Le blogue d'Edmond Prochain

11 septembre 2012

Eloge du chemin le moins efficace

Filed under: De rien — Edmond Prochain @ 10:48
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Un collègue bien intentionné m’a gentiment expliqué l’autre jour que le trajet que je prenais pour arriver au bureau le matin était : 1. complètement con, 2. plus long que le sien, 3. tu comprends parce que bon voilà quoi. (Ne rayez pas la mention inutile, tout y était.) Ce propos liminaire a été suivi d’une démonstration rigoureuse destinée à montrer qu’en adoptant sa technique, je pouvais à la fois gagner du temps et moins me fatiguer. En pratique, descendre une station de métro plus loin permettrait d’avoir moins à marcher ensuite, et permettrait un coquet gain de temps estimé à 30 grosses secondes. L’affaire est, il est vrai, séduisante ; aussi, je me tâte.

Mais il y a malgré tout des arguments que je place dans la balance et qui n’auront – j’en ai peur – strictement aucun impact sur mon interlocuteur. Sur le chemin que j’emprunte donc tous les jours, accélérant de la façon la plus inconséquente qui soit l’usure inéluctable de mes semelles et perdant là un temps précieux, il y a des odeurs qui trainent et me réjouissent les narines. Il y a aussi deux kiosques à journaux devant lesquels j’aime flâner et, parfois, gaspiller un peu plus de temps et quelques euros pour acheter un journal ou un magazine que je n’ouvrirai pas avant le soir (voire le lendemain), mais dont la seule possession me remplit d’une satisfaction aussi infime qu’exquise. Il y a aussi ce feu de circulation où, bien souvent, l’on voit s’arrêter des petites filles qui tiennent la main de leur maman et des petits garçons qui cherchent à leur échapper. Une fois, sur ce chemin si malheureusement trop long, une feuille morte s’est effrontément posée sur la tête ; une autre, j’ai croisé une bulle de savon sans savoir d’où elle pouvait provenir. J’ai aussi failli être percuté par une trottinette de collégien en retard (j’en ai souri). Il y a des devantures qui me mettent à chaque fois les mêmes chansons stupides dans la tête, dont je mettrai plusieurs heures à me débarrasser. Deux fleuristes scandent à leur façon le passage des saisons, par petites touches bleues, jaunes, roses, et luxuriances de verts.

Je concèderai toutefois que l’autre chemin – soit précisé en passant, bien que je n’y passe pas, la seule idée de l’existence d’un autre chemin, plus court, est l’une des réjouissances du mien – croise la boulangerie, ce qui m’oblige à prolonger encore ma marche les matins où l’envie se fait sentir de commencer ma journée avec un croissant, un pain au chocolat ou une brioche. Et même si ce « suffixe pédestre » n’est pas la partie la plus agréable de la route, il a ce goût délicieux du léger effort supplémentaire qui fait mériter le réconfort viennoisé.

Mais surtout, surtout : rien ne me déprime plus que les choses efficaces.

J’y peux rien, je suis comme ça : il y en a pour qui l’importance et la performance sont des valeurs sûres. Je n’aime rien tant que le dérisoire. La possibilité d’une discussion sur les avantages comparés d’un chemin et d’un autre est plaisante, mais que ce débat puisse être tranché par un argument tel que : « Mon chemin est le plus rapide » (sous entendu : « C’est moi qui pisse le plus loin ») serait l’une des nouvelles les plus déprimantes de cette journée. Je n’ose y croire.

C’est un peu comme ma nouvelle paroisse, au fond. L’église est moche (sauf si on apprécie le style blockhaus, évidemment), le curé est vieux, il a des manies agaçantes, il me semble qu’il raconte tout de même pas mal de conneries dans ses homélies, l’assemblée est morne, les cantiques datés, l’animatrice des chants entonne tout d’une voix de tête qui transgresse régulièrement les limites de la justesse, certaines célébrations basculent par moments dans une sorte de léger n’importe quoi liturgique, les annonces sont trop longues, les enfants crient et les grands-mères râlent trop fort contre eux. Bref, la paroisse d’à côté présente bien des avantages et je prierais certainement plus en y allant à la messe. Mais prierais-je mieux ? j’ai la prétention d’en douter.

