L’anniversaire du petit Jésus

De rien

Aujourd’hui, toute ma famille s’est réunie parce que c’était le 25 décembre et que tous les ans le 25 décembre c’est mon anniversaire. Même si certains disent que c’est pas la vraie date de ma naissance, mais ma maman elle dit qu’à cause du recensement et de toute l’histoire de la place en crèche et de la fuite qu’il a fallu aller réparer en Égypte on ne sait plus trop mais tu sais mon agneau ça n’a pas vraiment d’importance parce qu’on t’aime et qu’on n’oubliera jamais de te le souhaiter. Et c’est vrai que c’est drôlement chouette d’avoir son anniversaire parce qu’on fait un bon repas et qu’on m’offre tout plein de cadeaux.

En plus, cette année, c’est la première fois qu’on le fête à Nazareth. Je sais plus si je vous ai déjà parlé de Nazareth, mais c’est la ville en Galilée où on est venus s’installer en revenant de l’étranger, parce que papa a rêvé de ne pas trop retourner en Judée. Et donc, pour fêter notre retour d’Égypte, tous mes cousins sont venus et même ma mamie Anne et mon papy Joachim qui passent leur temps à s’embrasser (c’est dégoutant mais je les aime bien quand même, surtout que c’est mamie Anne qui a appris toute seule à lire à maman). Il a failli manquer ma tante Élisabeth et mon oncle Zacharie, mais ils ont frappé à la porte juste quand maman et moi on terminait de mettre le couvert sur la table que papa a fabriquée exprès pour l’occasion.

Comme j’étais drôlement content que ma marraine arrive, j’ai traversé la maison en courant pour être le premier à leur ouvrir. En passant, j’ai quand même entendu un oncle dire à papa comme il est gentil et serviable ton fils… J’avais à peine ouvert la porte que mon cousin Jean-Baptiste s’est mis à sauter de joie dans tous les sens. Je sais pas trop ce qu’il a, mais ça lui prend à chaque fois qu’il me voit et je me demande parfois s’il ne perd pas un peu la tête.

– Vous avez fait bonne route ? papa a demandé derrière moi en arrivant.

– M’en parle pas ! mon oncle Zacharie a répondu en faisant en même temps une tête de quelqu’un plutôt content d’en parler. Figure-toi qu’à cause de travaux ils nous ont collé une déviation par Capharnaüm, ça nous a quand même rallongé d’une journée ! C’est de pire en pire, je te jure… Les Romains et la circulation, c’est vraiment pas ça.

Et c’est vrai qu’il avait l’air rudement embêté par cette histoire de déviation de Capharnaüm. Il paraît que cette ville c’est toujours le souk mais que je verrai bien quand j’irai à l’école là-bas.

– Comme tu as grandi, mon petit Emmanuel ! m’a dit ma tante Élisabeth en me décoiffant complètement avec sa main.

J’ai jamais tellement compris pourquoi, elle est la seule de mes tantes à m’avoir toujours appelé par mon deuxième prénom. Peut-être parce qu’elle veut me rappeler que comme elle est ma marraine elle n’oublie pas à quel point je suis spécial pour elle. Mais heureusement, maman est arrivée et elle a laissé mes cheveux tranquilles à la fin.

Avec Jean-Baptiste, on s’est enfuis rapidement et on a vu papa et tous les autres faire pareil, parce que quand maman et sa cousine Élisabeth se retrouvent, elles passent toujours trois heures à se saluer et à réciter des prières. En plus, ça m’arrangeait un peu de retourner dans ma chambre pour finir de m’habiller. Jusqu’ici, comme j’aidais papa et maman à préparer le déjeuner, j’avais juste mis une tenue de service avec un linge autour de la taille. Mais là, fini de faire le guignol : il fallait que je sois tout beau. Mon cousin a bien essayé, comme à chaque fois, de m’attacher les sandales, mais je me suis pas laissé faire.

– Et puis quoi encore ? je lui ai dit.

