Pour faire l’appel, un cas d’école

Effets de buzz

Osons dire, gentiment, que c’est un cas d’école. L’Église et la communication, c’est presque comme la trinité : ça fait trois… mais en moins unifié ! A force, ça va devenir un gros marronnier de simplement évoquer le sujet, et je me demande quel blogueur catho n’a pas encore eu la tentation de créer carrément une catégorie « Église et communication », histoire de mettre un peu d’ordre dans ses articles. Entre les deux, il y a un monde : le monde. Dommage.

Pourtant, personne ne niera que des efforts sont faits, et même des efforts considérables. Mais les bonnes intentions ne suffisent pas toujours. Hélas.

Ainsi donc : le Service national des vocations lance une « grande campagne » nationale de communication. Il faudrait sans doute que je précise ici toute l’affection que j’ai naturellement pour le SNV, et tout l’intérêt que je porte à cette cause (pas seulement parce que je suis intéressé à la présence de prêtres dans les paroisses, mais aussi). On me rétorquera d’ailleurs que : « les vocations, c’est pas que les prêtres, toussa… » Mais, en cette Année sacerdotale, qu’on me permette encore de traiter le sujet sous cet angle. Si j’veux.

Cette « grande campagne » de communication, c’est kewa ? C’est une vaste campagne de pub qui s’aventure dans un terrain (de mémoire) pas encore effleuré par les catholiques : celui des Cart-Coms… Tu sais, ces espèces de fausses cartes postales aussi moches que publicitaires qu’on ignore joyeusement dans les cafés, les cinés, etc. Eh bien, 70.000 de ces cartes vont allez arroser 600 lieux de rencontre pour y distiller l’appel au sacerdoce. Comme le dit le slogan : Pourquoi pas ? A défaut d’être convaincu par le visuel assez mal fichu graphiquement et sentant de façon plutôt inquiétante l’amateurisme en terme d’utilisation de photoshop, je me réjouis déjà qu’on fasse quelque chose. Au moins. (D’autant qu’une autre campagne est lancée simultanément dans la presse.)

Sauf que… Sauf que, comme je l’ai dit en commençant ce billet, c’est un cas d’école. Théoriquement, cette campagne n’aurait dû paraître au grand jour que le 20 avril (à l’heure où j’écris, nous sommes encore le 19). Comment se fait-il que je sois en mesure d’en parler depuis jeudi dernier (même si je ne trouve le temps que maintenant) ? Pas seulement parce que je suis dans le secret des dieux des évêques… je n’y suis même pas ! Non : tout simplement à cause d’une jolie bourde de la Conférence des évêques de France. Le communiqué de presse est parti jeudi dans toutes les bonnes rédactions de France, repris par une dépêche AFP. Et il était censé porter la mention d’un « embargo » jusqu’au 20. Les infos sous embargo, c’est une habitude pour les journalistes : en gros, on vous file le tuyau dès maintenant pour que vous ayez le temps de préparer vous articles, mais vous ne publiez rien avant telle date. Simple échange de bons procédés (et briser un embargo est excessivement mal vu).

Mais figure-toi que notre bon Service national des vocations avait oublié de mentionner l’embargo dans son communiqué ! Ils ont rectifié… deux heures après !! Entre temps, la plupart des sites internet avaient déjà repris l’info. Et avec le site de l’opération (etpourquoipasmoi.org) pas encore en ligne, on a réussi à passer une fois de plus pour de beaux guignols…

Un cas d’école.

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48 réflexions sur “Pour faire l’appel, un cas d’école

  1. Pour leur défense, leur respo RP les a quittés récemment… sans qu’ils n’aient encore trouvé de remplaçant(e). Ceci explique peut etre cela.

  2. « tout l’intérêt que je porte à cette cause (pas seulement parce que je suis intéressé à la présence de prêtres dans les paroisses, mais aussi) » Ça me rappelle une question idiote ;)

  3. Il y a aussi une autre erreur dans leurs communications, c’est avec l’url de leurs sites internet. Il suffit d’aller voir la version .net de l’url (http://etpourquoipasmoi.net/) pour tomber sur une initiative protestante du même genre, mais qui existe depuis de nombreuses années !!!

