Le blogue d'Edmond Prochain

25 octobre 2009

L’enfer est pavé de quoi, déjà ?

Classé dans : Rabat-joie — Edmond Prochain @ 10:35
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Pour déroger à la règle que je me suis fixée de ne jamais publier de billets le dimanche (les bédés sont programmées à l’avance), tu penses bien qu’il me fallait une bonne raison. J’en ai une. Le titre aurait aussi pu être : “Comment le blogueur, en voulant rapidement donner son avis avant le coucher du soleil, s’est vautré en plein dans les défauts de la précipitation” (mais c’était un peu long).

Bon. Reparlons du Père Andrew qui joue au poker à la télé pour sa paroisse. Pour le coup, j’ai effectivement mal compris le fond de cette histoire, et je me suis un peu ramassé en en tirant des conclusions hâtives. En cela, je remercie vraiment le père David Lerouge d’être venu mettre un peu de bon sens dans les commentaires avant qu’ils ne partent en trop forts jugements, et aussi le père Andrew Trapp lui-même, venu donner sa version des faits (en français, s’il vous plaît !).

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Là, visiblement, il vient de gagner...

J’avoue ne pas être fâché malgré tout d’avoir dit dans mon précédent billet que je le trouvais vraiment sympathique et que l’initiative m’amusait ; ça m’évitera de trop donner l’impression de retourner ma veste maintenant. De fait, je maintiens absolument : le culot avec lequel il est allé joué a quelque chose qui me plaît. Et je trouve son commentaire beaucoup plus juste dans son expression que les mauvais résumés de la situation lus ici ou là…

Précisons donc un détail, que le Père Andrew éclaircit lui-même : il n’a pas joué l’argent de sa paroisse ! Bon point. Ce n’était vraiment qu’un jeu télévisé, ce qui change pas mal de choses, avouons-le.

Mais qui ne change pas tout… Alors que j’écris, Poussah est en train de me dire : “Tu as raisonné juste sur des assomptions fausses” ; il a raison. Il y a clairement une erreur de ma part, mais que ce soit l’occasion de réaffirmer quelques trucs ! J’avais pris cette histoire aussi comme  un prétexte pour parler des jeux d’argent. Je peux donc maintenir sans rougir tout ce que j’ai dit à ce sujet. En répétant même un point : je trouve mille fois plus convaincante son explication du principe du jeu que les pauvres tentatives de se raccrocher au CEC pour justifier la démarche. Le Catéchisme – comme, a fortiori, l’Évangile – ne peut pas et ne doit pas se laisser contorsionner pour entrer dans les cases de nos propres justifications. Je maintiens donc que la citation censée justifier la démarche ne s’applique pas à un jeu dont le principe est l’intimidation et l’écrasement, dès lors que les sommes des gains sont telles.

La problématique de l’évangélisation continue d’ailleurs de me poser problème (i.e. je suis toujours pas convaincu !), parce qu’autant imaginer un prêtre qui joue des mises symboliques avec des jeunes pour établir une relation me plaît beaucoup, autant aller à la télévision dans un jeu qui me semble contestable dès lors que les enjeux financiers sont trop forts me grattouille un peu… Encore une fois : je me garderai bien de condamner, mais je suis sceptique sur les effets réels et la pertinence de tout cela.

Peut-être peut-on voir dans tout ça une vraie invitation à la prudence dans notre “utilisation” de l’Ecriture et de la Tradition. Citer le Catéchisme, c’est bien (et même très bien), mais ça ne dispense certainement pas de s’interroger. Si on pouvait l’avoir plutôt comme une lumière pour éclairer notre propos, et pas comme un pur argument d’autorité laissant peu de place à la contestation, ce serait pas mal. Cette réflexion s’applique évidemment autant à moi qu’à toi, commentateur régulier ou occasionnel.

En tout cas, à contester les bonnes intentions du Père Andrew, qui me semblaient donner lieu à une démarche inadaptée, j’admets être tombé dans le travers que je dénonçais. La prochaine fois (curieusement, c’est la base de mon métier – comme quoi je suis ici bien plus blogueur que journaliste), je tâcherai de ne pas simplement avoir de bonnes intentions, mais d’aller vérifier un peu plus avant de m’emporter.

