait de la méditation spirituelle dans son cœur en pensant à tout ce qui se passe. (20)

(Circoncision de Jésus)

(21) Huit jours plus tard, on emmène le bébé à la clinique où un docteur spécialiste ne lui fait rien du tout et surtout pas mal. Et comme ça fait déjà huit jours qu’on l’appelle le bébé, on décide qu’on va plutôt l’appeler Jésus, parce que ses parents ont rêvé avant qu’il fallait l’appeler comme ça.

(Présentation de Jésus au temple et rencontres prophétiques)

(22) Un peu plus tard, c’est le moment de le montrer à la mairie parce que (23) la loi dit que tous les garçons qui sont des aînés nés en premier dans une famille doivent être montrés à la mairie. (24) Et puis il y a aussi une tradition qui oblige aussi à apporter avec deux pigeons ou bien deux moineaux à la place. Sauf que personne ne fait du mal aux petits oiseaux : on les relâche plutôt et ils sont très heureux de s’envoler dans la liberté.

(25) A la mairie, il y a un vieux monsieur très honnête et cool qui est en super connexion spirituelle (26) et qui sait qu’il ne va pas mourir tant qu’il n’a pas vu ce bébé Jésus-là justement. (27) Quand les parents arrivent pour faire les formalités qu’il faut faire, (28) il prend le bébé dans ses bras et il se met à dire tout content : (29) «  Voilà, c’est bon, je vais pouvoir mourir vu que je suis quand même très vieux et que c’est normal à mon âge qu’un jour on s’en aille. (30) En plus, j’ai vu la star que j’avais vraiment très envie de voir et ça c’est cool. » (31) (32)

(33) Mais le papa et la maman du bébé, ils ne comprennent pas tout. (34) Alors le vieux leur dit : « Ce bébé, il va être un super révolutionnaire. (35) Et en plus, il va faire de toi une maman trop contente. »

(36) Après ça, ils croisent encore une autre vieille qui leur raconte aussi des histoires bizarres. (37) (38)

(Enfance de Jésus)

(39) Et puis ensuite ils retournent en Bretagne à Quimper.

(40) Et le petit garçon, il se met à prendre de l’âge et des tailles de vêtements, parce qu’il a quand même du bol.

(Jésus au Temple chez son Père)

(41) (42) (43) (44) (45) (46) (47) (48) (49) (50) (51) (52) En tout cas, une chose est sûre et certaine : il n’a jamais fugué. Jamais.

2 octobre 2011

Une bonne parabole, c’est d’abord un angle…

Filed under: Bédés — Edmond Prochain @ 22:40
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Bon dimanche… même s’il est presque terminé ! Les lectures du jour, c’était par là (ou en Mt. 21, 33-43)…

(A noter tout de même que les pharisiens ne sont pas bien malins : le prophète Nathan avait déjà fait pratiquement le même coup au roi David, et ils n’ont quand même rien vu venir !)

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi). L’album Les Disciples est désormais disponible en librairie.

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