Le blogue d'Edmond Prochain

25 octobre 2009

L’enfer est pavé de quoi, déjà ?

Classé dans : Rabat-joie — Edmond Prochain @ 10:35
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Pour déroger à la règle que je me suis fixée de ne jamais publier de billets le dimanche (les bédés sont programmées à l’avance), tu penses bien qu’il me fallait une bonne raison. J’en ai une. Le titre aurait aussi pu être : “Comment le blogueur, en voulant rapidement donner son avis avant le coucher du soleil, s’est vautré en plein dans les défauts de la précipitation” (mais c’était un peu long).

Bon. Reparlons du Père Andrew qui joue au poker à la télé pour sa paroisse. Pour le coup, j’ai effectivement mal compris le fond de cette histoire, et je me suis un peu ramassé en en tirant des conclusions hâtives. En cela, je remercie vraiment le père David Lerouge d’être venu mettre un peu de bon sens dans les commentaires avant qu’ils ne partent en trop forts jugements, et aussi le père Andrew Trapp lui-même, venu donner sa version des faits (en français, s’il vous plaît !).

andrew-trapp-pretre-poker-2

Là, visiblement, il vient de gagner...

J’avoue ne pas être fâché malgré tout d’avoir dit dans mon précédent billet que je le trouvais vraiment sympathique et que l’initiative m’amusait ; ça m’évitera de trop donner l’impression de retourner ma veste maintenant. De fait, je maintiens absolument : le culot avec lequel il est allé joué a quelque chose qui me plaît. Et je trouve son commentaire beaucoup plus juste dans son expression que les mauvais résumés de la situation lus ici ou là…

Précisons donc un détail, que le Père Andrew éclaircit lui-même : il n’a pas joué l’argent de sa paroisse ! Bon point. Ce n’était vraiment qu’un jeu télévisé, ce qui change pas mal de choses, avouons-le.

Mais qui ne change pas tout… Alors que j’écris, Poussah est en train de me dire : “Tu as raisonné juste sur des assomptions fausses” ; il a raison. Il y a clairement une erreur de ma part, mais que ce soit l’occasion de réaffirmer quelques trucs ! J’avais pris cette histoire aussi comme  un prétexte pour parler des jeux d’argent. Je peux donc maintenir sans rougir tout ce que j’ai dit à ce sujet. En répétant même un point : je trouve mille fois plus convaincante son explication du principe du jeu que les pauvres tentatives de se raccrocher au CEC pour justifier la démarche. Le Catéchisme – comme, a fortiori, l’Évangile – ne peut pas et ne doit pas se laisser contorsionner pour entrer dans les cases de nos propres justifications. Je maintiens donc que la citation censée justifier la démarche ne s’applique pas à un jeu dont le principe est l’intimidation et l’écrasement, dès lors que les sommes des gains sont telles.

La problématique de l’évangélisation continue d’ailleurs de me poser problème (i.e. je suis toujours pas convaincu !), parce qu’autant imaginer un prêtre qui joue des mises symboliques avec des jeunes pour établir une relation me plaît beaucoup, autant aller à la télévision dans un jeu qui me semble contestable dès lors que les enjeux financiers sont trop forts me grattouille un peu… Encore une fois : je me garderai bien de condamner, mais je suis sceptique sur les effets réels et la pertinence de tout cela.

Peut-être peut-on voir dans tout ça une vraie invitation à la prudence dans notre “utilisation” de l’Ecriture et de la Tradition. Citer le Catéchisme, c’est bien (et même très bien), mais ça ne dispense certainement pas de s’interroger. Si on pouvait l’avoir plutôt comme une lumière pour éclairer notre propos, et pas comme un pur argument d’autorité laissant peu de place à la contestation, ce serait pas mal. Cette réflexion s’applique évidemment autant à moi qu’à toi, commentateur régulier ou occasionnel.

