Annoncer la foi… ça se défend ?

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Ils ne savaient pas vraiment, au fond, pourquoi ils étaient venus. Mais ils étaient ensemble ; depuis les événements des derniers jours, ce n’était pas rien d’avoir su rester unis, à attendre. Et puis, la nouvelle s’était répandue parmi les femmes, alors ils avaient gravi la montagne. Pour en être sûrs. Parce qu’au fond, leur espérance était intacte, comme au premier jour.

Alors ils étaient là, tous les onze, et la terre encore chaude, sous le soleil déclinant de ces douces soirées palestiniennes, s’insinuait dans leurs sandales. La nuit allait être un peu plus fraiche que les jours précédents, semblait-il. Au-dessus de quelques braises, les restes de leur repas fumaient encore légèrement. On entendait une cithare jouer au loin, invisible, la plainte paisible et heureuse d’un musicien solitaire. Le vent entrainait leurs cheveux à sa suite.

Et voilà que Jésus fut au milieu d’eux. En silence, il posa les yeux sur chacun d’eux, tour à tour, et contempla ainsi en souriant les secrets de leurs cœurs à mesure qu’il les sondait. Tout était comme durant ces centaines de soirées qu’ils avaient passées avec lui, avant Jérusalem et le mont des douleurs. Avant le tombeau. Avant la vie.

Prenant conscience qu’il était bien là, présent, ils se prosternèrent. Alors Jésus prit la parole. De la voix chaude qu’ils avaient tant aimé écouter, il leur dit :

« J’ai conquis tout pouvoir dans le ciel et sur la terre. Désormais, c’est moi le patron et on va voir ce qu’on va voir ! Quant à vous, bande de fiottes, arrêtez de vous comporter comme des hippies avant l’heure. Décarrez d’ici, en en vitesse ! Allez voir dans le monde entier si j’y suis. Et tant que vous y serez, dans toutes les nations défendez la foi catholique. Surtout contre les gauchos et les homos : ceux-là, collez-leur de grosses lattes de la part du Père, du Fils et du Saint-Esprit ! »

*

Il n’aura pas échappé à l’œil attentif du plus sagace des lecteurs (non, « sagace » n’est pas une insulte) que ce morceau d’évangile n’est pas tiré des quatre récits retenus par l’Église. Pour ceux d’entre toi qui auraient manqué les indices dans ce sens : relis attentivement, il y a deux ou trois – subtiles, je l’admets – adaptations. On peut toujours attendre l’homélie d’un tel passage : c’est pas pour demain l’avant-veille, comme on ne dit pas.

J’ai l’impression de systématiquement en revenir à ce petit couplet de « tiède », mais tant pis : je suis toujours gêné aux entournures quand on me met en demeure de « défendre ma foi ». Bêtement parce que j’ai beau retourner l’évangile dans tous les sens, j’y vois mille fois plus d’invitations du Christ à annoncer la Bonne Nouvelle qu’à défendre les valeurs qu’il enseigne à ses disciples. On me rétorquera sans doute qu’à l’époque, il n’y avait encore rien à défendre, et tout à annoncer. C’est vrai ; mais pas sûr qu’on en soit si loin… Si la société est si déchristianisée, c’est bien que l’enjeu aujourd’hui se trouve de nouveau d’abord dans l’annonce. Non ?

Alors, j’entends beaucoup parler de la « sainte colère » du Christ dans le temple. Mais cette colère unique n’avait-elle pas des raisons autrement plus profondes qu’une simple provocation de pharisiens ou de publicains sur un parvis ? Quand on vient nous provoquer devant nos cathédrales, qu’on me permette d’entendre plutôt l’écho de cette parole à Pierre : « Rengaine ton glaive ». Il y avait quand même la vie d’un homme en jeu au moment où le Christ a prononcé cette phrase ! De quoi remettre quelques petites choses en perspective.

Ainsi donc, je ne dis pas ici que tout catho qui s’est pointé sur le parvis de Saint-Jean (puisque c’est le grand sujet de débat ces derniers jours sur internet entre « ultras » et « tièdes »), à Lyon, le 18 mai, avait tort. Je crois même à la bonne foi de la grande majorité d’entre eux. Si l’argument de la « défense » me laissait éventuellement songeur, je me garderai bien de leur jeter la pierre et – quoi qu’il en soit – il ne sera pas dit ici que prier puisse faire du mal ! (Tant que la prière est sincère et pas crachée à la gueule de la personne en face.) Mais si l’on ne veut pas tous être catalogués, stigmatisés et exclusivement perçus comme une religion de fachos intégristes et ouh-la-la-très-vilains, il est urgent que nous condamnions toute forme de violence et d’insulte. Si comme je l’entends ici et là, ce n’était le fait que de quelques uns ce jour-là, alors refusons cela d’une seule voix au lieu de jouer à qui-a-raison / qui-a-tort (d’autant qu’on le sait : c’est les autres, n’est-ce pas ?). De toute façon, il est probable qu’on ne se mettra jamais d’accord sur le sujet…

Et tant que j’y suis, bravo et merci (attention : ceci est du second degré) aux associations LGBT d’organiser des « kiss-in » sur le parvis de cathédrales, comme si elles ne savaient pas que des extrémistes allaient venir les insulter et répliquer par des « kick-out ». Moi aussi, j’aimais bien les Bisounours quand j’étais petit, mais faut pas pousser non plus. Merci, donc, car grâce à vous tous les cathos vont se retrouver mis dans le même sac. Sous prétexte du refus d’une stigmatisation, le résultat immédiat d’une telle manifestation est… de stigmatiser ! Ah, mais sauf que du coup ce sont les cathos qui deviennent de vilains intolérants violents et un peu nazis sur les bords. Donc ça compte pas, c’est ça ? L’intelligence, la mesure et – j’oserai employer un terme bien catholique – la charité devraient plutôt encourager à chercher le dialogue, plutôt que de stériles confrontations contre un ennemi imaginaire. Le Cardinal Barbarin avait d’ailleurs récemment initié un dialogue à Lyon – était-il intelligent de revenir dessus avec une provocation ? A quoi bon s’en prendre à ceux qui montrent des signes de bonne volonté, si ce n’est pour pousser volontairement à la faute ?

Parenthèse fermée, je reviens donc au sujet de départ : l’apologétique, c’est pas automatique. Oui, je recase de vieux billets, mais il se trouve qu’en la matière je n’ai pas changé de position. Y’a que les imbéciles, toussa… je sais, j’assume ma naïveté. Arrêtons de nous disputer entre nous et profitons de tout ce temps gagné pour transmettre notre foi, notre espérance, nos valeurs. A l’école, je n’aimais pas trop qu’un prof me crie sans cesse que je faisais mal et que je n’écoutais rien ; je préférais qu’il prenne patience et me réexplique avec douceur.

Pourquoi choisir uniquement la posture de la défensive ? La stratégie qui consiste à jouer uniquement sur la défense, bien que je n’y connaisse pas grand chose, ça ressemble quand même furieusement à une stratégie de perdants qui voudraient avant tout limiter la casse, non ? Or, je sais pas toi, mais je ne me sens pas spécialement catholique pour limiter la casse mais plutôt pour « gagner le monde » au Salut pour lequel il est fait (et pas le gagner pour moi-même, donc inutile de me citer saint François-Xavier : je l’ai détourné exprès ! na !). On n’est pas avec le Christ à jamais vainqueur de la mort pour aller jouer les Poulidor de l’espérance ! Pardon, mais non.

Ami lecteur, accorde-moi un dernier mot avant de m’incendier en commentaire. Une parole qui n’est même pas de moi, d’ailleurs : « Rengaine ton glaive… »

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55 réflexions sur “Annoncer la foi… ça se défend ?