  4. Hah, ça c’est bien joué quand même, j’aime le .org/.net!
    Mais siouplé, peux-je poser une question bête?
    C’est quoi le problème de savoir que la campagne existera dix jours avant?

  5. Euh… pour moi pas besoin de retouche par photoshop puisque c’est un clin d’œil à ces panneaux que l’on trouve sur les fêtes foraines. Ils représentent des personnages fictifs ou réels et on met sa tête à la place par exemple de celle d’un chevalier, de superman… ou d’un superprêtre ? ;o)
    Mode humoristique et décalé donc :o)

  6. @ Manu : Et encore d’autres noms de domaine proches…

    @ Flutedepan : Le problème, c’est « juste » que quand l’info est sortie, le site internet n’était pas encore prêt ! Du coup, tous ceux qui sont allés le voir n’ont rien trouvé… et soit ils sont partis sur d’autres sites sans rapport, soit ils sont passés à autre chose. En terme d’efficacité, c’est catastrophique.

    @ Sonia : Oui, mais justement c’est ce montage-là qui est mal fait. Sur cette petite image, ce n’est pas forcément flagrant, mais quand on voit la carte, il est évident que les éléments photographiques ont été très mal détourés et que c’est un énorme montage ! Moi qui ne suis pas un expert en photoshop, je suis capable de faire la même chose. Peut-être même en un peu plus propre !

  7. C’est dommage, surtout que, pour le coup, ça ne coûtait pas cher et ne prenait pas forcément plus de temps de faire une photo « en vrai » d’un mec mettant sa tête au-dessus d’un panneau affichant un clergy moche et une veste verte moche itou… Ça aurait évité le côté « amateur » du détourage mal foutu !
    A moins que… j’ose à peine poser la question… si, j’ose : à la vue d’un certain amateurisme assez constant dans ce domaine, ne serait-ce pas voulu ? Comment ça, subversif, moi ? Disons que j’ai été tout mon collège-lycée à l’aumônerie de l’enseignement public, et que je me posais déjà la même question. Alors, oui, j’assume : subversif.

  8. Moui, enfin je pense que c’est pas trop dur d’attendre une semaine et de recliquer sur le lien ;-)
    Pas que je sois pessimiste mais je suis pas convaincue du fait que parmi ceux qui ont passé leur chemin et n’y reviendront pas, y’avait des grands convaincus.
    Mais t’as raison, c’est quand même un peu dommage.

  9. C’est drôle qu’on se pose plus la question « why ? » que « why not ? » en regardant la carte…

    M’enfin, ils ont 204 fans sur la page faycebouk, c’est un nombre, ça.

    Après… si ça s’adresse aux 16-22 ans comme indiqué sur le site… vont bien se marrer les 16-22 ! … toujours ça de gagné, vont pas l’oublier de sitôt, la carte, les 16-22… Ha ! Tu parles de com…

  10. Je ne vois rien de la photo en-dessous des yeux du jeune homme… :-(
    (c’est d’ailleurs pas rare que je ne puisse voir les photos en entier).

  11. Tout à fait d’accord avec Figlio ; un peu comme les prières eucharistiques pour assemblées d’enfants prévues, je dirais, à tout casser pour les grandes sections, et qu’on sert aux professions de foi. Déjà, qu’à cet âge (12 ans), ils veulent être pris au sérieux… ils ne doivent pas avoir l’impression qu’on se f… de leur g…
    (bon, je sais, c’est un de mes dadas)
    Plus sérieusement, cela dénote une grave méconnaissance des jeunes qui est une tare récurrente de la pastorale « officielle ».

  12. J’aime bien le badge « jesus is my boss ».
    Et puis pour une fois qu’il communique la dessus autre part qu’à l’église.

    Et puis quelque soit le visuel choisis, il y aura toujours quelqu’un pour trouver la pub « trop flashi », « trop cartoon », « trop hélitisme », « trop tradi », « trop 3eme vage », « trop ostère », « trop serieux », « trop d’information manquantes » …trop ceci ou trop celà…

  13. Ouais…. bof bof bof tout ça. Je suis bien d’accord avec toi, c’est déjà bien de faire un truc, même si le timming avec les autres « affaires » risquent au final de faire bcp de papiers à la poubelle….