En tout cas, à contester les bonnes intentions du Père Andrew, qui me semblaient donner lieu à une démarche inadaptée, j’admets être tombé dans le travers que je dénonçais. La prochaine fois (curieusement, c’est la base de mon métier – comme quoi je suis ici bien plus blogueur que journaliste), je tâcherai de ne pas simplement avoir de bonnes intentions, mais d’aller vérifier un peu plus avant de m’emporter.

Sans rancune, Father ? ;-)

21 septembre 2009

Chroniques d’un croyant du dimanche

Classé dans : Mais dites... — Edmond Prochain @ 10:49
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Dimanche. Du latin dies dominicus, jour du Seigneur. Sauf qu’on ne peut pas servir deux maîtres à la fois, nous a un jour expliqué un jeune barbu qui pour le coup en était un authentique, de maître. Nous devons donc choisir, et deux options s’offrent à nous : soit Dieu soit l’argent. Comme dans les vieilles séries-B à base d’immortels et de lande écossaise : au final, il n’en restera qu’un. Le dimanche ne peut avoir qu’un seul Seigneur ; et les débats récents sur le travail dominical tendent à montrer que notre société a tranché. Devine pour qui.

Dans ce “contexte de perte de sens” (c’est classe, comme expression) qui tend à repousser en fin de semaine ce jour qui devrait pourtant en être le premier, j’ai trouvé par l’intermédiaire et les bons conseils d’une amie (qu’elle en soit remerciée) un remède rudement efficace, à travers le livre d’un vigoureux résistant : Le Dernier dimanche, de Gaspard-Marie Janvier (non, même avec un nom pareil, ce n’est pas un prêtre !). C’est un bien curieux ouvrage d’ailleurs : du début à la fin, on ne sait pas tellement s’il s’agit d’un traité, d’un recueil de chroniques, d’un témoignage, d’un journal, d’un essai ou – comme l’indique pourtant la couverture – d’un roman. C’est un livre constamment sur le fil ; et en matière de fil, juge celui qui se fait directeur : un homme qui n’a pas mis les pieds à l’église depuis bien longtemps décide d’aller à la messe chaque dimanche pendant un an, et de consigner à son retour les impressions recueillies durant cette heure particulière.

Voilà comment il introduit cette décision :

“Pour les appétits de l’âme comme pour ceux du corps, j’opte résolument pour une alimentation traçable. Même borgne, à demi éteintes, louches et crépusculaires, je préfère donc les lanternes du christianismes aux vessies du matérialisme, et avec Socrate, ceux qui s’interrogent à ceux qui savent. Dans cette drôle d’époque où les croyants se posent des questions quand les incroyants ne doutent plus, j’ai souhaité comprendre ce que m’apportait d’irremplaçable le fait d’être chrétien, même d’un peu loin.”

Le résultat ? Souvent un joyau. Un pur et simple bijou d’humanité, d’intelligence et, d’une certaine façon, de foi. Il faut voir le narrateur s’attacher à ce rendez-vous hebdomadaire, il faut laisser son œil neuf renouveler le nôtre. Durant la semaine où le livre m’a accompagné, j’ai redécouvert un amour de la liturgie que je ne pensais pas si vif en moi ! De petite phrase en réflexion esquissée, Gaspard-Marie Janvier m’a redonné soif de la Parole de Dieu donnée dans la messe. Il fallait le faire. Il l’a fait.

Faut pas se fier à cette couverture kitschouille...

Faut pas se fier à cette couverture kitschouille...

