S’asseoir derrière

Clin d'oeil

Petite distraction à la dominicale, cette semaine. Je précise quand même que j’étais à l’heure, impeccablement à l’heure, et même qu’il est rarissime que je sois obligé d’aller me carrer discrètement dans la deuxième partie de la nef. Ce qui ne m’a pas empêché de sourire en voyant que la population derrière moi avait plus que doublé pendant la première lecture. On ne refera pas nos paroisses sur ce point-là, j’en ai peur… Je connais même des curés qui ont perdu une bonne part de leur espérance dans cette bataille !

Alors voilà : je me suis presque retrouvé à fredonner du Souchon apocryphe en pleine messe (mais rassure-toi : j’ai quand même attendu d’être sorti pour m’attaquer aux couplets).

Tu verras, tu penseras à moi dimanche prochain, quand tu regarderas ta montre avant de passer le portail… ;-)

*

Refrain :

Tu verras bien, dimanche matin, fatigué,

J’irai m’asseoir sans trop me faire remarquer (hé hé…).

Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi

Assis derrière comme ça !


Couplets :

Le temps de traîner et de p’tit déjeuner,

On se retrouve à courir sur le trajet.

Evidemment qu’on est arrivés en r’tard !

Dis-moi : où on va s’asseoir ?

[Refrain]

Depuis le temps qu’on disait : « Il faut y aller ! »

Avec les enfants pas encore habillés,

J’ai eu beau crier : « En voiture, on pars ! »

Maint’nant, où on va s’asseoir ?

[Refrain]

Pourtant j’ai enfoncé l’accélérateur,

Souri aux païens dans mon rétroviseur,

En priant pour pas réveiller un radar.

Est-ce qu’y a une place quelque part ?

[Refrain]

Sur le parvis on a croisé les voisins :

Eux non plus, ils ne faisaient pas les malins.

Là, c’est sûr que le curé, il va nous voir

Quand on va aller s’asseoir…

[Refrain]

Ma femme soupire, la main dans le bénitier.

Bêtement j’essaie de relativiser :

« On aurait pu arriver à l’offertoire… »

Elle me fusille du regard…

*

Dernière chance pour ceux d’entre toi qui ne connaissent pas cette chanson (finalement assez anecdotique) qu’est « S’asseoir par terre » : ça s’écoute ici. Et maintenant, on reprend tous ensemble…!

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36 réflexions sur “S’asseoir derrière

  1. Comme a dit Papa ce midi, en reprenant ce bon vieux Pierre de Coubertin,
     » l’essentiel, c’est de participer !! »

  2. Comme a dit Papa ce midi, en reprenant ce bon vieux Pierre de Coubertin, « l’essentiel c’est de participer !! »

  3. Meuuuuheuuuu (oui, quand je suis frustrée, je meugle) le méchant Deezer il veut pas me laisser écouter la musique, une histoire de pays de résidence.
    Ça sera pour plus tard. En r’tard, en r’tard, je suis toujours en r’tard… Pourtant j’ai 6h d’avance sur la France ôO !

  4. @Marion : « l’essentiel, c’est de participer !! »…Celui qui a dit ça n’avait pas de sponsors !!!

  5. Houlà, cet article, je le prends pour moi… je suis arrivée en retard, j’aime pas ça ! En plus, j’étais en week-end, donc pas dans ma paroisse… j’arrive, tout le monde était confiné à l’arrière de l’église, au moins les 15 premiers ranges sans personne… du coup, ben je suis allée bien devant, histoire de bien me faire remarquer… tampis ! du coup, je suis arrivée pendant l’évangile (vraiment en retard tu vois)… heureusement, maintenant j’ai compris que ça parlait de la paix, oui la paix, c’est le don de Jésus…
    Et pis c’est marrant, mais cette chanson de Souchon, je la connais, mais j’avais jamais remarqué de quoi elle parlait… je suis trop branchée sur la musique, j’ai pas du bien écouter les paroles…
    Sinon, je crois que je suis vraiment trop accro à ton blog… je rentre de week-end et la première chose que je fais en me connectant, c’est venir ici pour lire la bd ;o)
    à bientôt

