Quoi de neuf ? Glorious (ben ouais)

Humeur(s)

C’était juste avant le concert Anuncio, soit approximativement y’a pas si longtemps que ça. J’en ai découvert une bonne, figure-toi ! Tu sais, l’an dernier, Glorious a sorti un album intitulé Génération louange… eh bien figure-toi que j’étais convaincu de l’avoir écouté, alors qu’en fait non.

Je suis comme toi : j’en suis resté complètement sur le cul stupéfait.

Il a fallu que je réfléchisse un peu (je t’arrête tout de suite, tous ceux qui veulent dire un truc du genre : « Ah bon, ça t’arrive ? » – parfaitement, ça m’arrive !), et puis j’ai réussi à me souvenir que j’avais dû en écouter un ou deux extraits sans en être emballé ; ensuite, la dimension hautement sélective de la mémoire a probablement complété pour me donner le sentiment d’avoir entendu le disque entier et d’avoir été – globalement – déçu. C’est bête, parfois, la mémoire. Surtout la mienne.

Alors, fort de cette prise de conscience aussi subite que transcendantale, je me suis dit que ah ouais quand même peut-être que ça serait plus juste d’écouter tout le disque, un jour… Ensuite – crois-moi si tu veux – je l’ai fait. J’ai écouté. L’album. D’un bout à l’autre. Et plusieurs fois.

La pochette est pas magnifique, je te l'accorde.

La pochette est pas magnifique, je te l'accorde.

Bilan ? En fait, j’ai bien aimé.

Prends quand même conscience que quand leur premier disque était sorti, Glorious était devenu le symbole immédiat d’une génération de cathos qui voulaient témoigner ouvertement et joyeusement de leur foi. Sans être parmi les « fans » parfois hystériques (quoique généralement plutôt féminins) des trois frangins, j’avais envie de les soutenir par principe. Peut-être pas au point d’acheter les yeux fermés tous leurs disques et produits dérivés, mais quand même : ne pas leur cracher dessus comme le faisaient certains autour de moi sous prétexte qu’ils étaient « trop ceci » et « pas assez cela ».

Je me souviens surtout d’un très bon concert durant le congrès Paris Toussaint 2004. Pourquoi celui-là ? je n’en sais rien. Mais celui-là. Coïncidence amusante : ils seront demain en concert à Paris à l’occasion de la même soirée HolyWins. Et le pire, c’est que je ne m’en rappelle que maintenant ; il n’y a donc pas de lien spécial avec ce billet, c’est un pur hasard.

Je me rappelle aussi d’une brève rencontre avec Benjamin Pouzin, alors que j’étais en train d’accrocher une affiche pour un spectacle « concurrent » le soir d’un de leurs concerts… Bêtement, je m’étais presque excusé qu’il me voie faire ça (ouais, bon, j’étais jeune !), et il m’avait répondu en rigolant : « T’es malade ou quoi ? On bosse pour le même Dieu ! C’est cool que tu fasses ça… »

Bref : le dernier album. Au micro, Thomas (le chanteur – j’espère qu’il ne lit pas ce blogue !) a toujours quelques soucis de justesse par moments, même s’il s’améliore, mais le groupe a assez positivement évolué. Les chœurs, par exemple, sont intéressants dans la façon dont ils sont intégrés à l’esprit de l’album. Il y a des maladresses, quelques naïvetés, des phrases parfois hasardeuses d’un point de vue syntaxique, mais tu vas rire : ça donne aussi du charme à l’ensemble. C’est sincère, comme si les p’tits voisins du dessus avaient enregistré un disque qui se révélait bien plus pro(pre) que ce à quoi on s’attendait.

Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : Glorious ne révolutionnera certes pas la musique et n’est toujours pas le groupe que j’écouterai en boucle pendant les vingt prochaines années. Y’en a déjà suffisamment en concurrence pour cette place-là. Mais il fait son petit bout de chemin avec une certaine classe. J’ai toujours envie de les soutenir, par principe. Rien que pour les jeunes à qui ils font du bien, ce serait dommage de les arrêter. Et finalement, à revenir au concept de départ de louange pure et douce, Glorious retrouve paradoxalement une simplicité à hauteur de la professionnalisation de sa musique.