Au fil des pages, pas mal de gens en prennent quand même pour leur grade. C’est du brutal. Il y en a presque pour tout le monde : les politiques, les athées, ceux qui vont au centre commercial le dimanche… Les catholiques, aussi, qui ramassent autant que les autres. Et si certaines remarques ne sont pas toujours bien ajustées (j’émets de vives réserves sur certaines de ses conclusions – mais même les plus douteuses demeurent intéressantes par le regard qu’elles révèlent), l’expérience vécue dimanche après dimanche donne lieu à de merveilleuses petites mises en perspective. Je ne résiste pas au plaisir de t’en livrer une pépite… un peu longue, pardon :

“Chacun de nous vit sa vie sur le mode de l’alternance : travail et loisir, profession et famille, temps pour moi, temps pour autrui. Le rythme consiste à découper le calendrier, il se consigne au crayon sur l’agenda, il procède d’une représentation chronologique de notre être au temps. Et comme nous investissons tout de nous même dans cette conception filaire de la durée, nous sommes heurtés de plein fouet par chaque vicissitude, par chaque aléa fâcheux de l’existence, qui semble foncer vers nous en sens invers, comme sur une route à une voie. Le rendez-vous dominical élargit cette route et permet le croisement. Cette heure hebdomadaire de calme, de recueillement, de méditation, de contemplation, heure où je me retrouve parmi d’autres, ni pour commander ni pour obéir, ni pour acheter ni pour vendre, ni pour parler ni pour me taire, mais pour être là, simplement avec eux ; heure pour unir ma voix à la leur, heure pour recevoir, heure pour partager l’événement de ces images originelles, resurgissant de semaine en semaine, de mois en mois, d’année en année, toujours les mêmes et toujours autres, créant à chaque apparition de nouvelles et imprévisibles significations : oui, cette petite heure semainière de fermentation spirituelle crée une profondeur vertigineuse dans mon existence, comme un regard levé vers l’horizon lorsqu’on marche sur la crête. L’aventure s’épaissit.”

En refermant l’ouvrage, on sera malgré tout frappé d’un manque flagrant, d’un vide laissé béant durant cette année de messes, d’un vrai rendez-vous manqué : jamais Gaspard-Marie Janvier ne se laisse toucher par l’eucharistie. Il s’en rend compte, d’ailleurs, et il le dit à un moment donné : son goût pour la littérature et la philosophie lui font accorder une place démesurée à la première partie de la messe, à la liturgie de la Parole. Mais c’est aussi ce qui m’a touché (moi personnellement et pour moi-même en ce qui me concerne !), parce que ça m’a renvoyé à ma propre focalisation intérieure sur la seconde partie depuis quelque temps… du coup, je rééquilibre !

L’autre regret que l’on pourra émettre – et qui est, là encore, désamorcé par le narrateur, très lucide – c’est l’attachement sans doute trop grand à une figure de prêtre : le père Joris. Cette admiration forte est la plus grosse fragilité de la foi renaissante, et pourtant elle conserve quelque chose de touchant, parce qu’elle rappelle à quel point notre foi s’incarne souvent malgré nous dans quelques “grands frères” que la Providence veut bien mettre sur notre route.

Au final, je te laisse décider si tu te laisseras ou non séduire par cette petite expérience (parfois maladroite, mais vigoureusement rugueuse). Sache simplement que Le Dernier dimanche est sans doute le meilleur remède actuellement disponible à la tentation que représentent les discours sur le… travail du dimanche. C’est Chafouin qui va être content !

29 août 2009

Et puis alors… euh…

Classé dans : Tout-venant — Edmond Prochain @ 13:53
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Billet ultra-court, juste pour que tu partages : 1. ma difficulté à garder mon sérieux pendant la messe ce matin, 2. l’embarras du pauvre (jeune) prêtre qui faisait l’homélie. David soulignait hier que, parfois, comme ça, (pouf pouf,) en semaine, il préférait se taire plutôt que de mal commenter… Peut-être le vicaire d’ici a-t-il regretté de ne pas l’avoir fermée avoir fait silence.

C'est pas tous les jours qu'on trouve un tableau du Caravage ici, alors profite...

Le Caravage, c'est pas tous les jours ici... alors profite !