  6. « Je connais même des curés qui ont perdu une bonne part de leur espérance dans cette bataille ! » Je ne suis pas curé, mais, en ce qui me concerne, je ne perds pas l’espérance (surtout que depuis le baptême, le bon Dieu a eu la bonne idée de l’enraciner dans mon coeur, comme vertu dont il est lui-même la source et l’objet. Cf. CEC 1817-1821) pour si peu … Simplement, j’ai réalisé qu’il me faudrait un peu plus d’efforts et de patience, pour que mon espoir de voir 80% (je me contenterais même de 75 %) des fidèles arriver avant les signe de croix initial …
    Nonobstant, excellent billet ! Tu viens quand interpréter ceci chez moi …

  7. et les ouvriers de la dernière heure, vous en faites quoi?
    (bon, c’est vrai que quand il y a qu’une seule heure, ça marche pas bien, comme parabole… )

    il faut peut-être envisager des messes de 1h20, avec le pot de l’amitié au début? ou une procession? Ou des églises trop petites où on reste debout si on est en retard? ou pile pas assez de feuillets paroissiaux (avec une BD dessus)? ou un horaire mobile? ou une messe l’après midi? Ou des super beaux chants d’entrée?
    ou alors on interpelle le dernier arrivé pour aller lire la PU?

  8. @ Renatane : D’un autre côté, c’est un bon réflexe d’attendre que la messe soit passée pour la lire. Personnellement, j’arrive à faire abstraction, mais quand même !

    @ François : T’en perds pas une pour me rappeler à mon catéchisme, hein ! ;-) En même temps, t’as raison… même si je sais bien que tu as vu que c’était un clin d’œil et pas une réelle affirmation.
    Nonobstant, j’en bosserai peut-être encore quelques uns, et je t’invite pour l’enregistrement de la compilation ! (N’empêche, c’est pas une idée totalement idiote, ça…)

    @ Do : La distribution de la P.U. et de la quête (tant qu’à faire) serait certainement une technique radicale ! On la teste quand ? et où ?

  9. Dans le cérémonial officiel de la messe il est dit au début de la messe : « les fidèle sont rassemblé tous ensemble et prie en silence », donc la messe commence avant même le chant d’entrée.Si on arrive au début du chant d’entré, on est déjà en retard.Et puis le fait de se « réunir » : donc si je laisse 2 chaises vides entre moi et mon voisin, je ne suis pas réuni. On parle souvent des horraires mais jamais du fait qu’on se sépare tous les un des autres et qu’on se met jamais au premier rang.Je dis ça aussi pour moi

  10. Je me réjouis de voir qu’il reste quelques catholiques qui fréquente ce blogue et qui nous rappelle l’essentiel de notre foi en citant le Catéchisme et qui nous rappelle que la Sainte Messe se prépare…

    Nous ne sommes pas des consommateurs de Jésus ! Nous venons à une rencontre avec notre Créateur ! Nous ne devrions pas avoir d’excuses pour arriver en retard !!!
    Oui FX tu as raison de rappeler que nous devons être réunis !

    Bon après sur la superbe parodie de frère Edmond, rien à redire toujours du grand !
    C’est marrant comme j’ai retrouvé dans ton descriptif une paroisse que je connais bien et un curé (qui a monté en grade) désabusé devant ce désastre des chaises vides pendant la procession d’entrée ! Et je me souviens avec émotion quand j’étais dans le coeur les visages connus que je voyais arriver au loin…

    Bon attaquons nous au retard des paroissiens, il y a d’autres chantiers pour après… je tiens la liste à dispo !

  11. Eh ben, moi, je vais jouer les mauvaises langues et raconter qu’il y a quelques années, ce n’étaient pas les paroissiens qui étaient systématiquement en retard, mais c’était le curé (à Paris, il n’avait donc pas à cavaler entre plusieurs églises, donc pas d’excuses). Et c’était un cercle infernal (oui, oui, oui, infernal, même pour la messe!) plus il était en retard, plus il y avait de retard parmi les paroissiens. Nous avons fini par arriver avec deux minutes de retard, nous qui étions plutôt ponctuels, en entrant par le côté et en passant devant la sacristie, pour dire à chaque fois « ouf, nous sommes encore en avance » (à haute voix, bien sûr!). De fait, nous étions vraiment en avance, de plusieurs minutes. Et ce n’était pas facile de garder les enfants sages parce que la messe, ayant commencé en retard, jouait les prolongations. Lorsque l’équipe a changé, les messes ont commencé à l’heure, ont duré entre 55mn et 1h pile et les gens ont été plus ponctuels. Aussi, si sur ce blog passent certains prêtres, ce dont je ne doute pas, mes pères, par pitié, ne commencez pas en retard pour attendre les retardataires!!! Cela n’est pas la solution! (Et pensez aux familles escortées de petits enfants, ne finissez pas en retard non plus. Ce n’est pas pour minuter le temps offert au Seigneur, c’est pour épargner les nerfs des parents, de leurs voisins immédiats et de tout le monde à la messe)…

