Le blogue d'Edmond Prochain

14 septembre 2012

La deuxième gorgée de bière (et autres désirs minuscules)

Bon. C’est pas tout ça, mais comme le souligne avec beaucoup de discrétion le Delerm du net à peu près tous les deux jours : y’a pas une activité débordante par ici depuis un bon moment. Pire encore : il semble presque loin, le temps où la futilité était érigée en ces pages telle le principe fondateur du plumeau que je prétendais – pourvu que Dieu me prête vis comica – agiter sous le nez du lecteur pour le faire, parfois, éternuer sur lui-même. Or, l’heure est grave.

C’est pourquoi, je m’adresse tout spécialement à toi. Oui, toi. Le jeune. (Restez, les autres, ça s’adresse à vous aussi… mais plus discrètement.)

Toi qui, non content de n’avoir rien foutu de ta deuxième année de licence, affiches comme seul palmarès à ton CV (outre ton bac avec mention assez bien obtenue de justesse – feignasse) le record de ta promo à Gears of War 3, toi qui as tout de même réussi la performance de faire retenir ton prénom à trois serveuses du bar en face de la fac et seulement à un prof (de TD, en plus), toi qui exhibes chaque jour aux yeux du monde plus de haine de ton rasoir que n’en a jamais exprimé durant toute son existence un chroniqueur de France Culture, toi qui maintiens une ligne insolente à force de jouer l’argent de tes repas au poker, toi qui es tout de même parvenu (malgré ton emploi du temps insolemment vide) à séduire trois ou quatre demoiselles à la sortie de ces messes des jeunes durant lesquelles tu insultes l’Afrique entière par ton absence totale de rythme au jembé, toi enfin qui as traîné tes converses cet été en pélé, sur les recommandations de ta mère, et en as profité pour claquer l’argent de ta caution du foyer en buvant des demi-pêche (ce qui mériterait certainement la peine de mort). Oui, le jeune, c’est à toi que je parle. (Restez quand même, les autres, j’ai dit !)

Le jeune, laisse-moi te le dire comme je le pense : tu te poses de faux problèmes.

Je t’explique.

Plein de bonne volonté pour l’année à venir, tu as décidé qu’on ne t’y reprendrait plus à ouvrir aux gars d’EDF en caleçon confondre innocence et désinvolture dans ta façon d’aborder la vie. D’ailleurs, c’est pas pour rien qu’à la boutique des sanctuaires, à la fin du pélé, tu t’es acheté avec la monnaie de tes bières pas moins de trois livres dits "spirituels" : YouCat, le dernier Fabrice Hadjadj – que tu ne liras d’ailleurs que dans 5 ans – et un obscur manuel de conseils pour faire les bons choix dans ta vie à toi que tu as et qui t’appartient et où-ce-que tu es souvent écartelé entre choisir la vie et la mort même si tu sais qu’il faut choisir la vie mais zut flûte crotte à la fin c’est laquelle des deux options, "la vie" ?… Mais je m’égare. Donc, tu as décidé de te reprendre, et c’est une bonne idée : ta môman va être drôlement contente. Comme la mienne en son temps.

Et là, tu te poses nécessairement la question que tout le monde s’est posée avant toi, que tout le monde (en fait) se repose régulièrement à l’issue d’une retraite, d’un pélé, d’un tempsfortspirituel (TM), même si quand ils ne sont plus étudiants nos congénères préfèrent se la poser en silence pour ne pas avoir trop la honte (les mêmes n’osent plus proposer "Deviens ce que tu es" comme thème de conférence sur la paroisse, pour les mêmes raisons) ; la question, donc : "Mais comment faire pour que ça ne retombe pas ?"

Par cette interrogation fondamentale, nous entendons évidemment ici le désir que cet "enthousiasme" attisé à l’ombre d’un rassemblement ou d’un recueillement (ou les deux – c’est la même idée, après tout, non ?), que la motivation qu’il fait naître pour vivre une année riche de prière et d’action au service des autres, finalement, que ces guilis dans le ventre rapportés comme le sable sous les chaussures ne disparaissent pas à la première difficulté ou à la première file d’attente d’inscription.

Que ça ne retombe pas. Comment faire ?

Eh bien, la réponse est simple. Il faut que ça retombe.

Pas tout de suite, on n’est pas pressés, mais oui : il faut que l’euphorie s’estompe et que tu retournes à l’aridité de ta vie spirituelle d’avant. Sans paniquer, sans dépérir pour autant. C’est là qu’elle s’enrichit vraiment, qu’elle s’épaissit des grâces reçues dans les moments les plus heureux pour nous laisser descendre plus profondément dans notre silence. Car il ne suffit pas d’avoir, une fois, "senti" Dieu, il faut le retrouver pour se mettre à son écoute.