Sans rancune, Father ? ;-)

9 septembre 2009

Des gens bien comme il… faille

Classé dans : De rien — Edmond Prochain @ 21:41
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Les rides sont le propre de l’homme. Tout au moins, la conscience pleine de ce qu’elles signifient. L’humain est par essence non seulement périssable (et le chrétien est souvent rappelé à sa poussière) mais à chaque instant faillible. Il faut vouloir être Dieu pour le nier. Alors, parce qu’ils l’ont bien compris, certains affirment leur amour pour les gens qui doutent ; je rejoins David sur ce point. Pas ceux qui font du doute une posture spirituelle ou intellectuelle, mais ceux qui subissent au quotidien cette petite instabilité de caractère, qui ont parfois du mal à cohabiter en eux-mêmes avec eux-mêmes et qui ne s’expriment jamais tant que par leurs maladresses.

Le film n'a rien à voir. Seul le titre m'intéressait.

Le film n'a rien à voir. Seul le titre m'intéressait.

On a trop vite fait de se moquer d’untel qui renverse son café ou de cet autre qui a mis des chaussettes dépareillées. On a tort : l’erreur est intime. En pareille circonstance, il vaudrait mieux sourire ; le sourire instaure une complicité par sa bienveillance, ne juge pas, ne hiérarchise pas, ne s’impose pas. Le sourire de connivence est la main tendue des fragilités de l’âme.

Pour ma part, je n’aime rien tant que le chanteur qui déraille sur la dernière note, que le banquier qui tache sa cravate avec du chocolat, que la mariée qui bafouille pendant l’échange des consentements, que le petit garçon qui a fait l’effort de ne pas se salir aujourd’hui et qui glisse dans une flaque d’eau à dix mètres de la maison… J’aime ceux qui font un lapsus quand ils voulaient être solennels, j’aime ceux qui craquent pour un gros hamburger au milieu de leur régime, j’aime ceux qui réservent un billet de train pour le lendemain de leur départ, j’aime ceux qui cassent le plat qu’ils viennent de finir de nettoyer, ceux qui n’ont pas vérifié les horaires d’ouverture de la bibliothèque, ceux qui ont un peu de salade entre les dents sur la photo de famille, ceux qui ont perdu le papier avec le code de l’interphone, ceux qui découvrent en pleine conférence que leur fils a changé leur sonnerie de portable, qui avalent de travers l’hostie lors d’une sépulture, qui révèlent en parlant trop vite qu’ils savent des choses qu’ils ne devraient pas, qui posent des questions comme : “Alors, c’est pour quand ?” ou qui rangent le dentifrice au réfrigérateur dans la précipitation d’un départ matinal. Je les aime parce qu’à ce moment-là, ils sont entièrement eux-mêmes.

Il n’y a rien de pire que les hommes qui ne vivent que pour transmettre le message qu’ils contrôlent la situation. Le contrôle n’a rien d’humain, seul le dérapage a un visage. Et leurs masques trop lisses de statues en font de tristes cires. Immuables, mais sans épaisseur (car les épaisseurs sont toujours irrégulières).

Une feuille blanche est propre, certes, mais ne se regarde pas, contrairement à celle qui a été griffonnée, gribouillée, raturée. Elle, est la seule à raconter une histoire.

L’humain, c’est ce qui se fissure. La vie craquèle toujours. Nos petits défauts nous définissent mille fois mieux que nos cartes d’identité, nos C.V., nos profils et nos portraits scolaires (ceux où nous grimacions un sourire devant un fond bleuâtre). Et je n’accueille jamais mes propres faiblesses avec autant de bienveillance que quand je porte un regard d’amour sur les petites failles des autres.

21 août 2009

Bienvenue chez les non-représentatifs

Classé dans : Actu, Humeur(s) — Edmond Prochain @ 14:31
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C’est l’un des débats qui anime la cathosphère en ce moment : le visage du catholicisme français, tel qu’il a été initié par l’enquête Ifop publiée dans Le Monde. Moi-même, j’ai déjà bavé deux ou trois trucs à ce sujet, même si c’était plutôt une actu de France Info qui m’avait agacé. Depuis, j’ai lu quelques commentaires pas inintéressants ; d’abord chez Verel, et puis aussi chez Jean-Baptiste Balleyguier.