    Mais sur les erreurs, les .com, .org et Cie, c’est vraiment nul, la page d’accueil en attente est pas vraiment terrible, mais les vidéos sont déjà en ligne sur Youtube.

    De mon côté, j’ai fait un mail au service national, à la fois pour l’indication de l’erreur, mais aussi pour en savoir un peu plus. Aucune réponse. Rien.

    Et ça, mais ça, ça m’énerve :( :( :(

    Parce que c’est récurrent, les services nationaux ne comprennent rien à la RP avec les blogs, c’est vraiment dommage.

  14. bon, en même temps, parler d’amateurisme, dans une Eglise où le seul mot d’ordre c’est « aimez vous les uns les autres », c’est amusant. Et dans une Eglise où on trouve pratiquement que des bénévoles et où les plus hauts dignitaires sont payés à peu près au SMIC, c’est pas complètement étonnant que le professionnalisme en matière de pub soit un peu déficient face à des stars de la com’ payés par les grands trusts mondialisés comme Coca-Cola ou Mac Do!

    Mais Saint Paul se targuait déjà de ne pas être un aussi bon orateur que les autres, et il en faisait sa fierté, parce que, paraît-il, le message comme quoi après la mort on peut ressusciter pour une éternité de bonheur, il a assez d’intérêt intrinsèque pour pas avoir trop besoin des paillettes…

    Il suffit juste que l’info soit donnée, l’Esprit Saint fera le reste. Pourvu qu’il y ait une adresse derrière la carte, même si certains atterrissent chez nos frères protestants dans un premier temps, à mon avis, ça n’empêchera pas la campagne de porter du fruit: regardez la Passion de Jésus: comme pub pour le Club Med, ça se pose là… Et pourtant, 50 jours après, 3000 gars signaient les yeux fermés pour toute leur vie en donnant tous leurs biens.

    Alors bon, je crois qu’on peut pas trop comparer avec les stratégies du monde.

  15. En même temps, j’aime mieux les initiatives comme ce blog et certains autres, en matière de communication, c’est de meilleur goût et ça donne quand même une certaine profondeur parfois (ne serait-ce qu’avec le lien vers les lectures du dimanche), mais bon, ceux qui ne sont pas contre nous sont avec nous.

  16. @ FX : Je suis prêt à faire comme si j’aimais bien ce visuel… mais ce qui est agaçant, c’est que le SNV se flatte de lancer une campagne jeune et moderne, alors que ce n’est pas franchement le cas. Pour le coup, j’aurais presque aimé un peu plus d’humilité dans le lancement de cette opération. (Sans compter le foirage du communiqué en tant que tel.)

    @ Marc : Le diocèse de Paris a fait des efforts dans ce sens, pour info… Et si ça peut te « rassurer » : parfois, même pour des journalistes, le SNV n’est pas ultra-facile à joindre ! ;-)

    @ Do : Ton argument serait valable (et même très intéressant) si cette campagne n’avait pas par ailleurs coûté une somme rondelette, et si elle n’avait pas des ambitions « pro »… Je ne la juge qu’à la hauteur des ambitions qu’elle affiche. Et d’ailleurs, franchement, je suis gentil, parce que je ne dis pas tout ce que j’en pense. Ce qui m’intéressait ici, c’était davantage le « cas d’école » que ça représentait en terme de lancement.
    Mais peut-être, concernant le visuel, qu’il aurait fallu passer par une vraie agence de com, et pas par Bayard (dont ce n’est, finalement, pas le métier).

  17. Comme dit une vieille histoire belge : « Alors, Jésus s’assit et il pleura ».
    Avec des campagnes comme ça, on n’est pas rendus…

  18. Bon déjà c’est une histoire de génération parfois! Quand on est né dans un monde de com on comprend mieux comment parler au monde quand on est de la génération d’avant c’est parfois plus difficile!

    Pas sûr que les décideurs de campagne de com soient les même que ceux qui soumettent l’idée!

