Le blogue d'Edmond Prochain

19 octobre 2009

Si vous croyez que ça me rassure… [Sacristains]

Classé dans : Sacristains — Edmond Prochain @ 9:58
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Parlons un peu de facilité. Je ne vais pas revenir sur ma naïveté, mais entendons-nous en partant de bases solides (c’est-à-dire bien fragiles) : je suis effectivement un être faible.

Dès le berceau, il me fallait le bruit d’un hochet pour me réconforter, il me fallait les couleurs et les reflets d’un mobile en plastique pour arrêter mes pleurs. Il me fallait sentir une présence aimante dans un au-delà du berceau pour accepter de vivre en couffin et m’apaiser. Signes de faiblesse. [...]

*

Le billet complet est à lire sur :

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23 août 2009

La confiance règne

Classé dans : Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là.

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Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

17 août 2009

Le déclin du catholicisme… Ah ? Et ?

Classé dans : Actu — Edmond Prochain @ 13:36
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C’était le sujet de ces derniers jours. Le Monde a dégainé un sondage révélant (pour qui n’aurait pas déjà remarqué) que les catholiques français avaient tendance à se faire un peu vieux. Surprise s’il en est, tu le reconnaîtras aussi facilement que moi : il y a pourtant tellement de jeunes dans les églises qu’on compte les vieux sur les doigts d’une main. Et je précise que ceci est ironique, parce qu’il semble que certains ne comprennent pas toujours…

Bref. Donc, oui : les cathos vieillissent et ne se renouvellent pas tellement. D’un point de vue quantitatif, tout au moins. On pourra regretter que de telles études ne s’intéressent pas à la question qualitative – car en fin de compte le sujet pourrait bien être là : le nombre de catholiques adhérant à leur foi par conviction et non par tradition baisse-t-il tant ? Si le renouvellement n’est pas optimal sur le plan générationnel, n’est-il pas encourageant en matière d’énergie et de conviction ? Comme je viens de voir quelques milliers de jeunes réunis à Paray-le-Monial pour un Forum vivant et joyeux, tu me permettras d’avoir un très léger a priori sur la réponse ; d’autant que d’autres rassemblements de jeunes auront marqué l’été, à commencer par un pèlerinage en Terre Sainte, ou encore le festival Anuncio.

Il ne s’agit pas de nier que le catholicisme est en déclin (en France !), mais plutôt d’en appeler à une véritable analyse. Une analyse qui manque toujours autant sur le sujet.

Et surtout, surtout, par pitié et au risque de faire encore une fois le pinailleur de service : qu’on arrête de nous infliger des accroches de sujets à peu près aussi cliché que stupides. Du genre de celle qu’on pouvait découvrir hier sur France Info :

L’affluence dans les églises pour le 15 août ne doit pas masquer la réalité : le catholicisme est en déclin en France.

A l'antenne comme sur le site, l'accroche est la même.

A l'antenne comme sur le site, l'accroche est la même.

Pourquoi ce “ne doit pas masquer la réalité” ? Qui a dit le contraire ? Est-ce que cette affluence est une opération de com’ “cache-misère” de la part de l’Eglise ? C’est le genre de petits morceaux de phrase que j’ai du mal à comprendre. Sauf à les interpréter négativement.

Plutôt que de laisser entendre un peu trop de plaisir dans cette ombre au tableau après une affluence qui a dû les surprendre le 15 août, et s’ils avaient posé les données du problème dans l’autre sens ? Et si on se demandait, une fois, pourquoi une religion aussi moribonde et vieillissante arrive encore à mobiliser autour de fêtes plus tellement comprises par la majorité de la population ? Je classe volontairement “hors catégorie” Noël ou Pâques, qui peuvent objectivement bénéficier d’un effet “tradition familiale”… mais l’Assomption ?! Pourquoi aller gâcher une grasse mâtinée de vacances ? Est-ce que ça ne révèle pas quelque chose du catholicisme en France, quelque chose d’un tout petit peu plus profond qu’une simple curiosité culturelle heureusement contrebalancée par des statistiques laïcisantes ?

