Le blogue d'Edmond Prochain

6 novembre 2009

Ma ville attend un enfant

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 11:09
Tags: , , , , , ,

Au cas où tu n’aurais pas encore remarqué : nous sommes début novembre. Le mois le plus mal aimé (mais à juste titre) de l’année vient donc de commencer, et je pense qu’on peut le dire sans crainte de représailles d’un quelconque mouvement terroriste : jusqu’ici, il n’est pas décevant. Il fait froid, il flotte, il se met à faire nuit d’un seul coup en plein milieu de l’après-midi, il y a des feuilles plein les trottoirs et j’ai oublié l’anniversaire d’un copain. Saleté de mois de novembre, tiens !

Pourtant, juste avant que novembre vienne squatter toutes les pages de mon agenda, nous étions encore fin octobre (je sais : ma pensée est d’une puissance rarement atteinte). Et alors, durant les derniers jours d’octobre, figure-toi que j’ai été – ici en ville – témoin un soir d’une scène tout à fait étonnante : des hommes commençaient à installer des décorations de Noël. Genre guirlandes, toussa.

guirlandes-noel-ville

Dans ce style-là (mais en pas tout à fait pareil).

Forcément, j’ai regardé l’heure pour vérifier qu’il était toujours octobre, mais non : je n’avais pas été pris d’une crise d’hibernation subite ni fait un bond dans le temps. A l’heure où le guignol lambda finissait ses préparatifs d’Halloween de cette charmante petite fête qui permet aux cathos de redécouvrir la Toussaint, ces guignols-là anticipaient déjà Noël. Ce n’est même pas encore l’Avent qu’ils nous inventent l’Encore-Avant. Ça m’a laissé tout “ah tiens”, cette affaire…

Une amie m’a glissé qu’ils avaient drôlement raison d’anticiper un peu, parce que c’est vrai qu’on a été prévenus : on ne connaît ni le jour ni l’heure. Alors des fois que Noël serait avancé cette année, autant être sur ses gardes et tenir son lampion allumé… C’est pas idiot du tout, du coup.

Depuis, j’ai quand même pris le temps d’y repenser. (D’autant qu’on s’emmerde généralement beaucoup plus en novembre qu’en octobre, donc ça laisse un peu de temps pour réfléchir.)

Et j’ai compris. (Tu trouves pas ça classe, toi, de caser une idée par paragraphe ?!)

En fait, le monde crève d’impatience que Jésus vienne le visiter ! Je ne vois pas d’autre explication : nos amis les contemporains n’attendent qu’une seule chose : qu’un petit enfant vrai Dieu et vrai homme débarque dans leur vie pour les illuminer de sa Parole et les rassasier de sa présence. Ils ne rêvent que de ça, ils n’en peuvent plus d’attendre ! Même que c’est parce qu’ils ne veulent surtout pas le louper, le petit Jésus d’amour de gloire, qu’ils commencent déjà à lui baliser le chemin comme une énorme piste d’atterrissage : “Te plante pas, Emmanuel : c’est bien ici qu’il faut que tu viennes !”

Bref, on est en train de nous brancher des Maranatha multicolores dans toutes nos rues, et il ne faudrait pas qu’on passe à côté de ce signe-là, parce que c’est quand même rudement fort.

Prépare ton faire-part : on va lui faire une fête de tous les anges, au p’tit divin gars !

31 octobre 2009

Hans Küng : sénile, ni écrire

Classé dans : Actu, Humeur(s) — Edmond Prochain @ 14:21
Tags: , , , , , , , , , ,

hanskungL’article d’Hans Küng sur la politique du pape envers les anglicans est un véritable drame ! Il n’y a qu’à lire le premier paragraphe pour faire le plein de clichés, c’est assez intéressant d’un point de vue rhétorique : c’est la pédagogie du coup de pied dans la tronche. Fin comme la finition d’un gant de boxe. Rempli jusqu’à la nausée des obsessions d’un vieux monsieur qui semble saisir n’importe quelle occasion de régler ses comptes avec Benoît XVI ; même si ça doit passer par des tribunes où la pensée est tellement distendue que l’ensemble en devient intellectuellement incompréhensible. Symptomatique. Pathologique.

“Après avoir heurté de front les juifs, les musulmans, les protestants et les catholiques réformistes, voilà que le pape Benoît XVI s’en prend maintenant aux anglicans.”

Ah, mince, les pauvres : qu’est-ce qu’il va leur faire, le méchant Benoît XVI ? Il les agresse ? Pire encore : il les accueille. Fasciste, va !