C’est un peu comme une bonne bière : la mousse, c’est sympa, mais le meilleur est tout même en-dessous, même si souvent il est mêlé à une forme d’amertume. Et tout le plaisir du demi de la pinte se situe là : d’abord, on trempe les lèvres dans l’écume – c’est doux, léger et ça chatouille un peu – puis on arrive à l’essentiel du breuvage et on goûte pleinement ce qu’il a à nous offrir. Parfois on grimace un peu, parfois on trouve au liquide un arrière-goût pas très agréable, mais je ne connais personne (à part peut-être Koz Toujours, et encore) qui préfère n’avoir que de la mousse.

Mais sinon, c’est bien aussi d’être motivé en début d’année, hein !

*

(Merci d’avoir écouté le vieux schnock. Vous pouvez reprendre le cours de votre vie, maintenant.)

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35 Commentaires »

  1. Tu nous gates! deux billets coup sur coup après une longue abstinence, y’a comme une espèce d’ivresse, là, pour méditer la richesse des deux…(je n’ai pas parlé d’indigestion :D )
    J’en suis encore à méditer sur la notion de paroisse d’élection, et pof! un couplet sur un breuvage délectable, une métaphore joliment filée…et l’impression que tu connais le-fils-de-ma-copine-qui-inquiète-sa-mère-même-qu’on-dit-régulièrement-le-chapelet-pour-qu’il-trouve-sa-voie…

    Commentaire par exilé — 14 septembre 2012 @ 11:43

  2. Même si je ne suis plus jeune, j’ai lu et aimé!

    Commentaire par Else — 14 septembre 2012 @ 11:43

  3. Je trouve que ton billet est une odieuse discrimination contre les gens comme moi qui n’aiment pas la bière. Mais à part ça, il est très bien.

    Commentaire par Pneumatis — 14 septembre 2012 @ 12:14

  4. alcoolique!

    Commentaire par David — 14 septembre 2012 @ 12:25

  5. @ Exilé : En fait, pour être plus exact, je reprends des bouts de billets commencés, je les termine et j’emballe le tout. Et c’est un peu la faute de (grâce à ?) David, qui m’a pas mal chauffé ces derniers jours…

    @ Else : C’est bien pour ça que j’ai dit aux moins jeunes de poursuivre la lecture quand même !

    @ Pneumatis : J’ai cherché le bouton "J’aime", puis je me suis rappelé que j’étais sur un blog… (Vraiment, en plus !)

    @ David : Crotale.

    Commentaire par Edmond Prochain — 14 septembre 2012 @ 12:55

  6. Comme Pneumatis: on fait quoi quand on n’aime pas du tout mais pas du tout du tout la bière?
    ;-)

    Commentaire par Isabelle — 14 septembre 2012 @ 13:07

  7. Le problème majeur de la deuxième gorgée de bière (et des autres, et plus ça va, plus c’est le problème), ce n’est pas tant que c’est plus amer que la mousse, c’est qu’elle se réchauffe, jusqu’à finir tiède (voire chaude par temps de canicule).

    Et pour les gens qui n’aiment pas la bière, pensez à un Viennois(tm) au chocolat. La chantilly, c’est bien, mais le chocolat c’est mieux.

    Commentaire par Skro — 14 septembre 2012 @ 14:14

  8. @Edmond: Euh si tu parles de l’ordinaire et l’extraordinaire de la vie spirituelle ok! Sinon désolé mais si les périodes de désolations consolations qui fondent cette vie y a que Dieu qui les gères. Et pourquoi certains ont des gouzis gouzis TM @DavidLerouge plus souvent et plus dans la durée que d’autres ben ça c’est un mystère! Alors pour ma part je dirais non pas qu’il faut que ça retombe, mais que si ça retombe c’est normal et faut pas s’inquiéter! Mais parfois les grâces sensibles durent chez certains et c’est le mystère du plan de Dieu qui nous veux tous heureux ça c’est sur qu’on sente sa présence ou pas!

    Commentaire par Blogblog — 14 septembre 2012 @ 14:46

  9. @ Skro : Effectivement, si on file la métaphore plus loin, on se retrouve avec un problème de tiédeur… Je n’y avais pas pensé, et c’est ennuyeux ! :-p
    Mais en même temps, c’est pas bien grave : le temps que ça arrive, on peut toujours se faire servir une nouvelle bière.

