Hans Küng : sénile, ni écrire

Humeur(s), News

hanskungL’article d’Hans Küng sur la politique du pape envers les anglicans est un véritable drame ! Il n’y a qu’à lire le premier paragraphe pour faire le plein de clichés, c’est assez intéressant d’un point de vue rhétorique : c’est la pédagogie du coup de pied dans la tronche. Fin comme la finition d’un gant de boxe. Rempli jusqu’à la nausée des obsessions d’un vieux monsieur qui semble saisir n’importe quelle occasion de régler ses comptes avec Benoît XVI ; même si ça doit passer par des tribunes où la pensée est tellement distendue que l’ensemble en devient intellectuellement incompréhensible. Symptomatique. Pathologique.

« Après avoir heurté de front les juifs, les musulmans, les protestants et les catholiques réformistes, voilà que le pape Benoît XVI s’en prend maintenant aux anglicans. »

Ah, mince, les pauvres : qu’est-ce qu’il va leur faire, le méchant Benoît XVI ? Il les agresse ? Pire encore : il les accueille. Fasciste, va !

Mais la situation, selon Hans Küng, n’est pas si simple. Non, « si simple » n’était pas assez : mieux vaut encore qu’elle soit simpliste, au moins tout le monde comprendra. Alors, d’abord, il y a un vilain-pas-beau-ouh-qu’il-est-pas-gentil pape catholique. Le genre qui fait mumuse avec les extrêmes en permanence et ne dit jamais un mot sur l’Afrique ou l’économie mondiale. Du « pas bien » en barre, quoi. Et alors, le vilain-pas-beau-ouh-qu’il-est-pas-gentil pape catholique, eh bien il a tendu un piège machiavélique à tout un tas de charmants petits anglicans, qui sont un peu benêts et qui se sont laissés prendre comme des nouilles et qui quand même sont salement d’extrême droite (oui, parce que sinon ça se tient pas que le vilain-pas-beau-ouh-qu’il-est-pas-gentil pape catholique qui ne fait mumuse qu’avec les extrêmes s’intéresse à eux). Quant à l’archevêque de Canterbury, s’il a signé le communiqué annonçant la nouvelle du rapprochement, c’est parce que c’est une grosse buse. La preuve que c’est une buse ? facile : s’il n’en était pas une, il n’aurait pas signé.

Pour appuyer ce qu’il dit, Hans Küng a même trouvé un mec vachement bien qui dit des trucs rudement chouettes qui vont pile dans son sens : Hans Küng ! A quoi bon avoir des gens qui pensent comme soi, quand on est d’accord avec soi-même…

A part ça, son article est tout plein de petites sottises pour amuser la galerie (quel déconneur, tout de même !), d’allusions tout juste destinées à donner à l’ensemble un peu de sel polémique, d’interprétations qui feraient de l’expression « procès d’intention » un compliment, et surtout d’une suffisance telle qu’on n’en trouve guère que chez « les gens qui savent ». Du rabâchage de vieilles obsessions personnelles, écrites au mortier. Si près de 400.000 anglicans rejoignent l’Église catholique, c’est forcément contre leur gré, même s’ils ne le savent pas encore… Ce qui se conçoit mal s’énonce salement. Il ne manque finalement, pour faire entrer cette tribune parmi les grands classiques des pamphlets-ni-à-faire, qu’une allusion à Vichy – ce qui nous rappelle au passage qu’Hans Küng n’est pas Français, mais Suisse.

La coupe couche est pleine.

Comme le dit Patrice de Plunkett, dans un bon billet consacré à cette même tribune : « Küng a hanté trop longtemps les salles de rédaction pour n’avoir pas pris une série de tics ». Il qualifie même le texte d’« article de trop », ce que je ne serais pas loin de penser si cette idée ne m’était pas déjà venue par le passé. De son côté, Gian Maria Vian, dans son éditorial de l’Osservatore Romano, ajoute : « le ton ne fait pas honneur à son histoire personnelle, et (…) à certains égards, frise le comique ». C’est vrai que, dès lors qu’on arrête d’être affligé, on se marre quand même pas mal.

Küng, King of the Kongs ? Évidemment non, mais ce papier n’est pas digne de sa grande intelligence ; et moi, des types brillants comme ça qui disent des âneries et le font exprès (et le font depuis un certain temps), ça m’agace pas mal. L’ensemble est tellement bête et méchant qu’il me donnerait presque envie de dire des grossièretés. Sauf que si je fais ça, ma mère risque de m’appeler pour me reprocher encore de dire des gros mots sur mon blogue. Et si elle m’appelle, elle risque de me reprocher aussi de ne pas l’appeler plus souvent. Tu comprendras donc que je ne préfère pas tenter le coup…

Alors que dire ? Rien. Il n’aurait même pas fallu en parler, finalement. Pourtant ça fait du bien !

