Le blogue d'Edmond Prochain

22 juin 2009

Le vent est de retour

Classé dans : Actu — Edmond Prochain @ 10:06
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Quand j’étais enfant, je jouais parfois avec des petits moulins à vent ; tu sais, ces trucs colorés accrochés au bout d’une tige, comme des fleurs, et qui tournent. Le problème, c’est qu’il n’y avait pas toujours du vent. Alors parfois il fallait le chercher, et la magie de l’enfance, c’est qu’on le trouvait, le vent : il suffisait de courir pour le rattraper ! Et le moulin tournait.

Ensuite j’ai un peu grandi et j’ai commencé à faire un peu moins gaffe au vent. Mais j’ai découvert une autre façon de le trouver quand il se cachait (et même que j’étais vachement fier de moi) : je mouillais mon doigt et je le levais. Ça me faisait sentir le sens des courants d’air. Et j’aimais bien ça, je crois.

Le truc avec le vent, en fait, c’est qu’à part les bourrasques et les tempêtes, et à part quand on est enfant aussi, on se rend jamais trop compte s’il est là ou pas. On croit qu’il est parti, un peu.

Et puis hier, j’ai pris le train. Le paysage défilait drôlement vite. Ah ouais, parce qu’il faut que tu saches que je continue de considérer que quand tu voyages, c’est le paysage qui se déplace ; la preuve, c’est que moi je bouge pas. D’abord. Or donc voilà, toussa, à côté de mon train y’a de grosses éoliennes qui sont passées. J’ai bien regardé les arbres autour : ils bougeaient pas, y’avait pas de vent. Et pourtant elles tournaient. Donc y’avait du vent. Un peu. Le même vent que je croyais parti, en fait, il était resté. Voilà. Il suffisait de quelques éoliennes pour rendre témoignage au vent. Le vent était de retour.

A ton avis, Don Quichotte il l'aurait attaquée, celle-là ?

A ton avis, Don Quichotte il l'aurait attaquée, celle-là ?

Si je te raconte tout ça, c’est pour que tu fasses pas de blague toute pourrite sur le titre du bouquin dont au sujet duquel je veux te parler. Ça s’appelle Dieu est de retour. (Nan, en vrai, il était pas parti – essaie de suivre, je te jure, c’est fatigant parfois…) C’est écrit par un ami qui s’appelle Jean-Baptiste Maillard, mais c’est pas que pour ça que j’en parle. Quoique, un peu quand même. Mais pas que.

En dédicace, JBM m’a écrit :

“Nous partageons le même souci de l’évangélisation. Puisse ce livre t’encourager dans ton apostolat sur internet, autour de toi et loin de toi !”

La question, donc, c’est qu’il est urgent d’annoncer notre foi dans le monde. Pourquoi c’est urgent, tu te demandes ? Faut que tu lises le livre pour savoir ! (Je fais du suspense pour vendre un peu, t’auras noté.) La vraie question, alors, c’est que la mission laissée par le Christ aux apôtres, c’est l’affaire de tout le monde aujourd’hui. Chacun à sa place, chacun a sa place. Et cette enquête le montre bien, en brassant à peu près tous les domaines : professionnel, générationnel, confessionnel, sensibilitionnel, toussa.

JBM, il dit des trucs énergiques et parfois un peu grosmotisés, du genre : “Le monde crève la gueule bouche ouverte, le monde meurt. Et que faisons-nous pour voler à son secours ?” Mais il a pas tort, et je dirais même plus : il a raison. Et puis JBM, aussi, il parcourt la France à la rencontre de tout plein d’évangélisateurs tous plus tarés les uns que les autres, et pourtant humains. Au final, il fait un sacré recueil de bonnes idées.

C’est un peu Tintin et les Sept dons de l’Esprit, en fait.

La couverture est jolie (c'est toujours plus sympa au moment de l'afficher sur son blogue).

La couverture est jolie, non ?

Après, évidemment, je pourrais lui reprocher d’avoir un peu poussé le principe du panel trop loin, de zapper d’un sujet à l’autre sans que le rapport soit toujours évident, de présenter des initiatives d’inégal intérêt à mes yeux, d’avoir casé sa femme dans les témoins interrogés alors que moi-même pas (tu me diras, ça m’a évité de lui dire non !), ou encore de taper parfois un peu trop dans un milieu que je reconnais trop facilement, où je connais un peu trop de noms pour être totalement surpris. Je pourrais lui reprocher ces choses, sauf qu’en vrai il arrive toujours à dépasser ces petites caricatures passagères pour revenir à quelque chose de plus essentiel. Le Christ, en l’occurrence. (Ça devrait toujours être l’occurrence.)

