Le blogue d'Edmond Prochain

11 mai 2012

Le Cathologue : Comment se confesser sans douleur ?

"Le Cathologue", épisode 3… Et cette semaine, avec le courage et le sens du ridicule sacré qui le caractérise, Jérôme s’attaque à l’épineuse question du sacrement de réconciliation. Un vrai sujet, donc, avec des arguments, toussa. Ou presque.

 

Pour l’image à la toute fin de l’épisode, j’aimerais vous dire que je décline toute responsabilité et que je suis parfaitement innocent… mais je serais obligé de retourner me confesser ! J’adresse néanmoins toutes mes excuses à ma môman, qui a dû mourir de honte. Sans doute.

*

Quelques rappls :  la page Facebook de la série, ainsi que celles des différents coproducteurs : L’1visible, KTO, SAJE Prod.

7 mars 2011

C’est pour une carie…

Classé dans : Mais dites... — Edmond Prochain @ 16:30
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Normalement, dans une salle d’attente, il ne devrait pas y avoir des magazines ? Ou même des affiches un peu flippantes, histoire d’étudier minutieusement la géologie d’une mâchoire avant d’aller ouvrir la bouche de l’autre côté de la porte ? Un truc à lire pour passer le temps, en somme… On ne demande pourtant pas grand chose ! Juste un effort de convivialité : des chaises un peu plus confortables, davantage de lumière, une table basse, un tapis – je sais pas, moi ! – une plante verte ? Oui, c’est une bonne idée, ça : une plante verte. Un affreux ficus ou un palmier, même en toc, même jauni. Et des jouets pour faire patienter les enfants, aussi. Non ? Même pas les jouets pour les enfants ? Vous êtes durs, ici.

Déjà, dame de l’accueil n’était pas spécialement avenante. Pas un sourire, tout juste un regard, et sans réelle certitude qu’il me soit adressé. Charmant. Alors je veux bien admettre que dans ce cabinet on reçoit sans rendez-vous, mais ce n’est pas la peine de compter sur moi pour en faire la pub. Enfin… on verra quand même si le praticien est bon. Il y en a qui en disent du bien. D’ailleurs, il y a quand même un peu de monde devant moi.

N’empêche : pas un seul magazine, hein ! Si j’avais su, j’en aurais apporté un, parce que là je suis parti pour m’ennuyer sec. Flûte. Et puis, c’est moi ou ça sent quand même assez fort la cire à bois ? Ambiance mamie a mis un coup sur le parquet… Remarque : si ça se trouve, c’est juste à cause de ça qu’on a retiré le tapis. Nan, parce que sérieusement : je peux pas croire qu’il n’y ait même pas un tapis en temps normal !

Pff… Qu’est-ce que je fais là, d’abord ? Je n’avais même pas envie de venir, et voilà qu’on me répète qu’il faut y passer au moins une fois par an, histoire de vérifier que tout va bien et qu’aucune intervention n’est nécessaire. Mais quoi ! c’est un comble, tout de même : je n’ai même pas mal ! Je le saurais, non ? Et le pire, c’est qu’il est capable de me trouver un peu de tartre, voire une ou deux petites caries bien dissimulées. Un excès de sucre, c’est si vite arrivé… une petite corrosion facilement attrapée, des bactéries qui grignotent doucement, encore imperceptiblement, et finiront par rendre mes dents un peu plus fragiles et un peu moins incisives. Oui, bon, et alors ? Ce n’est pas la perspective d’une petite dévitalisation qui devrait me faire peur. Si ? Mmh… je suis comme tout le monde, en fait : je n’aime pas tellement ça.

Il y a des bruits bizarres. Des tzzzvviiiiiiiiii, des crouuuiiiiiiiiii, des brrriiiiiiivvuiiiiiiiiit. Beaucoup trop de i, beaucoup trop d’aigus pour que ça puisse être un minimum rassurant. Uniquement des bruits qui piquent, qui ratissent, qui creusent, qui vident, qui arrachent, qui déchirent et qui rabotent. Quand ils ne crissent pas tout simplement, le plus effroyablement du monde.