    Ensuite c’est sûr que faut du dévouement pour bosser pour pas cher pour l’Eglise quand on est un super pro de la communication! Cà veut pas dire que ceux qu’ils prennent sont forcémment mauvais, mais bon… (Ah tiens çà fait une blague.
    Après y a les goûts subjectifs dans l’appréciation d’une pub!
    Enfin moi je connais pas le brief qui a été fait (si çà se trouve y en a pas eu et c’est la cata mais jugeons sur pièce)!
    Une fausse pub ringarde peut buzzer à mort!
    Et si le but est de buzzer et de faire parler de la vocation c’est bien! :-)
    Et au moins on peut pas dire que la séduction aura été utilisée pour promouvoir la prêtrise en promettant monts et merveilles!

  19. Bon en même temps soyons patient le passage de témoin arrive!
    Moi je vois rien que mon père, jeune retraité du markting, comment il a dépoussiéré la com de l’assoc où il s’investit!
    Y a pas de secret, être pro c’est un métier!
    Donc continuons à titiller avec bienveillance l’Eglise pour la sensibiliser et souffrons avec abnégation pour que çà évolue! :-)

  20. De toute façon après va y avoir de la place pour tout le monde car la pyramide des âges des gens qui bossent pour les structures ecclésiales est pas continue!

  21. ça me rappelle une conf de Jean Vanier, qui expliquait que la compassion, c’est très bien, mais que la compétence c’est mieux.
    C’est vrai en matière d’aide aux personnes handicapées, mais c’est vrai partout ailleurs aussi. De plus en plus, je me rends compte que la compétence est ce qui fait la différence. Et c’est vrai que l’Eglise l’oublie parfois un peu; on croit que la bonne volonté suffit, mais on néglige les compétences. Ou alors, on laisse agir des personnes qui pensent être compétentes mais qui ne délèguent pas assez, notamment aux plus jeunes. (apparemment, ça n’arrive pas qu’à l’Eglise: le buzz sur le site paléontologique du PS, dernièrement, le montre bien!)

    C’est pour ça que j’aime bien internet: ce sont les gens, n’importe lesquels, qui lancent des initiatives, et celles qui dégagent une capacité deviennent des références; les autres restent au stade de l’amateurisme, qui a sa place aussi; il n’y a pas vraiment de fausses notes.
    C’est aussi pour ça que j’aime pas trop quand on critique des initiatives de blogueurs: même s’il y a des initiatives pas super, laissons les vivre! c’est le prix pour voir fleurir les autres.

  22. Bonsoir

    je viens de découvrir ce blog complètement par hasard…j’aime bien :)

    Par rapport à cette campagne, j’avais une question bête : elle vise qui au juste ???

    Je veux dire : peut-on vraiment penser que des jeunes éloignés de l’Eglise vont tout à coup avoir une illumination en voyant cette image et se poser la question d’une vocation sacerdotale ? quant aux autres, les déjà engagés, pratiquants, tout ça, ils se la poseront (la question) sans campagne de com, non ?

  23. Ben je suis plutôt d’accord avec toi Lézard, je crois pas que le trop peu de vocations dénoncé soit dû à une méconnaissance de la fonction de prêtre.
    Pour un produit commercial ou une formation professionnelle, je comprend qu’on fasse de la pub.
    Et c’est peut être un peu bête, mais pour la prêtrise je trouve ça bizarre.
    En parler, c’est quand même vachement plus mieux, non? ;)
    Je suis plutôt curieuse de voir la suite de cette campagne…=)

  24. Je suis tout à fait d’accord avec Do’ . Bien sûr, ça fait un peu amateur. Et moi-même, je suis pas franchement convaincu. Bien sûr, parfois, il vaut mieux confier une charge à une personne compétente qu’à une personne volontaire et bénévole (dans le cas où on ne peut pas cumuler les 3, bien entendu !). (Souvent, même, en fait). Mais d’un autre côté : c’est déjà une initiative, c’est mieux que rien du tout ! Et puis, chacun fait de son mieux là où il est…
    Bien sûr, Edmond, tes critiques sont tout à fait justifiées et pertinentes ! On aurait quand même pu s’attendre à mieux ! Mais il ne serait pas de bon ton de s’en tenir là. La vraie question, c’est : qu’est-ce que nous pouvons faire pour améliorer ça ?! Moi personnellement, je l’avoue, pas grand-chose : je suis loin d’être compétent en la matière. Par conséquent, je préfère fermer ma grande g… bouche.
    Edmond, t’as pas envie d’aller leur donner un coup d’main, au SNVocations ? Il me semble que tu serais bigrement compétent en la matière, non ? ^^

