Le blogue d'Edmond Prochain

11 mai 2012

Le Cathologue : Comment se confesser sans douleur ?

"Le Cathologue", épisode 3… Et cette semaine, avec le courage et le sens du ridicule sacré qui le caractérise, Jérôme s’attaque à l’épineuse question du sacrement de réconciliation. Un vrai sujet, donc, avec des arguments, toussa. Ou presque.

 

Pour l’image à la toute fin de l’épisode, j’aimerais vous dire que je décline toute responsabilité et que je suis parfaitement innocent… mais je serais obligé de retourner me confesser ! J’adresse néanmoins toutes mes excuses à ma môman, qui a dû mourir de honte. Sans doute.

*

Quelques rappls :  la page Facebook de la série, ainsi que celles des différents coproducteurs : L’1visible, KTO, SAJE Prod.

11 septembre 2011

Après, on peut !

Classé dans : Bédés — Edmond Prochain @ 9:49
Tags: , , , ,

Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là (ou en Mt. 18, 21-35)…

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

11 août 2011

Mt. 18, 21-35 ; 19,1 : Jusqu’à sept fois ?

Classé dans : Mais dites... — Edmond Prochain @ 7:29
Tags: , , , , ,

Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le "supplément prière" du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras.

*

Mt. 18, 21-35 ; 19,1

Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. ‘
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette ! ‘
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai. ‘
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? ‘
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait tout remboursé.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »
Jésus acheva ainsi son discours, puis il s’éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.

*

"Jusqu’à sept fois ?"

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le bon Pierre est déjà très généreux ! Combien d’entre nous pardonneraient sept fois de suite sans déjà perdre patience ? Pourtant, la réponse du Christ se situe dans une démesure encore plus grande : "Soixante-dix fois sept fois"… C’est la mesure divine, qui se situe toujours au-delà de notre propre mesure : la vraie générosité, c’est d’être "plus généreux" ; le véritable amour, c’est d’aimer chaque jour davantage.

24 mai 2010

Des hommes et des palmes

Classé dans : Actu — Edmond Prochain @ 11:26
Tags: , , , , , , , , , ,

Pas sûr qu’on y ait cru complètement, mais ça nous aura fait un joli suspens. Je ne crois pas me souvenir d’être déjà allé voir le palmarès du Festival de Cannes avec une telle impatience teintée de fébrilité (bon, en même temps, n’exagérons rien). C’est sûrement l’expression d’un certain corporatisme bien de chez nous : dès qu’un truc sent un poil l’encens, faut que ça nous émoustille les narines et qu’on se passionne pour le sujet. Et j’ai entendu un certain nombre de mes coreligionnaires en faire l’événement et piaffer en priant pour la consécration d’un film déjà quasiment considéré comme catholique. Pourtant, il ne semble pas qu’on puisse soupçonner le réalisateur Xavier Beauvois d’un immense enthousiasme missionnaire, voire carrément évangélisateur, dans l’écriture de son film. Mais nous autres gens des nefs, on aime à se rappeler que le vent souffle où il veut et qu’on ne sait ni d’où il vient ni où il va, ce coquin de vent !

Alors oui, pour la Pentecôte justement, ça nous aurait fait plaisir que Des hommes et des dieux soit "canonisé", selon le mot de son réalisateur. Sans doute un peu comme une petite revanche après en avoir bouffé durant les dernières semaines en humiliations successives (car, non, Les Prêtres numéros 1 au top 50, ça reste trop kitsch pour me consoler – désolé), il nous fallait une Palme d’or. On repart avec le Grand Prix du Festival.

Mais a-ton réellement perdu au change ? Pas sûr.

Vu avec un effet grossissant dans notre microcosme catholique, le film a fait le buzz sur la croisette. Vu en-dehors de notre microcosme, il semble qu’il ait quand même un peu fait du buzz, si on en juge par la presse extrêmement élogieuse à son sujet. Difficile de bouder toute cette série de titres réjouissants qu’on aura pu lire cette semaine : "Alléluia Beauvois !", "Des moines et une Palme évidente", … Sauf que la Palme d’or, justement, est souvent synonyme de railleries et de polémique, à tel point qu’on peut se demander si c’est encore un service rendu à un film que de lui attribuer. Le Grand Prix est peut-être, à cet égard, la récompense parfaite : déjà très prestigieuse mais qui garde un goût de "trop peu" suffisamment fort pour nous laisser l’espace du commentaire en nous préservant des débats stériles. Et, à tout prendre, ce n’est pas forcément plus mal.