Je ne sais pas, hein ! je pose juste la question. Comme je suis en vacances, j’ai le temps de m’interroger sur des trucs comme ça…

L’affluence dans les églises pour le 15 août ne doit pas masquer la réalité : le catholicisme est en déclin en France.

2 août 2009

Panem et signa

Classé dans : Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
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Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là.

pain-et-signes

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

21 juillet 2009

Virez-moi toute cette spiritualité !

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 13:57
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Ce titre n’est pas une plaisanterie : j’aimerais vraiment qu’on foute le feu à la spiritualité et qu’on la regarde tous cramer comme un vulgaire Reichstag. Qu’elle dégage et qu’on n’en parle plus. Ou en tout cas, plus à tout bout de champ. Ce mot est devenu vraiment trop fourre-tout pour qu’on puisse encore lui donner du crédit. La spiritualité, c’est quoi ? Pfuit ! un peu de ceci, un peu de cela… Elle est passée par-ici, elle repassera par-là. Ou pas.

La spiritualité est vulgaire. C’est même pour ça qu’elle me gonfle.

Le truc jaune en bas à droite : c'est laid ! mais c'est laid !

Que c'est laid, ce truc jaune en bas à droite !

Scène de la vie métropolitaine (pas plus tard qu’hier, tiens) : ma voisine dans le métro feuillette une brochure. Là, les pharisiens Parisiens comprendront ce que je veux dire et les autres probablement un peu moins, mais il y a un sport très couru dans le métro, c’est de contorsionner ses yeux pour réussir à voir un peu de ce que notre voisin peut bien être en train de lire. Un peu inconsciemment au départ, puis de façon totalement assumée dès que mon agacement a commencé à monter, je m’y suis donc adonné hier matin. La dite brochure vantait les qualités d’un prieuré inconnu au bataillon. Et les mots jaillissaient de la page : “méditation”, “développer sa foi”, “connaissance de soi”, “conscience”, “intériorité”… et, bien entendu : “spiritualité”. Toute la panoplie d’une “retraite” de relaxation, en somme : faire le point avec la nature et la signature au bas du chèque.

Et immédiatement, m’est revenue cette petite phrase qui me fout un coup de sang à chaque fois qu’elle revient (c’est d’ailleurs pour ça que je n’aime pas trop la laisser revenir), une petite phrase entendue il y a quelques années dans un vague reportage sur des catholiques. Un jeune bellâtre expliquait à un micro pendu au bout d’un bras qu’il n’avait pas apporté de Bible, mais qu’à la place il avait pris un petit bouquin de citations à caractère crypto-religio-méditatif, en affirmant que c’était bien mieux puisqu’à l’intérieur il y avait “tout ce qu’il faut pour améliorer son potentiel spirituel”.

“Améliorer son potentiel spirituel”… Tiens, rien que d’en reparler, ça me re-fout les poils de colère !

Vraiment, sans façon...

Vraiment, sans façon...

Moi, avec ma désormais légendaire bêtise de catho-de-base, je repense à cette parole des apôtres au Christ : “Seigneur, augmente en nous la foi”. Et je me dis qu’on n’a pas fait mieux depuis. Surtout pas quand on vomit des trucs du genre “améliorer son potentiel spirituel” ! On pourrait presque opposer les deux expression terme à terme ; mais je ne vais quand même pas t’imposer ça… Oh, et puis merde : si, je vais le faire !

“Augmenter”, c’est faire grandir gratuitement, élargir, étendre, approfondir. C’est un verbe qui appelle le don : “augmente en nous”. De l’autre côté, “améliorer” établit par pure stupidité une idée de hiérarchie : il faut progresser sur une échelle, il y a un point de départ et un point d’arrivée. On veut juste un mieux, pas un bien. Et tu connais le proverbe.

“En nous” associé à l’apostrophe introduit l’idée d’une médiation (qui est renforcée par le vocatif : “Seigneur”), au contraire du simple possessif “son” qui lui suggère justement un travail à accomplir seul, par soi et pour soi.

