
Voilà l’affichette qu’un ami à choisi de mettre dans ses toilettes. Ça valait bien une mention ici.
(Note : Oui, parfaitement, c’est un gros chacha.)

Voilà l’affichette qu’un ami à choisi de mettre dans ses toilettes. Ça valait bien une mention ici.
(Note : Oui, parfaitement, c’est un gros chacha.)
C’est le genre de billet qui risque encore de lever une mini-polémique. Mais m’en fous : j’assume (de toute façon je nuancerai en commentaire, comme d’hab’).
Il n’y a pas si longtemps, quelqu’un a cherché à me définir comme un “cramé”. Or, il se trouve que je suis un garçon poli. Comme disait l’abbé de l’Epée : “Vaut mieux entendre ça qu’être sourd.” Mais faut pas pousser. J’ai alors estimé qu’une petite mise au point s’imposait :
Non, je ne suis pas un “cramé”.
Et même : je réfute totalement le qualificatif. Par ailleurs je n’ai rien contre ceux qui s’en réclament, mais j’avoue avoir beaucoup de mal avec le mot, à titre strictement, exclusivement et uniquement personnel : ce n’est pas comme ça que je vois l’Esprit-Saint. L’Esprit que je connais (ouais, on est potes), il brûle gentiment, il ne consume pas, il embrase le cœur pour le purifier et faire place nette. Mais je ne l’ai jamais vu cramer quoi que ce soit, qui que ce soit. Cramer, c’est un truc de voyous. Et l’Esprit-Saint n’est pas un anarchiste.
J’entends bien ce que les amateurs du terme veulent dire (eh ! oh ! je suis pas complètement idiot, non plus), à savoir tenter de définir une expérience décapante de l’amour de Dieu, introduisant un changement de vie radical, toussa. J’entends. Mais qu’on n’utilise pas le mot pour moi. Le Christ n’a pas tout envoyé à la benne pour faire place nette en moi ; je préfère penser qu’il me ponce le cœur en douceur. Chacun sa conception du taf qu’il accomplit.
Bon. Tant que j’y suis, je vais aussi revenir sur l’étiquette de “charismatique” qui a tendance à me coller à la peau. C’est pas forcément qu’elle est fausse, mais profondément, elle n’est pas juste. Oui, je me sens proche du Renouveau et la plupart de mes amis ont plongé dedans jusqu’aux oreilles, mais en fait, “en être ou ne pas en être” (si telle est la question), bah je m’en fous. Et même, quitte à être grossier, faut que tu comprennes que je m’en tamponne le popotin avec un gros Catéchisme de l’Église catholique (le Compendium est trop léger pour être suffisamment symbolique).
La vérité, c’est qu’on n’en a rien à carrer de nos dossards. Je suis catholique, et c’est la seule chose qui compte.
Dernière mise au point (qui en fait justifie toutes les autres) : Jésus ne me fait pas de guilis. Les excès de sensibilité que certains emploient beaucoup (trop parfois) d’énergie à dénoncer, je les connais, mais je m’emploie à les éviter à chaque instant. Parce que nous sommes incarnés, nous avons parfois besoin de ressentir un peu ce à quoi nous croyons ; et alors, l’Esprit-Saint, pas mauvais bougre, sait nous donner accès à quelques réalités ineffables. Du genre que quand on est devant l’Eucharistie, on peut savoir au plus profond de notre être (plus profond, cherche mieux) que c’est Jésus qui est là, on peut le comprendre à la façon des enfants. De ce genre ou d’un autre ; peu importe. La multitude des charismes est faite pour être mise en œuvre, pourvu que ce soit toujours la communauté et non moi qui en tire bénéfice.
Mais à quoi serviraient ces manifestations et ces consolations temporaires, si elles ne permettaient pas de passer à une foi adulte, qui croit en admettant sa propre pauvreté de créature finie ? L’infini est pour plus tard ; pour le moment, je préfère rester incarné dans cette vie. Alors, de temps en temps, il me semble que Jésus me fait coucou, mais il ne me fait pas de guilis en permanence ; c’est sans doute sa façon à lui de me laisser libre et de m’aider à grandir. Ça me va.
Si je décolle, rattrapez-moi. Ma place est là.
Comme ça fait un moment que je ne t’ai pas infligé de petit florilège des pires recherches gougueules ayant amené du monde sur ce blogue, je me permets de refaire ce grand classique aujourd’hui. Sachant que c’est loin d’être exhaustif.

Fais-toi plaisir : je les ai classés.