Mais la situation, selon Hans Küng, n’est pas si simple. Non, “si simple” n’était pas assez : mieux vaut encore qu’elle soit simpliste, au moins tout le monde comprendra. Alors, d’abord, il y a un vilain-pas-beau-ouh-qu’il-est-pas-gentil pape catholique. Le genre qui fait mumuse avec les extrêmes en permanence et ne dit jamais un mot sur l’Afrique ou l’économie mondiale. Du “pas bien” en barre, quoi. Et alors, le vilain-pas-beau-ouh-qu’il-est-pas-gentil pape catholique, eh bien il a tendu un piège machiavélique à tout un tas de charmants petits anglicans, qui sont un peu benêts et qui se sont laissés prendre comme des nouilles et qui quand même sont salement d’extrême droite (oui, parce que sinon ça se tient pas que le vilain-pas-beau-ouh-qu’il-est-pas-gentil pape catholique qui ne fait mumuse qu’avec les extrêmes s’intéresse à eux). Quant à l’archevêque de Canterbury, s’il a signé le communiqué annonçant la nouvelle du rapprochement, c’est parce que c’est une grosse buse. La preuve que c’est une buse ? facile : s’il n’en était pas une, il n’aurait pas signé.

Pour appuyer ce qu’il dit, Hans Küng a même trouvé un mec vachement bien qui dit des trucs rudement chouettes qui vont pile dans son sens : Hans Küng ! A quoi bon avoir des gens qui pensent comme soi, quand on est d’accord avec soi-même…

A part ça, son article est tout plein de petites sottises pour amuser la galerie (quel déconneur, tout de même !), d’allusions tout juste destinées à donner à l’ensemble un peu de sel polémique, d’interprétations qui feraient de l’expression “procès d’intention” un compliment, et surtout d’une suffisance telle qu’on n’en trouve guère que chez “les gens qui savent”. Du rabâchage de vieilles obsessions personnelles, écrites au mortier. Si près de 400.000 anglicans rejoignent l’Église catholique, c’est forcément contre leur gré, même s’ils ne le savent pas encore… Ce qui se conçoit mal s’énonce salement. Il ne manque finalement, pour faire entrer cette tribune parmi les grands classiques des pamphlets-ni-à-faire, qu’une allusion à Vichy – ce qui nous rappelle au passage qu’Hans Küng n’est pas Français, mais Suisse.

La coupe couche est pleine.

Comme le dit Patrice de Plunkett, dans un bon billet consacré à cette même tribune : “Küng a hanté trop longtemps les salles de rédaction pour n’avoir pas pris une série de tics”. Il qualifie même le texte d’“article de trop”, ce que je ne serais pas loin de penser si cette idée ne m’était pas déjà venue par le passé. De son côté, Gian Maria Vian, dans son éditorial de l’Osservatore Romano, ajoute : “le ton ne fait pas honneur à son histoire personnelle, et (…) à certains égards, frise le comique”. C’est vrai que, dès lors qu’on arrête d’être affligé, on se marre quand même pas mal.

Küng, King of the Kongs ? Évidemment non, mais ce papier n’est pas digne de sa grande intelligence ; et moi, des types brillants comme ça qui disent des âneries et le font exprès (et le font depuis un certain temps), ça m’agace pas mal. L’ensemble est tellement bête et méchant qu’il me donnerait presque envie de dire des grossièretés. Sauf que si je fais ça, ma mère risque de m’appeler pour me reprocher encore de dire des gros mots sur mon blogue. Et si elle m’appelle, elle risque de me reprocher aussi de ne pas l’appeler plus souvent. Tu comprendras donc que je ne préfère pas tenter le coup…

Alors que dire ? Rien. Il n’aurait même pas fallu en parler, finalement. Pourtant ça fait du bien !

30 octobre 2009

Quoi de neuf ? Glorious (ben ouais)

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 20:20
Tags: , , , ,

C’était juste avant le concert Anuncio, soit approximativement y’a pas si longtemps que ça. J’en ai découvert une bonne, figure-toi ! Tu sais, l’an dernier, Glorious a sorti un album intitulé Génération louange… eh bien figure-toi que j’étais convaincu de l’avoir écouté, alors qu’en fait non.

Je suis comme toi : j’en suis resté complètement sur le cul stupéfait.

Il a fallu que je réfléchisse un peu (je t’arrête tout de suite, tous ceux qui veulent dire un truc du genre : “Ah bon, ça t’arrive ?” – parfaitement, ça m’arrive !), et puis j’ai réussi à me souvenir que j’avais dû en écouter un ou deux extraits sans en être emballé ; ensuite, la dimension hautement sélective de la mémoire a probablement complété pour me donner le sentiment d’avoir entendu le disque entier et d’avoir été – globalement – déçu. C’est bête, parfois, la mémoire. Surtout la mienne.

Alors, fort de cette prise de conscience aussi subite que transcendantale, je me suis dit que ah ouais quand même peut-être que ça serait plus juste d’écouter tout le disque, un jour… Ensuite – crois-moi si tu veux – je l’ai fait. J’ai écouté. L’album. D’un bout à l’autre. Et plusieurs fois.

La pochette est pas magnifique, je te l'accorde.

La pochette est pas magnifique, je te l'accorde.

Bilan ? En fait, j’ai bien aimé.