“La foi”, c’est la simplicité même, la réponse belle et humble de l’homme qui cherche Dieu, qui le reconnaît déjà comme son créateur et qui l’accueille tel le Tout Autre qu’il est. Est-ce que j’ai seulement besoin d’insister sur toute la grossièreté de l’expression “potentiel spirituel” ? Juste dire que la recherche de “puissance” y est intégralement tournée vers l’intérieur, seule voie “spirituelle” apparemment considérée comme valable.

Sauras-tu trouver lequel ?

Sauras-tu trouver où il est ?

Mais au fond – tu te demanderas sans doute à juste titre – pourquoi je m’énerve autant contre ça ? Eh bien, parce que ça me gonfle ! C’est clair ? Dans toute cette “spiritualité” crypto-chrétienne, il manque juste un mot. Un seul. Je te laisse deviner lequel ?

… Il manque juste le Christ !

Le pire, c’est que tous, autant que nous sommes, ce danger-là nous guette : développer notre petite religion à nous, avec nos ingrédients et ce qui nous plait dedans, en oubliant le cœur du message (le christianisme ayant cette intéressante particularité que le medium et le message se rejoignent dans la figure de Jésus). Chez les plus tradis, ce sera une référence prioritaire à “la Vérité”, à “la Tradition”, etc. Chez les plus progressistes, un langage tourné autour du “partage”, des “valeurs”, de la “solidarité”, etc. Chez les chachas, peut-être davantage une insistance sur les “charismes”, sur l’“expérience”, sur la “gloire”, etc. Tous, dans nos sensibilités respectives, nous rencontrons à un moment donné ce risque de nous déconnecter de la source.

Alors, petit rappel qui pourrait s’avérer utile dans ces cas-là : tirer le gilet de sauvetage fourni dans le kit labellisé Saint-Paul : Ph 1, 15 21. C’est radical :

“Pour moi, vivre, c’est le Christ.”

Mais tu peux toujours essayer de trouver mieux si ça t’amuse.

16 avril 2009

Benoît XVI a 82 ans, et 13% des vélos ont des roues

Classé dans : Médias — Edmond Prochain @ 10:43
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Il y a des chiffres indiscutables ; et puis il y a des sondages.

A ma droite (mais n’y vois aucune arrière-pensée politique), le pape Benoît XVI fête aujourd’hui ses 82 ans. Et dimanche, il fêtera aussi ses 4 ans de pontificat. C’est l’occasion de chanter un petit “Joyeux anniversaire Saint-Père” du plus bel effet. Et comme nous ne sommes pas des malotrus, on évitera soigneusement d’aller le faire devant les locaux d’Act-up ou sous la fenêtre de Pierre Bergé. Ils seraient capables de le prendre pour une provocation…

Est-ce que toi aussi tu te demandes quelle bougie il peut bien être en train de souffler ?

Est-ce que toi aussi tu as remarqué qu'il manquait 81 bougies sur ce gâteau ? (Bon, en même temps, ça date de l'an dernier.)

A ma gauche (mais surtout, surtout, n’y vois aucun sous-entendu concernant l’habileté des folliculaires concernés), on a appris que 13% des catholiques croient en la résurrection. Pour une fois, ce n’est pas Le Monde qui sort ce genre d’info, mais Pèlerin. Même que ça a inspiré à François Miclo une petite brève toute désopilante et – comme à son habitude – fort bien inspirée.

Alors, on pourrait entrer dans un débat sur le thème de l’éloignement progressif des cathos par rapport à l’Eglise, une très belle façon de ressortir des couplets prémachés (au XXIe siècle, le cerveau humain a des dents atrophiées, c’est pas d’sa faute) sur l’opposition de la “base” et de la “hiérarchie”. Sauf qu’en fait, ce débat-là, il est tout moisi. Ami polémiste ou “catholique critique” (une expression à la mode, mais que je n’ai toujours pas comprise), passe ton chemin : si 13% des catholiques seulement croient à la résurrection, ça veut dire que 87% des catholiques ne sont pas chrétiens. C’est pas moi qui le dis, c’est “juste” la définition du mot : “Le fondement de la religion chrétienne est la foi en la résurrection de Jésus-Christ”.