  25. @ Blogblog : Oui, il faut du dévouement pour bosser pour l’Eglise, mais quitte à me répéter : on n’est pas dans ce cas de figure ! Cette campagne n’a pas été réalisée par un gentil bénévole, ni par un type dévouée embauché par le SNV… Elle a été faite par une société commerciale, et le SNV s’est bien plu à le préciser pour montrer qu’ils y avaient mis les moyens.
    Ensuite, question brief, j’ai bien peur aussi qu’on ait sous les yeux un « pur produit de consensus », qui ne mécontente personne… pas plus qu’il ne risque d’être efficace ! ;-) C’est hélas assez courant, dès lors que trop de gens sont mis dans la concertation.

    @ Lézard : Là où je ne suis pas d’accord, c’est sur « les déjà engagés, pratiquants, tout ça ». L’expérience montre que, précisément, la plupart ne se pose pas la question, ou pire : ils se la posent mal et ne se donnent pas les moyens d’y répondre. Si on veut vraiment faire bouger les choses, à mon avis, on devrait travailler sur l’appel au sacerdoce et les moyens qu’on donne pour réfléchir à une éventuelle vocation. Faute de quoi, beaucoup de prêtres potentiels se « perdront en chemin » (et je dis ça sans aucun jugement sur le chemin qu’ils prendront à la place, certainement très bien pour eux).
    Mais la question de la « cible » de cette campagne se pose clairement.

    @C.S. Indhal : Déjà, il me semble que ne pas rester dans une admiration béate mais dire, avec bienveillance, ce qui me paraît raté est en soi une façon de faire changer les choses. Quant à aller donner un coup de main au SNV… Ma foi, ça relève davantage de mon identité civile et (après tout) qui te dit que je ne le ferais pas déjà ? :-p
    Mais la question de ma compétence est discutable. In fine, ce ne serait de toute façon pas à moi d’en juger.

  26. @Edmond Prochain : et donc en fait, ces flyers, où vont-ils êtres distribués ? si c’est un peu partout et pas uniquement dans les lieux spécifiquement fréquentés par les cathos, je suis plus que dubitative sur l’efficacité, et sur l’impact en terme d’image de l’Eglise (vu le design). Par contre si la distribution est ciblée intelligemment, j’imagine que les éventuels intéressés sauront passer outre l’aspect visuel, et le site internet associé peut effectivement être fort utile.

  27. Il faut lire la dépêche sur le site de La Croix (et je l’ai dit aussi dans le billet) : via le réseau « Cart-Com », c’est-à-dire dans les Virgin Mégastore, les cinémas, les cafés… Pas franchement ciblé, donc.

  28. Bonjour
    Pour ce qui est de la campagne je vais la tester aujourd’hui sur « la cible » ensuite il me semble que cela a au moins le mérite de réveiller tout le monde sur l’appel aux vocations particulières qui n’a pas été porté par l’ensemble des communautés (y compris paroissiales) pendant un certain temps.

  29. @flutedepan : je suis lourd si je rappelle qu’être prêtre n’est pas une « fonction », dont on peut se démettre, mais un engagement et un don de soi pour toute sa vie, une identité, un « être » (après tout, le caractère reçu par le sacrement de l’ordre touche à la substance même, et désolé pour la philo/métaphysique qui se glisse là, c’est trop important pour le taire) ?
    Le fait même que vous parliez de « fonction » ici suffit à me faire dire que, si, il FAUT en parler… et il faut en parler bien, en commençant par enseigner les catholiques, y compris les plus pratiquants. On parle mieux de quelque chose que l’on connaît bien et sans erreurs.