Prends quand même conscience que quand leur premier disque était sorti, Glorious était devenu le symbole immédiat d’une génération de cathos qui voulaient témoigner ouvertement et joyeusement de leur foi. Sans être parmi les “fans” parfois hystériques (quoique généralement plutôt féminins) des trois frangins, j’avais envie de les soutenir par principe. Peut-être pas au point d’acheter les yeux fermés tous leurs disques et produits dérivés, mais quand même : ne pas leur cracher dessus comme le faisaient certains autour de moi sous prétexte qu’ils étaient “trop ceci” et “pas assez cela”.

Je me souviens surtout d’un très bon concert durant le congrès Paris Toussaint 2004. Pourquoi celui-là ? je n’en sais rien. Mais celui-là. Coïncidence amusante : ils seront demain en concert à Paris à l’occasion de la même soirée HolyWins. Et le pire, c’est que je ne m’en rappelle que maintenant ; il n’y a donc pas de lien spécial avec ce billet, c’est un pur hasard.

Je me rappelle aussi d’une brève rencontre avec Benjamin Pouzin, alors que j’étais en train d’accrocher une affiche pour un spectacle “concurrent” le soir d’un de leurs concerts… Bêtement, je m’étais presque excusé qu’il me voie faire ça (ouais, bon, j’étais jeune !), et il m’avait répondu en rigolant : “T’es malade ou quoi ? On bosse pour le même Dieu ! C’est cool que tu fasses ça…”

Bref : le dernier album. Au micro, Thomas (le chanteur – j’espère qu’il ne lit pas ce blogue !) a toujours quelques soucis de justesse par moments, même s’il s’améliore, mais le groupe a assez positivement évolué. Les chœurs, par exemple, sont intéressants dans la façon dont ils sont intégrés à l’esprit de l’album. Il y a des maladresses, quelques naïvetés, des phrases parfois hasardeuses d’un point de vue syntaxique, mais tu vas rire : ça donne aussi du charme à l’ensemble. C’est sincère, comme si les p’tits voisins du dessus avaient enregistré un disque qui se révélait bien plus pro(pre) que ce à quoi on s’attendait.

Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : Glorious ne révolutionnera certes pas la musique et n’est toujours pas le groupe que j’écouterai en boucle pendant les vingt prochaines années. Y’en a déjà suffisamment en concurrence pour cette place-là. Mais il fait son petit bout de chemin avec une certaine classe. J’ai toujours envie de les soutenir, par principe. Rien que pour les jeunes à qui ils font du bien, ce serait dommage de les arrêter. Et finalement, à revenir au concept de départ de louange pure et douce, Glorious retrouve paradoxalement une simplicité à hauteur de la professionnalisation de sa musique.

Il y a de bonnes choses dans ce disque. De très bonnes choses. Ça ne fera toujours pas de moi un “fan” hystérique (d’ailleurs, je ne suis pas féminin), mais  ils regagnent un cran dans ma sympathie, alors que je pensais avoir été déçu… Je ne sais pas où j’avais été pêcher cette idée, mais ça valait le coup que je le dise.

Promis, les gars : la prochaine fois j’essaie de ne pas attendre un an pour vous écouter !

21 août 2009

Bienvenue chez les non-représentatifs

Classé dans : Actu, Humeur(s) — Edmond Prochain @ 14:31
Tags: , , , , , , , , ,

C’est l’un des débats qui anime la cathosphère en ce moment : le visage du catholicisme français, tel qu’il a été initié par l’enquête Ifop publiée dans Le Monde. Moi-même, j’ai déjà bavé deux ou trois trucs à ce sujet, même si c’était plutôt une actu de France Info qui m’avait agacé. Depuis, j’ai lu quelques commentaires pas inintéressants ; d’abord chez Verel, et puis aussi chez Jean-Baptiste Balleyguier.

Et alors, le catholique français, il ressemble à quoi ? Eh bien, tel qu’il est plutôt bien résumé (mais mal illustré…) par Anna Arco : il est une femme, il a plus de 50 ans et il vote assez franchement à droite. Voilàvoilà.

Contrairement aux apparences, cette fille ne peut pas être catholique.

Contrairement aux apparences, cette fille ne peut pas être catholique.

C’est pourquoi, amen amen je te le déclare : toi qui lis ce blogue pour avoir le point de vue d’un catho, passe ton chemin ! Je ne suis absolument pas représentatif. Par la même occasion, je te conseille de déserter à peu près tous les blogues catholiques français dont on parle de temps en temps, puisque ceux que je connais sont très majoritairement tenus par des hommes ayant dans la trentaine (côté politique, je ne généralise pas : ça dépend).

Même punition pour eux :

Projet "Corpus" d'aller à la rencontre de l'Eglise autour du monde

Projet "Corpus" : aller à la rencontre de l'Église autour du monde.