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30 réflexions sur “Hans Küng : sénile, ni écrire

  1. Bonjour,

    Il y avait trop longtemps que je n’avais pas tant ri en lisant une critique ! J’aurais aimé l’écrire moi-même et je vous remercie de me pardonner d’avance de vous piquer définitivement le vilain-pas-beau-ouh-qu’il-est-pas-gentil-pape-catholique ….

    Bravo à vous.

  2. Ta mère ne sera peut-être pas d’accord, mais qu’est-ce qu’on aime quand tu t’énerves ! (Et là je suis d’accord avec elle mais pas que pour la même raison : merci de nous épargner les « vilains gros mots pas beaux », t’es beaucoup plus drôle comme ça !)

  3. Excellent et salutaire défoulement! J’aurais même titré «Sénile ire, ni écrire», tant la colère d’Hans Küng concentre, hélas, tous les symptômes du grand âge, quand il n’est pas réconcilié avec lui-même!

  4. Pas mieux que Philarète, j’aurais moi aussi ajouté « ire » … ;-)
    Merci pour ce grand moment de (r)ire.

  5. De la rédac du Monde et de Hans Kung, lequel est le plus risible ? Il faut lire la première page du journal : « Pour Hans Kung, Benoit XVI est un pape moyen-âgeux ». Ils ont bien saisi le fond de l’article de King Kung au Monde !

  6. Salut Ed ! mon ami,

    Cela fait longtemps que je ne m’étais pas manifesté ici sur ce grand blogue !
    Merci pour ce bel article où j’ai bien rigoler j’en viendrais presque à espérer une nouvelle sortie d’Hans pour que tu nous fasses un nouvel article bien marrant !
    Ce sacré Hans toujours un bon mot ! Forcément il est suisse il espérerait que le Pape reste neutre et ne cherche pas à faire revenir les brebis égarée dans la pleine Unité !

    Bref je pense qu’il faut beaucoup prier pour ce brave Monsieur (du mal à dire abbé !) et pour les braves personnes qui reproduisent ses écrits (toujours les mêmes : Le Monde c’était trop compliqué pour Libération leur lecteurs n’auraient pas tous compris !!!)

    A+ et bonne fête demain !!!

  7. Bonsoir Edmond

    J’aimerais aussi laisser un petit commentaire, même si je ne suis pas sûr d’avoir l’avis autorisé pour le déposer (notons que selon le critère que je m’applique, Hans Küng non plus ne devrait guère avoir son mot à dire, ce qui motivera mon commentaire) : je suis catholique, et, à mon sens, ce sont les anglicans qui ont le plus leur mot à dire dans l’affaire. Mais, étant membre d’une communauté à vocation œcuménique (comptant des membres anglicans), je me sens tout de même concerné au premier chef.

    Tout d’abord, je ne vais évidemment pas protester contre l’évidence : l’article de Hans Küng transpire bien plus l’aigreur qu’autre chose. Ainsi que la désinformation, car il suffit de lire l’article de La Croix (http://la-croix.com/article/index.jsp?docId=2398411&rubId=4078) pour voir que le théologien a lu soit en diagonale, soit par l’intermédiaire d’une presse très peu informée, telle par exemple celle dans laquelle il publie. Ce qui constitue dans les deux cas un manquement à la rigueur intellectuelle, sans parler de celui à la charité.
    Par ailleurs, je ne ferais qu’enfoncer une porte ouverte en affirmant que depuis le départ d’Henri Tincq le journal en question est en-dessous de tout en matière d’objectivité et de connaissance du fait religieux en général et chrétien en particulier. Et que cela ne saurait donc étonner de trouver pareil brûlot dans ses pages.

    Cela établi, je dois dire qu’il y a toutefois une gêne dans cette affaire, même si elle est sans proportion avec ce que dénonce l’ex-collègue de Josef Ratzinger. Je suis un peu gêné de voir que Rowan Williams, homme de dialogue et d’œcuménisme s’il en est (je l’ai croisé à la prière du soir de Taizé pas plus tard qu’en août dernier) n’a pas été associé directement à la démarche relative à cette constitution. Il est indéniable que la constitution apostolique ne concernera que peu puisque la Traditional Anglican Communion n’est pas directement rattachée à son magistère. Toutefois, j’estime qu’en cette matière le Saint-Siège a parfois à aller au-delà de la simple politesse. Et il est probable que d’autres anglicans que ceux-ci (et rattachés, eux, à Canterbury) profitent de cette constitution.
    Enfin, le tort sera prochainement réparé, puisque Rowan Williams doit venir prochainement au Vatican pour en parler avec le pape.