Indépendamment de ces histoires d’honneurs, deux éléments permettent sans doute d’expliquer cet engouement de la presse pour Des hommes et des dieux. D’abord, si les catholiques sont rarement traités à leur avantage au cinéma, il existe malgré tout un genre (c’est presque un genre en soi) qui fascine et rencontre régulièrement un succès, certes relatif, mais constant : le film de moines. Le "film de moines" repose sur un concept assez élaboré : c’est un film avec des moines dedans ! Et souvent, du coup, un petit supplément d’âme. Ces dernières années, deux ont fait spécialement parler d’eux : L’île et Le grand silence. Ce cinéma fascine parce que ce mode de vie interpelle ; on retrouve certainement une partie de cela dans l’émotion suscitée par le film de Xavier Beauvois aujourd’hui.

L’autre point qui peut expliquer que le film ait touché, c’est son sujet. L’assassinat des moines de Tibhirine fait partie de ces événements qui ont marqué la France. Profondément. Parce que c’est l’Algérie, et puis aussi parce que la mort de ces moines a été épouvantable. Qu’on ajoute à cela un peu de mystère et un fond de débat sur les circonstances réelle de leur exécution, et l’affaire est emballée : Tibhirine peut fasciner pour longtemps, et il y a fort à parier que n’importe quel long métrage sur le sujet aurait passionné. Celui-ci est bon, et même très bon, semble-t-il. Tant mieux. On attendra le 8 septembre pour en juger vraiment, mais c’est déjà ça.

Pour l’heure, faute de voir le film, on pourra se replonger avec émotion dans le testament de Christian de Chergé, prieur des moines de Tibhirine (incarné à l’écran par Lambert Wilson). Personnellement, je dois dire que ce texte a fait partie de mes plus belles émotions de croyant, à l’adolescence, par sa lucidité et sa beauté pure : entrevoyant le martyre mais le dépassant déjà pour révéler toute la lumière du pardon chrétien. Ce que j’ai compris de "l’amour des ennemis" dont parle le Christ, c’est par Christian de Chergé, parce que son témoignage n’est que don.

Quelques mots, juste(s) :

"S’il m’arrivait un jour – et ça pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était donnée à Dieu et à ce pays. (…)

J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout coeur à qui m’aurait atteint. (…)

Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l’avoir voulue tout entière pour cette joie-là, envers et malgré tout. Dans ce merci où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d’hier et d’aujourd’hui, et vous, ô amis d’ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes sœurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis ! Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je veux ce merci, et cet "à-Dieu" envisagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux.

Amen ! Inch’Allah !"

Des hommes et des dieux n’a peut-être pas eu la Palme, mais ce film nous rappelle que les moines de Tibhirine ont certainement reçu leur palme… Rien que cela devrait nous suffire.

21 mars 2010

Lapidaire !

Classé dans : Bédés — Edmond Prochain @ 6:00
Tags: , , , , ,

Bon dimanche ! Les lectures du jour, c’est par là

Bédé réalisée grâce à StripGenerator (et un peu Ma Pomme, aussi).

4 mars 2010

Confession, piège à…

Classé dans : Actu — Edmond Prochain @ 23:12
Tags: , , , , , , ,

Il faut que je confesse un truc : j’ai un vrai problème avec cette "initiative", le Fil du Seigneur. Celle dont on parle tant ces jours-ci.  Et pour plusieurs raisons en même temps, ce qui peut donner une vague idée de l’étendue du différend moral qui m’oppose virtuellement à ses concepteurs. Je crois même que la plupart des trucs que j’ai à lui reprocher sont absolument (note d’info : ici, il y a un jeu de mots) impardonnables.

D’abord, c’est un nom à la con. Nan, mais franchement : "Le Fil du Seigneur" ! Et pourquoi pas : "le Répondeur du Saint-Esprit", "la Ligne directe à Jésus" ou "Allô au Très-Haut" pendant qu’on y est ? Je sais pas si passer volontairement pour un con est un péché, mais ce ridicule-là, il est mortel. Et avec des âneries pareilles associées à la religion, après, tu m’étonnes qu’il y ait autant de gens qui décrochent… bref.

Ensuite, c’est quoi ce p… de ouèbedizaïne ? Ces faux nuages, cette grosse pixellisation dégueu des contours, ce gros tas de clichés que constituent l’association des deux mains et des angelots pensifs, ces espèces de rayons de lumière moches, ce photoshopage raté du fil, ces gros chiffres avec des espacements plus qu’approximatifs, et pire que tout : sans rire, c’est quoi ce téléphone des années 1960 ?! En plus, les trois gros pavés de texte en-dessous sont imbitables. C’est du travail de cochon (et encore : un cochon d’avant 2000 alors, parce que je suis sûr que ceux d’aujourd’hui ont de meilleurs goûts en matière d’internet).

Enfin (quoique, ce mot pourrait laisser penser que la liste de griefs s’arrêterait là… ce qui est évidemment faux), je l’ai déjà dit et je le répèterai autant qu’il le faudra : ça m’énerve quand on fait référence à la "spiritualité" dans le vague ! Parlez de foi, de religion, de Dieu, du Christ, d’espérance… parlez de ce que vous voulez, mais employez des mots qui ont (encore) un peu de sens ! Un peu de couilles spirituelles, que diable !