Edmond, Edmond, petit patapon…
Depuis quelques temps, la recherche la plus fréquente est tout simplement “edmond prochain” (je le vis comme un genre de consécration, du coup je commence à faire tirer des posters de moi que j’affiche dans mes toilettes). Mais ça n’empêche pas d’étonnantes variantes d’apparaître : edmond porchain, demond prochain, edmond prochian… ça fait toujours plaisir. Et puis, les Edmond qui ne sont sans doute pas moi : edmond pour de bon, blond blond edmond, edmond berk et le désormais culte dans ma famille : lotos animes par edmond !
Ah, il ne faudrait pas que j’oublie d’évoquer les petits malins qui tentent d’en savoir plus sur moi à traver gougueule. Je note edmond prochain 198, que j’interprète comme une tentative de vérifier ma date de naissance… Bien joué ! Moins fin, mais nettement plus explicite dans ses intentions, j’ai aussi vu passer un qui se cache derrière edmond prochain? Alors, pour le coup, je tiens à préciser (une fois de plus) que je ne me cache pas, mais que mon identité civile est “non pertinente” par rapport à mon activité numérique, et que pour avoir la paix en tant que journaliste (comprends que parfois c’est mieux de ne pas être étiqueté trop vite religieusement) c’est le moyen le plus simple que je puisse utiliser.
J’en profite au passage pour ne pas féliciter celui qui a écrit : edmond est un con. Quand je pense que gougueule l’a quand même orienté vers moi… (soupir)
Les “Euh, oui, bon, d’accord” Awards
Parmi toutes les requêtes zarbis que j’ai pu voir, il m’a semblé que certains méritaient une distinction particulière. Ainsi donc :
Le prix Merci-fallait-pas est attribué à site internet epuré.
Le prix Non-merci-sans-façon est attribué à si je te demande de sortir avec moi, avec une mention spéciale pour tu est mon premier love.
Le prix Mademoiselle-un-peu-de-tenue-s-il-vous-plaît est attribué à regard de mecs glamour, ex aequo avec video d un mec qui enleve son ticheurt et un mec bien sa n’existe pas.
Le prix Tu-fais-ce-que-tu-veux-c-est-ta-vie est attribué à je veux acheter une centrale a béton.
Le prix de Parlons-en-alors est attribué à il faut en parler.
Le prix spécial de la couardise est attribué à mettre tout sur la faute des autre.
Le prix Julio Iglesias de Toi-non-plou-tou-n-a-pas-changé est attribué à dommage té plus comme avant.
Enfin, le prix de J-ai-pas-compris-mais-bon-c-est-vrai-quoi-Gilbert-ne-désespère-pas est attribué à ne desespères pas gilbert.
La classe, tout simplement
Je vais mettre des astérisques dans les mots histoire de ne pas trop me faire référencer sur ce genre de mots-clés, mais bon, imaginez la surprise qui est la mienne quand je me retrouve face à des recherches du genre : soiree lesb*****, dessin femme p*rn* humour s*xe*, jolie b*** sur mes s****, sans oublier l’inimitable mr bonhomme ta vu ma b***.
A côté de ça, on est dans la poésie la plus soft quand on découvre un subtil : canard qui fait caca !
Questions en vrac
Fidèle à ma mission de service public (ou pas), puisque je constate que souvent tu arrives ici en posant des questions, je vais essayer de te répondre…
Bravo pour l’effort d’originalité !
Je voudrais finir ce billet avec trois petites recherches qui m’ont quand même un peu affligé… Pourquoi ? bah, parce que leurs auteurs demandent à gougueule des trucs qu’ils pourraient se donner la peine de chercher eux-mêmes. Il me semble, à moi, jeune-vieux con. Typiquement : avouer a son ami que sa femme le trompe. Hum !
Même chose pour ça : recherche éloge pour ma grand-mère décèdée. Pour le coup, cette requête ne me fait même pas rire… elle me fait de la peine. Un peu.
Enfin, j’aimerais attirer l’attention de tous les toi qui penses être très, très, très, mais alors trèèès original en déclarant sa flamme par un rébus. Sache que c’est nul. Mais vraiment, hein ! C’est nul de chez nul, sans la moindre inventivité ; c’est tout naze. Laisse tomber. Et tu sais comment je le sais ? Très simple : il se trouve que les recherches du genre rebus pour dire je t’aime, j’en ai au moins une par jour ! Sans rire. Au moins.
Alors que ce soit dit. Une bonne fois pour toutes.
Ces derniers temps, vous vous êtes surpassés, les gars ! J’en finirais presque par aller voir les statistiques du blogue juste pour voir ce que vous m’avez réservé… Et même si je me doute qu’une bonne majorité de requêtes bizarres concernent des personnes qui ne reviendront jamais, je tiens à saluer l’originalité des recherches.