    @ Blogblog : Moui, enfin, tu admettras que ceux qui sont "en haut" tout le temps, ou très longtemps, constituent une infinie minorité. Et une fois qu’on a admis ça, on dit la même chose.

    Commentaire par Edmond Prochain — 14 septembre 2012 @ 15:14

  10. surtout, ceux qui sont "en haut" tout le temps sont globalement ceux qui sont au paradis. Ecouter, ne serait-ce que vaguement, les saints parler de leur vie, et on entendra parler du désert, de ces temps qui ne sont pas que de la consolation… et c’est fou que qu’on peut imaginer ce que les autres sont supposés avoir alors que nous, non. Celui qui sourit quand il prie n’a pas toujours de consolations… parfois, il a simplement décidé de sourire, parce que là est sa prière. C’est un peu quand on est ado, je me demande si à un moment, on est pas un peu jaloux des "parents des autres" (même Edmond, alors que ses parents furent admirables d’abnégation)… Si on avait vraiment vécu chez les parents des autres, on aurait moins rigolé des genoux,

    Commentaire par David — 14 septembre 2012 @ 15:59

  11. Bon, vu que tu m’as traité de pas vraie jeune y a deux jours, je sais pas si j’ai le droit de commenter, m’en fous, je le fais quand même.

    Je demandais à Taizé cet été, à un prêtre et un séminariste qui y venaient pr la première fois ce qu’ils en avaient pensé. Et tous les deux, s’ils étaient emballés par la prière et toutes les choses chouettes qui peuvent se passer à Taizé, tombaient d’accord sur le fait qu’il y avait beaucoup de "sentiments". Enfin, c’était pas vraiment dit comme ça, mais c’était l’idée si vous me suivez ;) Et oui, on risque vite de se désoler de cette euphorie trop vite passée…

    Mais du coup, j’y ai un peu recogité, et c’est rigolo que ton billet tombe à la fin de l’été (sur la plaaaage, pardon) où j’ai enfin pigé ce que tu dis. Voila. Y a trois ans j’aurai voulu rester à Taizé toute ma vie (je prends cet exemple mais ça peut marcher ailleurs), aujourd’hui, c’est une pause extraordinaire mais j’ai enchainé sur ma rentrée plutot zen, prenons le quotidien à bras le corps les djeuns ;)
    Et du coup, le temps ordinaire, c’est vachement bien.

    Commentaire par Eliette — 14 septembre 2012 @ 16:42

  12. :-), t’es con.

    (en vrai, le commandement de Jésus était bien de se taire en descendant de la montagne… Merci pour ce billet que je fais suivre à un ami en particulier !)

    Commentaire par Arbogasta — 14 septembre 2012 @ 19:06

  13. Dis-donc vieux Schnock, c’est pas toi qui disais que le jeune, c’est celui qui ne se demande pas s’il l’est encore ?
    Mais donc, si tu es un vieux schnock, je suis une vieille schnocke, David est un vieux croulant, Koz un tombeaupodiste galopant… qu’est-ce que ce sera quand tu passeras la trentaine ? ^^

    Et sinon ce commentaire ne sert à rien. C’est assumé. C’ta faute, fallait pas dire que t’aimes les trucs qui ne servent à rien, voire font perdre du temps.

    Commentaire par Nitt — 14 septembre 2012 @ 19:25

  14. @ David : N’empêche que les parents de Florian, je suis sûr, étaient vachement mieux que les miens. D’abord. ;)

    @ Eliette : C’est toi, le temps ordinaire !

    @ Arbogasta : "C’est pour un ami"… Oui, moi aussi je connais bien cette excuse. T’inquiète : personne ne te juge !

    @ Nitt : Gna, gna, gna.

    Commentaire par Edmond Prochain — 14 septembre 2012 @ 20:31

  15. Ah merci ! ça console de tous les moments arides, du quotidien très quotidien, ça conforte aussi dans le simple courage de tous les jours (que nous appellerons désormais le ‘"chemin d’Eliette" ?!) fanfan (catégorie post jeune !!!)

    Commentaire par marie-françoise després-lemarchand — 14 septembre 2012 @ 21:56

  16. Brouter de l’herbe verte d’un côté, boire de la bière tiède et moussue (je fais partie des non amateurs)… Naviguer entre EdmondProchain et David Lerouge n’est pas aisé pour les estomacs fragiles… Il va falloir que je rajeunisse un peu et trouver de nouvelles sources de mousses !!

    Commentaire par Axolotl — 14 septembre 2012 @ 22:45

  17. @Edmond : Hu, hu, hu.
    J’aime quand tu te fais poète. Ou plutôt pouet.