De même qu’il y a quelque chose dans le chemin le plus long qui s’offre à moi pour m’émerveiller chaque jour, il y a quelque chose dans la paroisse la plus rude que je peux offrir à Dieu. Car tout ce qui pourrait me ravir vient de lui, il n’y a que mon énervement qui vienne de moi ; alors je peux lui faire cadeau de ces irritations passagères que je choisis de mettre de côté pour me tourner vers lui. Mes impatiences contre sa Passion : pourquoi  pas ? Je peux lui donner de recevoir avec humilité et simplicité cette paroisse imparfaite qui est la mienne. Parce qu’à sa façon – plus lente, moins immédiatement satisfaisante – c’est moi qu’elle fait grandir, par petites touches insoupçonnables.

Je ne suis pas quelqu’un de très efficace, mais ce n’est déjà pas si mal.

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29 commentaires »

  1. On croirait lire mon paternel. Sauf que lui, en plus, descend justement une station plus tard que tout le monde, POUR perdre du temps :D

    Commentaire par Fikmonskov — 11 septembre 2012 @ 11:11

  2. et il répondit, convaincu: « n’empêche que mon chemin est plus rapide. »

    (et sinon, je te love, avec des billets pareils, hein)

    Commentaire par David — 11 septembre 2012 @ 11:16

  3. @ Fik : Ton père est quelqu’un de bien. C’est même à se demander comment il s’y est pris, du coup, pour rater à ce point ton éducation.

    @ David : Oui, c’est à peu près ce qu’il a répondu quand j’ai essayé de lui expliquer. Mais bon, hein, les goûts, les couleurs, la nature, toussa…

    Commentaire par Edmond Prochain — 11 septembre 2012 @ 11:28

  4. N’empêche que ton trajet reste le plus rapide et le plus respectueux des articulations. Certifié de la part de quelqu’un qui pense comme ça en permanence : http://xkcd.com/85/

    Commentaire par Poussah — 11 septembre 2012 @ 11:36

  5. Bon, ok, c’est mal, je ne fréquente pas ma paroisse géographique… Je vous raconte pas le regard que ceux qui s’en offusquent (plus d’ailleurs pour des raisons de ratio heure du réveil / temps de trajet / durée de la messe toussa) me lancent quand je leur explique que c’est parce que le trajet est plus joli et me mets le coeur en joie que je préfère aller à la paroisse d’à côté !
    N’empêche que mon chemin est plus beau !

    Commentaire par Mad — 11 septembre 2012 @ 11:44

  6. ben, t’es bien courageux! franchement, j’admire! parce que moi, alors, pour rien au monde ,je ne me farcirait dans un grande ville une paroisse où tout m’énerve (même si je suis prête à accepter bien des choses en voyage, et même, il y a des fois où ça ne m’énerve pas…) déjà que je ronge sérieusement mon frein depuis des années à la paroisse où je vais presque tous mes dimanches de vacances, parce qu’il y a un pot de fleurs sur l’autel en guise de cierge, et des assiettes à soupe en guise de patènes, et que les intentions de prière sont débiles (désolée) à force d’être uniquement terre-à-terre (un peu, c’est bien, trop, c’est trop, et toutes les intentions, c’est beaucoup trop! ex: c’est gentil de prier pour que les vacanciers dorment bien la nuit, mais pourquoi ne pas prier aussi pour les vocations, alors que l’évangile y invitait, dans un diocèse qui en manque cruellement, et où il y a beaucoup de vacanciers, qui doivent se lever tôt le matin pour aller à la messe, si vraiment ils y tiennent?), les chants… toujours la même vieille dame ( bon c’est moins grave… évidemment, c’est pas très beau, mais bon, ça ne va pas me mettre au bord de l’apoplexie). Alors, supporter pis que cela toute l’année, bénévolement, puisque tu aurais facilement les moyens de trouver mieux… chapeau! au moins, tu contribues à faire survivre cette paroisse, je pense!
    bon, sinon, moi, comme je suis TOUJOURS à la bourre( c’est de nature, je crois…), j’ai tendance à chercher justement le chemin le plus court, même à qqs secondes près… mais bon, les autres, font ce qu’ils veulent (sauf s’ils viennent se plaindre que c’est bien long, de faire ceci ou cela, ça leur a pris plein de temps, sont fatigués, etc. là, non, mais, je peux pas m’empêcher!!!)