Du coup, il est parti bouder dans son coin en marmonnant tout seul et en mâchonnant une sauterelle qui trainait au fond de sa poche. Il est vraiment bizarre, mon cousin Jean-Baptiste.

Mais sa mauvaise tête n’a pas duré très longtemps, parce qu’on nous a assez vite appelés pour le déjeuner. Tout le monde s’est assis autour de la grande table toute neuve recouverte avec une nappe bleue avec des étoiles dessinées dessus.

L’oncle Zacharie qui est un bavard terrible (on m’a dit qu’il n’a pas toujours été comme ça et qu’à une époque il ne parlait même pas du tout, mais j’ai quand même du mal à y croire) il s’est extasié devant le travail très chouette de papa. Il en a profité pour raconter qu’il venait d’acheter un modèle à un marchand venu d’assez loin, dans le Nord-Ouest je crois, une table à monter soi-même, et qu’il lui a fallu presque une journée complète pour y arriver.

– Ces meubles venus de Scandinavie, c’est quand même pas tout à fait ça ! On dira ce qu’on veut, c’est vraiment pas dans leur culture et je doute qu’ils soient un jour doués dans le domaine…

Maman m’a demandé de bénir le repas avant qu’on commence à manger, pendant que Jean-Baptiste faisait le guignol en posant sa tête au milieu d’un plateau ou en aspergeant tout le monde avec l’eau de son verre. Moi, j’ai pris le pain, je l’ai béni un peu et je l’ai rompu pour le distribuer à tout le monde. Les autres m’ont regardé faire en silence et c’est vrai que ça faisait une scène terrible ! Je pense que je vais m’entraîner pour le refaire de temps en temps avec les copains.

Les grandes personnes ont raconté encore l’histoire de ma Nativité. Il faut dire que ma naissance, je ne sais plus si je vous l’ai raconté ça aussi, mais ça a dû être un sacré drôle de bazar, même si je m’en souviens pas du tout : le recensement, les auberges de la ville qui étaient pleines, l’étable, les bergers qui ont débarqué d’un seul coup… Cette histoire plait tellement que j’ai l’impression qu’on n’a pas fini de la raconter à tout le monde.

Maman avait préparé plein de lait et de miel, et puis aussi du pain de poisson comme j’aime bien. Au début elle avait eu l’idée de faire un méchoui, mais à force qu’on m’appelle mon agneau tout le temps je finis par ne pas tellement aimer qu’on mange du mouton. Même à la Pâque, ça me fait toujours pleurer. Et puis il y avait plein de petits plats drôlement bons avec plein d’aromates et du sel qu’on pouvait rajouter dessus si on voulait (j’aime bien le sel), parce que l’homme ne se nourrit pas seulement de pain, c’est vrai quoi, zut, flûte, nom d’un chien !

Un peu plus tard, maman m’a demandé :

Tiens, Jésus mon agneau, on n’a plus de vin à table, tu pourrais aller en chercher ?

Et moi, ça m’a quand même bien ennuyé qu’elle me demande ça à ce moment-là, alors je lui ai répondu :

– Tu sais Maman, mon heure n’est vraiment pas encore venue…

Et puis on a éteint les lumières et on a apporté le gâteau en forme de bûche que papa aime bien (c’est lui qui a eu l’idée, et je suis sûr qu’un jour tout le monde va le copier), avec des bougies qui faisaient comme des langues de feu dessus, et tous les invités se sont mis à chanter : « Joyeux a-a-a-a-a-a-a-a-a-a-a-a-a-a-a-an-niversaire ! » Je trouve ça très bête, ces voyelles répétées seize fois comme ça en milieu de mot. J’espère que ça ne va pas devenir une tradition.

Près de la table, il y avait un sapin avec une étoile accrochée au-dessus (j’aime bien mettre des étoiles partout le jour de mon anniversaire) et plein de cadeaux déposés en dessous. Il y avait un nouveau lit construit spécialement par papa, pour remplacer la paille qui me sert de couchette depuis des années. Maman m’avait aussi fait un petit oreiller très chouette, avec un épis de blé et une grappe de raisin brodés en point de croix dessus. Elle a dit qu’il fallait que j’en profite bien parce qu’on ne sait jamais ce que la vie réserve et que tu n’auras peut-être pas toujours quelque part où reposer ta tête, mon fils. Et puis il y a aussi le cadeau de mon papy et de ma mamie : un ânon et un veau, pour réchauffer ma chambre. Mes trois parrains de l’étranger m’avaient aussi envoyé des cadeaux. Là, pas trop de surprise : c’était les mêmes que d’habitude (des petites barres d’or, des bâtons d’encens et une boîte de myrrhe). Je les range dans un coin depuis des années, mais je ne sais pas tellement quoi en faire même si je leur écris toujours pour bien les remercier.

– C’est trop gentil, mais il ne faudrait pas qu’à la longue tous ces cadeaux nous fassent perdre le vrai sens de la fête ! a dit maman.

Moi, je trouvais ça plutôt chouette quand même de recevoir plein de cadeaux comme ça, et même je me disais que ce serait une drôlement bonne idée d’imaginer une fête pour s’en donner encore tout plein à un autre moment de l’année, mais je n’ai rien dit parce que j’ai bien senti que ce n’était pas tellement le moment de faire le malin, c’est vrai quoi, sans blague…

A la fin de la journée, on s’est tous drôlement embrassés en se disant plein de soyez prudents sur la route et tu nous écris tout de suite en arrivant, hein !

Mais ce qui est rudement bien, c’est qu’on revoit tout le monde dans quinze jours pour tirer les rois tous ensemble ! C’est une autre espèce de tradition que j’aime bien dans la famille parce que c’est toujours moi qui trouve la fève et qui suis le roi. Sauf que l’année dernière un cousin avait remplacé la couronne en carton par une autre pleine d’épine, et moi je me suis fait très mal mais j’ai été très courageux et je n’ai même pas pleuré. J’espère que c’est la dernière fois que quelqu’un aura une idée pareille : j’ai trouvé ça complètement nul.

*

Et pour ceux qui l’auraient manquée, la toute première aventure du Petit Jésus

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38 réflexions sur “L’anniversaire du petit Jésus

  1. Jésus, il avait pas un de ses Oncle un peu vieux avec une grande barbe blanche qui lui offrait plein de cadeaux aussi. Comment il s’appelait déjà ?? Je me souvient que c’était un oncle hyper à la mode (d’ailleur à cette époque, la mode c’était le grand manteau rouge ou pourpre cousu d’une seul piece).Mais que lui, il aimait rajouter un peu de fourure blanche dessus.
    Je ne me rappel plus de qui c’était mais c’est pas important vu que cette personne ne sera jamais connu

  2. Je me suis bien amusé à retrouvé les références.

    J’avoue que le coup des voyelles répétées 16 foism’a laissé un peu perplexe. Peut-être glisser quelque chose comme quoi c’est (selon un berger du coin) comme cela que chantent les anges dans les campagnes?

    En tout cas merci!

  3. Et ça, ça nous a fait un chouette cadeau! Moi, j’étais drôlement contente parce que c’est très amusant les histoires d’Edmond!

  4. Je trouve les 99 % de très mauvais goût et la fin fortement blasphématoire ! Cette allusion à la Couronne d’Epines est parfaitement scandaleuse !

  5. Il me semble que la réaction de Marie-Françoise est un rien excessive : mauvais goût, je ne pense pas, et de blasphème, point. Scandale, peut-être, oui, puisqu’elle, au moins elle, tombe.
    Il est toujours extrêmement difficile de rire avec la vie de Jésus. J’ai ri, mais il reste toujours un petit quelque chose où l’on se dit : « mais tout de même, je ne sais pas… »

    Je ne sais pas. Je n’arrive même pas, par écrit, à « dire » ce que je ressens, à poser les questions qui me chatouillent le bout du conscient, par là, assez loin pour ne pas savoir exactement où, mais pour sentir que ça chatouille.

  6. @ Charles-Marie : Je ne suis pas complètement fan de l’idée d’appuyer autant. Toutes les références ne sont pas faites pour être perçues à la première lecture, d’ailleurs.

    @ Marie-Françoise : S’il y a un blasphème ici, alors on n’a pas la même définition. Et comme la mienne est celle du Catéchisme, je ne suis pas certain d’avoir envie de la réviser avec celle que vous pourrez m’avancer…

    @ Vianney : Ce qu’il faut surtout voir, c’est que l’intention derrière ce genre de texte est en réalité de renvoyer à suffisamment de références pour inviter à une relecture de l’évangile et/ou de la tradition. Au-delà de l’exercice de style, je vois ça comme un jeu qui a pour but de donner l’envie de lire ou relire l’Évangile… Que certains traits ne soient pas parfaitement ajustés, cela dit, je peux l’entendre, et je m’empresserai de corriger les versions à venir.

  7. On a le droit de dire qu’on trouve l’histoire à 99 % de très bon goût et absolument pas blasphématoire ? Parce que c’est mon cas, que j’ai beaucoup souri, que ce récit a égayé ma matinée, que les multiples références m’enchantent, que c’est christocentré, que le fond comme la forme me plaisent énormément, et que je crois personnellement que Dieu a beaucoup d’humour et se réjouit de ce plaisant récit.

  8. « et à la fin de la fête de famille, comme tous les ans, tonton s’est mis à parler politique et religion, alors tout le monde s’est mis à se disputer et à crier très fort, mémé a fait la tête, un voisin est même venu nous dire de faire moins de bruit, et il a fini par me traiter de blasphémateur, d’anathème et d’apocryphe parce que j’avais raconté un truc qui était pas encore écrit dans son livre à lui.
    C’est chouette, je trouvais que ça manquait à notre repas, au début, une belle bagarre. Sauf qu’il n’y eu a personne pour répondre que ça y est, qu’on est persécutés comme au royaume des Perses et des Mèdes. pfff, les adultes, ils n’ont même pas de créativité, dans les bagarres. Nous, avec Jean-Baptiste, on s’est demandé si quelqu’un d’autre allait venir ou pas, mais à la fin on a décidé de se bagarrer tous seuls tous les deux, juste pour savoir lequel de nous était le plus grand, et comme on avait attrapé un oeil au beurre noir chacun et des bleus partout sur les jambes, et qu’on entendait plus rien avec les cris des parents, il a dit que ça suffit, et c’était moi qui serait le plus grand même si pour le moment il fallait que je grandisse encore un peu, et on s’est réconciliés. Après, on a tous fini le repas et tonton a mangé un sanglier à lui tout seul, mais ça c’est une autre histoire. »

  9. J’aime cette histoire, et beaucoup aussi la fin alternative de Do ! Merci à tous les deux ! :D

    Et perso (pour répondre à Vianney et à ceux qui se demandent si, quand même, est-ce que ça se fait de raconter l’histoire de Jésus comme ça ?), ça ne me dérange pas. Après tout, Edmond ne prétend pas écrire un nouvel évangile, et il existe déjà un certain nombre d’évangiles apocryphes, non ? Ils ne se privent d’ailleurs pas de faire de Jésus un petit garnement… plein de super-pouvoirs et qui ennuyait grandement ses petits camarades ! ;)

    Merci au passage à Charles-Marie pour la référence que j’avais loupée (j’ai seulement compté les ‘a’ histoire de voir s’il y en avait bien 16 !).

  10. mais c’est quoi, cette histoire de 16 « a »?
    c’était pas une allusion au grégorien, ce truc plein de « a »?

