L’égoïsme des parapluies

De rien

J’espère que tu ne m’en veux pas de parler d’un sujet complètement différent de celui qui anime presque tout le monde depuis plus d’une semaine. Il se trouve qu’il pleut – un peu – et que j’étais dehors pas plus part que tout à l’heure. Ouais, sous la pluie. Je suis un ouf. Et donc, tout déglingo que je suis, sous la pluie et sans rien sur la tête, je prenais l’eau en chantant des trucs en rapport avec saint Médard qui ferait mieux de fermer son arrosoir, toussa.

Et puis j’ai vu passer pas mal de parapluies avec des gens dessous. C’est rigolo, un parapluie. Sous un parapluie, y’a toujours de la place pour deux personnes, vu que bon, on ne peut se tenir que d’un côté du manche (sinon on appelle ça être empalé et c’est pas très viable comme position). Sauf que, en général, sous un parapluie, il n’y a qu’une seule personne. Chacun le sien. Genre : c’est mon mien, je le prête pas, les prolos ils ont qu’à bosser pour s’en acheter un.

Oui : le parapluie est une notion bourgeoise. C’est comme ça.

En fait, mes illustrations n'apportent rien... c'est fou.

En fait, mes illustrations n'apportent vraiment rien aux billets...

Mais le plus rigolo, c’est que non seulement les gens ils te font pas de place sous leur parapluie pour un petit bout de chemin, alors que quand même ça se voit que tu te mouilles, mais en plus ils ne se poussent pas pour te laisser passer. Alors que si on réfléchit bien, comme toi tu te trempes plus vite qu’eux, tu devrais avoir la priorité. Dans un monde parfait. (J’entends quelqu’un me glisser : à Disneyland… Oui, par exemple.)

Ben non. Le parapluie, il se lève pas, il se décale pas, il reste là où il est parce qu’il était là en preum’s et qu’il a le droit et que c’est comme ça et p’is c’est tout. Hein, d’abord.

Résultat : t’es tout mouillé. C’est pas cool. Et tu te dis que le monde a vraiment une mentalité bizarre… J’suis sûr que le jour où j’achète un parapluie, si je propose à un piéton de le partager avec moi, il me regardera avec méfiance.

Enfin bref, tout ça pour dire que comme il pleut, sortez couverts. (Quoi ?! J’ai dit un chtruc ? … En même temps, au moins : ça, c’est fait.)

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16 réflexions sur “L’égoïsme des parapluies

  1. parlez moi de la pluie, et non pas du beau temps,
    le beau temps me dégoute et m’fait grincer les dents…
    toussa

    je signale à tout hasard que la belle de la chanson était mariée.

  2. Je suis d’accord avec toi, surtout pour la fin de ton billet!

    Mais en même temps, c’est marrant d’être mouillé (quand il ne fait pas trop froid) non?

  3. Pas d’accord : un jour (un seul ! j’ai honte) j’ai proposé à une dame de la protéger avec le mien, et elle n’a pas trouvé ça bizarre, elle était plutôt enchantée.
    En revanche elle a eu la phrase systématique qui tue dès que quelqu’un rend un service à une personne dans la rue : « C’est si rare de nos jours… »

  4. @ David : La belle de quelle chanson ? « Le parapluie » de Brassens ? (Si c’est ça, tu casses un mythe et je vais t’en vouloir longtemps.)

    @ Ayayaye : Moi aussi j’aime bien être (un peu) mouillé. Mais faut quand même avouer que ça dépend un peu du rendez-vous que tu as après ; dans certains cas, le style dégoulinant est assez peu souhaitable…

    @ Novice : Donc, en gros, si je résume ton message, tu n’es pas d’accord mais tu me montres que j’ai raison ? Très fort ! ;-)

  5. Non Edmond, ça marche pas toujours ton truc.
    Parce que quand tu t’es pris plusieurs fois une baleine dans l’oeil à cause que la personne qui tient le parapluie, elle est haute comme trois pommes, ben tu préféres rester tout mouillé, ça fait moins mal.
    :-p
    (Dis, faut qu’on se donne des nouvelles, ça fait trop longtemps, là !)

  6. J’ai beau chercher un truc à dire, je ne trouve pas.
    Je cherche un rapport avec le tag « saint », et je vois toujours pas.
    Enfin juste que de toute façon, a t’on le choix? Faut s’mouiller si on veut évangéliser.
    Ceci dit j’attends l’opus 2 sur l’ombrelle avec impatience.

  7. Bof, le tag, c’est parce que je parlais de saint Médard. Faut pas aller chercher trop loin…

    Mais n’attend pas trop un billet qui inviterait à l’Espérance au milieu de la pluie : je n’ai pas l’intention de le faire ! ;-)
    Par contre, si on me pousse, je serais foutu de citer une chanson de Jean-Jacques Goldman…!

  8. Nooon c’est moi qui voulait la citer la chanson de Goldman!
    Rôôôh c’est malin ça tiens, je fais comment pour passer pour une lectrice originale et avec le sens de l’à propos si tu suggères juste ce que je voulais faire avant que je le fasse?

    C’est à se choper des migraines ce genre de raisonnements.

    N’empêche c’est vrai que parfois, on préfère rester mouillé(e) que se prendre des baleines dans le cuir chevelu, des gouttes bien grosses qui mouillent fort parce qu’elles tombent précisément du bout des baleines qu’on vient de se prendre sur le crâne, et de faire de la gym genre contorsions des hanches et de la colonne vertébrale pour rester sous le pépin quand on croise des gens, qu’on se trouve face à un obstacle (moto, crotte de chien, poteau de bordure de trottoir, etc.) ou autre.

    En revanche, je confirme, les détenteurs lambdas de parapluie – lambdas ou pas – ne sont pas fichus de laisser l’accès aux stores de magasins, endroits bénis où on a quelques mètres à parcourir à sec, aux gens qui n’en ont pas, des parapluies. C’est sidérant.

  9. je confirme: je préfère être mouillée que de faire des contorsions pour tenter de rester sous un parapluie encombrant!
    et puis c’est sympa la pluie. j’aime bien. sauf que quant il pleut trop, je ne vois plus le paysage. il faudrait juste que je trouve des essuie-glaces pour mes lunettes pour que ce soit top!
    merci edmond pour ce sujet léger :)

  10. @ David et @ Edmond:

    Dans “Le parapluie”, on ne sait pas si la belle est mariée ou pas.

    David cite en fait une autre chanson, “L’orage”, dans laquelle la belle est tout ce qu’il y a de plus mariée – à un représentant en paratonnerres.

  11. L’autre jour, j’ai croisé un gars qui devait connaitre ce blog… Il pleuvait des chiens et des chats et même qu’il y avait un peu d’orage (avec éclairs et coups de tonnerre et même que j’aime pas ça). Je marchais vite sous mon parapluie (c’est fou ce que les chaussures peuvent vite se remplir d’eau, même quand on est sous un parapluie) et là, un p’tit gars d’une quinzaine d’année est venu chercher refuge sous mon maigre abri pour faire un bout de chemin « à l’abri ». J’ai bien pensé à toi, Edmond !

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