Sans compter qu’au-delà de cette essence-là, JBM a le bon goût, tout le long de son enquête, de ne pas se positionner en réactions aux initiatives passées (et parfois encore présentes) de l’Église en France. Ce parti-pris, sage et très juste, de la continuité tout en réclamant un souffle nouveau, un paragraphe l’illustre bien :

“Il ne suffit pas que l’Église de France “prenne à bras le corps les questions de société”, comme on l’entend souvent. Ni qu’elle réfléchisse à la question de sa “présence au monde” ou de sa “visibilité”. Être présent est nécessaire mais insuffisant sans l’annonce de la Bonne Nouvelle du salut. Le plus urgent est que l’Église de France se jette sans plus attendre dans cette évangélisation de nos contemporains. Cette évangélisation, rappelons-le, n’est pas un volontarisme ou un activisme. Mais toutes les activités des chrétiens doivent être ordonnées à l’annonce du Christ , comme nous l’a rappelé Benoît XVI en France. Oui, il faut évangéliser la France. Alors qu’attendons-nous ? Si nous nous lançons résolument dans cette évangélisation, alors oui, l’Église sera vraiment présente dans notre société, et le Christ dans le cœur de chacun.”

Mais sans rire, il faut lire Dieu est de retour. Et pas que parce que c’est le livre d’un copain. Il faut le lire parce que ce livre présente plus de visages de cathos engagés que ce que certains croient qu’il reste de cathos dans l’Église. Il faut le lire, aussi, parce que quand on est dans le train à regarder les éoliennes avec le livre posé sur la tablette devant soi, il interpelle les gens qui passent :Dieu est de retour… Ah bon, il était parti ?”

Nan, en vrai, il était pas parti.

12 juin 2009

L’Eucharistie une fois l’an

Classé dans : Médias — Edmond Prochain @ 20:02
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Dimanche, c’est la Fête-Dieu. Si ça c’est pas de l’info solide et vérifiée, je veux bien aller nettoyer Montmartre ou Fourvière avec une brosse à dents, moi. Et donc, fort de cette grosse actu que je viens d’asséner avec l’aisance qui sied à mon métier de folliculaire (on dit aussi “chien”, mais c’est encore moins gentil), je peux ouvrir ce billet sous un resplendissant ciel d’information éclatante. C’est un minimum.

Je m’en vais d’ailleurs fêter ça avec la narration tendre d’un souvenir ému (l’inverse marche aussi).

Nous sommes en août 2006. Sous un soleil écrasant et une climatisation enrhûmante, je me laisse porter par le cahot des rails vers une destination au sud, chaque seconde plus au sud. Ma valise est étendue silencieuse au-dessus de ma tête, un petit sac complémentaire s’est réfugié sous mon siège, je m’affale un peu plus et j’ouvre un bon magazine acheté à la gare juste avant le départ. Le trajet s’annonce bien.

J'aime bien cette image, tiens.

J'aime bien cette image, tiens. Alors je la mets.

Et soudain… (ça fait toujours bien de relever un peu le suspense,) soudain, je bondis sur mon siège et en moi-même ! Quoi ? que lis-je ? Horreur ! Sous mes yeux, en marge d’un article – par ailleurs pas si mauvais, de mémoire – consacré à je-ne-sais-plus-quel-aspect de l’Église, s’étale ce petit encadré qui explique fièrement quelques mots de vocabulaire. Parce ça fait toujours bien de mettre des compléments en encadré à côté d’un article. Ainsi, je lis :

“Saint-Sacrement : autre nom de l’eucharistie. Pour les catholiques, l’Esprit saint descend dans l’hostie consacrée au cours de la messe: c’est le miracle de la transsubstantiation, lorsque le pain et le vin deviennent le corps et le sang du Christ. Le sacrement de l’eucharistie est célébré lors de la Fête-Dieu (qui a lieu soixante jours après Pâques). Procession du Saint-Sacrement.”

T’as bien lu : les catholiques ne célèbrent l’Eucharistie qu’une fois par an ! Le plus amusant, c’est que la formulation est curieuse, mais l’explication pas complètement fausse. Sauf que. Quand même. J’en ai tellement ri que je n’arrive toujours pas à vraiment en vouloir à ma consœur ; elle m’a quand même éclairé le voyage avec cette petite ânerie toute mignonne.

Voilàvoilà. C’était le récit ému d’un souvenir tendre (l’inverse marche aussi, je t’avais dit).