Le problème n’est même pas [de se demander si] ce sondage [pourrait être] malhonnête, c’est juste qu’il prend les choses à l’envers. C’est la foi (ou non) dans la résurrection du Christ qui définit (ou non) qu’une personne est chrétienne, et a fortiori catholique. 100% des gens qui croient en la résurrection de Jésus sont chrétiens. Ou alors, je ne sais pas ce qu’ils font… C’est tout.

Si on va par là, on aura tôt fait d’apprendre que 13% des vélos ont des roues, que 13% des boulangers font du pain, que 13% des pianistes sont musiciens, que 13% des océans contiennent de l’eau, que 13% des menteurs ne disent pas la vérité, que 13% des chocolats de Pâques sont faits à base de cacao… Bref : on n’a pas fini d’en apprendre !

9 janvier 2009

Parabole de la roue de charrette

Classé dans : Mais dites... — Edmond Prochain @ 13:00
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Si j’en crois les statistiques du blogue, t’avais bien aimé la parabole de la centrale à béton. Ça tombe pas trop mal, parce que figure-toi que j’en ai une autre à te raconter. Elle vient aussi de mon père spi (le père Spicace, il s’appelle, et il est Belge même si lui il dit qu’il est Wallon).

Cette fois-ci, il m’a expliqué l’Église avec l’image d’une roue de charrette. Tu remarqueras encore une fois qu’il aime bien choisir des images résolument glamour… Passons.

Commence par regarder attentivement comment c’est fait, une roue de charrette. Au centre, t’as le moyeu ; à la périphérie, la jante ; entre les deux, il y a des rayons. Eux (les rayons), ils relient le moyeu avec la jante, mais en même temps le moyeu et la jante tiennent les rayons. T’enlève un seul élément et il n’y a plus de roue. (Tu suis ? Oh, ça va, fais un effort !)

C’est seulement quand la roue est solide et bien constituée qu’elle peut faire avancer la charrette et laisser une marque sur le chemin.

T’as compris : le moyeu, c’est le Christ ; les rayons, c’est chacun de nous ; la jante, c’est l’assemblée des croyants qui laisse son empreinte sur le monde. Tu peux même entourer tout ça d’un cercle de charité pour que ça tienne mieux…

Et il y a encore mieux ! Tu sais à quel endroit les rayons sont les plus proches les uns des autres ?

… au plus près du centre !

24 novembre 2008

C’est officiel : on sera vieux

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 14:16
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Ce matin, je suis d’hyper bonne humeur ! Et comme tu peux t’en douter, puisque c’est le concept du blogue, je vais te raconter pourquoi. Mais j’aimerais bien que tu commences par te réjouir pour moi (ça me ferait plaisir)… Alors, prêt ? C’est parti : “Wééééé ! Youuuh !” (Merci.) Je suis d’hyper bonne humeur, donc, pour différentes raisons :

  1. J’ai passé un bon week-end (même si je me suis pris hier quelques boules de neige bien ajustées qu’Y.dLS. et E.A. me paieront très cher),
  2. L’article (pourtant fort court) sur la nomination d’Yves Le Saux a offert à ce blogue un nouveau pic d’audience,
  3. Mais surtout, surtout, surtout : j’ai appris que j’allais vivre plus longtemps ! (“Wééééé ! Youuuh !”).

Je veux pas dire, mais c’est quand même une super nouvelle de penser que je vais pouvoir profiter de quelques automnes de plus qu’un individu lambda. Et la bonne nouvelle aussi, c’est que t’as de bonnes chances de vivre plus longtemps avec moi, pour peu que ta vie ressemble un minimum à la mienne (pour peu que tu sois catho, quoi – t’es pas obligé d’être timbré).

L’info, je la tiens de Spag, qui est un bon copain même si c’est un peu un gros geek sur les bords, souvent. L’info, elle vient de là, et elle dit ça :

Aller à la messe régulièrement diminue de 20% le risque de mortalité !

C’est pas cool, ça ? (Moi, je pense que si.)

