On me murmure que je te devrais des excuses…

Blogue

Et je te l’avoue, à toi qui n’en crois pas tes yeux que je revienne avec tant de nonchalance après une absence aussi soudaine que longue qu’injustifiée qu’estivale, je te l’avoue disais-je : je n’ai pas trop envie de m’excuser. Pour une raison relativement simple, d’ailleurs : j’en ai même pas fait essprès. D’abord.

Bon. C’est pourtant vrai – quoique agaçant – que ce n’est pas une raison, et la seule idée qu’après tout je ne te dois rien (oui, c’est à toi que je parle, ne me regarde pas comme ça) suffit à peine à noyer la sourde culpabilité que certains (oui, c’est peut-être de toi que je parle) essaient tant bien que mal de faire jaillir du milieu de mon incapacité à suivre. C’est qu’on a une vie, que veux-tu, mon ami… On a une vie, et dans mon cas parfois il n’en reste pas grand chose quand une mission devient trop prenante pour trouver le temps de revenir bloguer. Bref. Voilà.

Donc j’ai enfin un peu de temps, que je vais occuper du mieux que je peux, tout en tâchant de repasser par ici à l’occasion.

En attendant, et c’est cadeau – note-le, toi l’ingrat qui a pesté contre mon silence ces dernières semaines – voici une petite photo prise par un ami avec un téléphone portable dans la charmante bourgade de Paray-le-Monial. Si quelqu’un d’entre toi voit de quel genre d’objet(s) il s’agit, tu sais où me trouver.

En attendant, bonne sieste.

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9 réflexions sur “On me murmure que je te devrais des excuses…

  1. La « piété » et la « pitié » ne sont pas si éloignées que cela… Pour pratiquer un peu la langue portugaise, je sais que, dans cette langue, « piedade » signifie les deux réalités que nous distinguons. A la messe, on supplie le Seigneur : « Senhor, tem piedade de mim! » (= « Kyrie eleison »)… et, à la porte de l’église, un mendiant nous sollicite : »Tenha piedade de mim! » (« Ayez pitié de moi! » = « Faites-moi une aumône! »)… La piété nous fait aimer Dieu… la pitié nous fait aimer nos frères malheureux… Comme quoi, l’auteur de l’affichette, sans le vouloir, est (presque) tombé juste!

  2. Oh Edmond ! Oui tu nous as manqué mais bon après la lecture d’un tel article on ne peut que te pardonner ton absence !
    Au passage on constatera que tes activités subversives de l’été t’ont fait oublié le bon français que tu connaissais si bien !

    Allez reposes toi mon frère !

  3. Eh voilà, fallait que tu blogues ! Du coup, moi qui me disais que je n’étais pas le seul à ne pas avoir pris congé poliment, et à ne rien mettre sur mon blog, j’ai des scrupules… (enfin pas tant que ça non plus !)

    Enfin, bon retour, et surtout, sors nous un bon papier (comme toujours voyons, je sais bien) très vite.

    A bientôt

    Stéphane

  4. J’espère que tu auras quand même accueilli avec gratitude la confiance de tes fidèles lecteurs ! Pas un reproche (enfin, il me semble), pas un murmure, une impatience… On a supporté ton silence avec stoïcisme, même le dimanche ! Et même les deux bougies (moins impressionnantes que la première, faut croire !) sont passées humblement dans le silence de tes siest… heu de tes missions !
    Cela fait quand même drôlement plaisir de te relire, même en courant d’air ;o)

  5. Bonjour Edmond, contente de te lire à nouveau.
    A ta décharge, je crois bon de rappeler que c’est du manque que naît le désir (toutes proportions gardées, ja !), c’est pourquoi ton absence me (nous autres lecteurs ?) de mieux apprécier ta prose quand elle rentre de vacances. Ya des râleurs qui devraient te remercier plutôt que scrogneugneuter, voilà ce que j’en dis.

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