    @Edmond : je suis d’accord avec vous quand vous dites qu’il faut en parler (vu ce que je viens d’écrire ci-dessus, qui en douterait ?). En revanche, permettez-moi de ne pas être d’accord avec vous quand vous écrivez : « je dis ça sans aucun jugement sur le chemin qu’ils prendront à la place, certainement très bien pour eux ». Non, pas « pour eux », précisément. Quelqu’un que le Seigneur appelle, dès avant sa naissance, c’est-à-dire de toute éternité, à devenir prêtre, et qui se marie, ne prend pas le chemin qui est « bien pour lui ». Il prend un chemin qui est bon en soi, excellent même… sauf qu’il n’était pas fait pour ça.
    C’est ce qui me fait dire à moultes personnes qui prétendent que « tu pourrais rendre une femme heureuse » que non, précisément : je ne suis pas fait pour ça. C’est une illusion… ce qui ne veut pas dire pour autant que je la rendrais franchement malheureuse, peut-être pas. Mais en n’accomplissant pas ma vocation et en liant quelqu’un à cela, je ne l’aide pas forcément à accomplir pleinement la sienne.
    Tout cela sans préjuger du bien que Dieu fait pour toute personne qui l’aime !

  30. @ Vianney : D’accord. Mais ce que je voulais dire, c’est que ce n’était pas pour ça qu’il allait être voué à un malheur éternel pour ne pas avoir répondu à un appel. Il y a quand même la réponse libre de l’homme, dans tout ça…

    @ Emmanuel : Même que t’y connais rien, d’abord ! Y’a des gris très tendance ! ;-)

  31. @Edmond Prochain : ok, je n’étais pas sure…du coup, oui, je suis très très dubitative sur la place de cette campagne dans les cinémas et autres cafés…

    @Vianney : euuuh….depuis quand Dieu a un plan pré-établi de toute éternité pour nous, et même avant notre naissance ? LA vocation, c’est pas la sainteté ? depuis quand est-ce qu’il n’y a qu’un seul chemin pour y arriver, et si on le loupe, ah ben, dommage, perdu ? je ne savais pas que la prédestination était un des enseignements catholiques…

  32. @Emmanuel : moi, j’aime beaucoup le noir, et pas parce que je suis métalleux !

    @Edmond : nous sommes d’accord. Il y a un moyen terme ICI-BAS entre la béatitude éternelle et le malheur éternel (après, il sera trop tard pour choisir, et pas de moyen terme possible). Pour quelqu’un qui aime Dieu, ne pas passer par le meilleur chemin n’implique pas forcément pécher ou faillir gravement. Dans le cas de la vocation particulière, ne pas y répondre n’implique pas forcément un péché, mais cela crée nécessairement un manque qui voile tout bonheur, même réel. Cela n’implique évidemment pas l’enfer, Dieu merci, mais cela implique un moins grand bien pour la personne concernée et pour l’Eglise, et cela peut aller jusqu’à un réel manque de bonheur. J’ai croisé des hommes mariés, aimant passionnément leur femme et leurs enfants, ayant une belle situation professionnelle, ayant « tout pour être heureux »… et n’étant pas heureux : ils m’ont dit, à moi le petit séminariste, qu’ils savaient qu’ils auraient dû être prêtres. Ils n’étaient donc pas affreusement malheureux, mais avaient réelle conscience d’être passé à côté du bonheur qui leur était promis.