    Commentaire par Nitt — 14 septembre 2012 @ 22:51

  18. [...] Bon. C’est pas tout ça, mais comme le souligne avec beaucoup de discrétion le Delerm du net à peu près tous les deux jours : y’a pas une activité débordante par ici depuis un bon moment…  [...]

    Ping par La deuxième gorgée de bière (et autres désirs minuscules) | Voir et prier | Scoop.it — 15 septembre 2012 @ 7:30

  19. Oooôôh…! Un article décomplexant !
    Que ça fait du bien.

    C’est pas souvent qu’on dit aux jeunes cathos qu’ils ont le droit de pas être parfaits en tous temps en toutes circonstances. Thanks le vieux schnoque !

    Commentaire par Wendy Longstride — 16 septembre 2012 @ 22:39

  20. @Edmond: Ok, ok, je ne concède, tout le monde ne plane pas tout le temps, mais si je soulignais ce point, c’est qu’à l’inverse de ce que tu soulignes avec raison, le fait que la période de désert fait partie de la vie spirituelle classique, j’ai trop entendu autour de moi des personnes qui "diabolisaient" les émotions, le ressenti en excès inverse. Alors qu’en fait on est corps et âme et psychisme, et que ce besoin de communion collective , de "grands messes" est ancré dans le coeur de l’homme! Durkheim appelait çà le "fait social" , mais on retrouve çà en concert ou dans un stade de foot! Et à mon sens c’est parce qu’on s’est trop désincarné en Occident que les gens s’embêtent et ne viennent plus dans les Eglises ( du moins en partie) car ce n’est pas "fun". Or le ressenti en soit n’est pas mauvais, c’est sa recherche à tout prix qui n’est pas juste… En Afrique çà bouge plus et ça n’est pas qu’une question de culture, ou alors si car les Africains ont peut être une rapport au corps plus décomplexé car pas pollué par notre période janséniste… Raphaël Cornu Thénard le dit très bien dans son interview dans Famille Chrétienne à propos d’Anuncio. On ne peut pas aujourd’hui faire l’impasse sur la société de loisirs et le fait que sans "plaisir", qui n’est pas un gros mot, les gens ont du mal à se motiver. Après tout est une question de proportions… Sur un autre plan, dans la vie y a le quotidien et puis des évènements, mariages, anniversaires, qui nourrissent l’ordinaire et c’est très bien! Pareil pour la vie spirituelle, parfois on a besoin d’un bon coup de fun pour durer, et passé un certain temps de sécheresse propre à chacun il peut être bon de se redonner un petit coup de fun spirituel! :-)

    Commentaire par blogblog1309 — 16 septembre 2012 @ 23:59

  21. Ouais, enfin, en rappelant tout ça tu fais quand même un peu l’impasse sur deux trucs : 1. le billet part justement de l’idée de l’un de ces temps "forts", donc tu pousses un peu en voulant rappeler leur importance (je crois pas d’ailleurs les avoir rendus particulièrement suspects) ; 2. je suis pas sûr que quatre ans de ce blogue aient particulièrement démontré une aversion particulière chez moi pour le "fun"…

    Commentaire par Edmond Prochain — 17 septembre 2012 @ 7:28

  22. @Edmond, ok ne lis pas trop vite aussi, j’ai bien pris la peine de souligner que ce n’était pas toi, mais d’autres qui partaient dans l’autre excès, c’est mon esprit de contradiction à moi!! Ce que je souligne c’est que rechercher des temps forts en plus que l’été, et la question du "fun" régulier est une question, en lien avec l’aspect de besoin de communion collective que je développer de façon très succincte, mais que je pense réelle…

    Commentaire par Blogblog — 17 septembre 2012 @ 9:49

  23. Mais donc, tu réagis à un truc qui n’est pas le billet. En fait.

    Commentaire par Edmond Prochain — 17 septembre 2012 @ 10:05

  24. Ben si un peu en fait, car c’est le sujet "gouzi gouzi" ou pas!

    Commentaire par Blogblog — 17 septembre 2012 @ 10:56

  25. Déniché un maître es gouzigouzi… http://j.mp/U3rLX3 ou la vertu à long-terme du déverrouillage gouziesque. Ce qui n’est nullement contradictoire avec le propos edmontesque, souligne-je pour éviter toute interprétation anti-amertume ou anti-profondeur :))).