Pas représentatifs, les gars ! Circulez, y’a rien à croire voir ! Nan mais c’est vrai, quoi, sans blague, à la fin : pour qui ils se prennent ? Déjà, ce sont (encore !) des mecs, alors qu’on se tue à leur expliquer que pour être catho, bah faut être une nana ; ensuite, ce sont (encore !) des jeunes, alors que le cheveu grisonnant est de rigueur ; et je te raconte même pas le détail qui tue : ils sont deux !! Genre, alors qu’il y a tellement peu de catholiques aujourd’hui que la probabilité qu’ils se rencontrent entre eux est infime… Franchement : pas crédibles pour deux sous !

Après, la vérité sur ce billet d’une excessive mauvaise foi, c’est que l’Église que je connais, même en France, pour une communauté sur le déclin, bah elle ne s’en sort pas si mal. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir la joie, l’espérance et l’enthousiasme chez les jeunes. Je le dis en sachant que je me répète, mais bon. Toutes ces forces absolument pas représentatives me réjouissent, parce que les moyennes réussissent surtout à cacher les contrastes. Ce n’est pas David qui me contredira (j’espère) : c’est avec de bons contrastes qu’on réalise les meilleures photos, et avec de mauvais qu’on fait les pires clichés.

En plus, que l’Église soit en crise, on est au courant depuis au moins 2000 ans ! Je te rappelle qu’on a quand même commencé avec un Dieu mis à mort ; alors…

21 juillet 2009

Virez-moi toute cette spiritualité !

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 13:57
Tags: , , , ,

Ce titre n’est pas une plaisanterie : j’aimerais vraiment qu’on foute le feu à la spiritualité et qu’on la regarde tous cramer comme un vulgaire Reichstag. Qu’elle dégage et qu’on n’en parle plus. Ou en tout cas, plus à tout bout de champ. Ce mot est devenu vraiment trop fourre-tout pour qu’on puisse encore lui donner du crédit. La spiritualité, c’est quoi ? Pfuit ! un peu de ceci, un peu de cela… Elle est passée par-ici, elle repassera par-là. Ou pas.

La spiritualité est vulgaire. C’est même pour ça qu’elle me gonfle.

Le truc jaune en bas à droite : c'est laid ! mais c'est laid !

Que c'est laid, ce truc jaune en bas à droite !

Scène de la vie métropolitaine (pas plus tard qu’hier, tiens) : ma voisine dans le métro feuillette une brochure. Là, les pharisiens Parisiens comprendront ce que je veux dire et les autres probablement un peu moins, mais il y a un sport très couru dans le métro, c’est de contorsionner ses yeux pour réussir à voir un peu de ce que notre voisin peut bien être en train de lire. Un peu inconsciemment au départ, puis de façon totalement assumée dès que mon agacement a commencé à monter, je m’y suis donc adonné hier matin. La dite brochure vantait les qualités d’un prieuré inconnu au bataillon. Et les mots jaillissaient de la page : “méditation”, “développer sa foi”, “connaissance de soi”, “conscience”, “intériorité”… et, bien entendu : “spiritualité”. Toute la panoplie d’une “retraite” de relaxation, en somme : faire le point avec la nature et la signature au bas du chèque.

Et immédiatement, m’est revenue cette petite phrase qui me fout un coup de sang à chaque fois qu’elle revient (c’est d’ailleurs pour ça que je n’aime pas trop la laisser revenir), une petite phrase entendue il y a quelques années dans un vague reportage sur des catholiques. Un jeune bellâtre expliquait à un micro pendu au bout d’un bras qu’il n’avait pas apporté de Bible, mais qu’à la place il avait pris un petit bouquin de citations à caractère crypto-religio-méditatif, en affirmant que c’était bien mieux puisqu’à l’intérieur il y avait “tout ce qu’il faut pour améliorer son potentiel spirituel”.

“Améliorer son potentiel spirituel”… Tiens, rien que d’en reparler, ça me re-fout les poils de colère !

Vraiment, sans façon...

Vraiment, sans façon...

Moi, avec ma désormais légendaire bêtise de catho-de-base, je repense à cette parole des apôtres au Christ : “Seigneur, augmente en nous la foi”. Et je me dis qu’on n’a pas fait mieux depuis. Surtout pas quand on vomit des trucs du genre “améliorer son potentiel spirituel” ! On pourrait presque opposer les deux expression terme à terme ; mais je ne vais quand même pas t’imposer ça… Oh, et puis merde : si, je vais le faire !

“Augmenter”, c’est faire grandir gratuitement, élargir, étendre, approfondir. C’est un verbe qui appelle le don : “augmente en nous”. De l’autre côté, “améliorer” établit par pure stupidité une idée de hiérarchie : il faut progresser sur une échelle, il y a un point de départ et un point d’arrivée. On veut juste un mieux, pas un bien. Et tu connais le proverbe.

“En nous” associé à l’apostrophe introduit l’idée d’une médiation (qui est renforcée par le vocatif : “Seigneur”), au contraire du simple possessif “son” qui lui suggère justement un travail à accomplir seul, par soi et pour soi.