    « c’est vrai, j’ai un copain, Grégory, il veut faire docteur, quand il sera grand, alors il me dit toujours de dire 333 et de faire plein de « a », mais à mon avis, à force de faire des vocalises tout le temps, c’est chanteur, qu’il va finir par faire, comme métier! »

  11. Ah les Romains et la circulation ! C’est culturel.

    Question existentielle : Est-il possible que le lit offert et fabriqué par Joseph ait été de style « retour d’Egypte » également? Il est effrayant de penser que Jésus aurait pu faire ses nuits de façon si euuh ….concordataire. (on préfèrerait presque le pin scandinave d’Oncle Zacharie)

    En tout état de cause, espérons que ce charmant Anniversaire du Petit-Jésus ne vous attirera pas les foudres et n' »hérodera » pas trop votre amusante créativité.
    Dieu est humour !

  12. @ Edmond (commentaire 8) : intéressant de connaître ton intention, excellente ! Pour ma part, je pense avoir repéré une bonne partie des références, et j’ai beaucoup aimé ce côté-là.
    Remarquez que la seule chose que j’ai dite, c’est que « je ne sais pas », après avoir répondu « ni mauvais goût, ni blasphème ». Je ne suis pas vraiment de ceux qui refusent de rire dès qu’on touche à Jésus ou à son Église, mais je reste toujours avec cette question : quand on rit, pourquoi rit-on ? De quoi rit-on ? De qui rit-on ?
    Le rire, pour moi redoutable énigme anthropologique, qui plus est beaucoup dénaturé de nos jours…

  13. A Edmond : Peut importe si selon vous je n’ai pas le même catéchisme ! Je suis une catholique romaine convaincue ! Rassurez-vous, je ne suis pas « une bigote de la coince » ! Mais ce genre d’humour à la sauce « Sempé » pour faire « d’jeune » comme ici touchant Sa Personne et à sa Couronne d’Epines me scandalise fortement ! Je persiste et je signe je le considère comme blasphématoire !

  14. Allez, Marie-Françoise, vous avez le droit d’avoir votre opinion, bien sûr, mais ne gâchez pas notre plaisir à nous, fidèles lecteurs de ce blog qui aimons l’humour de son auteur, sa foi et sa spiritualité. Parfois Dieu fait des clins d’oeil et apparait là où l’on ne s’y attend pas…

  15. Personne ne parle jamais de la tante Annie Versaire, surnommée la tante Yaoù qui n’oublie jamais ses neveux en leur postant dont ne sait où un message en n’oubliant jamais de joindre ses meilleurs neuf voeux.

  16. tu vas pouvoir sortir aussi un livre des aventures du petit Jésus, à ce train là! Mais trouve un évêque pour l’imprimatur, d’abord, c’est plus sûr. (…ou pour la préface)

  17. mon boulanger m’a dit que pour l’ anniversaire de jésus, ses parents se faisait toujours livrer le pain d’une boutique de Nazareth à l’enseigne « au véritable pain de beth-léem »,réputé dans le monde entier et que la tradition était de donner les 2 premiers morceaux à un âne et à un boeuf pour qu’ils soient fortifiés pour toute l’année. avez-vous entendu parler de cette tradition ??

  18. L’idée de pasticher le Petit Nicolas est géniale, mais je suis mitigé sur le résultat final.

    Bien entendu, parler de blasphème n’a pas de sens (pourquoi ce besoin, entre frères et soeurs dans la foi, de sortir tout de suite les grands mots ?). Mais l’allusion à la couronne d’épines m’a fait l’effet d’une fausse note. Je ne suis pas sûr de pouvoir expliquer exactement pourquoi. Peut-être à cause de la violence de l’image ainsi évoquée, en décalage total avec le ton du texte ? Certes, il est possible de trouver une façon de rire de la torture; mais c’est rudement difficile, et c’est peut-être cela qui passe un peu moins bien ici.

    Autrement, l’addition proposée par Do est excellente !