    Commentaire par C.C. — 11 septembre 2012 @ 12:48

  7. Ok Edmond pour le billet! Mais sinon concernant la paroisse faut pas être radical dans l’autre sens hein! Très bien si aller dans cette paroisse te permets de te construire petit à petit une légitimité et l’aider à au moins liturgiquement progresser vers une messe catholique en apportant ce que tu es! Mais sinon le bon Dieu nous demande pas d’être maso et si tous ces petits défauts te gênent dans la durée, il sera tout à fait légitime de trouver une paroisse dans laquelle tu sera aussi porté. Car désolé mais c’est bilatéral! Une paroisse c’est une communauté que tu nourris de ta présence mais qui te nourrit aussi! Alors sauf si tu discernes un appel particulier à rester dans ta paroisse actuelle pour ta croissance spirituelle ce qui semble être le cas à la lecture de ton billet , t’interdire d’éventuellement en changer n’a rien à voir avec la lutte contre l’efficacité! :-) C’est plutôt je pense une tendance à l’esprit de contradiction qui n’est pas forcément un défaut d’ailleurs, çà peut permettre d’éviter la pensée unique catholique! :-)

    Commentaire par Blogblog — 11 septembre 2012 @ 12:54

  8. En même temps, personne n’a parlé de s’obliger à y aller ou y rester. Juste de savoir aussi prendre ce qu’il peut y avoir de bon, en passant par dessus de petites choses pas si essentielles que ça, au fond…
    Je vais même vous dire : il y a des trucs dont je doute très sérieusement dans les sermons de mon curé, mais je l’aime bien malgré tout. C’est un saint homme, sans le moindre doute, et quelques agacements passagers ne sont rien à côté de ce que j’en retire par ailleurs.

    Et en tout cas, il n’y avait dans mon billet aucun jugement de valeur vis-à-vis de ceux qui déserteraient pour aller plus loin. Juste une tentative de changer un peu de perspective par rapport à un (mon ?) réflexe naturel…

    Commentaire par Edmond Prochain — 11 septembre 2012 @ 12:58

  9. Oui, oui, je voulais juste vérifier que tu avais dépassé ton côté maso et/ou de contradiction pour bien comprendre que ta démarche était un choix de chemin de sanctification! Purée le mariage ça change son homme! :-)

    Commentaire par Blogblog — 11 septembre 2012 @ 13:11

  10. Et puis sur les choses pas si essentielles que çà, sur la plan liturgique qui est loin d’être juste une mise en scène, tant que vous vous donnez pas la main autour de l’autel pendant la consécration et que la prière eucharistique n’est pas improvisée, y a une petite marge effectivement! :-)

    Commentaire par Blogblog — 11 septembre 2012 @ 13:14

  11. Concernant la vieille dame qui chasse les mouches, on n’a le droit de la critiquer que si on a proposé en vain de la remplacer. Sinon, c’est vraiment trop facile !
    Pour le reste, c’est chouettement poétique :-)
    (est-ce que les gens efficaces te dépriment autant que les choses efficaces ?)

    Commentaire par Miss Pomme — 11 septembre 2012 @ 13:24

  12. Edmond, je veux bien les adresses IP/mails/vrais noms/adresses/paroisses de tes commentateurs. C’est pour une dénonciation, merci ;) #si vous trouvez que l’herbe est plus verte dans la paroisse d’à côté, c’est que vous en êtes encore à manger de l’herbe… ;) (mais sinon, je vois bien, en grande ville, comment le concept de paroisse d’élection se met en place. il y a juste ce moment où tu habites quelque part et tu découvres que le Christ y est largement aussi présent qu’à 19h30, le dimanche soir, rive gauche) ;)

    Commentaire par David — 11 septembre 2012 @ 13:32

  13. Merci Edmond!

    Par contre j’ai eu un peu peur quand j’ai lu ça : « Il y a aussi ce feu de circulation où, bien souvent, l’on voit s’arrêter des petites filles « . Cela doit être mon côté nordiste… Heureusement, la suite m’a rassuré.

    Et moi aussi, ça me rappelle mon paternel!

    Commentaire par le chafouin — 11 septembre 2012 @ 14:29

  14. Personnellement, je pense que le chemin le moins efficace -si appréciable, il est vrai- c’est bon pour les jeunes ou les vieux ou les célibataires : les autres, avec enfants mineurs à charge, ont rarement le loisir de le prendre (au moins en périodes scolaires)….Il verra bien Edmond quand ça lui arrivera….ou alors, il a vraiment de la chance !