J’en entends qui murmurent : “Avec le nombre de vieux qu’on croise à la messe, on s’en doutait un peu…” Tss, tss ! Pas de mauvais esprit !

Alors, bien sûr, il faudrait définir un peu mieux le terme “régulièrement”, parce que je vois déjà venir les gros malin qui diront : “J’y vais une fois tous les dix ans : c’est régulier !” Bah, on n’a qu’à admettre que “régulièrement” ça fait en gros une fois par semaine (au moins). Du coup, je rentre largement dans les critères, et donc alors ben voilà : je risque moins la mortalité que n’importe quel gros mécréant pas beau…! (“Wééééé ! Youuuh !”)

panneau-vieux

Et même si le sérieux de l’étude me paraît assez discutable (si seulement il y avait un semblant de source avec l’info !), même si je me doute bien que ça doit pas être si vrai que ça… en tout cas, ça nous rappelle une chose totalement indubitable (qu’on savait déjà) :

Croire en Dieu augmente fortement l’Espérance de Vie ! ;-)

1 novembre 2008

Les Béatitudes des Doux Dingues

Classé dans : Mais dites... — Edmond Prochain @ 0:07
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On va faire les choses dans l’ordre. D’abord :

BONNE FÊTE !

Ensuite, faut que je t’explique un peu la genèse du billet du jour. Il était une fois (nan, je vais faire plus sobre) Tout a commencé quand Eudes Acieux m’a rappelé une chouette citation de Michel Audiard : “Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.”

En ce jour de Toussaint – jour des Béatitudes – la phrase est particulièrement appropriée, tu ne trouves pas ? Et très paulinienne, en un certain sens… Mais si, rappelle-toi 1Co 1, 27 ! Tu veux un petit rappel ? “Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages.” D’où l’idée (saugrenue ? tant mieux) de reprendre la phrase d’Audiard pour composer une série de nouvelles… “Béatitudes des Doux Dingues” (qu’on pourrait aussi baptiser la “Béat-attitude” !).

Enfile ça pour te mettre dans l'esprit...

Enfile ça pour te mettre dans l'esprit...

Alors, prêt ? C’est parti :

Heureux les fêlés, ils laisseront passer la lumière ;

Heureux les insensés, ils montreront le chemin ;

Heureux les fous, ils trouveront asile au Ciel ;

Heureux les piqués, ils seront toujours bien aiguillés ;

Heureux les givrés, leur joie sera rafraîchissante ;

Heureux les toqués, la porte leur sera grande ouverte ;

Heureux les originaux, on les prendra pour modèles ;

Heureux les allumés, ils embraseront la terre ;

Heureux ceux qui ont un grain, ils porteront du fruit ;

Heureux les timbrés, ils arriveront à bon port.

21 octobre 2008

Elle avec Dieu

Classé dans : Actu — Edmond Prochain @ 14:12
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“On” me demande pourquoi je n’ai encore rien écrit sur la mort de sœur Emmanuelle. Ne cherche pas trop loin : j’ai simplement lu plein de choses et je ne voyais pas trop ce que je pourrais ajouter d’intéressant. Donc plutôt que de dire des banalités, j’avais plus ou moins décidé de ne rien dire. Et puis toi ou un autre, vous me faites remarquer que mon silence pourrait passer pour de l’indifférence (alors que c’est le contraire : une estime que je n’ai pas envie d’affadir).

Que dire, alors ? Qu’elle portait son nom à merveille : Dieu avec nous ! Elle aura été une belle, une très belle incarnée. Un exemple admirable d’équilibre entre la foi et les œuvres, l’un de ces témoins qui rendent toute tentative d’opposition de l’une à l’autre absolument caduque.

On ne va tout de même pas pleurer alors que sœur Emmanuelle était drôle en diable divinement drôle… Mais on va la regretter, c’est certain, car elle était de ces êtres qui savent faire frissonner le meilleur de nous-mêmes, qu’on a parfois dissimulé bien profond.

Alors, pour tout le bien que ton souvenir nous poussera encore à aller chercher en nous, merci et à Dieu, chère soeur…

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