Mine de rien, on a quand même fêté silencieusement le premier anniversaire d’existence de ce blogue. Et pour un site lancé sur un coup de tête en août dernier, je trouve que le chemin parcouru jusqu’ici n’est pas si mauvais… Ce ne sont pas les dernières semaines qui vont me faire changer d’avis.
Je m’étais amusé, en décembre, à faire un petit bilan de cinq mois derrière mon clavier ; tu me pardonneras – j’espère – si je recommence l’exercice aujourd’hui : je le fais parce que je trouve intéressant de noter certains points.
D’abord, depuis janvier, le blogue semble voir trouvé sa raison d’être avec l’actu. Les polémiques de ces derniers mois ont confirmé mon intuition de départ : oui, il existe un vrai besoin d’une présence “paisible mais visible” (comme dirait Koz) des catholiques sur le ouèbe. Entre temps, le pape a également encouragé cette présence. Il ne faudra pas s’étonner si celle-ci se renforce encore dans les prochains mois ; en tout cas, des liens se créent entre blogueurs et je m’en réjouis. Pour preuve, je citerai un fameux dîner avec Koz et Chafouin, au début de l’été, ou encore le fait que David n’ait pas hésité à faire un détour pour passer me rencontrer.
Et, évidemment, je pourrai difficilement cacher ma surprise d’avoir découvert récemment être suivi, y compris sur touitteur et faycebouc, par quelques confrères et consœurs (including one distinguished English colleague). C’est ainsi que je me suis retrouvé une ou deux fois interviewé, malgré le fait qu’à l’échelle d’internet je sois encore un débutant…

(Photo de Karym Bagoee, parue dans Famille chrétienne.)
Parmi les rencontres amusantes, façon “effets secondaires”, je noterai aussi les deux joyeux lurons de la Frassa-Team, autour d’un dîner très sympa malgré l’absence de four chez Amaru…! (On croit rêver !) Autant de contacts qui se nouent au fil des clics et finissent par tisser des relations, pas forcément toujours proches, mais incontestablement intéressantes.
Petits tuyaux, encouragements, rencontres – du virtuel au réel, il se passe de vrais trucs. Je n’irai pas jusqu’à dire que cette année “quelque chose s’est levé, qui ne retombera pas”, mais je n’en suis pas loin quand même…
Au tout début, c’était presque un jeu, une blague ; un an plus tard à peine, c’est devenu une vraie petite carte de visite, et je ne suis pas loin de penser qu’en restant prudent (vu les sujets abordés et les convictions affichées), l’expérience de ce blogue pourrait être un véritable apport professionnel. Sans compter que je me retrouve à faire – pour moi-même et gratos, certes ! – ce dont je rêvais sans vraiment oser y croire lorsque j’étais encore étudiant : être chroniqueur. Pas désagréable, ça.
[Edit : Je reviens quand même brièvement sur la question de l'anonymat, qu'on me repose régulièrement. Certes, mes arguments ont en partie évolué, j'apprécie le fait que le blogue d'"Edmond Prochain" puisse davantage interpeller et intéresser que si j'utilisais mon vrai nom, mais le fond reste le même : je ne me cache pas, j'exerce simplement une profession où il n'est pas toujours évident de rester libre. Aussi, pour préserver cette liberté, je garde mon pseudo. C'est tout.]
Un espace d’expression plutôt sympa, des contacts intéressants, des coups de main salutaires, des rencontres décisives… Voilà pour un bilan de mon côté. Et afin d’améliorer le côté participatif de cet espace, tu es cordialement invité à laisser tes impressions au bout d’un an : comment es-tu arrivé ici ? quelles évolutions as-tu notées ? lesquelles espères-tu ? (Je te laisse t’exprimer d’autant plus librement que, de toute façon, je fais ce que je veux !!) A toi la parole ! Si ça peut être l’occasion pour quelques “lecteurs silencieux” de dire bonjour, j’en serai ravi.
Et pour la suite, quelque chose me dit que ce n’est pas terminé, que d’autres surprises sont encore à venir… Alors, en avant ! An 2.