    Commentaire par amie5978 — 11 septembre 2012 @ 15:47

  15. amie5978: vous seriez alors la seule maman que je connaisse qui prenne le chemin le plus court. parce qu’en matière d’errance, les enfants, ça se pose là: oooooooooooooooooooh la jolie fleur? maman tu as vu dans la vitrine? tiens, je vais caresser le chien etc etc. / évitons ce trottoir impossible pour les poussettes….

    Commentaire par David — 11 septembre 2012 @ 16:26

  16. Thanks Edmond. La sale tendance d’optimisation du temps qui te tombe dessus en prépa fait oublier à quel point le dérisoire est important aussi…

    Quant au coup de ta paroisse, je plussoie. Je disais à l’instant chez l’ami David que la paroisse juste en face de chez moi est plutot dans la force (+++) de l’âge. Les chants idem. Et un nouveau pretre un chouilla trop « tratra », rigide pour moi. Pourtant, y a ce vitrail qui envoie des couleurs orange, rouge, jaune dans tout le coeur. Pourtant, y a ces sourires heureux sur fond de rides quand on s’échange la paix. Et cette petite vieille tout droit sorti d’un roman d’Agatha Christie avec son petit chapeau, sa canne, toujours dans la chapelle de la Vierge. Et j’aime bien cette espèce de fidélité qui consiste juste à etre toujours là. Voila. Alors j’y retourne tous les dimanches. :)

    Commentaire par Eliette — 11 septembre 2012 @ 18:40

  17. En te lisant, je me suis revue sur mon… mes chemins pour aller et repartir de la fac, puis du stage. Le fleuriste, l’ambiance de certaines rues, les boulangeries avec école juste à côté, la station de métro avec distribution de tracts pour Maître Agoudou, grand sorcier qui la fera revenir et l’argent avec, tout ça faisait que mes longues marches à côté ou au-dessus du métro, pendant des heures ou juste quelques délicieuses minutes, une composante essentielle de la vie à Paris.
    Aujourd’hui les choses ont changé. Mais pour la paroisse, du coup, je te comprends car je vis à peu près pareil.

    Merci pour ce beau billet Edmond.

    Commentaire par Nitt — 11 septembre 2012 @ 20:59

  18. Eh bien cousin Edmond, chapeau ton article !
    Naturel, mais original d’une douce fantaisie.
    On s’y croirait.
    Je suis touché qu’un jeune marié soit sensible à la poésie de la rue.
    Belle conclusion après l’analyse de ta paroisse actuelle.
    On doit fleurir là où Dieu nous a planté, non ?

    Commentaire par Pol — 11 septembre 2012 @ 22:09

  19. @David: Le concept de paroisse d’élection ayant été développé par feu Mgr Lustiger c’est un concept tout à fait catholique, encore plus du fait que c’est l’évêque de son propre diocèse! :-)

    Commentaire par Blogblog — 11 septembre 2012 @ 23:19

  20. @blogblog: juste mot pour définir un réalité forte des villes, inéluctable pour autant…. mais de là à arguer de sa qualité intrinsèque, je me tâte. Il a du bon certes, est-il « bon »? (quand bien même saint jean marie l’eut développé)

    Commentaire par David — 12 septembre 2012 @ 8:13

  21. [...] Un collègue bien intentionné m’a gentiment expliqué l’autre jour que le trajet que je prenais pour arriver au bureau le matin était : 1. complètement con, 2. plus long que le sien, 3. t…  [...]

    Ping par Eloge du chemin le moins efficace | Léger | Scoop.it — 12 septembre 2012 @ 9:18

  22. Pour la paroisse, je suis de l’avis de blogblog, sanctification vs esprit de contradiction;)

    Pour autant, quand le temps des enfants viendra, la notion de paroisse d’élection s’y substituera peut etre, un enfant a besoin d’une communauté solide.

    Seule, j’assiste un peu n’importe où à la messe, et j’offre certains énervements, et je m’émerveille de la richesse de l’Eglise et de trouver dans des cérémonies où tout m’agace des raisons d’aimer encore plus.

    Mais avec des enfants, je choisis soigneusement:je suis d’une génération qui a été scandalisée.Et je souhaite épargner cela à ceux qui me sont confiés.

    Quant aux chemins de traverse…merci Edmond de si bien nous les décrire! tu aurais pu dire à ton contradicteur qu’il te permettait de finir ton chapelet avant d’arriver au boulot!