8 juin 2009

Jésus ne me fait pas de guilis

Classé dans : Rabat-joie — Edmond Prochain @ 19:49
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C’est le genre de billet qui risque encore de lever une mini-polémique. Mais m’en fous : j’assume (de toute façon je nuancerai en commentaire, comme d’hab’).

Il n’y a pas si longtemps, quelqu’un a cherché à me définir comme un “cramé”. Or, il se trouve que je suis un garçon poli. Comme disait l’abbé de l’Epée : “Vaut mieux entendre ça qu’être sourd.” Mais faut pas pousser. J’ai alors estimé qu’une petite mise au point s’imposait :

Non, je ne suis pas un “cramé”.

Et même : je réfute totalement le qualificatif. Par ailleurs je n’ai rien contre ceux qui s’en réclament, mais j’avoue avoir beaucoup de mal avec le mot, à titre strictement, exclusivement et uniquement personnel : ce n’est pas comme ça que je vois l’Esprit-Saint. L’Esprit que je connais (ouais, on est potes), il brûle gentiment, il ne consume pas, il embrase le cœur pour le purifier et faire place nette. Mais je ne l’ai jamais vu cramer quoi que ce soit, qui que ce soit. Cramer, c’est un truc de voyous. Et l’Esprit-Saint n’est pas un anarchiste.

J’entends bien ce que les amateurs du terme veulent dire (eh ! oh ! je suis pas complètement idiot, non plus), à savoir tenter de définir une expérience décapante de l’amour de Dieu, introduisant un changement de vie radical, toussa. J’entends. Mais qu’on n’utilise pas le mot pour moi. Le Christ n’a pas tout envoyé à la benne pour faire place nette en moi ; je préfère penser qu’il me ponce le cœur en douceur. Chacun sa conception du taf qu’il accomplit.

Comme Jésus a eu un père charpentier, j'imagine qu'il saura faire quelque chose de joli.

Comme il a eu un père charpentier, j'imagine qu'il saura faire quelque chose de joli.

Bon. Tant que j’y suis, je vais aussi revenir sur l’étiquette de “charismatique” qui a tendance à me coller à la peau. C’est pas forcément qu’elle est fausse, mais profondément, elle n’est pas juste. Oui, je me sens proche du Renouveau et la plupart de mes amis ont plongé dedans jusqu’aux oreilles, mais en fait, “en être ou ne pas en être” (si telle est la question), bah je m’en fous. Et même, quitte à être grossier, faut que tu comprennes que je m’en tamponne le popotin avec un gros Catéchisme de l’Église catholique (le Compendium est trop léger pour être suffisamment symbolique).

La vérité, c’est qu’on n’en a rien à carrer de nos dossards. Je suis catholique, et c’est la seule chose qui compte.

Pourvu qu'on puisse afficher celui-là, c'est tout ce qui compte.

Pourvu qu'à l'arrivée on puisse afficher celui-là...

Dernière mise au point (qui en fait justifie toutes les autres) : Jésus ne me fait pas de guilis. Les excès de sensibilité que certains emploient beaucoup (trop parfois) d’énergie à dénoncer, je les connais, mais je m’emploie à les éviter à chaque instant. Parce que nous sommes incarnés, nous avons parfois besoin de ressentir un peu ce à quoi nous croyons ; et alors, l’Esprit-Saint, pas mauvais bougre, sait nous donner accès à quelques réalités ineffables. Du genre que quand on est devant l’Eucharistie, on peut savoir au plus profond de notre être (plus profond, cherche mieux) que c’est Jésus qui est là, on peut le comprendre à la façon des enfants. De ce genre ou d’un autre ; peu importe. La multitude des charismes est faite pour être mise en œuvre, pourvu que ce soit toujours la communauté et non moi qui en tire bénéfice.

Mais à quoi serviraient ces manifestations et ces consolations temporaires, si elles ne permettaient pas de passer à une foi adulte, qui croit en admettant sa propre pauvreté de créature finie ? L’infini est pour plus tard ; pour le moment, je préfère rester incarné dans cette vie. Alors, de temps en temps, il me semble que Jésus me fait coucou, mais il ne me fait pas de guilis en permanence ; c’est sans doute sa façon à lui de me laisser libre et de m’aider à grandir. Ça me va.

Si je décolle, rattrapez-moi. Ma place est là.