    Ce qui est gênant, c’est que la vision simpliste colportée par un homme (qui manifestement confond rancœurs personnelles et impartialité, sans même parler de « l’Amour auquel on nous reconnaîtra comme les disciples du Christ », risque de devenir, après ce pamphlet, “parole d’Évangile” (si j’ose dire toutefois). Et pourtant la salle de presse du Vatican n’a pas démérité avec un communiqué désamorçant fortement les tentatives de polémiques (ce qui est une très nette amélioration par rapport à M. Navarro-Valls, ou au début du pontificat de Benoît XVI). Mais certains journalistes français sont apparemment si troublés quand on parle de religion qu’il en perdent tous leurs moyens et ne sont pas capables de lire un texte pourtant clair et rédigé en un français correct.
    Vivement qu’un évêque catholique, ou mieux, anglican, lui réponde dans les mêmes pages ! Et trouve les mots justes afin de convaincre, sinon le contradicteur, du moins ceux de ses lecteurs qui n’auront pas pris la peine d’aller se renseigner dans une publication digne de foi.

  8. Bravo Edmond pour cet article pêchu !!!
    Ceci dit, ça me fait un peu peur !!! Tu vois ce qui peut nous attendre quand on aura l’âge de cet homme !!!
    Et puis, comme on dit… Y a des c… partout !
    Pourtant, mon père et mon grand-père me disait toujours quand j’étais petit, qu’on devenait sage en vieillissant.

    Certes, c’est pitoyable pour cet homme…
    Et il me prend une envie soudaine d’une grande compassion pour Kung qui ne réalise pas la teneur de ses propos (sinon, ils ne les auraient pas écrits).

    Finalement, positivons un peu : l’article de Kung a du bon !!! Il te permet de faire une excellente tribune ;-))

  9. Je trouve que tu tombes exactement dans le travers que tu critiques dans ton article. Pour moi, j’attendais une réflexion sur le fond et confronter tes propres pensées à celles de Kung sur l’ouverture aux anglicans. Au lieu de ça j’ai encore droit à un pamphlet « oh mon Dieu, encore quelqu’un qui s’en prend à B16 avec tous les clichés de l’anti B16! », OK, mais à te lire, on a aussi tous les clichés du « Touche pas à mon B16 »! Les papes passent, même si certains restent plus longtemps et marquent les esprits. Il me semble que les questions de fond durent plus longtemps et que notre apport en tant que personnes qui en ont un minimum dans la tête est d’ajouter notre grain de sel à la réflexion, non de se mettre dans les cases « pour ou contre B16 », plus stérile à mon avis.

  10. C’est marrant cette obsession qu’ont certains à vouloir dire au pape ce qu’il doit faire… Et la plupart en sotn même pas catholiques! Mais qu’ils nous foutent la paix.

  11. @ Telloue : Tu as en partie raison, je n’apporte pas grand chose au débat. Sauf que là, j’avais surtout envie de me défouler un peu et j’assume de n’avoir voulu faire que ça.
    Pour le fond, il y a des gens qui ont fait ça très bien (Philarête par exemple), et je les ai mis en lien dans le billet. C’est d’ailleurs uniquement parce que j’avais ces liens que je l’ai publié : au moins, s’il n’y a pas de fond chez moi, il y a des portes grandes ouvertes. Sans ces « portes », je pense que je n’aurais rien publié, ou que je me serais intéressé à la question des anglicans plus en détail.
    Quant à confronter ma propre pensée à celle de Küng, j’aurais bien voulu… mais d’une part j’en serais bien incapable s’il fallait vraiment le faire (le bonhomme est quand même très brillant), d’autre part et en l’occurrence il n’y a pas de pensée dans cet article, juste un procès d’intention qui se voudrait une analyse. Du coup, je me contente d’un coup de gueule, car après tout ce blogue est d’avantage un carnet d’humeurs qu’un cahier d’ecclésiologie (je le regrette aussi, mais je n’ai pas la carrure).