Une petite voix me susurre à la l’oreille : "Il est encore temps de partir. Personne ne le saura. Et puis franchement : est-ce que j’ai vraiment besoin de ça ? C’est encore une façon de se faire du mal pour pas grand chose… Il sera toujours temps de repasser si par hasard une petite douleur se faisait sentir, non ?"

Si j’avais le temps, peut-être aurais-je aussi entendu une autre petite voix me dire quelque chose comme : "C’est un mauvais moment à passer. Et alors ? Je serai tellement plus serein après ! Courage !" Sauf qu’à cet instant précis, la porte s’ouvre en grinçant comme celle d’une prison… ou d’une salle de torture.

Un homme en habit blanc inspecte la salle d’attente d’un coup d’œil, et son regard croise le mien. Je me lève avec un frisson. Il sourit pour me mettre en confiance. Trop tard pour reculer… J’entends juste ma voix dire, en passant la porte :

"C’est pour une carie… euh… un Carême !"

4 mars 2010

Confession, piège à…

Classé dans : Actu — Edmond Prochain @ 23:12
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Il faut que je confesse un truc : j’ai un vrai problème avec cette "initiative", le Fil du Seigneur. Celle dont on parle tant ces jours-ci.  Et pour plusieurs raisons en même temps, ce qui peut donner une vague idée de l’étendue du différend moral qui m’oppose virtuellement à ses concepteurs. Je crois même que la plupart des trucs que j’ai à lui reprocher sont absolument (note d’info : ici, il y a un jeu de mots) impardonnables.

D’abord, c’est un nom à la con. Nan, mais franchement : "Le Fil du Seigneur" ! Et pourquoi pas : "le Répondeur du Saint-Esprit", "la Ligne directe à Jésus" ou "Allô au Très-Haut" pendant qu’on y est ? Je sais pas si passer volontairement pour un con est un péché, mais ce ridicule-là, il est mortel. Et avec des âneries pareilles associées à la religion, après, tu m’étonnes qu’il y ait autant de gens qui décrochent… bref.

Ensuite, c’est quoi ce p… de ouèbedizaïne ? Ces faux nuages, cette grosse pixellisation dégueu des contours, ce gros tas de clichés que constituent l’association des deux mains et des angelots pensifs, ces espèces de rayons de lumière moches, ce photoshopage raté du fil, ces gros chiffres avec des espacements plus qu’approximatifs, et pire que tout : sans rire, c’est quoi ce téléphone des années 1960 ?! En plus, les trois gros pavés de texte en-dessous sont imbitables. C’est du travail de cochon (et encore : un cochon d’avant 2000 alors, parce que je suis sûr que ceux d’aujourd’hui ont de meilleurs goûts en matière d’internet).

Enfin (quoique, ce mot pourrait laisser penser que la liste de griefs s’arrêterait là… ce qui est évidemment faux), je l’ai déjà dit et je le répèterai autant qu’il le faudra : ça m’énerve quand on fait référence à la "spiritualité" dans le vague ! Parlez de foi, de religion, de Dieu, du Christ, d’espérance… parlez de ce que vous voulez, mais employez des mots qui ont (encore) un peu de sens ! Un peu de couilles spirituelles, que diable !

Tout ça pour dire que, non, décidément, le Fil du Seigneur et moi on ne sera pas copains. Pas de danger. Ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Hop : à dégager ! Allez, ouste : "Fil", dans ta chambre ! Parce qu’il y a des trucs, comme ça, on éprouve juste une grande contrition sans avoir envie d’accorder la moindre absolution.

*

Ah, et puis tant que j’y suis, si ce "service" payant avait vraiment pour but de venir en aides aux personnes seules qui ne peuvent plus se déplacer pour se confesser auprès d’un prêtre (seule façon de se confesser, soit dit en passant), est-ce qu’on pourrait rappeler que ce service existe déjà, en version gratuite : ça s’appelle le covoiturage, et ça permet de mieux connaître ses voisins. Pour peu qu’on aime encore un peu le contact réel.

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