    @Lézard : en complément à ce que je viens d’écrire pour Edmond, il me faut préciser quelque chose. Pour Dieu, il n’y a pas de temps, donc pas d’avant et pas d’après, mais seulement un éternel présent. Dieu est éternel. Pour nous, qui vivons dans le temps, créé par Dieu dans sa Providence et son amour, il y a un avant et un après, et nous ne pouvons pas imaginer l’éternité parce que nous n’en avons l’expérience (si on en a une !) qu’à travers celle du temps.
    Articuler temps et éternité est important, mais impossible à imaginer, puisqu’on ne connaît que par ouï-dire ou par expérience. Si l’on croit que Dieu est éternel, c’est par la foi (et ce n’est pas contraire à la raison), donc par ouï-dire, pas par expérience.
    Ainsi, dire que Dieu nous aime de toute éternité et nous donne notre vocation de toute éternité veut donc dire, POUR NOUS, avant notre création, mais aussi hier, aujourd’hui, demain, toute notre vie, et même après. Mais POUR DIEU, c’est simplement de toute éternité.
    Il y a un mystère de foi, c’est-à-dire une vérité crue parce que Dieu nous le dit et qu’il ne peut se tromper ni nous tromper, mais qui dépasse les capacités de notre petite raison créée (même si on est très intelligent, grâce à Dieu !), dans le fait que la volonté éternelle de Dieu ne va pas contre notre liberté. C’est simple, on ne comprend pas le rapport temps/éternité, et donc on a du mal à comprendre le rapport volonté divine omnisciente/liberté humaine. Pourtant, notre liberté est aussi grande que notre union à Dieu, et aussi petite qu’est grand notre péché. On peut alors saisir (à défaut de réellement comprendre) combien notre liberté est libérée par notre connaissance et réalisation de la volonté de Dieu, et combien elle est bridée par notre péché, c’est-à-dire par la non-réalisation de la volonté de Dieu pour nous, qu’elle soit liée à un refus (et alors il y a péché) ou à une ignorance (et alors il faut discerner si elle est volontaire ou non).
    Oui, connaître sa vocation reçue de Dieu et ne pas y répondre est un péché. Oui, ne pas chercher à connaître sa vocation est une forme de péché. Non, ne pas connaître Dieu parce qu’on n’en a jamais entendu parler, et donc ne pas chercher explicitement sa volonté et ne pas répondre à sa vocation n’est pas un péché.

    Ce n’est pas une prédestination, c’est un appel. L’appel à la sainteté est universel, adressé à tous les hommes, même à ceux qui ne connaissent pas Dieu (et ça implique une responsabilité pour nous : il faut qu’ils connaissent Dieu, et donc il faut qu’on le leur fasse connaître, chacun selon ses moyens et sa vocation). Pour réaliser cette vocation universelle à la sainteté, il y a plusieurs grands chemins que l’on appelle des vocations particulières : le plus large (parce que le plus courant, pas forcément le plus facile) est le mariage, mais il en existe d’autres, plus étroits (parce que moins courants, pas forcément moins faciles), qui passent par la consécration à Dieu : vie religieuse, vie consacrée dont sacerdoce (qui est une forme de vie consacrée dans le célibat).

    J’ai été très (trop ?) long, mais j’espère que ça éclaire (au moins un peu ?) la question… :)

  33. Ben pour avoir jeté un coup d’œil au site tout nouveau tout beau, ça reste un début mais les vidéos sont plutôt bien faites. J’aime les efforts fournis pour montrer la diversité de l’église =)

    @Vianney : euh… j’ai bien fait d’enlever ‘métier’ alors ? ;) Non, plus sérieusement, pardon, j’ai mal choisi mes mots, je ferai gaffe une prochaine fois.
    En ce qui concerne l’enseignement religieux, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il est nécessaire et qu’il manque pour beaucoup (à commencer par moi).
    Et y’a pas de mystère, pour comprendre il faut chercher et apprendre, et c’est une démarche personnelle.

    C’est une question que je me posais, comment et quand (je veux dire à quel âge) enseigner les bases? J’en discutais pas plus tard qu’avant hier, mais j’ai pas vraiment de réponse. Je vais y réfléchir un peu mieux avant d’écrire n’importe quoi ;)

  34. Mouais… critiquer… C’est pas comme si c’était la curée, non plus !
    Autant je veux rester vigilant à ce que ça ne tourne effectivement pas au lynchage, autant pour le moment c’est encore globalement supportable, non ?

  35. Pour en rajouter une couche, sans critiquer bien-sûr :-), mais quand-même : ce ne sont pas des « RP », c’est de la com’ et du marketing. C’est même un plan média.