De mémoire, après les textes du jour, voilà ce que ça a donné :

“Hérode, il était dérangé par Jean-Baptiste, mais il savait au fond de lui qu’il disait la vérité. Pourtant, il n’avait pas le courage de le suivre… [Note d'Ed : jusque là, ça va !] Et puis un jour, à force que Jean-Baptiste mette les pieds dans le plat… euh… la fille l’a obligé à trancher… et, euh… C’était un coup de tête.”

Ouch ! Difficile d’y résister, et avec des hésitations pareilles, je suis certain qu’il se rendait parfaitement compte de ce qu’il disait, malgré lui. Car finalement, tout y est : la tête, la lame, le plateau… il suffit juste de remettre les éléments dans l’ordre pour saisir le malheureux mauvais goût de l’ensemble.

21 juillet 2009

Virez-moi toute cette spiritualité !

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 13:57
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Ce titre n’est pas une plaisanterie : j’aimerais vraiment qu’on foute le feu à la spiritualité et qu’on la regarde tous cramer comme un vulgaire Reichstag. Qu’elle dégage et qu’on n’en parle plus. Ou en tout cas, plus à tout bout de champ. Ce mot est devenu vraiment trop fourre-tout pour qu’on puisse encore lui donner du crédit. La spiritualité, c’est quoi ? Pfuit ! un peu de ceci, un peu de cela… Elle est passée par-ici, elle repassera par-là. Ou pas.

La spiritualité est vulgaire. C’est même pour ça qu’elle me gonfle.

Le truc jaune en bas à droite : c'est laid ! mais c'est laid !

Que c'est laid, ce truc jaune en bas à droite !

Scène de la vie métropolitaine (pas plus tard qu’hier, tiens) : ma voisine dans le métro feuillette une brochure. Là, les pharisiens Parisiens comprendront ce que je veux dire et les autres probablement un peu moins, mais il y a un sport très couru dans le métro, c’est de contorsionner ses yeux pour réussir à voir un peu de ce que notre voisin peut bien être en train de lire. Un peu inconsciemment au départ, puis de façon totalement assumée dès que mon agacement a commencé à monter, je m’y suis donc adonné hier matin. La dite brochure vantait les qualités d’un prieuré inconnu au bataillon. Et les mots jaillissaient de la page : “méditation”, “développer sa foi”, “connaissance de soi”, “conscience”, “intériorité”… et, bien entendu : “spiritualité”. Toute la panoplie d’une “retraite” de relaxation, en somme : faire le point avec la nature et la signature au bas du chèque.

Et immédiatement, m’est revenue cette petite phrase qui me fout un coup de sang à chaque fois qu’elle revient (c’est d’ailleurs pour ça que je n’aime pas trop la laisser revenir), une petite phrase entendue il y a quelques années dans un vague reportage sur des catholiques. Un jeune bellâtre expliquait à un micro pendu au bout d’un bras qu’il n’avait pas apporté de Bible, mais qu’à la place il avait pris un petit bouquin de citations à caractère crypto-religio-méditatif, en affirmant que c’était bien mieux puisqu’à l’intérieur il y avait “tout ce qu’il faut pour améliorer son potentiel spirituel”.

“Améliorer son potentiel spirituel”… Tiens, rien que d’en reparler, ça me re-fout les poils de colère !

Vraiment, sans façon...

Vraiment, sans façon...

Moi, avec ma désormais légendaire bêtise de catho-de-base, je repense à cette parole des apôtres au Christ : “Seigneur, augmente en nous la foi”. Et je me dis qu’on n’a pas fait mieux depuis. Surtout pas quand on vomit des trucs du genre “améliorer son potentiel spirituel” ! On pourrait presque opposer les deux expression terme à terme ; mais je ne vais quand même pas t’imposer ça… Oh, et puis merde : si, je vais le faire !

“Augmenter”, c’est faire grandir gratuitement, élargir, étendre, approfondir. C’est un verbe qui appelle le don : “augmente en nous”. De l’autre côté, “améliorer” établit par pure stupidité une idée de hiérarchie : il faut progresser sur une échelle, il y a un point de départ et un point d’arrivée. On veut juste un mieux, pas un bien. Et tu connais le proverbe.