  12. @ Isabelle : moi, qui – du nord et petit-fils d’officier ne suis pourtant pas habituellement un monstre de ponctualité (et je reste sobre) – je vous accorde que de commencer la messe dominicale à l’heure est une des rares obligations que je m’impose réellement en ce domaine. Cela dit, pour cette dite messe, accordez-nous 01h10 (tout compris : du chant d’entrée à la procession de sortie) comme délais maximum. Je vous assure que, lorsque l’on a la chance d’avoir une assemblée nombreuse, arriver à célébrer paisiblement en une heure max est parfois vraiment difficile, et cela ne tient pas à la longueur de mes homélies – Edmond peut en témoigner.

  13. Ce dont je peux surtout témoigner, c’est que quand François parle de ses homélies au pluriel, il faut le prendre au sens propre : il en fait généralement trois par messe (une à la place du mot d’accueil, une après l’Évangile et une avant la bénédiction finale).

  14. @Isabelle… ah la messe avec de petits enfants, pas toujours évident ! Surtout quand c’est notre cher curé qui fait les gros yeux, et les p’tits vieux qui râlent… pourtant, moi je croyais qu’il fallait laisser venir les petits enfants… des fois, on aurait envie de les laisser à la maison pour ne pas subir les reproches muets… mais bon, ceci est un autre sujet !

  15. Eh bien, 1h10 avec trois homélies, c’est sûrement raisonnable, mais peut-être que s’il n’y en a qu’une seule, le tout peut tenir en une heure? Je sais que je suis super pénible sur le sujet, mais vraiment, en une heure, on peut avoir une super messe, avec des moments de silence et de recueillement, mais si, mais si…
    Et j’en ai gros qur la patate lorsqu’on (pas les p’tits vieux, non, le curé d’une paroisse) me dit que si je ne sais pas tenir mes enfants, je n’ai qu’à ne pas aller à la messe avec mon mari pour laisser les enfants à la maison… Et je ne suis pas sûre de dire, dans quelques années, lorsque tous seront « dressés », que 1h10 est très bien… Trop têtue pour cela! Désolée pour mon sale caractère, je le montre tel qu’il est!
    ;-j

  16. Je vote pour la proposition de Do. J’en connais beaucoup (dont moi-même) qui essayent de ne pas arriver trop tôt à la messe pour éviter la lecture, la quête…

  17. Ou alors clamer dès le début, « bon, ben c’est l’heure, on va commencer, pour ne pas pénaliser ceux qui sont ponctuels »: au moins, c’est positif!

  18. @ Edmond : petit joueur … ! ça, c’était des pratiques de jeune prêtre ! Maintenant que je commence à avoir du métier, je ne le fais plus. Ou alors, seulement exceptionnellement, genre messe de jeunes ou grosse perturbation qui fait que j’oublie un truc à l’homélie …
    @ Isabelle : je suis d’accord avec vous pour viser 60 minutes (ce qui est mon timing habituel), c’est juste que certains dimanches, c’est impossible : si l’on veut laisser les enfants qui reviennent de la liturgie de la Parole dire une petite prière et que justement ce dimanche-là il y a plein d’annonces et plein de monde (moment de la communion plus long), ou un baptême pendant la messe, je vous assure que 60 minutes, c’est mission impossible.
    Quant à la présence des petits enfants à la messe, il y a à peu près autant d’avis que de prêtres, chacun composant avec sa sensibilité, la communauté paroissiale qu’il a à gérer, son état de fatigue, … Mon avis personnel, à moi, et en ce qui me concerne, – avis principalement basé sur mon expérience d’enfant, sur les messes passées avec mes neveux et nièces avant que je ne sois diacre(je m’occupais d’eux, c’était ma manière de soutenir leurs parents), et sur mon expérience de prêtre) je suis favorable à leur présence dans la mesure où les parents gèrent vraiment (genre : pas de crise de plus de 10 secondes sans que les parents n’interviennent) et acceptent que leurs enfants leur posent des questions et prennent le temps de leur expliquer ce qui se passe, … Une messe en famille, ce n’est pas une messe de retraite où l’on a tout le temps pour soi.
    Cela dit, et pour revenir au billet d’Edmond, il est plus facile de gérer les enfants lorsque l’on est bien à l’heure à la messe (même si le challenge peut être plus difficile que prévu dès que l’on a toute une maisonnée à gérer), et que l’on a le temps de se poser une ou deux petites minutes avant le début de la messe.
    @ Do : j’aime bien votre proposition pour la quête et les lectures, mais la mise en oeuvre risque d’être assez funky …