  1. J’appelle à un grand Pray-in devant les locaux d’act-up… juste prier et louer pour témoigner de notre foi et annoncer le Seigneur… Aucun risque d’être taxé de provocateur puisque c’est juste une manifestation d’amour dans un lieu somme toute public et anodin…

  2. J’appelle à s’en foutre. Et ça se passera mieux comme ça. Arrêtons de transformer l’homosexualité en point central de notre foi.

    Et puis après, j’appelle aussi à se demander, comme le fait Edmond, comme l’a fait Patrice de Plunkett, comme l’a fait Natalia Trouiller et, je crois, Jean-Baptiste Maillard, la réaction que devrait avoir un chrétien qui était censé, aux dernières nouvelles, aller à la suite du Christ.

  3. « Ils ne savaient pas vraiment, au fond, pourquoi ils étaient venus. Mais ils étaient ensemble ; depuis les événements des derniers jours, ce n’était pas rien d’avoir su rester unis, à attendre (…) Alors ils étaient là, tous les onze »…Tu parles de l’équipe de France de foot ???
    Domenec au milieu d’eux dit « Désormais, c’est moi le patron et on va voir ce qu’on va voir ! »(pour le moment on a rien vu !!!)

    En fait, c’est trés biblique le football…Pour m’aider à grandir dans la foi, je crois que je vais donc regarder la coupe du monde.

  4. La défense de la Foi, c’est d’abord le job de l’Église (avec des chrétiens dedans c’est vrai). D’où le rôle central des Évêques dans ce genre d’histoire (comme le rappelle d’ailleurs, il me semble, Patrice de Plunkett).

  5. S’en foutre, peut-être pas, mais en tout cas mesurer les conséquences de ce qu’on fait. celles-ci sont désastreuses….. CQFD.

  6. J’ai reçu du Portugal une vidéo « YouTube » sur ce sujet… Ladite manif filmée… et habilement truquée pour que l’on ne voie que les policiers s’acharner sur les malheureux « défenseurs de la foi ». Un panneau préliminaire se divisait en deux tableaux: en haut, un »catho » brandissant un crucifix – en bas, ce meme catho, gisant à terre (victime innocente des policiers!) avec les débris du crucifix épars autour de lui. Le titre général était : « À Lyon, il est interdit d’être chrétien »… La video, filmée en France, avait été envoyée en Angleterre et de là au Brésil, où sévit une branche du « lefebvrisme », de là direction Portugal, puis à nouveau la France : le monde entier est au courant de ce que la France est anti-chrétienne! D’où, comme conclusion (la mienne) : se méfier des sites dits « de relations »

  7. @ Emanuel : Nous avons le droit d’être plus intelligents que les autres. Admettons qu’un « pray-in » serait une provocation et n’allons pas jouer à ça… mais dans le même temps, ne laissons pas dire non plus qu’un « kiss-in » n’en est pas une !

    @ Koz & le Chafouin : Ce qui est clair, c’est que les débordements d’une contre-manifestation mettent surtout de l’huile sur le feu. J’aime bien l’idée qui consiste à dire : pour que ça n’aille pas plus loin, fermons les portes de la cathédrale et laissons les plus excités crier en attendant que ça passe.

    @ NM : On pourrait attendre un peu plus de clarté et de prise de position de la part de certains évêques… Mais après tout, depuis un certain concile les laïcs sont explicitement invités à prendre part au débat, non ? Tant qu’on s’exprime en tant que tels et dans la communion avec les évêques.

  8. L’Eglise est faite pour évangéliser. Répondre aux provocations est une perte de temps qui nous détourne de notre mission et fait le jeux de l’Adversaire. « Laisse les morts enterrer leurs morts ; toi, vas annoncer le règne de Dieu »

  9. Moi aussi, j’appelle à s’en foutre. Et aussi, à éviter les récupérations et les amalgames. Et enfin, à avoir envers les homosexuels l’attitude de Jésus envers tous ceux qu’il a rencontrés : intérêt, amour, respect. Je pense souvent à ce très beau texte du cardinal Decourtray : « Jésus et le respect des autres. »

  10. Organiser un pray-in, ça serait juste rentrer dans le concours de la provoc’ à deux balles, ou de la surenchère dans l’inutile, et ça nous donnerait quoi? À coup sûr des affrontements avec les ultra-homos, et la une de la presse le lendemain.
    Au passage, si je crois comprendre pourquoi certains prient le Je vous salue Marie lors des contre-manifs, à quoi sert de brailler « habemus papam »?

  11. La proposition de Koz me semble intéressante. Vérification faite, le Catéchisme de l’Eglise Catholique présente 2857 paragraphes dont 3 sur l’homosexualité (1 pour condamner le comportement, 2 pour appeler à l’accueil des personnes sans discrimination). Je vais essayer de lire les 2854 paragraphes qui ne parlent pas de l’homosexualité. Certains prétendent que certains de ces paragraphes ne parlent même pas de sexe du tout (!), et concernent par exemple un charpentier obscur qui serait aussi Dieu (re-!) mort pour nos péchés, ressuscité, vainqueur de la mort et qui nous appellerais à vivre pour l’éternité dans la communion du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ou encore une mystérieuse « doctrine sociale de l’Eglise » (re-re-!), parlant de dignité humaine, de droits des travailleurs et des immigrés. Mais je pense que ce dernier point est une légende urbaine, pasque bon, les médias nous en parleraient si c’était le cas, non ? Bon en tout cas je vais vérifier et commencer à lire ces 2854 paragraphes.

    Et si des associations très riches aux noms anglo-saxons continuent de se passionner pour ces 3 paragraphes et bien tant mieux pour elles.

  12. Je précise mon message parce que je sens les réactions possibles. Je ne suis pas en désaccord avec le message de l’Eglise sur la sexualité. Je n’en ai pas honte. Je suis tout prêt à dire que je le trouve absolument génial, fondé sur le respect de la dignité humaine, dans ma personne comme dans celle de tout autre. Et je témoigne que, lorsqu’il est vécu de manière positive, ce message EST source de paix et de joie.

    Mais je n’ai pas envie de faire le jeu des médias et des autres ennemis de l’Eglise qui veulent présenter la sexualité comme l’unique message de la méchante église du Vatican.

  13. Je suis parfaitement d’accord avec vous, jean316 : le message de l’Eglise sur la sexualité me convient, et elle dit de très belles choses. Mais ce n’est pas TOUT le message de l’Eglise. La société ne parle que de cul (ou presque), nous, on doit pouvoir faire autre chose.

  14. @ Abjb, Natalia et Emmanuel : Si seulement j’avais eu suffisamment d’esprit de synthèse pour me limiter à ces trois commentaires ! :-) J’approuve… tellement !

    @ Et cetera : Si quelqu’un a la réponse au sujet de l’intérêt des « habemus papam », je suis preneur aussi !

    @ Jean316 et Koz : C’est fou quand même ce que les gens bien informés savent de l’Église… qu’elle ne connaît pas elle-même !

  15. @Edmond @Koz mon commentaire initial était autant (voire plus) une provoc que l’idée en elle même mais j’avoue être parfois un peu désabuse par la mauvaise foi (sans jeu de mots) de notre société.

  16. En tant qu’athée complet, hétéro, et regardant donc ces bisbilles à distance, je « vous » trouve très naïfs dans cette gestion de ce qui est une guerre de l’image, maîtrisée à la perfection et depuis belle lurette par les milieux gay. C’est un peu le syndrome de la flottille de la paix à Gaza (j’ai bien dit « un peu »), toute réplique ou riposte se retourne fatalement contre le défenseur … La meilleure défense, dans ce type de situation, n’est jamais l’attaque mais la banalisation et l’ignorance. Surtout quand l’image de l’institution attaquée (l’Église, Israël …) n’est pas au mieux de sa forme.

  17. Oui et ce commentaire était à lire comme une approbation … le « vous » avec beaucoup de guillemets renvoyant à la communauté catholique.

  18. @ Romain : Ok, désolé pour le soupçon mais ça devient tellement courant que… bon, voilà, quoi ! ;-)
    Après, il faut quand même considérer que la « communauté catholique », dans son immense majorité, s’en fout un peu, de tout ça… Ou plutôt, en tout cas : sait bien qu’une provocation est un appel du pied pour une réaction, et qu’il ne faut justement pas s’abaisser à aller insulter ou cogner. Au final, sans y avoir été (pas que ça à foutre non plus que d’aller à Lyon pour un kiss-in !), je suis presque sûr qu’on fait toute cette histoire pour quatre ou cinq gars un peu excités, au plus. Et ça me tue un peu.

  19. En tout cas votre blog (que je découvre) peut faire beaucoup de bien pour l’image de ladite communauté, qui a pour le grand public un déficit d’image, justement, criant. A part le pape et quelques évêques médiatiques les catholiques me semblent invisibles en France.

  20. @abjb, @jean316 +1

    et @ Romain P : +10
    (Ed, j’ai pas compris pourquoi tu lui demandais s’il avait lu l’article: s’il n’avait pas fait ce parallèle, j’allais le faire: la riposte à une provoc, c’est se laisser entraîner sur le terrain que l’autre a choisi, c’est donc lui donner ce qu’il veut: en cela, les deux affaires sont comparables, juste parce qu’il s’agit de deux provocs, mais pas à cause de leur ampleur, bien sûr!)

    donc oui, appel à détourner son regard de ces trucs nuls.
    Même si on est persuadés que ce qu’ils font c’est très mal,
    qui on est pour donner des leçons,

    et qu’est-ce que Jésus a fait face à Hérode (qui vivait dans des péchés comparables pour l’époque):

    il n’est pas allé le voir – quand il l’avait invité à son émission de « c’est mon choix » -,

    et il n’a pas ouvert la bouche quand il a été obligé de se retrouver en face de lui.

    (cela dit, ok, c’était quand même bien pas longtemps avant sa Passion, c’était pas forcément facile facile, et Saint Pierre a eu besoin de quelques jours avant d’avaler le « Rengaine ton épée »…)

  21. @ Do : Je lui demandais, parce que ça arrive quand même régulièrement que des gens débarquent et commentent sans avoir lu, simplement sur la base de préjugés… Or, comme Romain allait dans le sens de l’article tout en ayant l’air de contredire quelqu’un, j’ai eu un doute. C’est tout (et je suis très heureux de ce petit échange, par ailleurs).

  22. Bonsoir,

    J’en ai marre des cathos mous, qui n’ont pas le courage de défendre leur foi contre les attaques. Dieu vomis les tièdes. Le Christ a pris un fouet pour chasser les marchands du temple. Si on laisse faire, demain ils s’en prendront à l’évêque. On ne peut pas laisser nos lieux sacrés être ainsi profanés. Si il n’y avait pas eu Jeanne d’Arc…

    Ceci était une synthèse conçue et réalisée par mes soins de la compréhension qu’une minorité de catholiques a du concept de nouvelle évangélisation, si cher à notre défunt Jean-Paul II. Petite crise d’espérance ? (ça c’était pour éviter l’autre jeu de mot). C’est fort possible.

    Tout ça pour dire, bravo pour cet article. J’en demande encore. Quelle belle voix à l’unisson que tous ces articles parus ces derniers jours, pour bien recadrer ce qui, il faut le dire, méritait bien d’être recadré. Merci, merci, merci.

  23. 2 petits commentaires de ma précédente synthèse de la « riposte catholique » (je m’auto-commente) :

    – on notera avec soin qu’il n’est nullement fait mention de l’homosexualité dans cette synthèse. Ce qui fait de ce discours de riposte un standard, et de la question de l’homosexualité un prétexte.

    – pourquoi diable est-ce que j’ai mis un « s » à « vomis » !!!

  24. il me semble qu’il y a urgence plus que jamais à témoigner qu’il n’y a qu’un seul amour; de l’unité entre Sexus, Eros et Agapé et de notre unité commune vers la Caritas.
    Essentiellement l’homme est fait pour aimer. chers amis la culture de mort avance à grand pas grâce au démembrement de l’Amour en ses différentes composantes.
    que reste -t-i de l’Eros amors quand le SEXUS mercantile rêgne ( hétéro et homo): de l’ennui et du dégout, le déenchantement motrifère, l’acédie.
    Ainsi il convient comme l’enseigne le MAGISTERE ( théologie du corps de JPII- DEUS ES CARITAS – CEC) d’apporter la bonne nouvelle: l’homme en son unité corps et ême est fait pour le bonheur ( aimer en vérité) et l’amour le rend imange et ressemblant à Dieu.
    il est bon que tu sois là: ton être est bon car voulu par Dieu. Commence à t’aimer (comme Dieu veut) et alors tu seras libre et tu ne bruleras pas aux idoles meurtières et mensongères.
    je salue l’initiative du cardinal Barbarin qui a fait de cette année l’année du corps et qui entraine son diocèse à méditer maintenant sur l’âme.

  25. Ame et corps…
    ça me rappelle une belle phrase dont l’auteur n’a finalement pas dit que des erreurs…
    « Dans le véritable amour, c’est l’âme qui enveloppe le corps. »
    Friedrich Nietzsche

  26. Merci Edmond ! Et comme tu dis : Ajbj, Natalia et Emmanuel : brillant esprit de synthèse pour dégager l’essentiel de la situation ! ;-)
    @ Jean316 : MDR ! +1 !

  27. J’aimerais attirer votre attention sur l’excellent billet du non moins excellent Polydamas, que l’on ne présente plus : http://abimopectore.over-blog.com/article-kiss-in-les-cathos-sont-ils-cathophobes-51873242.html

    A vrai dire, je ne sais pas trop si je dois rire ou pleurer en vous lisant tous. C’est toujours très drôle, et en même temps, cela garde toujours une sorte d’arrière-goût amer, de voir étalées à longueur de commentaires toutes les vieilles scies de la presse française sur les catholiques traditionnels. Une sorte de réactualisation permanente du dernier verset des Béatitudes… bien que vous soyez sans doute morts de rire à cette idée, tellement sûrs que l’image que vous avez de nous est conforme à la réalité. Tant pis : c’est cela la joie parfaite, il paraît ! :-)
    Bon, un conseil de schismatique-lefebvriste-facho-nazie-intégroïde tout de même : éteignez la TV, vous nous verrez mieux.

    Ceci posé, passons au coeur du sujet. Vous êtes-vous demandé, tous unanimes pour fustiger les croisés vindicatifs… si leurs intentions étaient réellement celles que vous leur prêtez ? Tenez, cadeau à tous : deux billets de Fromageplus qui, lui, se trouvait sur les lieux, à genoux avec un chapelet dans les mains : http://fromageplus.wordpress.com/2010/05/19/jen-etais/ et http://fromageplus.wordpress.com/2010/05/20/jen-etais-suite/.
    Vous pourrez avantageusement visionner toutes les vidéos de youtube, où les slogans LGBT braillés à pleins poumons (« Y en a assez, assez de cette société qui ne respecte pas les trans, les gouines et les pédés ! » « La sodomie, ça ouvre l’esprit ! » « A genoux, pour sucer ! » « Première, deuxième, troisième génération : nous sommes toutes des salopes avortées ! » « Le fascisme, c’est la gangrène ! On l’élimine, ou on en crève ! » etc.), poings levés (peints en noir sur leurs drapeaux roses… comme quoi, « poing levé = extrême droite », c’est vite dit) écornera probablement un peu cette vision de la manifestation « pacifique » et « sans volonté de provoquer » des homos lyonnais.
    Sachant qu’ils font déjà des kiss-in depuis plusieurs années à Lyon sur une autre place, mais qu’ils ont demandé pour la première fois à manifester devant la primatiale pour avoir plus de visibilité (c’est un organisateur de kiss-in qui le dit sur une des vidéos), je trouve que l’hypothèse d’une « manifestation pacifique, pas du tout provocante » ne manque pas de piquant.

    Il serait bon aussi, puisque vous vous dites convaincus de la bonne foi de la plupart des catholiques présents (dont je n’étais pas puisque j’habite loin, trèès loin à l’Ouest), que vous cessiez de pointer uniquement cette « défense de la Foi » qui vous déplaît (et quand bien même ? la Foi n’est pas une simple opinion, vous aimez tant répéter que le Christ est la Vérité et la Vie).
    Témoigner de la Vérité, ce n’est pas seulement dire « ça, c’est trop bien, va-z-y essaie ! ». C’est aussi condamner l’erreur. On ne peut pas faire comprendre ce que c’est que le péché, l’Enfer ou la perversion intrinsèque de certaines choses qui sont communément admises dans la société si on ne dit pas en toutes lettres : « ça, c’est mal ». Pour aider son prochain à se sauver, il faut accepter de lui déplaire.
    Quand le Seigneur a dit « Si vous ne mangez ma chair et ne buvez mon sang, vous n’aurez pas la vie éternelle », plusieurs disciples se sont détournés et sont rentrés chez eux. Il les a laissés partir, ils étaient libres de choisir. Quand vous dites, tous, qu’il ne faut pas s’opposer, pas dénoncer, pas condamner, vous refusez à autrui les conditions du choix : pour pouvoir choisir entre le péché et le refus du péché, il faut que quelqu’un vous ait dit ce qu’est le péché.
    Compris ainsi, il est impensable de se contenter d’un « il faut savoir accueillir l’autre », « il ne faut pas condamner ». Hurler sur son prochain ne le convertit pas, mais il faut vous mettre aussi dans la tête que dans la doctrine catholique, ce qui déplaît, bien plus que la forme, c’est le contenu ! C’est le fond qui a mis en rage les homos dès le début (complètement hystériques en arrivant sur la place, cf. TOUTES les vidéos de youtube), pas la forme.

    L’Eglise a toujours été en contradiction et en opposition avec l’esprit du monde, parce qu’elle vit pour Dieu tandis que le monde est soumis au démon, qui hait Dieu (ça aussi, il faut avoir le courage de le dire, même quand ça ne passe pas parce que « ça fait intégriste » : la Vérité édulcorée, ce n’est plus la Vérité). Ce n’est pas d’eux-mêmes que les gens s’attaquent à l’Eglise et par conséquent, croire qu’il suffira de soigner son image pour convaincre est une illusion. Cela fait 2000 ans que le démon s’acharne contre les disciples du Christ, et ce n’est pas près de s’arrêter ! (« Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive »).

    Pour conclure, j’ai lu beaucoup de IFOKON et YAKA, mais pas tellement de déductions pratiques, si ce n’est laisser faire et ne rien dire (comme si ça allait les arrêter ou les convertir).

    PS pour Edmond : « Habemus Papam », c’est le cri de ralliement d’Act’Hope depuis un an et demi, lorsqu’Act’Up était allé agresser les catholiques à la sortie de la messe à Notre-Dame en injuriant le Pape. Pour quelqu’un qui condamne avec tant d’assurance, je m’étonne que vous ne sachiez même pas qui étaient les participants.

  28. Spéciale dédicace à Pneumatis, parce que je me sens particulièrement visée, bien que vous tapiez complètement à côté de la plaque : la nouvelle évangélisation, c’est aussi s’agenouiller sur les pavés chapelet en main, ou se dresser debout et fier pour entonner à pleine voix « Christus vincit », « Parle, commande, règne » ou « Je suis chrétien, voilà ma gloire, mon espérance et mon soutien » (qui est un véritable résumé du catéchisme en 8 couplets). Ca, c’est valable à tout âge, personnes âgées et familles incluses (on le voit notamment lors de chapelets pour la vie), avec les prêtres au premier rang.
    La pop-louange, c’est sympa, mais ça motive moyen une fois l’adolescence derrière soi. Et puis, l’intégralité de la doctrine catholique (péché, expiation et réparation compris), dans la pop-louange… vite fait, hein.

  29. PS 2 pour mon premier message : les « Habemus Papam » n’ont effectivement pas grand rapport avec l’objet de la manifestation, mais bon… face aux slogans minables d’en face, on ne peut pas exiger non plus une créativité extraordinaires des catholiques présents. Et puis, « Habemus Papam », c’est identifiable, c’est Act’Hope.

  30. @Ancilla Domini : merci de compléter ma petite synthèse. J’avais en effet omis cet aspect de la compréhension qu’une minorité de catholiques a du concept de nouvelle évangélisation. Vous aurez compris évidemment que je ne le partage pas.

    Vous savez comment je conçois la nouvelle évangélisation ? Pendant 2000 ans d’aspostolat et d’évangélisation, nous avons vécu un temps surtout de prédication, à l’image des 3 ans de la prédication du Christ, avant sa passion. Je crois que la nouvelle évangélisation à laquelle nous sommes appelé pour le 3ème millénaire, sous l’impulsion de Vatican II, et tandis que dans nos sociétés aux racines chrétiennes le Christ est crucifié à nouveau, c’est un temps dans lequel nous devons saisir le sens de sa résurrection. Nous devons entrer dans l’espérance, entrer dans le temps de l’ouverture de l’esprit du monde à l’intelligence des écritures (c’est notamment l’une des grandes caractéristiques, si révolutionnaire sans pourtant rien trahir de la tradition, de Vatican II). Dans la mort du Christ en croix, tout est déjà accompli, mais pourtant voilà qu’il se passe encore 40 jours durant lesquels le Christ éveillera l’intelligence de ses disciples, bouleversant totalement leur compréhension du sens de la vie, pour qu’ils entrent pleinement dans le sens de l’enseignement qu’ils ont reçu. Je crois qu’à l’échelle de l’histoire chrétienne, nous sommes entré dans ce temps, en particulier depuis Vatican II. La nouvelle évangélisation, celle du troisième millénaire, est celle de l’intelligence, celle d’un apostolat qui n’est plus spécifiquement un enseignement magistral, une parole qu’on lance à la face des peuples, mais une explication, une pédagogie, un éveil, et bien sur, toujours autant un témoignage (pour ça rien ne change, ce sera éternellement notre vocation que d’être témoins).

    Donc pardon, mais non je ne crois pas que la nouvelle évangélisation ce soit ce que vous décrivez. Ca, ce serait plutôt « l’ancienne évangélisation », si j’ose dire. Je ne crois pas qu’on évangélise les peuples d’aujourd’hui en leur parlant en latin, que ça ne marche pas mieux en criant plus fort, ni en ayant des attitudes que le monde n’est pas à même de comprendre, même un tout petit peu, et surtout pas dans un groupe qui aurait volontiers assis Maurras à la droite de Jésus, au ciel. Mais ce n’est qu’un avis personnel. Pour autant vous avez votre sensibilité et je la respecte, et je sais qu’en certaines circonstances, dans certains contextes, elle porte encore des fruits. Bref… Pas envie d’entrer dans ce débat, justement, en tout cas pas ici et pas maintenant. Mais ça viendra, ne vous inquiétez pas, j’y travaille.