  12. Bonjour Ed, mon prochain,
    J’ai découvert ce blog par hasard, en cherchant des articles sur la dernière trouvaille médiatique pour nous prouver qu’il existe encore, d’un certain Hans Küng qui n’en finit pas de régler ses comptes avec l’Institution… Je veux dire l’Eglise Catholique dont il fut, dit-on, un éminent théologien.
    Il a semble-t-il oublié que la théologie s’intéresse, d’où l’étymologie, à Dieu.
    Malheureusement il a opté pour faire, comme disait André Frossard à propos des catholiques qui ont suivi Mgr Lefebvre, « la volonté de Dieu, qu’il le veuille ou pas » … Hélas pour lui les deux volontés ne coïncident pas vraiment.
    Trêve de plaisanterie, car à ce niveau-là je ne trouve pas loyale cette nouvelle attaque ad hominem, monsieur Küng s’enfonce dans un abîme d’amertume et de rancœur, voire de haine, qui augure de jours bien sombres pour ce théologien prématurément vieilli intellectuellement.
    Dommage, Dieu aurait pu être bien servi par une intelligence brillante… Mais être une intelligence même brillante, ne suffit pas, il faut aussi l’humilité, l’humilité et encore l’humilité (cf. saint Augustin).
    Deux questions avant de conclure :
    • Je ne perçois pas totalement l’esprit du blog. Si je comprends bien l’humour, bon en soi mais qu’il faut canaliser pour ne pas le voir dégénérer en sarcasme, j’aimerais comprendre les fondamentaux qui en sont le substratum.
    • Que veut dire cette phrase de la courte « biographie » : « Cela dit, j’ai bien un copain qui s’appelle Pierre-Marie (ça en rassure certains) ». A priori, je n’ai pas de doute, après corrélation avec les autres « méta données » du blog, mais il y a sûrement un sens caché! Pouvez-vous éclairer ma lanterne.
    Signé Gédéon-Diogène !

  13. bon courage pour la découverte du blog, Pierre-Marie… et pour répondre à votre 2e question, je vous invite à découvrir une chanson d’Oldelaf et Monsieur D, Nathalie. un morceau d’anthologie. Je me trompe, Ed?

    ne craignez pas de trouver trop de sarcasme ici… vous êtes tombé sur le billet exception qui confirme la règle.

  14. Merci pour le commentaire.

    * Des pistes pour trouver cette fameuse chanson : je ne connais ni Oldelaf, ni Monsieur D. ni Nathalie : merci!

    * Cherche encore (sans arrière-pensée, ni langue de bois, ni suspicion de ma part) à me situer pour la réponse à la première question… En clair sans demander de « confession » publique : comment le(s) auteur(s) du blog[ue] se positionne(nt)-il(s) dans le paysage ecclésial, certes aussi vaste et libre que l’Église (catholique et romaine), mais qui est toujours Une, sainte, catholique et apostolique.

    Cordialement.
    Pierre-Marie

  15. @ David : Tiens, elle est marrante, cette référence… Peut-être qu’inconsciemment, cette vanne (puisque c’en est une) vient de là, effectivement.

    @ Pierre-Marie : Pour le sarcasme, j’essaie généralement d’éviter, ce qui n’empêche pas les sorties de piste à l’occasion. En l’occurrence, pardon (il n’y a aucun reproche dans ce constat), il me semble que ton commentaire comporte encore plus de vrais sarcasmes que mon billet…
    Quant à ta question de mon « positionnement dans le paysage ecclésial »… euh… c’est quoi, cette question ??

  16. Bonjour Pierre-Marie
    Je pense que David faisait référence à ceci (http://www.dailymotion.com/video/xei9_nathalie-mon-amour-des-jmj), ce que je trouve encore et toujours une des critiques les plus spirituelles (si j’ose dire) de l’Église, ou plutôt – justement – de ses membres.