  19. Certaines personnes arrivent en retard pour éviter de lire ou de faire la quête ? N’est-ce pas plus simple d’arriver à l’heure et de décliner la proposition s’il y en a une ? Bon, ok, généralement quand on dit non, la personne qui essaye de trouver un pigeon est un peu étonnée car apparemment cela n’arrive que rarement. Mais perso, je sais très bien que je ne sais pas bien lire à voix haute et que je ne suivrai pas bien ma Messe si je sais que je dois me lever pour faire un service (lecture, quête, procession des offrandes ou je ne sais quoi).
    Et je me justifie intérieurement en me disant que vu le nombre de Messe de j’anime, j’ai bien droit à des Messes que je peux suivre « anonymement », sans faire de service.

  20. @ Miss Pomme. C’est vrai, ce serait tellement plus simple de dire non. Mais dans une certaine paroisse, j’ai déjà eu droit à des commentaires désobligeants quand j’ai refusé une lecture, alors que j’avais pourtant expliqué être une bien piètre oratrice…

  21. @ Juhi : généralement, je dis juste « Je ne sais pas lire ». J’oublie de dire que ce n’est valable qu’à voix haute mais l’interlocuteur est tellement étonné qu’il oublie d’insister !!

  22. Lire un text (ou réciter une poésie haut et fort devant toute la classe), c’est niveau scolaire CP je crois. Surtout que « normalement », on doit préparer la messe en lisant à l’avance les textes.
    On se cherche souvent des excuse pour ne pas aller lire. En arrivant 1/4 d’heure en avance, on a le temps de lire 5 ou 6 fois la lecture, non ?
    La quette, ça ne demande uniquement , un peu de force pour porter un panier. Et puis ce qui ne font pas la quette, s’ils sont sympa, donnent un billet plutot qu’une pièce (il faut plusieurs billet pour obtenir le poid d’une seul pièce, donc moins lourd a porter pour celui qui fait la quette).
    Et puis petit rappel :
    cathéchisme de l’église catholique au numéro 2043 : LES FIDELES SONT TENUS PAR L’OBLIGATION DE SUBVENIR AUX BESOINS DE L’EGLISE
    (c’est le 5eme commandemant OBLIGATOIRE de l’église). Les besoins sont financier (quette, denier du culte…) mais aussi des besoins de personnes pour les services (lecture, quette, cathé, éveille à la foi…)

  23. @FX: Subvenir aux besoins de l’Eglise, ok… mais chacun selon ses compétences ou charismes, non ? Tout le monde n’est pas forcément à l’aise pour lire à voix haute devant une grande assemblée, ce qui n’empêche pas d’effectuer d’autres services: quête, décoration, procession des offrandes, cathé…

  24. @FX : je veux bien faire la lecture mais les fidèles m’écoutant risquent de ne pas retenir autre chose que mon manque de maitrise qui aboutit à un léger bégaiement. (je lis plus vite que je ne parle, les mots se bousculent dans ma bouche).
    Quant à la quête, pourquoi pas. Mais premièrement, ça implique (comme pour la lecture d’ailleurs), d’être debout devant tout le monde et quand on est timide, ça n’aide pas. En dehors de ça, je sais pertinement que je ne suivrai pas ma Messe jusqu’à la fin de la quête vu que je n’attendrai que ce moment-là, à ne pas louper. Et puis se posent aussi les questions existentielles : est-ce maintenant ? Est-ce que j’emporte mon sac ou est-ce que je le laisse là ? est-ce que ces gens-là ont déjà été quêtés ou est-ce qu’il faut que ce soit moi qui fasse cette rangée ?