Tout ça pour dire que, non, décidément, le Fil du Seigneur et moi on ne sera pas copains. Pas de danger. Ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Hop : à dégager ! Allez, ouste : "Fil", dans ta chambre ! Parce qu’il y a des trucs, comme ça, on éprouve juste une grande contrition sans avoir envie d’accorder la moindre absolution.

*

Ah, et puis tant que j’y suis, si ce "service" payant avait vraiment pour but de venir en aides aux personnes seules qui ne peuvent plus se déplacer pour se confesser auprès d’un prêtre (seule façon de se confesser, soit dit en passant), est-ce qu’on pourrait rappeler que ce service existe déjà, en version gratuite : ça s’appelle le covoiturage, et ça permet de mieux connaître ses voisins. Pour peu qu’on aime encore un peu le contact réel.

25 février 2009

Mon Carême à l’école de sainte Cendrillon

Classé dans : Humeur(s) — Edmond Prochain @ 13:52
Tags: , , , , , , ,

Avant toute chose, je le dis tout net : non, non et re-non, le Mercredi des Cendres n’est pas la fête de Cendrillon ! Au moins, ce sera clair. Quoique, c’est pas non plus une raison pour ne pas penser à elle, parce que faut quand même avouer que la pauvre n’a pas été tellement gâtée par la vie, entre la mort de ses parents, sa méchante marâtre, ses belles-sœurs vilaines (dans tous les sens du terme), ce gros tas de poils qui mérite bien son nom de Lucifer et l’autre prince soi-disant charmant qu’elle se coltine à la fin. Ouais, je sais : le prince il est trooop beau, mais faut vous rendre à l’évidence, les filles… avec un mec qui aligne aussi peu de mots en une heure et demi de film, bah moi je dis que la communication dans le couple ça va pas être coton !

cendrillon

Et en plus, on l'entend jamais se plaindre...

Bon. Et maintenant qu’on a reparlé d’elle, comme je suis  prêt à parier que pour aujourd’hui tu t’attendais vraiment pas à celle-là, je pousse encore plus loin (je suis un ouf) et je péremptorise :

Sainte Cendrillon sera mon modèle de Carême cette année !

Voilà. C’est dit. Et j’assume, même si j’entends déjà ricaner les ricaneurs. J’ai pas honte. Ceux qui ne comprennent pas n’ont qu’à comprendre.

Quoi ? Que j’explique pourquoi ? Si tu veux… Mais je passe sur le fait qu’elle jeûne souvent ou qu’elle a des goûts simples, parce que bon, je suis pas trop sûr qu’elle ait le choix, en fait.

Faut d’abord voir que Cendrillon, elle ne se lamente pas sur son sort tout le temps comme une vieille aigrie qui chouinerait pour un rien. Non meûdame ! Cendrillon, bah elle chante dans l’adversité, et même qu’elle chante quand même vachement mieux que Javotte et Anastasie (si, tu sais : les belles-sœurs vilaines [*]), d’abord.

Ensuite, elle accueille tout le monde, Cendrillon. Même si ça fait une bouche en plus à nourrir, quand GusGus (si, tu sais : la souris rondouillarde [*]) il débarque, non seulement elle le sauve de la souricière mais en plus elle lui donne des vêtements et elle le prend chez elle. Elle est comme ça, Cendrillon. Elle est vachement "Matthieu-25", comme fille :

"J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé…"

Zouk zouk !

Zouk zouk !

Et puis, Cendrillon, elle est hyper-miséricordieuse. Elle fait jamais de crasses à personne (alors que, bon, y’a quand même de petits crachats dans le café qui se perdent pour certaines, hein…) et elle reste gentille avec ses ennemis. La preuve : quand Pataud (si, tu sais : le chien [*]) rêve qu’il explose sa tronche à ce gros lourdaud de Lucifer (si, tu sais : le chat [*]), bah Cendrillon elle a une réaction vachement sainte. Elle comprend Pataud, mais elle lui dit : "C’est pas gentil !" Et c’est vrai que c’est pas gentil et qu’il faut pardonner et qu’il faut pas se venger et qu’il faut aimer ses ennemis et que toussa ; Pataud, lui, il comprend pas bien le truc, tu vois… sauf que Cendrillon elle est pas là pour le convaincre, elle est juste là pour lui dire.

Méchant chat ! Zouk zouk, Lucifer !

Méchant chat ! Zouk zouk, Lucifer !

Je pourrais insister encore sur l’Espérance dont elle fait preuve à chaque instant, sur son sens du sacrifice, sa joie, son courage et tout plein d’autres qualités… mais, en même temps, je pense que j’ai été assez clair ! Voilà.

Donc tout ça pour dire que mon Carême de cette année, je le confie à sainte Cendrillon.

Amen.

* * *

[*] Notes pour les gars ! :-p

Thème Rubric Propulsé par WordPress.com.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 141 followers

%d bloggers like this: