Toi aussi, chante avec moi :
C’est vrai, faut de tout tu sais,
Faut de tout, c’est vrai,
Faut de tout pour faire un monde une Église !
Et voilà : ils ont tout gâché. Après un premier épisode un peu décevant (mais correct) et un deuxième plutôt réussi (sauf la chute), voilà que le diocèse de Paris nous sort une conclusion consternante, avec de vrais morceaux de clichés dedans. T’as compris, je te parle de Into the One, suite et fin. Et il suffit de lire le résumé de l’épisode (bébêtement intitulé “Frères“, déjà) pour comprendre l’ampleur des dégâts :
“Trois hommes, autant de looks et de caractères différents. Et pourtant, ils ont tous suivi le même appel.”
(Soupir.) Donc ils nous ont fait coup des apparences et des préférences qui ont vraiment trop d’importance, zut alors, et qu’il faut accepter les différences… Youhou ! L’intention est louable, certes, mais est-ce qu’on est obligé d’en passer par tant de banalités, façon Benetton, pour faire passer le message ? Qu’on me pardonne de penser que non, et de jouer encore les râleurs.
T’as vu, quand même : les pauvres… Être trois à concélébrer dans une église vide, c’est dur. Z’ont pas un métier facile, d’abord.
Je me demande quand même. Oui, je me demande. Pourquoi faut-il toujours qu’on cherche à aseptiser le message au moment d’annoncer le Christ ? Ah non, pardon, je reformule : Est-ce qu’on ne devrait pas un peu plus annoncer le Christ, au lieu de rabâcher sans cesse des banalités ?

Tous les prêtres ils sont beaux, tous les prêtres ils sont gentils...
Alors, disons-le tous en cœur : oui, les prêtres sont nos frères et oui, les prêtres sont des hommes différents les uns des autres et oui, les prêtres sont cool et oui, les prêtres on les aiiiime ! Amen. Mais de grâce : qu’on nous montre vraiment des prêtres, qu’on nous montre la radicalité de l’appel, la joie de la réponse, le quotidien, les difficultés rencontrées, la réalité quoi ; un peu comme dans l’épisode 2. Pas ces parodies de regroupements improbables qui ressemblent à ces mauvaises blagues où un Français, un Américain et un Belge prennent l’avion… Ou alors (je suis sympa, je file des idées) : qu’on nous montre ce qu’ils se disent, comment ils vivent au quotidien chacun de leur côté. N’importe quoi, du moment qu’on nous épargne les clips de ce genre !
Le pire, c’est que du point de vue de la réalisation, la première partie de la vidéo est assez inventive. Bref : un beau gâchis. Et moi, je passe encore pour un gars jamais content.