“La foi”, c’est la simplicité même, la réponse belle et humble de l’homme qui cherche Dieu, qui le reconnaît déjà comme son créateur et qui l’accueille tel le Tout Autre qu’il est. Est-ce que j’ai seulement besoin d’insister sur toute la grossièreté de l’expression “potentiel spirituel” ? Juste dire que la recherche de “puissance” y est intégralement tournée vers l’intérieur, seule voie “spirituelle” apparemment considérée comme valable.

Sauras-tu trouver lequel ?

Sauras-tu trouver où il est ?

Mais au fond – tu te demanderas sans doute à juste titre – pourquoi je m’énerve autant contre ça ? Eh bien, parce que ça me gonfle ! C’est clair ? Dans toute cette “spiritualité” crypto-chrétienne, il manque juste un mot. Un seul. Je te laisse deviner lequel ?

… Il manque juste le Christ !

Le pire, c’est que tous, autant que nous sommes, ce danger-là nous guette : développer notre petite religion à nous, avec nos ingrédients et ce qui nous plait dedans, en oubliant le cœur du message (le christianisme ayant cette intéressante particularité que le medium et le message se rejoignent dans la figure de Jésus). Chez les plus tradis, ce sera une référence prioritaire à “la Vérité”, à “la Tradition”, etc. Chez les plus progressistes, un langage tourné autour du “partage”, des “valeurs”, de la “solidarité”, etc. Chez les chachas, peut-être davantage une insistance sur les “charismes”, sur l’“expérience”, sur la “gloire”, etc. Tous, dans nos sensibilités respectives, nous rencontrons à un moment donné ce risque de nous déconnecter de la source.

Alors, petit rappel qui pourrait s’avérer utile dans ces cas-là : tirer le gilet de sauvetage fourni dans le kit labellisé Saint-Paul : Ph 1, 15 21. C’est radical :

“Pour moi, vivre, c’est le Christ.”

Mais tu peux toujours essayer de trouver mieux si ça t’amuse.

9 juin 2009

Le baptême est un droit : que fait la Halde ?

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 15:25
Tags: , , , , , ,

Y’a des fois, vraiment, on s’demande… On nous dit qu’il y a de moins en moins de catholiques (la preuve : ils sont de plus en plus nombreux dans le monde), et l’Église refuse de recruter à peu de frais de nouveaux adhérents. Un scandale, mon bon môssieur ! D’ailleurs, j’en parlais hier avec mon coiffeur et il me disait : “Oui, c’est toi qui as raison !” C’est dire.

Il y a quelques mois, en Loire-Atlantique, un prêtre refusait de baptiser un enfant. Et pour un motif des plus futiles : les parents ne voulaient pas inscrire leur fille au catéchisme. Bah mince alors ! Voilà des gens qui respectent la liberté de l’un de leurs enfants (elle ne veut pas aller au catéchisme, c’est son droit) d’un côté, mais veulent quand même imposer le baptême à l’autre. Il paraît qu’une cohérence s’est cachée dans la proposition précédente ; si tu la trouves, merci de me prévenir…

Mais le plus terrible dans cette histoire, c’est qu’elle se répète. Et cette fois, les raisons sont beaucoup plus graves. Juge un peu : un prêtre canadien ose refuser de célébrer un baptême hors de l’église !

Je sais, toi aussi tu es choqué ; même que tu demandes comme moi de quoi il se mêle, le curé ! C’est vrai quoi sans blague à la fin, les parents c’est eux qui payent alors ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent ! Y’en a marre que l’Eglise impose des trucs tout le temps.

C’est pas parce que les prêtres n’ont pas (encore) le statut des intermittents du spectacle qu’ils peuvent tout se permettre. Zut !

bapteme-enfant

Le faire-part devait ressembler à ça.

Bon, ce que l’article ne dit pas, c’est qu’au départ, les parents voulaient que ça se passe au McDo. Ils demandaient quand même pas la lune ! Et puis ils préféraient aussi que ce soit un rabbin qui célèbre, mais là encore ce curé intégriste a refusé. C’est comme pour leur idée de faire ça à la bière bénite : rejetée d’un revers de main, sans aucune explication. Et histoire que le tableau soit complet : le prêtre a catégoriquement exclu de remplacer les formules du rituel traditionnel par “Que la Force soit avec toi” (ce qui était pourtant beaucoup plus compréhensible, quand même). Bref, le gars, c’est un facho, quoi !

Le plus drôle de l’histoire, malgré tout, ça reste cette déclaration du père (celui de l’enfant, pas le curé) :

“On dit qu’il y a de moins en moins de paroissiens et de croyants, mais l’Église refuse encore de s’adapter au monde d’aujourd’hui. Quand je vois notre prêtre décliner une demande aussi simple et agréable que la nôtre et ce, au risque de perdre un nouveau membre de la famille de Dieu, je remets en question mon attachement à certaines valeurs de la religion catholique.”