Et alors, le catholique français, il ressemble à quoi ? Eh bien, tel qu’il est plutôt bien résumé (mais mal illustré…) par Anna Arco : il est une femme, il a plus de 50 ans et il vote assez franchement à droite. Voilàvoilà.

Contrairement aux apparences, cette fille ne peut pas être catholique.

Contrairement aux apparences, cette fille ne peut pas être catholique.

C’est pourquoi, amen amen je te le déclare : toi qui lis ce blogue pour avoir le point de vue d’un catho, passe ton chemin ! Je ne suis absolument pas représentatif. Par la même occasion, je te conseille de déserter à peu près tous les blogues catholiques français dont on parle de temps en temps, puisque ceux que je connais sont très majoritairement tenus par des hommes ayant dans la trentaine (côté politique, je ne généralise pas : ça dépend).

Même punition pour eux :

Projet "Corpus" d'aller à la rencontre de l'Eglise autour du monde

Projet "Corpus" : aller à la rencontre de l'Église autour du monde.

Pas représentatifs, les gars ! Circulez, y’a rien à croire voir ! Nan mais c’est vrai, quoi, sans blague, à la fin : pour qui ils se prennent ? Déjà, ce sont (encore !) des mecs, alors qu’on se tue à leur expliquer que pour être catho, bah faut être une nana ; ensuite, ce sont (encore !) des jeunes, alors que le cheveu grisonnant est de rigueur ; et je te raconte même pas le détail qui tue : ils sont deux !! Genre, alors qu’il y a tellement peu de catholiques aujourd’hui que la probabilité qu’ils se rencontrent entre eux est infime… Franchement : pas crédibles pour deux sous !

Après, la vérité sur ce billet d’une excessive mauvaise foi, c’est que l’Église que je connais, même en France, pour une communauté sur le déclin, bah elle ne s’en sort pas si mal. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir la joie, l’espérance et l’enthousiasme chez les jeunes. Je le dis en sachant que je me répète, mais bon. Toutes ces forces absolument pas représentatives me réjouissent, parce que les moyennes réussissent surtout à cacher les contrastes. Ce n’est pas David qui me contredira (j’espère) : c’est avec de bons contrastes qu’on réalise les meilleures photos, et avec de mauvais qu’on fait les pires clichés.

En plus, que l’Église soit en crise, on est au courant depuis au moins 2000 ans ! Je te rappelle qu’on a quand même commencé avec un Dieu mis à mort ; alors…

18 août 2009

A quoi sert ce blogue ? [An 1]

Classé dans : Blogue — Edmond Prochain @ 14:13
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Mine de rien, on a quand même fêté silencieusement le premier anniversaire d’existence de ce blogue. Et pour un site lancé sur un coup de tête en août dernier, je trouve que le chemin parcouru jusqu’ici n’est pas si mauvais… Ce ne sont pas les dernières semaines qui vont me faire changer d’avis.

Je m’étais amusé, en décembre, à faire un petit bilan de cinq mois derrière mon clavier ; tu me pardonneras – j’espère – si je recommence l’exercice aujourd’hui : je le fais parce que je trouve intéressant de noter certains points.

D’abord, depuis janvier, le blogue semble voir trouvé sa raison d’être avec l’actu. Les polémiques de ces derniers mois ont confirmé mon intuition de départ : oui, il existe un vrai besoin d’une présence “paisible mais visible” (comme dirait Koz) des catholiques sur le ouèbe. Entre temps, le pape a également encouragé cette présence. Il ne faudra pas s’étonner si celle-ci se renforce encore dans les prochains mois ; en tout cas, des liens se créent entre blogueurs et je m’en réjouis. Pour preuve, je citerai un fameux dîner avec Koz et Chafouin, au début de l’été, ou encore le fait que David n’ait pas hésité à faire un détour pour passer me rencontrer.

Et, évidemment, je pourrai difficilement cacher ma surprise d’avoir découvert récemment être suivi, y compris sur touitteur et faycebouc, par quelques confrères et consœurs  (including one distinguished English colleague). C’est ainsi que je me suis retrouvé une ou deux fois interviewé, malgré le fait qu’à l’échelle d’internet je sois encore un débutant…

(Photo de Karym Bagoee, parue dans Famille chrétienne.)

