Se balader sur internet, c’est comme marcher en forêt à l’automne. On finit toujours par tomber sur un coin à bo(u)lets.
3 novembre 2009
22 octobre 2009
Pensée pour aujourd’hui XVII
Dieu ne nous aime pas pour ce que nous sommes ; il nous aime parce que nous sommes.
(Et pour que nous soyons, aussi.)
9 octobre 2009
Le vrai héros des temps modernes
Ce n’est ni un avion ni un oiseau, il n’a pas de collants ou de cape, il ne sort pas masqué la nuit pour combattre le crime, il n’est pas spécialement fort, beau, intelligent, ce n’est même pas Barack Obama, bref : du dehors, il a tout d’un tocard ordinaire. Même qu’il a une tache de gras sur son pull et un trou à ses chaussettes, t’imagines ? Un mec que rien ne distingue des autres, un quidam d’une banalité affligeante (et parfois affligée), et pourtant il est le seul vrai héros des temps modernes : Espère-Man.

Ne cherche pas dans cette image : tu ne le trouveras pas.
Là, je te sens forcément un peu circonspect. (Note : t’as vu comme je ne sous-estime pas mon lecteur ? je lui prête même des sentiments complexes.) Tu te dis : “Bon, d’accord, t’es sympa Edmond, mais ton Espère-Man, avec un nom pareil, il a forcément un p’tit truc d’extraordinaire pour faire la différence…” Eh bien non. Même pas. Il est incroyablement normal. Sa seule particularité, c’est le regard qu’il porte sur le monde qui l’entoure.
Espère-Man n’a pas de super-pouvoirs, il n’a qu’un super-vouloir !
Quand Espère-Man rentre dans une rame de métro, il ne voit pas une masse comprimée de sardines qu’il va falloir se coltiner pendant une demi-heure ; il voit des hommes et des femmes aimés de Dieu, et même si l’idée d’être à l’étroit ne l’enchante pas vraiment, la seule existence de ces personnes le réjouit. C’est Espère-Man.
Quand il se fait vertement insulter dans la rue sans raison, il ne réplique pas avec hargne, il ne maugrée même pas intérieurement ; Espère-Man réprime ces mouvements instinctifs et tâche à la place de prier silencieusement pour cette personne. Ça lui coûte, mais ensuite il se sent mieux.
Plus impressionnant encore, au bureau, devine qui est Espère-Man dans cette conversation :
- ‘Tain ! La fille de l’accueil a vraiment deux de tension…
- Et aimable comme une porte de prison, avec ça. Jamais vu quelqu’un d’aussi désagréable.
- En plus, elle est vraiment moche…
- Je l’ai vue l’autre jour lire un bouquin de Guillaume Musso : ça devrait être interdit d’être beauf à ce point !
- En plus, elle sait pas s’habiller…
- Et puis c’est pas la peine de compter sur elle après cinq heures ! Elle a les yeux sur l’horloge, et dès que sa journée est finie, pfuit ! elle file en quatrième vitesse.
- En plus, elle a un gros cul… [Où l'on voit que c'est une pure fiction : personne évidemment ne tient jamais de tels propos !]
- T’es pas d’accord avec nous, Olivier ?
- Ben… L’autre jour, j’avais plein de dossiers dans les bras et elle est venue m’ouvrir la porte.
- T’es chiant,franchement : tu casses toujours l’ambiance…
Alors ? Tu l’as reconnu ? Voilà, c’est tout.
18 septembre 2009
Pensée pour aujourd’hui XVI
Aux forts et aux purs, il faut savoir parfois préférer l’effort et l’épure.
7 septembre 2009
Pensée pour aujourd’hui XV
La consommation demeurera toujours synonyme de consolation, tant notre âme n’aspire finalement qu’à la “consumation”.
29 août 2009
Et puis alors… euh…
Billet ultra-court, juste pour que tu partages : 1. ma difficulté à garder mon sérieux pendant la messe ce matin, 2. l’embarras du pauvre (jeune) prêtre qui faisait l’homélie. David soulignait hier que, parfois, comme ça, (pouf pouf,) en semaine, il préférait se taire plutôt que de mal commenter… Peut-être le vicaire d’ici a-t-il regretté de ne pas l’avoir fermée avoir fait silence.

Le Caravage, c'est pas tous les jours ici... alors profite !
De mémoire, après les textes du jour, voilà ce que ça a donné :
“Hérode, il était dérangé par Jean-Baptiste, mais il savait au fond de lui qu’il disait la vérité. Pourtant, il n’avait pas le courage de le suivre… [Note d'Ed : jusque là, ça va !] Et puis un jour, à force que Jean-Baptiste mette les pieds dans le plat… euh… la fille l’a obligé à trancher… et, euh… C’était un coup de tête.”
Ouch ! Difficile d’y résister, et avec des hésitations pareilles, je suis certain qu’il se rendait parfaitement compte de ce qu’il disait, malgré lui. Car finalement, tout y est : la tête, la lame, le plateau… il suffit juste de remettre les éléments dans l’ordre pour saisir le malheureux mauvais goût de l’ensemble.
27 août 2009
Pensée pour aujourd’hui XIV
La vie spirituelle, c’est un peu comme une vieille église : moins c’est entretenu, plus on risque des chutes de prières.
17 août 2009
Pensée pour aujourd’hui XIII
Contrairement à une idée répandue, manger de la soupe ne fait pas grandir. En revanche, il est exact que vieillir fait manger de la soupe.
13 juillet 2009
16 juin 2009
Pensée pour aujourd’hui XI
L’égoïsme est une qualité qu’on est souvent seul à goûter pleinement.