    Ceci dit, ça m’est arrivé de faire la quête, je n’en suis pas morte. Quant à la lecture, j’ai accepté une fois, et après, on ne m’a plu jamais embêté avec ^^.
    Mon truc, c’est plutôt le chant mais animer la Messe tous les we, c’est épuisant (savoir quels chants seront chantés, où sont les partitions, si l’organiste a le même programme, etc etc.) Ca prend une énergie folle. Sans compter les fois où il y a la maitrise qui chante, où c’est finalement une Messe du catéchisme donc les chants sont changés, où le curé veut changer certains chants qui lui semblent pas très liturgiques, … Ainsi, je préfère me consacrer à certaines occasions (ce we, j’en ai eu deux : une Messe de mariage et une Messe de 1ères communion) et laisser tranquille ceux qui font ce boulot dans ma paroisse parisienne… sans critiquer (car chacun sait qu’au lieu de critiquer, il vaut mieux proposer ses services).

  25. @François, juste par curiosité de la part d’une mère de famille avec deux enfants en bas âge… ne pas les laisser piquer de crises pour ne pas perturber la messe, le calme et le receuillement me semble assez évident (en tout cas, à dire, parce qu’à faire, pas toujours évident de calmer des p’tits monstres, à moins de sortir). Mais en tant que prêtre, les enfants qui se baladent dans les allées, sans faire de bruit, ça vous dérange ou pas ?
    C’est un sujet difficile je trouve… savoir s’il faut emmener ses enfants à la messe dès leur plus jeune âge, afin de les habituer, ou seulement à la messe des familles ? ou alors, attendre qu’ils soient plus grands… je me pose beaucoup de questions à ce propos…

  26. qu’ils braillent, qu’ils s’agitent sur leur chaise, qu’ils courent en tous sens dans les allées, qu’ils fassent des remarques désobligeantes sur la voisine… rien n’y fait, « le Royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent »

  27. … et à ceux qui les supportent, en même temps ! ^^

    Ceci dit, je suis globalement d’accord avec fr PLM : les enfants, ça court partout, ça crie, ça chahute, ça pose des questions à haute voix… Donc si on accepte les enfants à la messe, on accepte aussi tous les désagréments qui vont avec ! Eh, de la même façon, il faut bien supporter les autres paroissiens intolérants qui font la grimace et des remarques acides dès qu’on fait un peu de dérangement ou qu’on refuse de faire une lecture ! (Je suis à la fois surpris et choqué de lire ici que ça peut être le cas ! C’est à chaque fidèle de décider en conscience comment il va participer à l’eucharistie commune et à la vie paroissiale, non ?)

  28. @ Renatane : rien ne m’ennuie dans la présence des enfants, sauf les crises non gérées. Et sortir avec eux quelques minutes – comme faisait papa quand j’étais petit d’ailleurs (je précise qu’il sortait à cause de mes frères et soeurs, parce que moi j’étais toujours sage…) – est souvent 100 fois plus efficace, et donc discret, que d’essayer de gérer la crise à l’intérieur. D’autant qu’en vous occupant de vos enfants que vous emmenez à la messe, vous ne ratez pas la messe, vous l’offrez avec eux.
    Ma position, personnelle, à moi, est que la messe du dimanche est la messe de tous – petits, vieux, jeunes, mariés, célibataires, ados, malades … – donc chacun fait attention à accueillir et à faire attention à tous, donc tous se gênent pour tous … dans l’idéal.

