Avant de commencer, je tiens quand même à adresser un méga merci cosmique à Daph’, qui a réussi à me trouver le scan qui tue tout, et surtout que je cherchais depuis un bail. Merci, donc ! J’aime bien l’idée qu’un blogue comme celui-là n’ait pas que des lecteurs mais une vraie petite communauté prête à collaborer à l’occasion…
Alors voilà, donc, c’est les Scouts unitaires de France qui vont morfler aujourd’hui. Ch’uis un peu désolé que ça tombe sur eux, mais ils l’ont quand même bien cherché. Quoique, l’anecdote commence à remonter… et je suis pas sûr qu’il y ait pas prescription. Mais tant pis.
Éléments de contexte : nous sommes en mars 2006, je rends visite à des amis qui ont réussi à se faire refourguer un calendrier à la sortie d’une messe par je-ne-sais-quelle boule de SUF. L’objet a donc été affiché dans la cuisine, tant qu’à faire. Je jette un oeil, machinalement (ce qui m’étonne toujours un peu, vu que quand même je suis pas une machine), et l’œil que j’ai jeté bloque. Sauf que dans un premier temps j’ai pas bien compris le problème. Du coup, je vais voir de plus près là où j’ai jeté mon œil, et je penche aussi l’autre sur la question.
Et je lis ça :

Clique sur l'image pour l'agrandir si tu ne me crois pas...
Dans un premier temps, moi, naïf comme je suis, je me dis que ça ne veut rien dire. Alors je réfléchis. Et c’est là que, dans un second temps, je comprends : Ben non, ça veut rien dire !
Je répète donc, pour que tu en prennes toute la mesure : “Aimer, c’est servir en actes”, ça ne veut strictement rien dire. Mais alors, rien du tout. Nothing. Nada. Que dalle.
Mais alors quoi ? Ils fument, aux SUF ? Pas tout à fait… En réalité, il existe bien une formule, assez connue, qui est dite lors de l’engagement des guides aînées. (Je précise pour ceux d’entre toi qui ne s’y connaîtraient pas beaucoup plus que moi en crapahutage dans les bois et autres méthodes pédagogiques badenpowelliennes qu’une guide est le féminin d’un scout. En gros.) Cette formule, donc, elle dit :
“Rappelle-toi que servir, c’est aimer en actes. A chaque instant, aime ce que tu fais avant de faire ce que tu aimes !”
Si ça t’intéresse, le texte complet est publiquement disponible sur cette page – avance jusqu’au “flot vert”. Mais la citation que je viens d’en tirer te montre bien qu’il y a eu comme un merdoiement dans la phrase du calendrier. “Servir, c’est aimer en actes”, ça a mine de rien vachement plus de sens. C’est même assez beau, comme idée.
Bref, tout ça pour dire qu’il faut faire gaffe quand on édite un calendrier, parce qu’ensuite, les conneries qu’on écrit dedans, les gens se les farcissent tous les jours dans leur cuisine. Et y’en a même qui seraient foutus de ressortir des phrases qui veulent rien dire en public !