Il y a de bonnes choses dans ce disque. De très bonnes choses. Ça ne fera toujours pas de moi un « fan » hystérique (d’ailleurs, je ne suis pas féminin), mais  ils regagnent un cran dans ma sympathie, alors que je pensais avoir été déçu… Je ne sais pas où j’avais été pêcher cette idée, mais ça valait le coup que je le dise.

Promis, les gars : la prochaine fois j’essaie de ne pas attendre un an pour vous écouter !

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16 réflexions sur “Quoi de neuf ? Glorious (ben ouais)

  1. J’ai, pendant 4 jours, écouté en boucle le premier album, dont je devais retranscrire toutes les partitions pour un camp de jeunes… l’écoute trop intense m’a dégoûté pendant très longtemps de leur musique. Si les arrangements étaient très bien faits (je crois que c’était JP Prat), les voix étaient parfois très, très loin de la justesse.

    J’ai souffert avec eux lorsqu’ils se sont fait manger tout crû par Ardisson, et était peiné de leur réaction de dépit (avec accusation de manque de soutien) lorsqu’ils ont fait un break. J’avais l’impression qu’ils avaient sérieusement besoin de mûrir, notamment dans la dépossession de leur mission.

    Depuis qu’ils ont repris à Lyon, je n’ai entendu (je n’habite pas Lyon) que des échos positifs, et ai eu la joie d’apprendre qu’ils avaient décidé d’un format en trois parties (« concert », temps d’enseignement par le curé de la paroisse, temps de partage) où leur place est plus au service. Je passerai peut-être demain à Holywins pour voir où ils en sont !

  2. Pour les avoir vu évoluer, je crois que le parcours est digne de témoignage. Oui, Paris Toussaint 2004 c’était les grandes heures de gloire (ious), le pape qui bénit l’album, les Cd’s qui partent comme des petits pains, les paillettes on pourrait presque dire. Je me rappelle encore des groupies qui se pressaient au barrière à la fin du concert pour les autographes. J’étais surpris.

    Et puis la traversée du désert. Si bonne et nécessaire pour tout un chacun. Pour revenir à l’évidence, l’essentiel : c’est le Bon Dieu qu’il faut servir ! Je suis passé à Lyon Centre cette année, et je peux vous dire que ce n’est plus à leur propre Gloire qu’ils travaillent !

    Donc je suis assez d’accord avec toi sur l’opinion musicale mon cher Edmond; mais j’y ajouterai qu’ils ont acquis un talent incroyable : c’est leur présence scénique, celle qui en plus de donner envie de les suivre, arrive à nous transporter dans ce qu’on peut véritablement appeler sans se tromper, une prière.

    Que leur oeuvre soit vraiment bénie, et leur parcours un témoignage pour chacun de nous !

  3. Moi aussi, j’ai retrouvé par hasard dans mon « bordel » le CD de Glorious « Génération Louange » que j’avais acheté et commencé à écouter sans le terminer. En le reprenant, j’ai été conquis au point d’écouter en boucle certains morceaux sur mon MP3. Comment interpréter cette démarche de déception-abandon puis de reprise-enthousiasme?

  4. Personnellement, je connais Glorious depuis le départ. J’avais 16 ans à leur début,une époque où l’on se pose beaucoup de questions sur les choses de la Vie et de la Foi (je suis chrétienne). Grâce à Glorious, je trouve enfin un moyen d’exprimer ma Foi. J’ai eu aussi le privilège de les interviewer 3 fois, pour leur seule venue à Rouen.
    Je suis déçue de ne pas pouvoir aller à Lyon, afin de vivre une soirée du jeudi.
    Donc pour moi, c’est très bien qu’un groupe de musique exprime aussi clairement sa Foi, contre les médisances des uns et des autres.