  19. @ Gwynfrid : On est d’accord pour la couronne d’épines, en fait. Je m’en suis aperçu assez vite et, à vrai dire, avant même le commentaire qui m’accusait de blasphème (idée qui reste absurde, puisque l’intention n’y est évidemment pas). Sans ce commentaire, d’ailleurs, j’aurais certainement discrètement effacé ce détail… mais le paradoxe, c’est que pour que la discussion reste compréhensible, je dois aujourd’hui le laisser en place !
    Bref… c’est une excellente illustration de la limite de l’exercice. Le détail de trop, en quelque sorte.

  20. Pareil, une petite grimace pour la couronne, même impression que Gwynfrid.
    Mais sinon, c’est vraiment génial!!! Rien de tel pour bien commencer la journée! Et j’aime beaucoup la référence à Ikea =)

  21. Merci Edmond, je suis enchantée que tu continues sur cette bienheureuse lancée, c’est drôle, fin, de bon goût (si !).

    Et en fait, oui, c’est vrai que la fin avec l’histoire de la couronne est amère, parce qu’on passe brutalement d’un ton léger à un rappel inattendu d’un moment spécialement brutal et douloureux…
    Mais quand on te connaît un peu à force de te lire, on sait que l’intention n’est nullement d’offenser ni de scandaliser.

    J’ai hâte de lire la Pâque du petit Jésus !

  22. Très bon, merci Edmond, vacances obligent, je ne lis ce billet que maintenant, mais ça fait une bonne tranche de rire pour se motiver pour la rentrée !!

  23. Merci pour ce texte adapté à notre monde actuel… La fin de l’histoire nous ramène à la dure réalité… Elle permet de passer du léger en cette période de fête, au rappel douloureux que nous vivrons en union avec le Christ en fin de carême… Il aurait été dommage de ne pas nous faire revenir à ce moment là: Il est venu, il est né… Il a souffert… Beaucoup de personnes vivent cette période de fête dans la souffrance… votre humour est un « baume de Judée »… Surtout continuez. Bonne année 2011.

  24. elle est un rien chouette ton histoire mon cher Edmond :D
    Je ne dois pas etre une vraie Catho-pour-de-bon, je la trouve savoureuse et drole et je pense qu’il faut la prendre pour ce qu’elle est, juste pour ce qu’elle est! et ne pas chercher à compliquer ce qui n’a pas à l’etre…

  25. Cher Edmond,
    un très grand bravo !
    Déjà, l’idée initiale était très bonne (n’est-ce pas, Nitt ?!), mais je ne m’attendais pas à ce que tu nous remettes le couvert !
    J’avais déjà commenté de façon enthousiaste le premier opus, il me semble normal d’en rajouter un peu pour le deuxième (en attendant un troisième ?).
    Donc, encore une bonne tranche de rigolade, qui reste pourtant, à mes yeux, tout à fait respectueuse. (Et si, depuis le temps, j’ai remarqué, Edmond !)
    Je suis un grand fan du petit Jean baptiste ! Et la référence au banquet de Cana… Un régal !
    Pour ma part je ne suis pas tellement choqué par cette histoire de couronne d’épine. Au contraire, je trouve que pour conclure ce petit moment de franche rigolade, cette référence remet les choses dans la perspective de l’histoire sainte : la fête de l’Incarnation est un grand moment de joie et de rire, mais elle n’est pas dissociable de la Passion qui nous sauve. Ainsi l’humour de tes lignes, Edmond, ne s’en tient pas à une réécriture drôle et légère (ce qui est déjà en soi bienvenu), mais se permet en outre (neuve, de préférence) d’être un humour de la profondeur, ancré sur l’essentiel de la foi.
    Et je ne vois pas du tout en quoi on pourrait prétendre qu’Edmond se moque de Jésus : il rigole plutôt AVEC Jésus !
    En te souhaitant encore pleins d’idées aussi justement drôles que celle-ci ! (C’est pas totalement désintéressé, comme souhait, j’en ai bien conscience… )
    C.S.

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