(Photo de Karym Bagoee, parue dans Famille chrétienne.)

Parmi les rencontres amusantes, façon “effets secondaires”, je noterai aussi les deux joyeux lurons de la Frassa-Team, autour d’un dîner très sympa malgré l’absence de four chez Amaru…! (On croit rêver !) Autant de contacts qui se nouent au fil des clics et finissent par tisser des relations, pas forcément toujours proches, mais incontestablement intéressantes.

Petits tuyaux, encouragements, rencontres – du virtuel au réel, il se passe de vrais trucs. Je n’irai pas jusqu’à dire que cette année “quelque chose s’est levé, qui ne retombera pas”, mais je n’en suis pas loin quand même…

Au tout début, c’était presque un jeu, une blague ; un an plus tard à peine, c’est devenu une vraie petite carte de visite, et je ne suis pas loin de penser qu’en restant prudent (vu les sujets abordés et les convictions affichées), l’expérience de ce blogue pourrait être un véritable apport professionnel. Sans compter que je me retrouve à faire – pour moi-même et gratos, certes ! – ce dont je rêvais sans vraiment oser y croire lorsque j’étais encore étudiant : être chroniqueur. Pas désagréable, ça.

[Edit : Je reviens quand même brièvement sur la question de l'anonymat, qu'on me repose régulièrement. Certes, mes arguments ont en partie évolué, j'apprécie le fait que le blogue d'"Edmond Prochain" puisse davantage interpeller et intéresser que si j'utilisais mon vrai nom, mais le fond reste le même : je ne me cache pas, j'exerce simplement une profession où il n'est pas toujours évident de rester libre. Aussi, pour préserver cette liberté, je garde mon pseudo. C'est tout.]

Un espace d’expression plutôt sympa, des contacts intéressants, des coups de main salutaires, des rencontres décisives… Voilà pour un bilan de mon côté. Et afin d’améliorer le côté participatif de cet espace, tu es cordialement invité à laisser tes impressions au bout d’un an : comment es-tu arrivé ici ? quelles évolutions as-tu notées ? lesquelles espères-tu ? (Je te laisse t’exprimer d’autant plus librement que, de toute façon, je fais ce que je veux !!) A toi la parole ! Si ça peut être l’occasion pour quelques “lecteurs silencieux” de dire bonjour, j’en serai ravi.

Et pour la suite, quelque chose me dit que ce n’est pas terminé, que d’autres surprises sont encore à venir… Alors, en avant ! An 2.

28 mai 2009

La vérité, la liberté, le Christ, le nutella, toussa

Classé dans : Mais dites... — Edmond Prochain @ 23:11
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Avec un titre pareil, je pense que tu te dis d’emblée que ça va être un billet vachement profond, façon philosophie ou un truc du genre. Et tu n’as pas totalement tort, bien que tu n’aies franchement pas raison non plus. En plus, là, tu viens probablement de relire la phrase précédente pour être sûr de l’avoir comprise. C’est dire si la vie est dure.

"Le preneur de tête", par Rondin.

"Le preneur de tête", par Rondin.

Je me lance en réalité dans un petit exercice de méquinegue-of de la “pensée pour aujourd’hui” précédemment publiée. Parce qu’il me semble qu’elle soulève des questions que l’aphorisme – si bien pourri soit-il – ne peut résoudre, et qu’il serait par ailleurs bien léger de ma part de laisser en suspens. Pour mémoire (ou grosse flemme d’aller voir plus bas), voilà ce que ça disait :

Le Christ n’a jamais dit : “La liberté vous rendra libres.” C’est d’ailleurs tout le problème.

Il se trouve que j’ai procédé en deux temps. D’abord, j’ai eu envie d’écrire la partie entre guillemets, toute seule, pour voir si certains réagiraient. Et puis j’ai réfléchi (oui, moi aussi) et je me suis dit que c’était quand même un peu nouille en un sens à bien y penser pour peu qu’on se donne la peine d’examiner la chose en prenant un peu de recul, parce que, bon, en même temps, c’est quand même archi-faux de dire ça. C’est alors que m’est venue l’idée de la pirouette.