  5. Bon, un grand merci à Edemond pour ce blog, en particulier pour les « bédés ». Je profite de ce petit article pour signaler que Glorius sera (entre autre) le vendredi 27 novembre à Compiègne. Si vous n’avez pas de petite sœur de 17 ans et que vous passez par Compiègne ce jour là, c’est peut-être un bon moyen de connaître ce groupe…

  6. pas mal ce blog, tu dis ce que tu penses franchement.Glorious a mis le lien sur facebook, c’est comme ça que j’ai lu ton article.
    Pourquoi les fans hystériques seraient surtout des filles? ^^
    J’suis fan depuis à peu près le début, disons qu’ils sont importants pour ma foi, on a tous les CDs, quelques posters, des photos, et je suis l’actualité. Je pense qu’ils m’ont aidé à faire mienne la foi que me transmettait ma mère, à prier personnellement, pas machinalement; ils sont un réveil pour « décomplexer » mon p’tit bout de foi, là où il en est…
    Ne pas avoir peur de croire…

    L’expérience d’écouter puis de réécouter et d’avoir une impression toute différente, je l’ai déjà connu pour d’autres groupes. Je crois qu’à chaque fois qu’on écoute de nouveau et attentivement un album, on peut en avoir une nouvelle approche. C’est super!!

    Dieu peut les bénir d’avoir eu l’audace d’être fidèle à Son appel, malgré les difficultés.

  7. Il est sympa ce petit article!
    Certes, Glorious ne révolutionnera pas la musique. Sont-ils là pour ça? Benjamin a souvent fait remarquer que la musique est pour eux un moyen d’annoncer et de témoigner de leur foi, aussi ils auraient su faire autre chose, la musique n’aurait peut-être pas entendu parlé d’eux. Ils n’ont pas révolutionné la musique, mais je pense qu’ils l’ont fait, à leur échelle, pour la foi. beaucoup de jeunes s’y retrouvent et profitent de Glorious pour s’ouvrir, « génération décomplexée » nous dit Glorious, c’est tellement ça!
    Depuis leur début, ils ont su progresser, toucher des publics différents, et montrer que l’Eglise sait aussi vivre avec son temps, n’est ce pas une bonne nouvelle? Je profite de ce commentaire pour vous communiquer que Glorious sera à Nantes le 21 novembre prochain!
    Merci pour cet article!
    Olivier

  8. un tres bon album! de vrais progrès musicaux, et une vraie sincérité! Pour info: Neil Young ou Jean Louis Aubert ne chantent pas toujours juste non plus..

    Deuxième info: Thomas (chanteur de Glorious) sort un album solo intéressant le 12 novembre prochain!

    http://www.myspace.com/thomaspouzin

  9. Et allez zou ! Tant pis, moi j’assume: de toute façon, c’est réglé; je suis une fille!
    Je ne connaissais pas Glorious, j’ai découvert il y a un an, et depuis c’est en boucle continuelle dans mon MP3.
    Transformation en fan totale(peut-être pas hystérique quand même ^^), j’aime tout et (allez j’ose !) même la plaquette.
    Ca révolutionnera peut-être pas la musique… mais fin… entre « révolutionner » la prière ou la vision de l’Eglise de certains, je trouve que c’est déjà pas mal comme programme ! =D

  10. Merci Edmond pour cette analyse interessante. Etant sur Lyon, et bien impliqué dans Lyon Centre (c’est le nom donné aux soirées auxquelles Glorious participent) je rejoints completement une grande partie des commentaires.

    Sinon, je signale à ceux qui le veulent (et le peuvent) que les vendredis de veille de vacances (pour la zone A), il y a une soirée Lyon Centre en plus (Bon OK, normalement c’est pour les familles, mais si vous venez de loin, on trouvera bien une place pour vous ;-)

    Plus d’infos sur http://www.lyoncentre.fr

  11. Pour ceux qui n’ont pas de soeurs de 17 ans, il y a les enfants… (j’ai acheté le CD à mon fils).
    Pour ceux qui sont entre les deux, ça va être plus dur. Il faut parfois assumer !

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