  31. @ AncillaDomini : « Pour quelqu’un qui condamne avec tant d’assurance »… Nan, mais soyons sérieux une minute : où sont les paroles de condamnation assurées dans mon billet ? J’en vois cent fois plus dans votre commentaire à l’encontre de ceux qui ne pensent pas comme vous ou qui osent dire que ce ne sont pas la violence et les insultes qui vont calmer les associations LGBT. S’il faut le répéter, je le dis donc de nouveau : je n’ai rien contre la démarche de prière pacifique, mais contre les trois ou quatre excités venus polluer l’image des cathos. Et éventuellement, je reproche aussi (je ne condamne pas, je reproche) à certains de les accueillir avec un tout petit peu trop de complaisance, ou tout au moins de ne pas prendre explicitement leurs distances avec eux.
    Pour les reste, « l’image » que j’aurais des tradis, merci mais elle se porte bien et ça me fait doucement rigoler qu’on puisse l’imaginer pleine des mêmes clichés que la presse. J’ai bien peur malheureusement que ce ne soit encore là une « condamnation » qui ne repose pas sur grand chose… si ce n’est peut-être « l’image que vous avez de l’image que j’ai de vous ».

    Un dernier mot sur les « yaka-fokon » : mon opinion sur le sujet, c’est de fermer les portes de la cathédrale et de laisser passer. J’ai la naïveté de penser que, peut-être, ils reviendront une deuxième fois vérifier la première réaction, et puis qu’ils se lasseront. Voilà.

  32. Merci à chacun des auteurs de commentaires constructifs,
    merci AncillaDomini.
    Je pense que l’évangélisation peut prendre toutes les formes du moment que c’est bien l’Évangile qu’elle annonce, témoignons selon nos talents et nos sensibilités, soyons vrais, ce n’est pas nous qui mesurons les fruits de tel ou tel mode d’évangélisation. Je penche assez pour le cocktail pop louange + chapelet à genoux…
    Autre chose, sil j’ai bien lu il y a une nuance que je n’ai pas vu apparaître, peut-être parce qu’elle est évidente : oui nous devons dire explicitement que l’homosexualité n’est pas égale à l’hétérosexualité, et oui nous devons considérer la personne homosexuelle comme notre prochain à aimer.
    Vivons en enfants de Lumière ! Jésus nous aime !
    (complètement décousu ce commentaire, non ?)

  33. @ Pneumatis :
    Ce qui a marché pendant 2000 ans, dans toutes les sociétés, sur tous les continents, à tous les niveaux de développement et dans tous les milieux, ne marcherait plus aujourd’hui ? Ah bon.
    La « nouvelle évangélisation » de Vatican, ça fait 40 ans qu’elle tourne en France. Bilan : de 60% de pratiquants, on est passé à 4,5% (oui, 4,5, pas 45), dont la plupart ne savent même plus en quoi consistent la Foi et les Sacrements.

    @ Edmond Prochain :
    Vous avez peut-être l’impression de ne pas condamner parce que tout votre lectorat est d’accord avec vous ? Oui, vous condamnez. Mais à la façon moderne et « propre sur elle » : vous assurez de vos bonnes intentions, de votre considération pour chacun… et vous tranchez, subtilement, en feignant la naïveté, en accentuant la « violence intolérable » de ceux qui ouvrent la bouche et en parant de toutes les bons sentiments ceux qui l’ont ouvert tout autant, mais dans l’autre camp. Vous jugez, mais jamais franchement et ouvertement.
    En ce qui concerne votre proposition : voilà déjà 40 ans qu’elle est mise en oeuvre. Bilan : l’année dernière, pour 6 tags sur des synagogues et 13 sur des mosquées, il y a eu 184 profanations anticatholiques (incendies criminels, vitraux pulvérisés, tabernacles fracturés, Saint Sacrement répandu et piétiné, bénitiers souillés). Act’Up a profané Notre-Dame et tabassé son recteur il y ans cinq ans ; pas de réaction ; dès que l’occasion s’est représentée, ils ont remis le couvert.
    Le silence, pour les profanateurs, c’est juste « qui ne dit mot conscent ». Les profanateurs et les provocateurs sont des lâches, ils ne vont que là où ils ne risquent pas de se faire mordre : on attend toujours les kiss-in devant des mosquées.

  34. @ Aziliz :
    Je goûterai avec plaisir le même cocktail… dès que les groupes de pop-louange montreront leur nez au lieu de dénoncer, de loin, une contre-manifestation à laquelle ils n’ont pas daigné se mêler. ;-)
    Comme l’ont fait remarquer quelques-uns des zaffreux blousons noirs non catholiques présents devant St-Jean : si les cathos étaient 3000 au lieu d’être 150, il n’y aurait pas besoin de gros bras nationalistes pour empêcher les homos d’enfoncer les rangs. Ne nous leurrons pas : les CRS étaient là pour empêcher l’affrontement entre homos et natios, pas pour protéger les cathos.

  35. @ AncillaDomini : Je n’ai pas un mot de condamnation, mais malgré tout je condamne, c’est ça ? Je ne retrouve rien de ce que j’ai écrit dans ce que vous fustigez-là.
    Face à quelqu’un qui lit si bien le secret des cœurs, je crois que je n’aurai rien à dire… Hélas.

  36. @Ancilla Domini : proclamer la foi est toujours, oui toujours d’actualité. Cependant, je n’ai pas vu dans l’histoire que l’évangélisation fut pratiquée par l’Eglise ainsi qu’elle a prétendu l’être devant la cathédrale de Lyon.

    Le sens de l’histoire est un domaine compliqué, et comme la divine révélation, s’imbrique à plusieurs niveaux, les uns dans les autres. Pour chaque société il y a des temps et des contre-temps qui ne sont pas particulièrement synchrones entre sociétés. La manière dont nous pouvons recevoir Vatican II en matière d’évangélisation, chez nous, esprit dans lequel nous a particulièrement guidé Jean-Paul II est celui qu’avait initié avant lui Paul VI.

    Proclamer l’évangile est, et sera toujours notre priorité, toujours… sans rien trahir de la vérité, avec courage et conviction, mais ! Parce qu’il y a un mais, si l’on veut évangéliser (Malheur à moi se je n’évangélise pas ! dit Saint Paul), je conseille de relire Evangelii Nuntiandi, juste comme ça pour voir, en essayant de ne pas sauter les petites phrases qui disent par exemple :

    « 23. L’annonce, en effet, n’acquiert toute sa dimension que lorsqu’elle est entendue, accueillie, assimilée et lorsqu’elle fait surgir dans celui qui l’a ainsi reçue une adhésion du cœur. Adhésion aux vérités que, par miséricorde, le Seigneur a révélées, oui. »

    « 79. L’oeuvre de l’évangélisation suppose, dans l’évangélisateur, un amour fraternel toujours grandissant envers ceux qu’il évangélise.

    […]

    Permettez-Nous de faire mention de quelques autres signes de cet amour.

    Le premier est le respect de la situation religieuse et spirituelle des personnes qu’on évangélise. Respect de leur rythme qu’on n’a pas le droit de forcer outre mesure. Respect de leur conscience et de leurs convictions, à ne pas brusquer.