Parce que oui, le Christ n’a jamais dit : “La liberté vous rendra libres”. Il ne l’a jamais dit parce que ça aurait été très con de sa part et que ça ne lui ressemble pas du tout (il est quand même Dieu, faut pas déconner non plus). Le fait est que si on prend la liberté – et elle seule – pour point de départ, elle a beaucoup plus de chances de nous rendre esclave d’un truc que plus libre encore. Si tu ne me crois pas, regarde ta propre expérience… Tu vois  bien !

Note d’ailleurs que le Christ n’a jamais dit non plus : “La liberté vous rendra vrais”. Il faut y penser. Alors penses-y.

Ce que Jésus il a dit, c’est bel et bien : “La vérité vous rendra libres”. Et puisqu’on en est à mélanger les mots, tu noteras que : “La vérité vous rendra vrais” sonne à peu près aussi juste. Comme quoi, c’est vraiment une question de priorités, cette histoire. Faut penser à mettre la vérité en premier et puis c’est tout.

Voici une belle image de la liberté.

Voici une belle image de la liberté.

Là-dessus, David se demande pourquoi le Christ n’a pas dit non plus : “Le nutella vous rendra libres”. Or la réponse est évidente : c’est parce que le nutella est un peu comme l’arbre de la connaissance du bien et du mal. C’est pas vraiment qu’il la donne, mais plutôt qu’il est le lieu où elle s’exerce. Amen amen je te le dis : il en va de même pour le nutella et la liberté ; le nutella n’apporte pas la liberté, mais par le nutella nous est donné l’occasion de l’exercer.

C’est beau comme une tartine, ce que je dis.

22 mai 2009

On roule pour le pape

Finalement, les plus paranos des folliculaires qui fantasmaient sur les légions du pape (les fameuses) en nous accusant implicitement de prendre nos ordres du Vatican n’avaient peut-être pas tort. Ça alors…en v’la, une nouvelle qui va révolutionner le petit monde du ouèbe de chez papa. Ou pas, d’ailleurs. Mais quand même. Et les plus sceptiques des cathos en seront pour leurs frais : c’est officiel, le net est casher !

Alors, les fâcheux qui font rien qu’à dire que c’est pas bien : pouet pouet. C’est le pape qui l’a dit, d’abord. Eh ouais ! Même que c’était en prévision de la Journée mondiale des communications sociales (qui tombe dimanche).

Ce truc moche, c'est le logo (j'y peux rien).

Ce truc moche, c'est le logo (j'y peux rien).

Comme je suis un mec plutôt sympa, je vais quand même répéter l’essentiel de ce que ça raconte dans le lien que je viens de te mettre (je le fais juste parce que je sais que certains d’entre toi sont des faignasses du clic). Benoît XVI a donc dit, notamment aux jeunes mais pas que :

« Témoignez de votre foi grâce au monde numérique ! Employez ces nouvelles technologies pour faire connaître la Bonne nouvelle, de façon à ce que la Bonne Nouvelle de l’amour infini de Dieu pour tous les peuples résonne de façon nouvelle à travers notre monde de plus en plus technologique ! »

Et pour montrer le bon exemple, le Vatican lance aussi le site pope2you.net ; mais au moment où j’écris ce billet, il n’est pas encore vraiment ouvert, alors on attendra encore un peu pour en parler pour de vrai. D’accord ? (De toute façon, tu noteras que pour le coup, ton avis m’importe assez peu !) Au programme : des tas de spams tout pleins d’eau bénite pour faycebouc, un ouiki rempli de trucs cools, des vidéos, des messages du pape, toussa toussa… Rien que du [potentiellement] chouette.

Mon Dieu ! Le pape fait des puzzles sur internet !

Mon Dieu ! Le pape fait des puzzles sur internet !

Et pendant ce temps-là, Famille chrétienne publie un dossier sur les “cathos blogueurs”. Où l’on parle, entre autres, de JBM et de David (et de l’avorton que je suis, comme dirait l’autre – qui avait aussi pris un nom d’emprunt, d’ailleurs) ; et où l’on apprend que je suis un “humoriste”, ce qui ne me fait rire qu’à moitié mais que je vais essayer de prendre quand même pour un compliment.

Soit dit en passant, bienvenue à tous les lecteurs en provenance directe du magazine. Ici, c’est parfois un peu le bordel bazar, mais je mords pas. Faites comme (vous voudriez que ce soit) chez vous.

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