  29. J’ai connu un prêtre qui demandait gentiment aux parents « qui avaient des enfants qui risquaient de devenir bruyants » (donc pas nominativement, mais en faisant appel à leur discernement) de sortir pendant l’homélie, parce que ça lui faisait perdre le fil.
    Et il est vrai que quand l’assemblée est âgée, les personnes entendent assez mal, et c’est vraiment important pour eux: c’est parfois leur seule sortie de la semaine, et on doit aussi penser à ces gens qui vivent seuls et qui ne sont pas que des enquiquineurs, mais qui sont aussi des personnes fragilisées.
    Personnellement, c’est le seul moment où je suis gênée par les enfants qui font du bruit. Le reste, on arrive en général assez facilement à retrouver ce qu’il y avait entre le « notre père » et le « que ton nom », mais pas à l’homélie. (les lectures, on n’a qu’à s’acheter un missel…)

    Mais c’est vrai que outre le fait que ça peut déranger la compréhension de l’homélie (et là, je crois que c’est une question de charité de sortir pour ne pas embêter tout le monde: de toutes façons, la maman ou le papa de l’enfant qui hurle ne me fera pas croire qu’il est tellement recueilli à ce moment là qu’il ne peut pas sortir! Tant qu’à ne rien entendre non plus, autant l’éviter aux autres),
    il y a le fait que ça agace vraiment de voir des gens qui ne tiennent pas leurs enfants. Exactement comme dans les magasins, parfois, où un enfant se roule par terre en glapissant pour avoir un truc plein de sucre, et où sa mère lui dit non 5 fois pour lui en acheter 3 à la fin, par flemme de tenir jusqu’au bout: franchement, c’est pas tellement que ça gêne, mais ça fait pitié pour ce pauvre gamin qui ne comprendra pas, quand il voudra une voiture ou une fille, et qui deviendra violent parce qu’on ne l’aura pas éduqué quand c’était le moment. C’est pas propre à l’Eglise, mais j’ai beaucoup de mal à voir des enfants mal élevés: j’ai envie d’étrangler leurs parents.

    Je ne dis pas ça pour les enfants qui posent une question, ou qui trottinent, ou qui dévisagent la personne de derrière avec des réflexions dont on se passerait, ou pour les bébés qui pleurent, mais pour les gamins qui parlent très fort et dont les parents n’interviennent pas, ou tellement peu qu’on voit bien que c’est l’enfant qui décide de tout. J’en vois touts les jours, des très bien élevés et quelques mal élevés, et vraiment, c’est radical, quand les parents ne sont pas capables de se faire respecter, l’enfant est voué à un enfer pour le restant de ses jours, jusqu’à ce que des circonstances très douloureuses viennent lui apprendre ce que ses parents ont laissé de côté pour ne pas avoir à gérer de conflits.
    Il y a un cran à ne pas louper, entre 2 ans et demi et 4 ans, où il faut régler chaque conflit, pour que l’enfant trouve normal de ne pas tout maîtriser. sinon, après, de 5 ans à 11 ans, il se calme, mais ça fera un adulte exécrable.

    enfin, tout ça pour dire qu’il y a les 2 problèmes, du volume sonore et du comportement, et qu’on peut les traiter séparément.

  30. J’avoue, ça m’a à la fois fait rire et méditer, moi qui arrive souvent « pile à l’heure » pour la messe de 11h (plus souvent celle de 11h05, mais le curé a une bonne excuse, il enchaîne deux messes, et quand je dis enchaîner, c’est une à 9h45 et une à 11h00, dans deux églises différentes).

    Pour les enfants… Je les adore, mais mon seuil de tolérance à l’indifférence totale de certains parents envers le comportement de leurs enfants est très bas. J’ai plus de sympathie pour les familles « bruyantes » mais que les parents gèrent que pour la mère dont le fils peut faire ce qu’il veut pendant la messe, y compris déranger tout le monde, sans jamais se prendre une remarque, alors qu’il y a une liturgie des enfants. Et pourtant je pars du principe qu’une paroisse jeune, vivante et dynamique a aussi parfois l’inconvénient du bruit des enfants.

  31. certains disent même qu’il est plus grave d’arriver à la messe après le chant d’entrée que d’arriver au cinéma après les bandes-annonces…

  32. Pour la quête, c’est vrai que les premières fois on guette le moment pour ne pas le rater, on se demande par quelle allée il faut commencer, s’il faut revenir tous ensemble par l’allée centrale ou chacun de son côté, qui va déposer les paniers au pied de l’autel… Mais je vous assure que même quand on est très timide, on s’y fait, finalement notre rôle est assez simple et ne demande pas de grandes compétences ; mais il est plein de sens, c’est l’offertoire tout de même. Et puis ça permet de voir les gens. Ben oui c’est bête, mais il y a des gens qu’on ne voit jamais, alors qu’ils sont là tous les dimanches, parce qu’ils partent trop vite après la Messe… Alors je pense que la quête est accessible à tous. (le chant, je dis pas, il faut savoir y faire)