    Et dans ce plan média, il y a une autre chose… il y a ça :
    « Enfin, des encarts publicitaires paraîtront dans La Croix, Le Pèlerin, Le Monde et Le Figaro mais aussi Le Nouvel Economiste. Ils s’adressent aux plus de 30 ans, pour questionner sur cet engagement de vie mais également pour appeler aux dons pour l’accompagnement vocationnel et la formation des séminaristes. »
    Qui connait un peu l’univers de ces journaux sait que ce ne sont pas les « plus de 30 ans » mais les « plus de 60 ans ». Donc pas hyper révolutionnaire comme communication de s’adresser à un public de retraité.
    Les donateurs à aller chercher et à convaincre, ce sont les « plus de 40 ans »…

    Le pb de l’Eglise n’est pas le budget mais son utilisation. La prise de décision ultra complexe dans un magma de sous-divisions… Il y a des diocèses en Allemagne qui ont utilisé un bout de ce budget pour payer un cabinet de conseil en organisation. Ca pourrait changer la vie de l’Eglise de France d’analyser son organisation!

    Mais bon, l’Eglise des premiers siècles a un peu cafouillé et elle a réussi, alors…

  36. Des courts métrages ou des clips, on en a vus il n’y a pas longtemps, fort bien faits. On ne peut pas forcément tout faire non plus, si ? :)

    Pour revenir à l’objet initial de l’article, j’ai vu les différents cartes, brochures, et communiqués du SNV ce matin… à part l’histoire de l’embargo, je trouve ça plutôt pas mal fait. La brochure « un emploi de ministre » est même très chouette.
    Je cherche donc (encore une fois nonobstant l’histoire d’embargo) où est l’amateurisme dans l’histoire, et retire (même s’il n’est plus temps) ce que j’ai dit dans mon premier commentaire.

  37. @Edmond, qui s’est trompé d’article pour répondre à mon dernier commentaire et qui a écrit ceci :
    « @ Vianney : Si t’en as de bon en stock, faut faire tourner ! On ne sait jamais, je pourrais les avoir manqués…
    Et l’amateurisme était principalement sur l’histoire d’embargo, même si je continue de penser que les cartes pour 16-22 ans sont mochissimes et foirées. »
    En fait, les bons que j’ai vus, je les ai trouvés chez toi (purée, voilà-t-y pas que je me mets à vous tutoyer, très cher… c’est contagieux, c’truc-là ! ^^) et chez les Sacristains, donc il est probable que tu les connaisses déjà !
    Pour l’amateurisme, OK. Et, comme tu le sais déjà, hein (tous en choeur !) : « de toute manière, on a le droit de penser ce qu’on veut ! » (désolé, je vous quitte, je me sens mal après avoir écrit ce genre de slogan à la c… à la… à la con, oui, je n’ai pas d’autre mot, mais ça m’intéresse pour mes bientôt prochaines homélies ;) )

  38. Désolée, je ne peux pas m’en empêcher ;o) Franchement, la communication et l’Eglise, c’est moins pire que la communication en politique belge pour le moment !… Quand je pense que des journalistes nous font la morale sur « L’Eglise, incapable de communiquer » et que ces mêmes journalistes nous expliquent l’inexplicable à grand renfort de communiqués pour ne rien dire… (gros soupir)
    Hé bien, moi, je préfère l’amateurisme du p’tit jeune en vert qui sent le vrai que le professionalisme de nos politiques arc-en-ciel qui sentent pas bon !
    Et pour ceux qui veulent un résumé de la communication en Belgique : http://www.lesoir.be/culture/medias/2010-04-29/carte-a-l-envers-lettre-ouverte-a-harry-roselmack-767119.php
    (Et pardon pour ce coup de g… d’une encore Belge)

  39. Mais dites moi ne passerions nnous pas notre temps à nous autodénigrer?On a tellement bien intégré une certaine (mauvaise) idée de l’église que dès qu’un mec fait quelques chose on cherche toutes les failles, on aura bientôt plus besoin de farouches anticl.. »libres penseurs » pour ça. Bon quel est le responsable com branché et rempli de zèle apostolique refoulé qui fait son coming out et qui nous enchaine une campagne du feu de Dieu? Alors? Des vocations?

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