    Un autre signe de cet amour est le souci de ne pas blesser l’autre, surtout s’il est faible dans sa foi,[129] avec des affirmations qui peuvent être claires pour les initiés, mais qui pour les fidèles peuvent être source de perturbation et de scandale, comme une blessure dans l’âme. »

    L’exhortation de Paul VI rappelle bien sur qu’il ne faut rien cacher ni ôter à la vérité, sous le prétexte qu’on respecterait ainsi mieux les personnes. Mais entre ne rien dire et dire d’une manière totalement inaudible, vous comprenez que, adns la grâce de l’Esprit Saint, il existe une troisième voie. Ainsi, ici personne n’a prétendu qu’il fallait taire la vérité ou l’édulcorer. Par contre, vous semblez oublier qu’on n’a pas attendu les kiss-in pour évangéliser les personnes aux comportements homosexuels. La pastorale auprès de ces personnes, sa mission, existe en Eglise et sous l’impulsion de ses pasteurs. Le fait qu’elle paraisse si inconnue des gens qui se rassemblent ainsi en pensant que sans cela la vérité ne sera pas dite, est très révélatrice, pour tout dire.

    C’est un peu comme arriver dans un pays dans lequel des communautés chrétiennes oeuvrent au quotidien contre la pauvreté, débarquer là sans aller se renseigner auprès de l’évêque, faire le constat d’une pauvreté dramatique et en conclure que si on ne vient pas là en force pour faire quelque chose, rien ne sera fait. Le risque, vous le comprenez bien, il est évident, c’est de parasiter et nuire à l’action déjà entreprise par l’Eglise. Et d’en profiter pour se dire que si les évêques faisaient leur boulot, on n’en serait pas là. Quelle source de division ! L’unité des chrétiens, insiste Evangelii Nuntiandi est essentielle dans l’évangélisation. C’est l’axe premier. Mais l’unité des chrétiens ne peut se faire qu’autour de ses pasteurs. Là où est l’évêque, là est l’Eglise ! La division ne vient pas de ceux qui critiquent les contre-manif, mais bien de ceux qui prennent cette initiative envers et contre l’autorité ecclésiale légitime. Comment voulez-vous évangéliser ainsi ?

  37. Pneumatis, vous n’évangélisez pas les LGBT en n’allant pas sur les parvis. Quand on n’y va pas, qu’on appelle à ne pas y aller et qu’on condamne ceux qui y vont, on ne fait RIEN. On est invisible, inaudible, inexistant. Dans vos organisations planifiées, vous ne voyez que ceux qui veulent bien, pas ceux qui n’iront jamais parce que la religion les fait vomir.
    L’évangélisation, ce n’est pas toujours « si je veux, quand je veux ». Quand des militants du Planning Familial sont venus nous agresser à la sortie de la messe (dans mon ancienne paroisse Paul VI) avec banderoles et mégaphones, on a été combien… 10 peut-être, même pas, à avancer sous les hurlements pour aller leur parler. 10 pékins sur les 1500 fidèles qui sortaient de l’église. Au bout d’un quart d’heure de débat vigoureux, ils ont laissé tomber les banderoles et tout le bazar, et on a passé une heure à parler respect de la vie, péché, miséricorde et réparation. Voilà : les manifs, il faut y être et se tenir prêt, parce que c’est toute votre attitude qui évangélise. Pour que votre prochain comprenne que Dieu est au-dessus de toute chose, il faut que cela se voie dans votre comportement : et si Dieu est au-dessus de toute chose, profaner Son temple ou souiller Son Saint Nom, ce n’est même pas envisageable. Vous pouvez me sortir toutes les théories que vous voulez sur l’évangélisation, si vous n’êtes pas convaincu que Dieu prime, si vous ne subordonnez pas tout à Dieu, vous ne laissez pas agir la grâce et vos discours ne sont que des paroles en l’air.
    Le problème, à force de toujours attendre les conditions tip top optimum pour témoigner, c’est qu’on trouve toujours un prétexte pour dire que « nan, c’est pas le moment, y a trop de ceci, pas assez de cela, c’est pas bien ». Sous prétexte de vouloir exercer une charité parfaite, on en devient pusillanime.

    Quant aux évêques… je résume ici ce que j’ai déjà écrit sur Sacristains : si vous attendez pour agir en chrétiens qu’ils marchent en tête, vous risquez d’attendre longtemps.
    Voyez le mouvement pro-vie en France : il a été initié en 1973 par une poignée de jeunes catholiques, dont un certain nombre a rejoint la FSSPX 3 ans plus tard. A quelques dizaines de jeunes, ils ont réussi à mobiliser plusieurs centaines de milliers de catholiques… en opposition frontale avec les évêques ! Pendant que les fidèles tractaient, manifestaient, protestaient que la protection de la vie est non négociable, les évêques français s’exprimaient dans les media en faveur de la loi Veil. 35 ans plus tard, UN évêque, UN seul, a pris part à une manifestation nationale pour la vie. Ceux qui s’expriment ouvertement sur ce sujet, ne serait-ce qu’en chaire, se comptent sur les doigts des deux mains (sur près de 100 diocèses… pour 200 000 morts par an en France, et alors que les évêques sont à la tête du mouvement pro-vie en Espagne).

    Le Sacrement de Confirmation a fait de vous un chrétien adulte, reponsable de ses actes, un soldat du Christ capable de penser pour agir en chrétien. Un sacrilège, ça s’empêche ; un blasphème, ça se répare : c’est le B.A.Ba de l’exercice quotidien de la Charité, ce n’est pas à votre évêque de vous prendre la main pour vous le dire.

  38. S’il fallait un autre exemple pour vous dire de ne pas attendre, c’est celui que cite Perepiscopus (http://www.perepiscopus.org/article-a-propos-du-bx-pere-popieluszko-51954564.html): dans les années 80, plusieurs millions de catholiques français sont descendus dans la rue pour empêcher l’Etat de fermer les écoles confessionnelles… alors que les évêques leur avaient ordonné de ne pas s’opposer à l’Etat et de laisser faire. Etre chrétien, c’est maintenant tout de suite, pas demain si mon évêque y pense à ma place.

  39. @Ancilla Domini : décidément vous avez une grille de lecture… sur la défensive, peut-être ? Je peux comprendre, remarquez. Bon…

    1/ Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait rien faire. Qu’il fallait rester chez soi. Mais vous tombez exactement dans la caricature que je dénonce dans mon précédent message : si donc on ne fait pas parti de la contre-manif, on n’évangélise pas ! Diable, comment faites-vous pour évangéliser tout le temps et en tous lieux dans ce monde qui a perdu la foi ? Vous ne dormez donc jamais ? Ubiquité ?

    Evangéliser oui. Et d’ailleurs, ceux qui le font dans les médias ne déméritent pas (cf. Evangelii Nuntiandi). Quant aux propositions que vous dites n’avoir lu nulle part, vous avez la mémoire courte. Au contraire de préconiser une évangélisation bras croisés, au moment du kiss in prévu devant Notre Dame à Paris en février, si vous vous souvenez bien j’étais plutôt de ceux qui proposaient de venir installer un lieu de rencontre fraternelle, avec café et petits gâteaux sur le parvis. Vous devriez vous en souvenir, puisque vous aviez vous-même relayé l’idée (née sur le blog de Koz) sur le Salon Beige. Pour mémoire, votre message : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/02/le-kissin-est-d%C3%A9plac%C3%A9-.html#comments

    Par contre, tout comme vous, je suis loin de ces lieux de provocation, installé plutôt dans l’ouest. Bref, l’exemple que vous décrivez où à 10 vous êtes allé discuter avec les militants, si c’était ce qui s’était passé à Lyon, nous n’aurions pas en ce moment tous ces débats, je vous le garantis. Au contraire même, il y aurait je crois plutôt un concert de louange concernant la réaction.