“En nous” associé à l’apostrophe introduit l’idée d’une médiation (qui est renforcée par le vocatif : “Seigneur”), au contraire du simple possessif “son” qui lui suggère justement un travail à accomplir seul, par soi et pour soi.

“La foi”, c’est la simplicité même, la réponse belle et humble de l’homme qui cherche Dieu, qui le reconnaît déjà comme son créateur et qui l’accueille tel le Tout Autre qu’il est. Est-ce que j’ai seulement besoin d’insister sur toute la grossièreté de l’expression “potentiel spirituel” ? Juste dire que la recherche de “puissance” y est intégralement tournée vers l’intérieur, seule voie “spirituelle” apparemment considérée comme valable.

Sauras-tu trouver lequel ?

Sauras-tu trouver où il est ?

Mais au fond – tu te demanderas sans doute à juste titre – pourquoi je m’énerve autant contre ça ? Eh bien, parce que ça me gonfle ! C’est clair ? Dans toute cette “spiritualité” crypto-chrétienne, il manque juste un mot. Un seul. Je te laisse deviner lequel ?

… Il manque juste le Christ !

Le pire, c’est que tous, autant que nous sommes, ce danger-là nous guette : développer notre petite religion à nous, avec nos ingrédients et ce qui nous plait dedans, en oubliant le cœur du message (le christianisme ayant cette intéressante particularité que le medium et le message se rejoignent dans la figure de Jésus). Chez les plus tradis, ce sera une référence prioritaire à “la Vérité”, à “la Tradition”, etc. Chez les plus progressistes, un langage tourné autour du “partage”, des “valeurs”, de la “solidarité”, etc. Chez les chachas, peut-être davantage une insistance sur les “charismes”, sur l’“expérience”, sur la “gloire”, etc. Tous, dans nos sensibilités respectives, nous rencontrons à un moment donné ce risque de nous déconnecter de la source.

Alors, petit rappel qui pourrait s’avérer utile dans ces cas-là : tirer le gilet de sauvetage fourni dans le kit labellisé Saint-Paul : Ph 1, 15 21. C’est radical :

“Pour moi, vivre, c’est le Christ.”

Mais tu peux toujours essayer de trouver mieux si ça t’amuse.

24 janvier 2009

Le retour de mes gougueule potes

Classé dans : Blogue — Edmond Prochain @ 8:26
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Ces derniers temps, vous vous êtes surpassés, les gars ! J’en finirais presque par aller voir les statistiques du blogue juste pour voir ce que vous m’avez réservé… Et même si je me doute qu’une bonne majorité de requêtes bizarres concernent des personnes qui ne reviendront jamais, je tiens à saluer l’originalité des recherches.

Avant de commencer, puisque c’est le sujet, je conseille à tout le monde d’aller lire cet article-là. C’est marrant quand même un peu inquiétant.

"Gougueule, c'est comme une boîte de chocolats. On ne sait jamais sur quoi on va tomber."

Ma maman disait toujours : "Gougueule, c'est comme une boîte de chocolats. On ne sait jamais sur quoi on va tomber."

Mais allons-y ! Je commence avec un mot-clé que je pouvais m’attendre à voir ressortir : les fameuses chèvres ! Bah, ça a pas loupé :

  • chèvre ascendant singe
  • ecriture bible brebis chevre
  • chèvre ou brebis la différence c’est quoi
  • creche pour chevres
  • les chevres à gauche

Apparemment, le mot “rigolo” doit aussi pas mal ressortir, si j’en crois toutes ces demandes étonnantes (à noter, surtout, la dernière, qui sent le coup pas cool) :

  • exemple prière rigolote
  • david c’est un rigolo
  • modele de lettre rigolote au pere noel
  • femme rigolote
  • histoires rigolotes sur jésus
  • commentair rigolo
  • humour rigolos a entendres
  • pretre rigolo
  • commentaire rigolo  sur un ami