Avant de commencer, puisque c’est le sujet, je conseille à tout le monde d’aller lire cet article-là. C’est marrant quand même un peu inquiétant.

Ma maman disait toujours : "Gougueule, c'est comme une boîte de chocolats. On ne sait jamais sur quoi on va tomber."
Mais allons-y ! Je commence avec un mot-clé que je pouvais m’attendre à voir ressortir : les fameuses chèvres ! Bah, ça a pas loupé :
Apparemment, le mot “rigolo” doit aussi pas mal ressortir, si j’en crois toutes ces demandes étonnantes (à noter, surtout, la dernière, qui sent le coup pas cool) :
Comme d’hab’, il y a aussi les trucs pour lesquels je renonce à comprendre :
Pourquoi pas, après tout… Passons. J’ai aussi eu l’occasion de trouver de petites choses de très bon goût :
Charmant, non ? D’autant que depuis quelques semaine, la “question des femmes” (je cherchais une formulation pudique) attire un certain nombre de personnes ici (mais j’aimerais vraiment, vraiment savoir pourquoi !) :
Je vais finir par passer pour un gros macho, avec ces conneries. Pff… Bon, je continue en passant vite sur ceux qui cherchaient visiblement quelque chose de relativement précis, et qui ont dû être assez déçus quand même :
Une des particularités des arrivants de gougueule, il faut bien le dire, c’est quand même de se poser de sacrées questions :
Et avant de refermer ce billet, deux mentions spéciales. La première, parce que je pense particulièrement à celui qui cherchait comment
Courage, bonhomme !!
La seconde, pour celui qui est venu avec la requête suivante – désolé, vieux, je peux rien pour toi, mais persévère, tu trouveras peut-être :
Je la fais courte, mais c’est une info dont on pourrait bien reparler ces jours-ci : Yves Le Saux (faudra dire Mgr, maintenant) vient d’être nommé évêque du diocèse du Mans.
Il est membre de la communauté de l’Emmanuel. Dépêche ici.

* * *
Ce billet n’est pas drôle en soi, mais il devrait calmer un peu ceux qui disent que je fais assez peu d’actu ! et toc !)
Choisir un groupe de prière, ça peut être la croix et la bannière ! (Je parle pour les Parisiens.)
Selon les sensibilités, les affinités, les disponibilités, les proximités géographiques… Bon, tu vois le tableau. Pourtant, c’est essentiel de trouver un endroit où l’on se sent bien, et surtout où l’on peut éventuellement avoir envie de revenir régulièrement !
Avec les groupes de prière chachas, on a souvent peur que ça vire au “peu orthodoxe” ! (Je parle pour les pharisiens.)
Des jeunes qui chantent fort (trop ?), parfois en langue (trop ?), parfois en dansant (trop ?), et parfois en ajoutant plein de commentaires après (trop là encore ?)… il y a de quoi rebuter le pèlerin de passage, faut être honnête ! Le reproche classique – et parfois certes un peu mérité – c’est de dire que ces assemblées privilégient la louange et l’émotion, voire le “planage”, au détriment du fond et de l’intériorité.
Imagine alors ma surprise en arrivant hier soir au groupe de prière de l’église Saint-Laurent (Paris Xe). On est là, tranquilles, peinards, devant l’autel ; on s’apprête à commencer à louer, tranquilles, peinards (normal, quoi)… Et puis, vlan ! L’un des animateurs invite tout le monde à s’asseoir et à faire silence pendant de longues minutes. Eh ouais ! Aussi étonnant que bienvenu (ça m’a fait le plus grand bien).
Comme quoi même un groupe du Renouveau sait se renouveler de temps en temps.
[MAJ : Des esprits chagrins voudront peut-être me faire remarquer que j'ai écrit le contraire ici, donc je préfère anticiper. C'est vrai. Mais c'est faux, aussi. Ça n'a rien de contradictoire, en fait, ce sont juste deux dimensions d'une même idée... Voilà : normalement, tu devrais passer tellement de temps à essayer de comprendre ce que je viens de dire que tu vas en oublier ta remarque de fâcheux !]
* * *
Et sur le site internet de Saint-Laurent, on peut voir une petite pub sympa (j’aime beaucoup le style épuré) :
Ce n’est pas une description exhaustive, mais si tu cumules plus de dix points dans cette liste, je crois que tu peux commencer à te considérer comme un chacha. Tu peux aussi la compléter grâce aux commentaires.
J’ai créé un groupe faycebouc spécial, parce que je sais que tu aimes bien ce genre de trucs. (Ne dis pas non : je t’ai vu !)