    Quant aux lectures, il me semble que c’est plus qu’une simple formalité. C’est la proclamation de la Parole à nos frères. Alors c’est mieux si on l’a préparée, si on l’a lue les jours auparavant, si on a essayé de la comprendre, de s’entraîner à la lire. Dans ma paroisse, généralement elles sont réparties à l’avance (au moins pour les messes dominicales), comme ça chacun sait avant d’arriver ce qu’il a à faire.

    Et si une fois de temps en temps je suis anxieuse parce que j’ai un service pendant la messe, je me dis que tant pis, je l’offre, ce ne sera pas perdu. Je crois aussi avoir entendu que certaine personne, lorsqu’elle animait la Messe, y retournait avant ou après pour pouvoir la vivre pleinement.

  33. Bonjour Edmond,

    Je suis une internaute de l’autre côté de l’Atlantique, mais comme j’aime me tenir au courant de ce qui se passe ailleurs, je fouine sur ton blog de temps en temps et je le trouve intéressant et différent (même en mettant à part les fois où j’éclate de rire en lisant tes textes et BD, ou encore les commentaires!).

    Le sujet présent m’interpelle, et, comme j’ai une maisonnée à gérer et un peu d’expérience sur le sujet, je me lance. Disons ici que je suis la maman de neuf enfants, (Dieu merci, pas tous à l’âge des couches! Ils ont entre 3 mois et 19 ans), que notre messe dominicale est très tôt (elle a toujours oscillé entre 8h et 8h45 selon les années), et que nous habitons en campagne à 45 min. de notre lieu de culte.

    J’ai toujours emmené mes enfants à la messe (je n’en ai manqué qu’une à cause des enfants en vingt ans de mariage). Je trouve important que les enfants se rendent compte que ce n’est pas une « option » la messe du dimanche, que ça fait tout simplement partie de nous, de notre vie. Et c’est en les y conduisant régulièrement qu’ils apprennent à bien s’y comporter. S’ils ne voient jamais ce que c’est, ils ne sauront automatiquement ce qu’il faut y faire et comment s’y tenir. Il est vrai que jusqu’à l’âge de deux ans, ce peut être assez ardu pour les parents, (mais bon, ça fait partie de la fonction, non?).

    Je suis en accord avec François quand il dit que les « crises » ne sont pas acceptables plus longtemps que dix secondes avant de sortir(et encore moins longtemps si l’enfant a plus de 18 mois), et je partage entièrement l’avis de Renatane sur l’ensemble de la question. Il aussi faut faire la différence entre les regards frustrés des « vieux grincheux » qui ne peuvent supporter même la vue d’un enfant (parce qu’un enfant ça bouge, qu’on le veuille ou non) et le fait de laisser son enfant « enterrer » le prêtre durant l’homélie, ou courrir partout par exemple.

    Comme mon benjamin pleure beaucoup, je n’ai pas assisté à une messe en entier depuis sa naissance. Je ne considère pas cependant que je n’y ai pas « participé », puisque nous ne sommes pas que des spectateurs vis-à-vis la messe, et le fait que je m’occupe de mon tout-petit, ne me prive d’aucune grâce (et permet au reste de la paroisse d’être en mesure de la suivre).

    Pour ce qui est de l’heure d’arrivée, je dois avouer que si nous arrivons maintenant en avance de qulques minutes à quelques dizaines de minutes, il n’en a pas toujours été ainsi! C’est effectif depuis que mes deux fils aînés servent l’office divin, c’est-à-dire depuis 8-10 ans. Et notre banc familial est maintenant le tout premier de la rangée centrale (même s’il est souvent passablement désert du fait du service des deux grands garçons, de l’appartenance à la chorale de la fille aînée, de maman à l’arrière avec le bébé et des des autres filles en file pour la confession), les tout-petits aiment sentir la proximité de la liturgie et cela permet à tous d’être moins distraits (et pour faire ça, il faut arriver avant le début de la messe!).

    Une dernière choses: j’ai bien aimé la chansonnette!

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