    2/ Sur les évêques, pardon mais j’ai l’impression de mal me faire comprendre. Savez-vous faire la différence entre agir dans le cadre d’une direction spirituelle, et suivre bêtement sans réfléchir et sans esprit d’initiative ? Savez-vous faire la différence entre un chrétien capable de penser en terme d’évangélisation et même de concevoir des actions particulières, mais conscient du fait que son discernement requiert un enracinement pastoral, en Eglise ; entre ça, donc, et un abruti qui pend la langue et hoche la tête à tout ce qu’on lui dit, en attendant qu’on lui donne des ordres à exécuter ? Mon directeur spirituel m’a dit un jour : toute mission d’évangélisation, même la plus insignifiante, doit prendre sa source en Eglise. Ca ne veut pas dire qu’on attend des évêques qu’ils marchent en tête, ça veut dire qu’on leur en parle, qu’on en parle également à son directeur spirituel, surtout pour des actions qui engagent le témoignage de toute l’Eglise. Ca veut dire aussi que certaines « missions », particulièrement délicates, requièrent la formation adaptée. Et là je rend témoignage à ces nombreux laïcs qui prennent de leur temps pour se consacrer pendant une ou plusieurs années à des études en université de théologie catholique, pour bien se préparer à l’évangélisation (cf. encore Evangelii Nuntiandi).

    Après, vous jugez que vos évêques pechent par lâcheté ? Soit… Dans ce cas précis, l’évangile est clair :

    Mt 18:15 – Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
    Mt 18:16 – S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
    Mt 18:17 – Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.

    Un dernier rappel, celui de ce qu’est l’espérance. L’espérance consiste à croire que le règne de Dieu advient non des calculs que l’on peut faire sur l’efficacité de nos actions, mais de la justesse des moyens conforment à l’évangile et à la tradition, dont en particulier l’obéissance est l’une des plus grandes vertus. Comment pouvez-vous croire qu’en obéissant sincèrement à vos pasteurs, par humilité et non par abdication de l’intelligence (encore faut-il faire la différence), vous ne permettrez pas au Seigneur d’en faire jaillir ses fruits mystérieux ?

    Pour la petite histoire, je suis de ceux qui à leur humble niveaux tente de contribuer un peu à la vie de leur paroisse, et aux initiatives pastorales. Quand je propose des choses aux autorités ecclésiales dont je dépends, il arrive que cela soit refusé, différé ou impossible. Si je suis convaincu, je tente de convaincre, mais avant tout de me remettre en question. Si de tout cela, et dans l’humilité, je reste convaincu de ce que je pressens comme juste, je continue de témoigner en faveur de l’idée que je défends, toujours dans l’écoute et l’humilité, sans jamais l’imposer… et surtout sans jamais me dire « Qu’ils aillent se faire foutre, je vais faire ça tout seul, je trouverais bien des gens pour me suivre ». Toujours, je m’en remets à mon directeur spirituel avant d’agir un tant soit peu au nom de ma foi. Ou du moins si il a pu m’arriver d’y manquer, car je suis loin d’être parfait, je ne le revendique pas comme bien fondé, bien au contraire. Cela reste inscrit dans la liste de mes erreurs, de mes manquements.

    Et si les projets d’actions que je confie à mon directeur spi sont problématiques, en dernier lieu, toujours il me renverra à ma liberté de conscience, il est vrai. Mais pas sans que nous ayons affiné le discernement dans un examen attentif, avec recul, patience et prière. Voilà ce qu’est pour moi l’obéissance ecclésiale. Le reste, l’efficacité et le succès, n’appartiennent qu’à Dieu.

  40. Vous avez raison de me rappeler que vous aviez suggéré cette idée de « l’accueil chalereux ». Je me souvenais qu’armel h en avait parlé, mais j’avais oublié que vous en aviez eu l’idée aussi (bon, ça date :p).

    1/ A Lyon, cela n’aurait pas été possible, non pas par la faute des catholiques, mais parce que les homos étaient complètement haineux et surexcités en arrivant sur la place. On le voit clairement sur les films qu’ils ont eux-mêmes tournés. De ce côté, ce n’est pas l’attitude des catholiques, qui les attendaient tranquillement depuis deux heures, qui a fait défaut.
    Côté évangélisation, il semble qu’il y ait eu quelques fruits, cependant… Si j’en crois ceci (http://e-deo.typepad.fr/mon_weblog/2010/06/lyon-le-lobby-homo-sen-prend-de-nouveau-%C3%A0-leglise-catholique.html#tp), les organisateurs de kiss-in commencent à se dire qu’une église, finalement, c’est peut-être sacré et que ce n’est pas la meilleure idée du monde d’aller y injurier les chrétiens. Bien sûr, ça ne fera pas d’eux des disciples du Christ instantanément, mais c’est quand même quelque chose d’assez nouveau et inespéré. Quand bien même se serait par peur de se faire « accueillir », rien que l’idée que l’on doive avoir des égards pour un lieu de culte chrétien est une petite révolution.
    Comme je le disais plus haut : si les chrétiens se moquent de leurs lieux de culte, les autres s’en moquent aussi (outre le fait que protéger le Temple du Seigneur, c’est un devoir qui ne dépend pas des opinions personnelles).

    2/ Concernant les évêques… on ne va pas être d’accord.
    Je commence à me lasser de trouver des démonstrations de l’inanité de la doctrine de la transsubstantiation ou des remises en cause de la divinité du Christ sur des sites officiels de divers diocèses, dans des revues diocésaines rédigées par des prêtres ou dans des homélies prononcées par des évêques et diffusées en ligne.
    Si vous connaissez un peu le petit milieu de la Tradition, vous savez également que les communautés Ecclesia Dei ne peuvent pas avoir de séminaire en France (à l’exception du premier et seul séminaire de l’IBP et de celui de la FSSPX, qui n’a pas demandé d’autorisation) parce que les ordinaires des lieux leur interdisent de s’établir dans leurs diocèses. Oui, « interdisent ». On s’attendrait à ce que des diocèses qui n’ont plus de prêtres et dont les séminaires sont vides soient moins regardants, surtout sur des communautés Ecclesia Dei reconnues par Rome.
    Vous savez aussi sans doute que les saintpiedistes d’Amiens entendent la messe tous les dimanches sur les pavés par tous les temps, tandis que 5 ou 6 églises vides s’écroulent en centre-ville : l’évêque ne veut rien prêter ni vendre, mais y reçoit avec plaisir des protestants. Dans les autres diocèses, impossible de retaper les églises en ruine pour s’y installer, même là où les évêques sont les plus « conservateurs » : ils préfèrent voir leurs églises s’effondrer plutôt que de les céder à des « intégristes »… et on se contente de granges, de garages et de locaux commerciaux désaffectés (ah, ben… comme la situation de l’IBP à Paris, par exemple : comme quoi, il n’y a pas que la FSSPX). Enfin, bon, elles ne s’effondrent pas toutes les chapelles : ils trouvent quand même le moyen de les vendre à bas prix aux musulmans (ah, c’est vrai, j’oubliais : il faut « savoir accueillir son prochain »). D’ailleurs, même les ecclesiadeistes se font refouler : on ne consent à les laisser s’installer qu’à proximité immédiate des chapelles déjà existantes de la FSSPX (je vous laisse deviner pourquoi).
    Quant à la multitude de petites persécutions et autres tracasseries systématiques contre les prêtres (de sensibilité tradie, pas contre ceux qui adaptent les rubriques à leur gré) qui disent la messe dans l’ancien ordo, elles sont suffisamment connues. Dernières en date : Thiberville, le Chesnay, Coëtquidan.
    Donc, si vous permettez, la volonté d’évangélisation des évêques français, hein… j’ai comme un doute, là. Enfin, si, il y en a une : chez mes grands-parents et dans un autre diocèse d’Alsace, l’évêque a interdit toutes les messes de Pentecôte pour obliger ses ouailles à se rendre à la grande journée diocésaine d’évangélisation, qui se déroulait ce jour-là dans un centre hippique (messe comprise). Ils ont sans doute bien refait le monde autour d’une table et pris beaucoup de grandes résolutions, pendant que toutes les personnes âgées du diocèse regardaient la messe à la TV. Pas de messe pour la Pentecôte… avouez que c’est original ! C’est le genre de choses qui devrait faire bondir tout chrétien normalement constitué… mais c’est un évêque (enfin, deux) qui a mis sa petite signature dessus. C’est ballot.
    Bon, voilà. J’arrête là parce que, les évêques français, leur amour de l’Eglise et leur désir de sauver les âmes, je crois que c’est un sujet que je n’ai pas fini d’épuiser. :D