    Commentaire par Vieil imbécile — 17 septembre 2012 @ 16:04

  26. Très juste ce billet vieil imbécile, avec tout le respect que je vous doit… :-)

    Commentaire par Blogblog — 17 septembre 2012 @ 16:11

  27. merci le vieux schnock pour cet article qui est pétillant comme la bière (est-ce qu’un verre de blanc fait aussi l’affaire ? – même si ça ne fait pas de mousse, je sais… – pliiize !!)

    Commentaire par charlotte — 18 septembre 2012 @ 14:36

  28. @Vieil imbécile : merki pour le lien, avec les visites que ça m’a valu, je vais pouvoir repeindre le blog. Non, je déconne. Ceci dit, je décris une expérience dégoupillante ponctuelle, ce qui ne m’empêche nullement d’être plutôt dans l’amertume houblonesque au quotidien, plus que dans la mousse. Je ne voudrais pas que l’on me prenne pour un affreux charismatique, ma réputation de mec chiant et qui fait la gueule en pâtirait gravement.

    Commentaire par icatho — 18 septembre 2012 @ 17:37

  29. @icatho ya le gentil Edmond qui va finir par nous faire la g*** si on continue à ravalcquer (© @dlerouge http://j.mp/dicomelie) entre nous sur son blogue… mais ton quotidien justifie ma précaution scripturale refusant la contradiction avec son – par ailleurs chouette – billet…
    Revenons-en à la choucroute ! :)

    Commentaire par Vieil imbécile — 18 septembre 2012 @ 18:54

  30. @charlotte merci pour le vieux schnock, ça m’va bien ,j’y penserai quand mon pseudo actuel – qui m’va bien aussi – sera grillé.
    Et… le vin blanc fait aussi l’affaire, mais uniquement le chablis : première impression d’agrumes, de raisin blanc, d’amande, voire trop souvent hélas de chêne (rhâ ces amerloques…). Gouzi-gouzi assuré (décidément j’aime bien). Puis arrive le vrai chablis, le côté minéral, rapeux, pierre à fusil, ces cailloux blancs omniprésents sur la terre chablisienne ; on sent que les racines ont dû chercher en profondeur cette eau de plus en plus rare, ces nourritures avares…
    Ah ! vivement que Médard passe le relais à Vincent ! :D

    Commentaire par Vieil imbécile — 18 septembre 2012 @ 19:41

  31. @ Vieil imbécile : Je crois que le "vieux schnock" m’était adressé, en fait… ;) Cf. la petite ligne à la fin du billet !
    Et pour le reste, ravalcquez comme vous voulez, tant que vous le faites sans vous taper dessus.

    @ Charlotte : D’accord pour le vin blanc, mais c’est bien parce que c’est toi…

    Commentaire par Edmond Prochain — 18 septembre 2012 @ 19:59

  32. Oups… nous sommes donc frères !

    Commentaire par Vieil imbécile — 18 septembre 2012 @ 21:05

  33. OK Edmond, mais au bout de la pinte – anglaise ou canadienne ?– t’as vu dans quel état j’erre à l’autre bout du bar. Tu l’as vu ton blé en herbe… ? Euk… Arrh ! Tu auras beau dire, l’ivre de joie puise à d’autres sources !

    Commentaire par Denis — 19 septembre 2012 @ 14:00

  34. [...] Changement complet de sujet. Après les deux sœurs jumelles, j’ai l’honneur de vous présenter les deux frères jumeaux, David et Edmond. Jumeaux car ils se bâchent et se répondent, tant sur Twitter que sur leurs blogs. Sous l’humour, les photos, la poésie (rayer la mention inutile au besoin) qui pointe, il y a vraiment matière à penser, alors ne manquez pas leurs derniers billets ! [...]

    Ping par Revue de Presse : Liban, #mariagepourtous, Année de la Foi, intégristes musulmans… « Lemessin — 20 septembre 2012 @ 8:20

  35. "Crotale !" Et me reviens immédiatement cette scène mémorable, avec la réplique du Monsieur qui me fait toujours pouffer de rire derrière ma main pudique (en fait, je déploie ma gorge grandement, mais j’ose pas le dire pour pas choquer) : http://www.youtube.com/watch?v=JYBkFz23UgM (ouh la moche faute d’orthographe en titre…)
    On se boit quand une petite bière, sinon ?

    Ah oui, au fait : excellent article, qui me parle tout à fait puisque la bonne bière me fait toujours penser, les yeux dans le vague et le cœur en chamade, analogiquement au Bon Dieu… article que je garde donc sous le coude pour le refiler à mes "jeunes" (ou pas). Merci !

    Commentaire par Vianney + — 5 octobre 2012 @ 11:48


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