31 mai 2009

Soudain, l’Esprit-Saint

Classé dans : Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche de Pentecôte ! Les lectures du jour, c’est par là.

pentecote

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

14 mai 2009

L’Esprit-Saint prend ses responsabilités

Classé dans : Médias — Edmond Prochain @ 15:45
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On est bien d’accord (oui, parfaitement, on est d’accord par avance !) : c’est vraiment pour pinailler… En plus, je commence à me lasser de presque toujours pointer des bourdes dans LeMonde.fr, parce que je suis presque sûr que ses petits camarades ne font pas vraiment mieux.

Mais bon. Il se trouve que Jack Ryan m’a signalé ça, alors je me voyais difficilement ne pas le relayer…

Question à 30 centimes d’euros : qu’a donc annoncé l’archange Gabriel à Marie ? C’est très simple. Il se trouve que Marie est “tombée” enceinte, que c’était “la faute” de l’Esprit-Saint, mais que comme c’est un mec bien il a “pris ses responsabilités” et il a reconnu l’enfant. Tu ne me crois pas ? Bah, c’est écrit là :

à Marie alors enceinte...

Si tu as du mal à lire : "... l'archange Gabriel a annoncé à Marie alors enceinte la prochaine naissance de Jésus."

N.B. Ami lecteur, on va dire que sur ce coup-là, on évite les débats théologiques sur la virginité de Marie, toussa. D’accord ? Il se trouve que je n’ai pas ma théologienne préférée avec moi aujourd’hui, alors je ne suis pas trop d’humeur à débattre de la question. Donc ce qu’on va dire, c’est que “selon la tradition chrétienne” (comme le dit si bien l’article), l’Ange est venu demander à Marie si elle acceptait de porter le Messie – cf. Lc. 1, 26-38. Et on va s’en tenir là. Merci de ta compréhension.

6 avril 2009

Vivement dimanche

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 14:26
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Allez hop : c’est parti pour la semaine sainte ! Youhou ! Jours de jeûne et de prière et de toussa. La grosse fête, en mode mineur, option vaguement pénitentielle sur la fin. L’autre façon d’envisager le combat ordinaire, la version chrétienne : choisir la retraite. Je suis à deux doigts de m’y plonger, histoire de faire un peu le ménage le temps d’un petit tri d’homme… Enfin, pour ça, il faudrait d’abord que j’arrive un peu à m’extirper d’un quotidien un chouille prenant, en ce moment.

Et j’ai bien dit m’extirper, parce que j’ai peut-être un goût douteux en matière de jeux de mots, mais j’ai du vocabulaire. Voilà.

Faut admettre qu’on aura vécu un Carême 2009 vaguement éprouvant, avec des crises en veux-tu en voilà et de multiples occasions de monter au créneau. Des créneaux façon château fort, hein ; voire citadelle assiégée, par moments, et dont on se serait volontiers passés. Mais comme on n’a pas été préservés, on a eu du mal à s’abstenir. (Et allez : encore des jeux de mots douteux sur la capote… pardon.)

Au final, le catho lambda – ce qui est déjà pas si mal, dans la mesure où le Lambda est presque à mi-chemin entre l’Alpha et l’Oméga – doit avoir les rotules sensiblement douloureuses. Ce qui ne tombe pas si mal, dans la mesure où maintenant on est entré dans le vif du sujet : l’accomplissement de tout, le moment où on se souvient en détails d’un Gars qui aura eu bien plus mal que seulement aux rotules. Pour tous les hommes chaque homme moi.

L’avantage de la semaine sainte, aussi, c’est qu’elle remet tout ça en perspective. Parce qu’aussi sûrement que je vais faire exploser mon apport quotidien en calories dimanche prochain, je connais la fin de l’histoire. Le catholicisme n’a jamais été très fort, question suspense…

Tout ça pour dire que j’aurais voulu dire un mot la semaine dernière à propos du pèlerinage de Chartres (celui des étudiants – bien que je ne le fasse plus depuis quelques temps déjà), et puis que je n’ai pas trouvé le temps. Ballot, non ? parce que maintenant, il est passé. Bon. D’un autre côté (non, ne te tourne pas : c’est une façon de parler), je peux toujours revenir sur le thème, que j’ai trouvé fort adapté cette année :

Avance, espère et prends courage ! (Je dois être un grand sentimental...)

T'as vu ? "Avance, espère et prends courage !" (Je dois être un grand sentimental...)

Et puis tout ça, finalement, ça m’a fait repenser à un cadeau qu’on m’a fait et qu’on t’a fait aussi en septembre dernier. Tu te souviens ? C’était à Notre-Dame, le pape était là. Il nous a confié la croix. Et tiens ! depuis, on l’a bien eue. Mais alors : bien, hein !