Comme d’hab’, il y a aussi les trucs pour lesquels je renonce à comprendre :

  • grand pere con
  • kewa.com
  • oh tu réponds edmond?
  • dessin voleur de bananes
  • t’es un canard
  • bernardins à manger
  • gougueule.beurk
  • des bulles sur mon ordinateur
  • humour bible de la bière
  • t’as pas honte humour
  • graisse de canard pour que l’eau coule
  • tu ma trompé
  • charrette dans la creche
  • carte felicitation c’est un garcon
  • dessin pointillisme
  • saul prononciation paul
  • images marrantes de personnes qui mangent

Pourquoi pas, après tout… Passons. J’ai aussi eu l’occasion de trouver de petites choses de très bon goût :

  • tu es moche et tu pues
  • jolieblonde laisse bienne

Charmant, non ? D’autant que depuis quelques semaine, la “question des femmes” (je cherchais une formulation pudique) attire un certain nombre de personnes ici (mais j’aimerais vraiment, vraiment savoir pourquoi !) :

  • misogynie
  • dessins humour de femmes
  • image humour discrimination femme
  • desin femme parfaite
  • blonde qui invente des mots
  • article rigolo sur les femme
  • femme à la pêche
  • femme+joli
  • feme trompée

Je vais finir par passer pour un gros macho, avec ces conneries. Pff… Bon, je continue en passant vite sur ceux qui cherchaient visiblement quelque chose de relativement précis, et qui ont dû être assez déçus quand même :

  • espérance de vie officiel 2008
  • beton different
  • lapin métro
  • nutella 3kg noel 2008
  • traduction iou me naz
  • la bible du fromager
  • dessins fun de serpents
  • la biographie d un personne celebre aujourd’hui
  • réussi ta vie résumé guy gilbert

Une des particularités des arrivants de gougueule, il faut bien le dire, c’est quand même de se poser de sacrées questions :

  • la bible c’est quoi?
  • que sinifie precher dans le desert
  • a quoi nous permet le bonheur?
  • que fait un prêtre dans l’église?
  • que veut dire chacha
  • que voir chacun des personne le bonheur
  • raisons de la condamnation du christ
  • sa sert a quoi une église et ses quoi?
  • que signifie faire un clin d’oeil à quelqu’un
  • je recherche la vraie lumière
  • quelle est le sens de la pentecôte aujourd’hui
  • que veut dire chaque lettre du mot noel
  • les mots les plus employés dans le monde
  • que mange le pape benoit a noel

Et avant de refermer ce billet, deux mentions spéciales. La première, parce que je pense particulièrement à celui qui cherchait comment

  • tenir bon en paroisse

Courage, bonhomme !!

La seconde, pour celui qui est venu avec la requête suivante – désolé, vieux, je peux rien pour toi, mais persévère, tu trouveras peut-être :

  • n° portable tim guenard

16 janvier 2009

L’Oint est proche

Classé dans : Mais dites... — Edmond Prochain @ 19:51
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Je sais, le titre est trompeur. Néanmoins, je le dis : Ami de la gaudriole, passe ton chemin. Ce soir, c’est de sérieuseries que je te cause (parce que, comme je crois l’avoir déjà dit, je suis ici chez moi et donc je fais ce que je veux). Bon. Cette entrée en la matière envoyée, voilà de la matière à méditer :

“Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche.” (Is. 55, 6)

Jamais trop compris pris la peine d’essayer de comprendre cette phrase, moi. Un verset biblique comme un autre, pas spécialement plus marquant à mes yeux que n’importe quel passage du Cantique ou des Actes. Un détail, en gros. Eh bien justement, en fait de détail, il m’apparaît maintenant bien gros ! Comme ça m’arrive encore de temps en temps, je me suis pris cette phrase en pleine tronche tout à l’heure.

christ1

Ce Dieu, qu’on accuse d’être si lointain, et jamais là quand il faut, et dans un ailleurs indéfinissable, etc. etc. Ben, ce Dieu-là, il est quand même venu prendre chair pour nous montrer à quel point il était proche !