    Alors non, je n’envoie pas les évêques « se faire foutre pour aller faire ça toute seule », j’essaie de faire ce qui est toujours bon, indépendamment du temps et du lieu (un exemple parmi d’autres : laisser blasphémer ou profaner sans rien dire ni faire, c’est toujours mauvais, en tout temps et en tout lieu).
    Il arrive parfois que des tradis invitent les paroisses Paul VI d’à côté pour organiser des choses ou soient reçues par des prêtres conciliants. Avant de faire quelque chose chez eux, on leur demande l’autorisation en général (pas toujours… avec l’habitude de prier en clandos dans des garages, on oublie parfois qu’ils peuvent éventuellement se souvenir qu’on existe :p).
    Ces cas-là sont l’exception qui confirment la règle. Je suivrais volontiers les yeux fermés un évêque américain ou espagnol, mais certainement pas les évêques français (sauf peut-être 2 ou 3). Je les aime bien, hein, je prie pour eux, mais je ne vais surtout pas aller les chercher pour recevoir des conseils en matière de doctrine, de moeurs ou de vie chrétienne.
    Mais comme l’ont répété à l’envi les partisans du « ne rien faire », le parvis d’une cathédrale, « c’est dehors, c’est une place publique »… donc si « c’set dehors, c’est une place publique », il n’y a pas plus d’autorisation à demander que les militants LGBT. Bah oui, logique. ^^

  41. PS : j’appliquerais volontiers le petit passage de Saint Paul que vous citez, mais comme nos évêques sont passés maîtres dans l’art du slalom-évite-soutane pour ne surtout pas voir nos abbés quand ils essaient de leur parler… j’ai bien peur qu’ils soient tout aussi doués dans l’art du slalom-évite-fidèle. :D

  42. @ Edmond Prochain :
    Vous avez raison, l’expression « vous condamnez avec tant d’assurance » n’est pas juste. C’est l’unanimité de tous les commentaires en réaction à votre billet qui produit cet effet.
    En revanche, il y a chez vous et chez les autres Sacristains une manie du « je ne condamne pas mais suivez mon regard » (ce que j’essayais de décrire plus haut) qui intrigue un peu au début… et qui agace au fur à mesure qu’on le voit reparaître. Si réellement vous ne condamniez pas, il ne vous serait même pas venu à l’esprit d’en parler. Quand on ne condamne pas, on parle de ce qui est bien et on oublie le reste (ce n’était pas l’idée de base des Sacristains, à ce propos ?).
    Vous avez raison de dire que je n’hésite pas à condamner : j’assume, quand je le fais, c’est franc et direct. Mais quand quelque chose ne me réjouit pas particulièrement et que « je ne condamne pas »… eh bien, je me tais, tout simplement. Comme c’était le cas pour les évènements de Lyon avant que je tombe sur votre billet.

  43. (soupir)
    j’ai pas tout lu des coms, et je crois qu’il vaut mieux pas.
    merci pour le billet, comême. et pour votre bon sens, edmond.
    j’imagine jésus dans une contre manif du style, y’a deux mille ans, et ça m’fait bien marrer. c’est bien le seul truc qui m’fasse rire d’ailleurs.
    @ commentateurs enflammés : tant que vous y êtes des condamnations de tout c’qui vous ressemble pas, vous pourriez aller faire un tour sur le dernier clip de lady gaga, ça aussi en fait ça me ferait rire.

  44. @ flutedepan :
    Merci, j’ai eu des échos. Suggestion : chapelet de réparation (de chez vous, si ça vous gêne de prier dans la rue) pour les blasphèmes et les sacrilèges de ses concerts immondes. Un chapelet de réparation, c’est comme le geste de St Jean qui pose sa tête sur le Coeur du Seigneur pour Le consoler de la trahison de Judas. En plus, si Lady Gaga se convertit un jour, ça lui fera moins de temps en purgatoire ! :p
    Alors, des volontaires ?

    Au fait : avec la gay pride de Lyon, où les « soeurs de la perpétuelle indulgence » se répandront encore en horreurs (ces messieurs-dames ont l’intention d’entamer leur carnaval par une « bénédiction » et de le clore par une « messe »… sacrilèges en vue), vous avez une bonne occasion de témoigner de votre charité en direct. A vos chapelet ! (comme ci-dessus : de chez vous si ça vous gêne d’être dehors, le Seigneur vous verra quand même).
    Bizarrement, il n’y a plus de kiss-in au programme du défilé… ^^

  45. Ah là là que cette histoire est complexe… et vas-y que ça se frite, et vas-y que ça se frite…

    Sans être entièrement d’accord avec AncillaDomini, j’avoue qu’il y a quelque chose qui me déçoit dans cette affaire : c’est la multiplicité des articles dans un sens et dans l’autre entre cathos. Et vas-y qu’on s’entre-fiche sur la figure, sur les blogues de tout un chacun (pas l’intention de dresser la liste, trop long…), alors que j’ai l’impression que somme toute, à part les gros bras natios, il n’y a eu que des chapelets. On peut penser que ce n’est pas la méthode d’évangélisation la plus efficace, que peut-être la solution petits-gâteaux-cawa-prêtres présents pour discuter (voire confesser ?) et chapelets DANS la cathédrale serait plus intéressante, que l’opinion de Monseigneur Barbarin compte, mais c’est un peu une discussion oiseuse vu que c’est déjà passé. (C’est sympa de se friter sur ce qu’on aurait pu faire et de ce qu’on aurait du faire, mais ça n’avance pas le schmilblick, je trouve).

    Et j’avoue que je trouve ça décevant l’importance qu’on donne à cette histoire a posteriori.

    AncillaDomini : J’avais justement rien à faire pour la soirée… excellente idée ! (mais j’ignorais que ce fût pour consoler Jésus que Jean a posé sa tête sur Son épaule, merci de me l’apprendre…).

  46. chers amis,

    il s’agit d’y voir clair: heureusement nous avons le Feu de l’Esprit Saint transmis pà L’Eglise par ses Evêques pour que nous soyons des lumières qui éclairent le monde ( accueillr, réchaufer,permettre de s’alimenter…)
    La revendication « homosexuelle » est le voltigeur de l’abominable forfait que la Bête opère contre pour l’Homme: le détourner définitivement de l’Amour de Dieu.
    l’homme n' »est » pas homosexuel,même s’il se réduit ou se laisse réduire à sa sexuaité ( tendance et actes): il est enfant de Dieu et c’est la Bonne Nouvelle, contre le Soleil Noir, que nous devons annoncé par l’Esprit Saint , avec Intelligence, Sagesse,Conseil,Science, Force, Piété et Crainte de Dieu( Amour Filial.
    Ayons courage de purifier nos comportements, nos intentions pour montrer au monde comme nous nous aimons , doux et humble de coeur: nul doute que notre défense et notre fidélité iront droit au coeur de ceux pour qui nous témoignons.

  47. Odon,
    Le « Soleil noir » ? Aaaaah, vous voulez dire le diable ? Satan ?

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