Qu’il se rassure : si son attachement tient juste à la possibilité ou non de faire célébrer un baptème à l’intérieur ou à l’extérieur d’une église, c’est certainement une bonne chose qu’il le remette en question. Juste pour voir s’il ne faudrait pas creuser un peu. Par exemple.

6 mai 2009

Un jeune ; la notion, point final.

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 11:41
Tags: , , , ,

Parmi mes nombreux vices (boire de la tisane, laisser mon siège aux femmes enceintes dans le métro, prendre le métro, tenir un blogue, avoir lu Love Story un jour, aimer les jeux de mots tout pourris, faire des listes de mes défauts, etc.), il y a en a un qu’il faut absolument que je te confesse aujourd’hui.

Oui, j’aime dire des trucs définitifs.

Je pense même que mon goût prononcé pour les sentences, les aphorismes et les phrases fermantes pourrait me valoir parfois un peu d’accompagnement psychologique. Presque autant que mon esprit de contradiction. Faudrait d’ailleurs que je me renseigne, parce que je pourrais peut-être avoir un forfait pour ces deux tares-là. (Tu trouves pas ça marrant, toi, la façon dont sonne “tares-là” ? Dis-le à voix haute, tu vas voir, c’est rigolo : ça fait “tarla”… voilàvoilà.)

M'en fous, j'assume.

M'en fous, j'assume.

A la sortie du cinéma, si je vois tous mes amis (ouais, j’en ai plusieurs – la classe) s’enthousiasmer pour le film, il est fort probable que le premier qui s’avisera de me demander : “C’était bien, hein ?” s’entendra répondre : “Non.” De même, je n’ai aucune honte à affirmer sans laisser la moindre place à la contradiction que les mangeurs de Rice Krispies au petit-déjeuner sont tous des dégénérés. Par exemple.

Et donc, bah, aujourd’hui je me suis un peu laissé surprendre par une vague connaissance au cours d’une de ces conversations qui ne devaient pas être polémiques au départ. Tu sais, le truc qui commence par la bête description de la cabane que tu avais construite à 12 ans et qui finit par un gros pugilat où l’un des deux – souvent toi – se retrouve taxé de fascisme avant d’avoir compris pourquoi. Ce genre de discussion ; bien traître comme il faut. Et si tu te dis que ce paragraphe n’a pas grand rapport avec ce que j’ai écrit avant, c’est parce qu’il faut que tu lises la suite avant de râler. (C’t'un monde, tout d’même !)

Je ne saurais pas bien te dire comment c’est arrivé, mais y’a un moment de la conversation où j’ai méchamment glissé en laissant passer un piège à cons dans mes propos. En l’occurrence, c’était “les jeunes”. Ça n’a l’air de rien comme ça, “les jeunes”, mais ces deux petits mots-là c’est une vraie saloperie chose-pas-belle : ça te flinguerait une bonne ambiance en moins de temps qu’il en faut à un scout de retour de camp pour noircir l’eau du bain. Je précise que cet exemple marche aussi avec un anarchiste-altermondialiste qui revient d’avoir cramé des hôtels (au cas où j’aurais soudain élargi mon public).

Donc, “les jeunes”. Je dis ça un peu innocemment (quel c…) et je me prends immédiatement le retour de la flamme que je n’avais pas cru allumer : “Ah ouais ? Et pour toi, c’est quoi un jeune ?”

For intérieur : “Et meeeeeeeeerdeuuuuh !”

La notion de jeune, c'est déjà dur à expliquer, alors va donc l'illustrer ! Du coup, t'as droit à une image sympa sur l'enfance.

La notion de jeune, c'est déjà pas facile à expliquer, alors va donc t'amuser à l'illustrer, toi !

Me voilà parti dans une conversation philosophique (et embarrassée), à tenter de définir la notion de jeune avec ce type dont j’ai oublié de préciser qu’il devait avoir pas loin de deux fois mon âge ; c’est dire si j’étais mal engagé.

J’ai bien failli, au début, tenter d’esquiver la difficulté en énonçant :

“Un jeune, c’est une personne qui téléphone à sa mère plus d’une fois par mois.”

Propre. Généralisant. Définitif. C’était pas mal. Jusqu’à ce que je me rappelle que c’est aussi la définition d’une fille. Zut, flûte, crotte de bique : il fallait tout reprendre depuis le début.

Deuxième tentative de détourner l’attention ; j’ai voulu tenter un coup de bluff en ne définissant rien et en dissertant plus loin comme si la notion était évidente. Mais ça n’a pas pris. Pour l’anecdote, néanmoins, j’avais commencé à développer l’idée suivante :

“Le drame des jeunes, c’est qu’ils s’imaginent toujours qu’ils sont l’avènement d’un monde nouveau, alors qu’ils devraient avant tout être le renouvellement d’un monde ancien.”

Vous avez quatre heures. L’accès aux toilettes ne pourra se faire qu’un par un. Les calculatrices sont interdites.