Sauf que… souviens-toi mieux. Il nous a aussi confié l’Esprit-Saint. Alors avance, espère et prends courage : le deuxième cadeau, il arrive bientôt.

11 janvier 2009

Petite nuance à garder à l’Esprit

Classé dans : Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là

es-colombe

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

14 octobre 2008

15 septembre 2008

Mes deux cadeaux de Noël en septembre

Classé dans : Humeur(s), Mais dites... — Edmond Prochain @ 15:52
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Vendredi, c’était Noël. Même que c’était le pape qui distribuait les cadeaux. Et j’ai été gâté !

Pour être totalement honnête, cette année, j’avais plutôt demandé une Unité de l’Eglise®. Mais je n’ai pas le souvenir d’une seule fois où j’ai reçu tout ce que j’avais écrit dans ma lettre au Père Noël… Et en soi, ce n’est pas bien grave, parce que souvent ce qu’on m’offre est mieux et me réjouit encore plus (grâce à la surprise).

Si tu comprends un peu l’anglais, je t’invite à te convertir au calvinisme…!

Tout ça pour dire qu’en fait, Benoît XVI m’a apporté deux cadeaux alors que je n’en attendais qu’un. Cool ! L’Esprit-Saint et la Croix : voilà ce qu’il m’a donné, avec la bienveillance d’un grand-père pédagogue.

J’ai été un peu déçu dans un premier temps. C’est vrai, quoi : ces deux trucs-là, je pensais que je les avais déjà. Alors je les ai regardés un moment, pas super convaincu. L’idée m’a même effleuré l’esprit que, peut-être, il se fichait un peu de moi. Mais bon, je suis pas malpoli et ingrat : j’ai dit merci et j’ai fourré mes deux cadeaux dans mes deux poches.

En rentrant chez moi, je les ai ressortis et posés sur la table. Puis je suis allé fouiller dans mon coffre à jouets pour essayer de retrouver mon vieil Esprit-Saint et ma vieille Croix (histoire de vérifier si les nouveaux modèles étaient vraiment mieux)… Je te passe les détails, mais il y avait un sacré bazar là-dedans, donc il m’a fallu pas mal de temps pour les retrouver. Ensuite, je suis retourné dans le salon.

Mon vieil Esprit-Saint (y’avait marqué “Saint-Esprit” dessus) était un peu terni, mais pas trop usé. Faut dire que, comme c’était un cadeau de ma confirmation, je l’avais vite mis à l’abri et je m’en étais servi le moins possible pour ne pas l’abîmer. Je l’ai aussi ouvert, pour voir, et j’ai pu vérifier comme ça que les sept cartouches alignés dans le boîtier (Intel+, Sagès, Kons-Eil, Forss, Sians, Cr1t, Pié-T) n’avaient pas bougé. Le nouveau modèle – Paraclet 2.0 – c’était presque le même que l’ancien, mais avec une poignée pour pouvoir l’emporter partout avec soi. Pas bête.

Ma vieille Croix était en plus mauvais état. Et pas seulement parce que quand j’étais gamin je m’en servais comme d’une épée… Le bois était un peu fêlé, et mon chien avait mordillé le pied. Comme j’avais jamais trop compris à quoi servait ce machin, jusque là, je m’en fichais. Bon, j’ai quand même essayé de la rallumer, mais elle avait du mal à démarrer (comme quand il fallait souffler dans la Game Boy pour relancer un jeu). La nouvelle n’était pas de trop, sans compter que je la trouvais vachement plus belle ! En fait, je crois que j’étais assez fier d’en avoir une.

Un peu plus tard, je me suis aperçu qu’avec mes deux cadeaux, le pape m’avait laissé un petit mot :

“Mon cher Edmond,

Je te remercie pour la lettre que tu m’as envoyée. Mais si tu me permets une remarque, je pense que tu as passé l’âge de recevoir une Unité de l’Église® pour Noël. J’ai bien compris que tu en avais vraiment envie, mais je crois que ce ne serait pas une bonne leçon à te donner. Alors je t’ai plutôt apporté un jeu éducatif : c’est une Unité de l’Église®, mais en kit… à toi de jouer !

Ton grand-père qui t’aime,

Ben.”

… Et sinon, toi, t’as eu quoi ?

11 août 2008

Pare-brise

Classé dans : Bédés — Edmond Prochain @ 0:22
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[MAJ : La bédé, je l'ai bricolée tout seul avec StripGenerator.]

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