    Sinon, pour rebondir encore un peu sur l’article lui-même, il me semble de plus en plus qu’effectivement Hans Küng a choisi délibérément de mal s’informer. Il a fait ce choix, libre à lui. Ce n’est pas de ça que je voudrais parler.
    Ce qui m’inquiète, c’est que le temps que les journaux se réveillent à propos de cette affaire, ils n’en retiendront que ce côté caricatural de prétendu “vol de fidèles”, de “prosélytisme” (le terme étant d’ailleurs parfaitement inadapté puisque les anglicans sont déjà des chrétiens, de triomphalisme. Et, malheureusement, ce dernier cas, dans la bouche de certains catholiques, reste une réalité.
    J’ai cru lire (mais je ne me rappelle plus si c’était sur Facebook ou ici) les mots de “retour au bercail” sous le clavier de certains commentateurs. Qu’il soit bien clair que pour moi comme pour personne ce terme ne peut refléter une réalité. À titre personnel, je les trouve en plus du reste particulièrement insultants, mais ils sont de toute façon faux canoniquement. Les personnes ayant choisi ces derniers temps, ou qui vont le faire prochainement, de rejoindre l’Église catholique, le font par convenance personnelle, parce que leur foi s’exprime mieux dans le cadre de l’Église romaine. Ce que je peux parfaitement comprendre, étant moi-même eucharistodépendant (en phase aggravée).
    Par contre, prétendre que « hors de l’Église catholique, point de salut », c’est :
    1 – Aller contre les paroles mêmes de Jésus (« Là où deux ou trois seront réunis en mon nom… »)
    2 – Aller contre les écrits de l’Église catholique, notamment ceux de Vatican II (Lumen Gentium, §15, par exemple) et le Catéchisme de l’Église Catholique (le §818 est extrêmement clair à ce sujet).

    Je peux supposer (pour lui trouver, non des excuses, mais des circonstances atténuantes) que Hans Küng a cru bon de faire ce qu’il a fait afin de répondre, non pas tant au Pape et à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, mais à ce genre de réactions peu charitables et inappropriées. Le fait qu’il l’ait fait de manière épidermique, virulente et inutilement polémique prouve cependant qu’il avait peu de chances de convaincre quiconque… sauf ceux qui étaient d’avance d’accord avec lui.

  17. Pour répondre à une question ci-dessus, voici, en ce qui me concerne, et dans la mesure où je comprends la question, mon avis personnel.

    je pense que dans le paysage ecclésial, Edmond Prochain se situe plutôt au centre c-à-d proche du Coeur de Jésus https://edmondprochain.wordpress.com/2009/10/22/pensee-pour-aujourdhui-xvii/. Néanmoins, et nonobstant, il est aussi proche de la ligne d’horizon, c-à-d de ce qui nous attend https://edmondprochain.wordpress.com/2009/10/14/lamour-mattend/. Ce qui par ailleurs, et toute chose étant égale ‘sub specie modo’, ne l’empêche pas d’être proche de la base https://edmondprochain.wordpress.com/2009/08/21/bienvenue-chez-les-non-representatifs/. En bref, il essaie de se situer dans le paysage – et de fait (comme dirait l’autre), il y est – sans voler dans le décor …

    En espérant que tout ceci soit éclairant (ou pas).

  18. C’est pas ‘franois’, mais François qui écrivait … le François, il est entrain de découvrir l’univers des signatures bloggesques …

  19. Bonjour … ou plutôt bonsoir.
    D’abord merci aux commentaires (intéressants) des commentateurs avisés reçus à l’occasion de mon entrée dans ce forum. J’ai comme l’impression que je me promenais dans un couloir un peu sombre et j’ai vu de la lumière sous une porte … alors j’ai poussé la porte. J’ai été « ébloui » ce qui peut-être explique la réaction un peu vive. A vrai dire (je précise que ce « commentaire » est un pack tout-en-un pour répondre à tous ceux qui ont voulu éclairer ma lanterne sur « Ed mon prochain » (orthographe personnelle et parfaitement consciente).
    J’ai été d’emblée séduit par la richesse des items du blog qui m’a paru plutôt orthodoxe (sous l’angle doctrinal j’entends).
    La curiosité m’a conduit à faire un libre parcours dans les allées du blog. J’ai trouvé des choses connues et appréciées qui collent à mon « paysage ecclésial »… Quelques lacunes aussi … On pourra en reparler. Première explication sur cette question de « paysage ecclésial ». Elle est tout simplement l’expression du désir de savoir où je mets les pieds (merci à Fran(ç)ois qui me rassure qu’il est bien dans le décor et pas en dehors).
    Et « moi » ! : Pour faire bref je suis catholique et sinon fier de l’être [car en cela mon seul mérite est d’essayer de répondre au quotidien à la Grâce que comme tout baptisé j’ai reçu -(en ce qui me concerne à l’âge de 6 jours) comme dans toutes les bonnes familles, 3° rejeton et fils d’une mère elle-même l’aînée d’une équipe de rugby, alias une famille de 15 enfants]- très heureux d’être dans l’Eglise de Pierre jusqu’à Benoît. Le reste est l’affaire du combat quotidien dans lequel s’engage celui qui veut être fidèle et pas seulement « un » fidèle.
    Pour reprendre (je sais que c’est un peu échevelé!) le fil de la conversation j’ai été parfois dérouté par l’humour de « Ed » et je finissais par ne pas trop savoir si c’était du lard ou du cochon. Par les temps qui courent on lit trop souvent de tout et du contraire de tout qui font ménage ensemble mais par forcément bon ménage.
    Dont acte sa réponse et celles des autres intervenants m’ont rassuré.
    Juste une précision : si j’ai paru exprimer mes doutes sur l’humour du blog (et même parlé de sarcasme) c’est que j’ai la conviction que l’humour est la meilleure arme que nous avons pour défendre nos idées mais en se gardant d’en faire trop comme pour prendre de l’avance sur d’autres qui ne respectent rien et qui tombent facilement dans le vulgaire.
    Pas d’autre commentaire pour l’instant sinon que la chanson d' »Oldelaf etc » ne m’a pas vraiment emballé. Mon style est plus classique à tous les sens du terme de C. Monteverdi à H.I.F Biber (Sonates du Rosaire)avec un long détour dans le Baroque. Pour moi (sans sarcasme!!! Oldelaf c’est gentil, humoristique (si on veut) mais c’est pas mon trip. Bref je respecte sans plus.
    PS: maman croco : tu m’expliqueras la parabole ?
    Pierre-Marie