Tu admettras tout de même que c’était pas trop mal tenté, cette affaire. Et que, par ailleurs, je viens de gâcher dans un billet une très chouette “pensée pour aujourd’hui”, preuve que je ne recule décidément devant aucun sacrifice. Mais revenons à nos moutons (qui se trouvent être des jeunes). La parade avait beau être brillante, elle n’a pas fonctionné face aux talents inégalés du gars dans la catégorie fouilleurs de merde (trois fois coloscope d’or au festival de Moncuq).

Et puis la grâce m’est venue en aide (depuis qu’elle fourre des ampoules dans mon placard, la grâce et moi, on est méga-potes) et m’a soufflé la réponse ultime, celle que mon interlocuteur n’avait pas pu voir venir, qui lui a fait un peu mal à ses dents et qui m’a permis de sortir victorieux de cette joute hélas pour lui inégale dès le départ.

“Un jeune, c’est quelqu’un qui ne se demande pas s’il l’est encore.”

Prends-toi ça dans ta face ; nananananè-reuh.

29 avril 2009

“Le Forum déjeune” pour les râleurs

Classé dans : Blogue, Humeur(s) — Edmond Prochain @ 10:48
Tags: , , , , , , ,

A tous les râleurs, je voudrais dire une bonne fois pour toutes que vous êtes rien qu’un tas de ronchons. C’est dit.

Bouh... les vilains tout grognons...!

Bouh... les vilains tout grognons ! qu'y sont pas beaux ! bouh !

Alors voilà, scrogneugneu, dans un précédent billet où je te parlais d’une chouette série, j’avais voulu intégrer un très joli et drôlement épatant petit “videowall” directement importé de chez mon pote dailimocheune. C’était tellement bien que j’en étais z-ému… Et puis voilà-t-y-pas que tout un groupe de fâcheux a décidé faire rien qu’à m’embêter sur le ton de “Oui mais euh toussa, les vidéos dans le gadget c’est pas les bonnes, ton truc il est nul, t’es qu’un gros naze, apprends à te servir d’internet, c’est pas compliqué de recopier des codes de vidéos, on te demande pas grand chose, fais un effort, pôv’ tache, toussa”.

Épaisseur du mystère : un certain nombre d’amis, complices, comparses (et ma sœur aussi) consultés m’ont dit qu’ils voyaient bien les bonnes vidéos au bon endroit. Il semblerait donc qu’il y ait discrimination à l’affichage, et je m’en vais saisir la Halde aussi sec. Parce que pendant ce temps, les fâcheux sus-évoqués continuent de m’agonir.

Outre le fait que c’est pas gentil, ce phénomène m’inquiète. Je pense que c’est un complot organisé par les légions du pape (les fameuses), puisque j’ai reçu ce genre de remarques de façon massive dans ma boîte mail. Juge par toi-même : pas moins de… quatre plaintes ! Toutes plus virulentes les unes que les autres, d’ailleurs. Eh ouais. Mais rends-toi bien compte, surtout : quatre plaintes, c’est deux de plus que ce qu’il faut à Eric M. pour déclarer que les légions du pape (les fameuses) l’attaquent. Alors imagine un peu…

Bref, comme du coup je crains pour ma vie depuis que les légions du pape (les fameuses) s’attaquent à moi, je tiens à présenter publiquement mes excuses, au nom de la France, de l’Église, de la planète Terre et de la Cour céleste toussa toussa, pour toutes les personnes qui auront été blessées par mon incompétence et/ou les mystères d’internet.

Pour info, je viens de resserrer mon cilice.

Et les vidéos, je te remets les plus sympa, à savoir les épisodes 3 et 5. Pour les autres, je te mets des liens (c’est dire si je te mâche le travail, quand même).

Et maintenant, la foire aux liens : vers la série en général, vers l’épisode 1, vers l’épisode 2, vers l’épisode 3, vers l’épisode 4, vers l’épisode 5.

Merci qui ? ;-)

9 avril 2009

Éloge des grands-mères universelles

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 8:27
Tags: , , , , , , ,

Peu importe comment on les appelle, d’un petit nom affectueux ou d’un poli Madame. Peu importe aussi, d’ailleurs, comment elles s’appellent. Elles sont au-delà de ça : elles sont au-dessus de tout. Un peu comme dans ces vieilles affiches publicitaires qui tapissaient les murs de la cantine : “Bonne Maman, nous sommes tous tes petits enfants”. Un peu comme ça, oui.

Elles vivent dans une maison derrière une grande porte verte. Un numéro 7, sans doute, dans une rue dont le nom prête à des plaisanteries potaches. Elles habitent surtout sur le chemin de l’école ou du lycée ; ce qui fait d’elles une halte imposée. Si c’est un détour, c’est encore meilleur. Le bouton de la sonnette est un peu enfoncé et il y a une voiture qui dort sous le porche. On ne la verra jamais la conduire, mais on l’empruntera souvent.