    Commentaire par exilé — 12 septembre 2012 @ 10:17

  23. @ Miss Pomme : Qui a parlé de « vieille dame » ?! C’est rigolo comme chacun projette un peu sa vision des choses dans ce billet.

    @u Chafouin : T’es un grand malade, j’espère que tu en as conscience…

    @ Amie5978 : Je vous répondrais bien comme David, mais j’ajouterai surtout que le « chemin moins efficace » dont je parle dans le billet est un détour de… 30 secondes ! Ne jamais avoir ces 30 secondes-là, quel que soit notre âge ou notre situation familiale, me semble tout de même bien triste ! On parle plus ici d’un état d’esprit qui irait un peu au-delà de la performance ; pas de désinvolture.

    @ Eliette : Oui, mais toi, t’es pas une vraie jeune, alors ça compte pas.

    @ Nitt, Pol et ceux que j’oublie : Merci.

    @ Blogblog : Pour le coup, j’aimerais bien une référence citée, parce que si je trouve personnellement légitime d’aller voir ailleurs si vraiment on n’arrive plus à respirer dans sa propre paroisse (tu l’as dit, on n’est pas là pour être masochistes), une légitimation à tous vents du concept – qui plus est par Lustiger – me semble assez étrange… Il a dû sacrément y mettre les nuances, non ?

    Commentaire par Edmond Prochain — 12 septembre 2012 @ 10:22

  24. @edmond : tu aurai put écrire « on m a dit que le chemin que je prend le matin est plus long et qu’il y a un raccourci mais je m’en fout » Tu n’avais pas besoin d’écrire tout ce texte. Tu as perdu du temps là !

    Commentaire par FX — 12 septembre 2012 @ 10:32

  25. @Edmond: je pense que la question de la « paroisse d’élection » est effectivement un fait très parisien (et autres grandes villes), et pas mal lié au fait que mine de rien, on bouge beaucoup, même à l’intérieur d’une ville (genre pour avoir cette satanée pièce en plus), et que se pose donc (poke @delrouge) la question de la fidélité, justement. Faut-il privilégier celle à une paroisse qu’on aura choisie, quitte à ce que ce ne soit pas « la sienne », ou faut-il privilégier celle à son lieu de vie, tout instable soit-il? (et on ne parle pas des diverses congrégations religieuses qui font concurrence aux paroisses, parce que c’est pas du jeu ;) )

    Commentaire par Skro — 12 septembre 2012 @ 12:09

  26. [...] Le retour d’Edmond prochain, qui nous avait abandonné depuis plus d’un mois (même s’il a le droit de prendre des vacances) ! Il signe un éloge fort efficace de la non-efficacité ! [...]

    Ping par Revue de Presse : Liban, ad Limina, mariage gay, année de la Foi… « Lemessin — 13 septembre 2012 @ 1:59

  27. Ravie de découvrir ce blog et cette façon particulière de raconter. Moi aussi j’aime flâner et prolonger certains trajets de cette façon, sans savoir en parler si bien et en expliquer les raisons.

    Commentaire par LYAH — 14 septembre 2012 @ 10:10

  28. Ben ça alors, j’ai bien fait de venir voir ce qui se passait par ici. J’ai eu une réflexion tout à fait similaire ces derniers temps. ça toujours un peu plaisir de se sentir conforté… merci!

    Commentaire par baloo — 14 septembre 2012 @ 13:48

  29. @Edmond: Je n’ai pas de sources à te donner. Je me souviens juste qu’après ma conversion je m’étais interrogé sur le lieu de mon engagement, paroisse de mon domicile ou paroisse animée par un mouvement d’Eglise. Je m’en était ouvert à un prêtre qui m’avait décomplexé sur la question et mon souvenir est qu’il avait dit que le Cardinal Lustiger, alors évêque de Paris encourageait à s’investir là où on se trouvait à sa place, ou élection… Mais bon impossible de retrouver un écrit pas le web, je vais jeter un coup d’oeil sur les bouquins de Lustiger que je possède… Au delà du terme, je pense que ce qui prime c’est la fidélité à une paroisse et pour « s’enraciner » et vivre l’aspect ecclésial de la vie chrétienne que cette paroisse soit près ou loin de chez soi. Après cela dépend aussi des temps de la vie! Il y a bien une paroisse « étudiante » par exemple de fait à Saint Germain des Près…

    Commentaire par Blogblog — 14 septembre 2012 @ 15:42


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