  20. Le pape Benoitxvi fait triste figure après le pontificat de Jean PaulII. A chacun de ses discours, on se demande quell
    quelle communauté sera furax. salome24

  21. J’en connaais un, encore plus agé qu’Hans Küng, dont les gaffes sont plus dangereuses car habillées d’une hautorité universelle. Il ,s’appelle, vous l’avez deviné, Benoit très étroit…

  22. @ Edmond Prochain : vous pouvez me redonner le lien vers votre prière à Notre Dame des Reloux, s’il vous plaît ?

  23. A 24 et 25 :
    Après un long, très long break, la diatribe reprend, un rappel de vaccination en quelque sorte… Des fois que l’immunisation ne serait pas assez efficace.
    Il n’y a vraiment qu’au royaume des aveugles que les borgnes sont rois.
    24 : eh oui ! mais Benoît XVI, comme Jean-Paul II s’inscrivent tous les deux dans le droit fil de leur lointain « ancêtre » : On l’avait pourtant bien dit à sa mère « il sera un signe en butte à la contradiction ! Il était prévenu.
    25 : Je ne pas quel âge tu as toi qui t’autorises de l’avatar Petrus ! Mais tu ne fais guère honneur au prénom par adoption qu’ont accepté de porter tous ceux qui, après le premier à mériter ce prénom et jusqu’à Benoît, ont répondu « me voici pour faire ta volonté » (mais je doute que tu saches d’où sort la citation!): « Tu es Petrus ! »
    Toi, tu n’arrives pas à la cheville du plus méconnu d’entre eux qui ont conduit ce peuple (dont tu n’es peut-être pas… ou une brebis gâleuse …) jusqu’à aujourd’hui et dans tous les continents. Tu confonds la vérité avec des gaffes. Mets des lunettes ! Enlève le MP3 de la réflexion-automatique qui encombre tes oreilles et puis, si ça t’arrive de temps en temps … mais je ne sais même pas si tu sais ce que cela veut dire : essaie de réfléchir par toi-même avec ce que tu n’as pas de trop crâmé dans la cervelle.
    Et puis pour en finir, comme je ne sais même pas qui tu es, je te souhaite quand même de rencontrer des gens « normaux » qui n’ont pas peur de se dire catholiques, de l’affirmer dans leur vie quotidienne, de ne pas devenir tout rouge de honte quand ils lisent ou entendent toutes les inepties qui courent sur la toile à la vitesse de la lumière. Et qui, finalement, s’en foutent parce qu’ils ont autre chose à faire que de plonger dans les profondeurs abyssales de la bêtise humaine.
    Ciao!

  24. Heu, faut le prendre comment le « il est pas français, il est suisse »… non parce que bon, c’est un peu vexant pour les suisses quand-même, méchant-Edmonde-pas-beau-ouh-qu’il-est-vilain qu’il critique ma patrie ! ;o)

  25. @ Edmond Prochain
    Je crains pour vos idées – éloignées des miennes, certes! – que la vulgarité ne soit un médiateur ni efficace à les servir, ni probant.
    Et quant à votre mère, n’hésitez pas à lui téléphoner fréquemment, vous ne le regretterez pas !

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