Dans le placard de la cuisine, elles ont du chocolat. Du saucisson, aussi. Et du thé, du miel, des briques de jus d’orange. Et des biscuits ramollis dans une boîte en métal. Elles ont plein de photos de petits-enfants souriants. Ils sourient, les petits-enfants sur les photos, parce que leur grand-mère fait une mousse au chocolat formidable. Avec des morceaux de chocolat fondants dedans. Dans le jardin, il y a Sidonie, une tortue handicapée depuis qu’un chien l’a confondue avec un big-mac. Dans ce même jardin, elles ont une balançoire qui est un endroit super pour bavarder. Elles ont aussi une télévision pour des soirées VHS ou des après-midi Roland-Garros. Une bouteille de prune dans le salon, pour des fins de soirées confidences. Elles ne s’étonnent pas de trouver chez elles un ou deux petits-enfants adoptifs au petit matin.

Elles disent : “Raconte-moi, mon petit…” Et elles le disent gentiment (même si elles n’entendent pas toujours très bien la réponse).

Elles dodelinent doucement de la tête quand on leur explique quelque chose, ou alors elles disent : “Ah, c’est bien.”

On peut repasser chez elles des années plus tard, rien ne change et ça ne change rien : elles nous accueilleront toujours de la même manière, elles offriront toujours d’entrer dans la cuisine et elles feront à nouveau les mêmes remarques à leur “vrais” petits-fils. Qui repenseront longtemps à elles en remettant les pans de leur chemise dans leur pantalon. Parce que ça fait quand même mieux : regarde tes amis, eux, ils sont bien habillés…

Elles sont comme ça. Toutes petites et très grandes, précieuses et gratuites ; universelles, uniques.

Quand, au retour de quelques courses en ville, un crissement de pneus nous les enlèvent, dans le panier qu’elles serrent fort contre elles, elles emportent quelques bons morceaux de notre adolescence.

Au’voir ma’ame…

6 avril 2009

Vivement dimanche

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 14:26
Tags: , , , , , , , , ,

Allez hop : c’est parti pour la semaine sainte ! Youhou ! Jours de jeûne et de prière et de toussa. La grosse fête, en mode mineur, option vaguement pénitentielle sur la fin. L’autre façon d’envisager le combat ordinaire, la version chrétienne : choisir la retraite. Je suis à deux doigts de m’y plonger, histoire de faire un peu le ménage le temps d’un petit tri d’homme… Enfin, pour ça, il faudrait d’abord que j’arrive un peu à m’extirper d’un quotidien un chouille prenant, en ce moment.

Et j’ai bien dit m’extirper, parce que j’ai peut-être un goût douteux en matière de jeux de mots, mais j’ai du vocabulaire. Voilà.

Faut admettre qu’on aura vécu un Carême 2009 vaguement éprouvant, avec des crises en veux-tu en voilà et de multiples occasions de monter au créneau. Des créneaux façon château fort, hein ; voire citadelle assiégée, par moments, et dont on se serait volontiers passés. Mais comme on n’a pas été préservés, on a eu du mal à s’abstenir. (Et allez : encore des jeux de mots douteux sur la capote… pardon.)

Au final, le catho lambda – ce qui est déjà pas si mal, dans la mesure où le Lambda est presque à mi-chemin entre l’Alpha et l’Oméga – doit avoir les rotules sensiblement douloureuses. Ce qui ne tombe pas si mal, dans la mesure où maintenant on est entré dans le vif du sujet : l’accomplissement de tout, le moment où on se souvient en détails d’un Gars qui aura eu bien plus mal que seulement aux rotules. Pour tous les hommes chaque homme moi.

L’avantage de la semaine sainte, aussi, c’est qu’elle remet tout ça en perspective. Parce qu’aussi sûrement que je vais faire exploser mon apport quotidien en calories dimanche prochain, je connais la fin de l’histoire. Le catholicisme n’a jamais été très fort, question suspense…

Tout ça pour dire que j’aurais voulu dire un mot la semaine dernière à propos du pèlerinage de Chartres (celui des étudiants – bien que je ne le fasse plus depuis quelques temps déjà), et puis que je n’ai pas trouvé le temps. Ballot, non ? parce que maintenant, il est passé. Bon. D’un autre côté (non, ne te tourne pas : c’est une façon de parler), je peux toujours revenir sur le thème, que j’ai trouvé fort adapté cette année :

Avance, espère et prends courage ! (Je dois être un grand sentimental...)

T'as vu ? "Avance, espère et prends courage !" (Je dois être un grand sentimental...)

Et puis tout ça, finalement, ça m’a fait repenser à un cadeau qu’on m’a fait et qu’on t’a fait aussi en septembre dernier. Tu te souviens ? C’était à Notre-Dame, le pape était là. Il nous a confié la croix. Et tiens ! depuis, on l’a bien eue. Mais alors : bien, hein !

Sauf que… souviens-toi mieux. Il nous a aussi confié l’Esprit-Saint. Alors avance, espère et prends courage : le deuxième cadeau, il arrive bientôt.

Page suivante »

Publié sur WordPress.