Et moi ? Au lieu de dire que Dieu n’est quand même pas très souvent avec moi, combien de temps par jour je passe avec lui ? Combien de fois j’accepte de le regarder, de l’écouter ? Peut-être que la distance que je sens entre Dieu et moi, elle est plutôt entre moi et Dieu… P’têt, tiens. Lui est certainement bien moins loin de moi que je ne le suis de lui.

7 décembre 2008

On va finir par en faire un fromage

Classé dans : Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour,  c’est par là

chevre

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

4 décembre 2008

La Bible, c’est (aussi) rigolo [2]

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 19:01
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Je te l’ai dit et je maintiens : la Bible, parfois, c’est très marrant !

En français, il arrive d’entendre de jolis lapsus ou erreurs de prononciation. Certaines petites bourdes sont totalement irrésistibles… Tiens, par exemple, j’ai toujours du mal à retenir un éclat de rire quand j’entends en pleine messe :

“Lecture du livre de Mickey.” (A la place du “livre de Michée”, bien sûr !)

Une fois, j’ai aussi entendu une contrepéterie irrésistible :

“Comme l’écrit Ben Cirage le Sac…” (Pour “Ben Sirac le Sage”, tu auras reconnu.)

Enfin, tu me diras : un petit fourchage de langue est si vite arrivé… C’est pas la mort, tout ça. Non, certes, c’est pas la mort. Mais il faut quand même que je te prévienne : dans certaines traductions de l’Ecriture, il y a un gros piège qui traîne, et dans lequel n’importe qui peut tomber ! Ça se passe du côté de la deuxième lettre de saint Paul à Timothée (2 Tim 1, 5 – pour être exact).

“J’évoque le souvenir de ta foi sincère : c’était celle de Loïs, ta grand-mère, et de ta mère Eunice, et je suis convaincu que c’est la même foi qui t’anime aussi.”

Je t’entends dire (fort élégamment, d’ailleurs) : “Bah quoi ?” Evidemment, dans cette traduction liturgique, aucun problème. Le souci vient quand on n’adapte pas le nom grec Eunikè en Eunice. Dans ce cas-là, on se retrouve avec…

“Celle de Loïs, ta grand-mère, et… d’Eunikè ta mère !

Admets que, dans une église, ce serait pour le moins surprenant d’entendre de tels propos !

[Lire aussi : La Bible, c'est (aussi) rigolo.]

30 novembre 2008

Une bédé rescapée et une étoile

Classé dans : Bédés, Clin d'oeil — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon, alors les lectures elles sont là. Voilà. Déjà une bonne chose de faite…

ton-nom

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

Et autant t’avouer la vérité : j’ai failli ne pas faire de p’tite bédé cette semaine. Bah ouais. Comme ça, juste parce que j’avais pas envie ! (Je suis un ouf.) Je m’étais dit : C’est pas un dimanche normal (cf. plus bas), alors à dimanche exceptionnel, billet pas comme d’habitude. T’aurais eu beau dire ce que tu voulais, y’avait une logique. Et puis… bon. Avant même de le faire, je t’entendais déjà tellement geindre que c’est pas juste et que tu veux la bédé du dimanche et que t’es venu exprès pour ça et que toussa toussa… Tu m’as fatigué d’avance, alors j’ai cédé.

Mais ça ne m’empêchera pas malgré tout de te souhaiter une BONNE ANNÉE ! (Puisque – faut-il le rappeler ? – on commence une nouvelle année liturgique.)

Et comme me l’a si gentiment rappelé Sodexo l’autre jour sur une affiche du métro :

sodexo-etoile

16 novembre 2008

Au voleur !

Classé dans : Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Comme toujours :  les lectures d’aujourd’hui sont là… Bon dimanche !

voleur

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).
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