Seconde(s) chance(s)

Humeur(s)

Si on m’avait dit qu’un jour Pascal Obispo me pousserait à l’écriture d’un billet… Oui, je sais : ça te fait sans doute un peu mal même à toi. Quoique, les plus hispanisants m’objecteront sans doute (objecter, ça l’ibère) qu’avec un nom pareil – Obispo : essaie de suivre un peu – ce monsieur était en quelque sorte prédestiné à subir un jour les foudres de ma bonne mauvaise foi. Ce n’est pas une objection totalement infondée. Retenons-la donc comme justification foireuse à l’existence de cet article. Après tout, pourquoi pas.

Commençons par les faits : je découvre (effaré, mais voilà déjà un sentiment qui m’éloigne des faits) que Pascal Obispo signe une nouvelle comédie musicale intitulée « Adam & Eve, La seconde chance ». Soit.

Comme le spectacle ne sera visible qu’à partir du 31 janvier prochain, je vais me borner à émettre des considérations subjectives sur l’argumentaire aujourd’hui communiqué. Si ça se trouve, le résultat sera très éloigné de ce que laisse présager le site internet et les communiqués de presse qui commencent à être envoyés.

Première impression, donc : Aïe, aïe, aïe… (En gros.)

Je vais tout de même essayer de faire abstraction du fait que la musique de l’énergumène Pascal Obispo me laisse relativement de marbre, quand elle ne me hérisse pas le poil, certes, à part quelques vieux titres qui n’ont en fait pour eux que le côté « carte postale d’un moment précis de mon adolescence » un peu marqué. Mais c’est déjà ça. Eh bien, même en faisant abstraction de ce qui sonne quand même assez violemment à mes oreilles comme le symbole absolu de la musique aseptisée aux orchestrations interchangeables et toujours prévisibles, j’ai peur que ça ne sauve pas grand chose.

Seconde chance impression, donc : Aïe, aïe, aïe… (Globalement.)

C’est tout de même amusant de constater qu’après Les Dix commandements, Pascal Obispo choisit encore un symbole judéo-chrétien fort pour bâtir un spectacle. Son inspiration est intéressante, j’attends avec impatience qu’il se penche sur l’histoire de Job ou de Jérémie, qu’on rigole un peu (ou pas). Et à quand le show inspiré du livre des Macchabées ? Pas de bol pour lui, Jesus Christ Superstar, c’est déjà pris… Trop, trop dur.

Mais revenons à nos petites brebis du moment. Voilà-t-y pas que le premier homme et la non moins première femme vont se voir gratifier par leur nouvel évêque pop d’une « seconde chance ». C’est cool, la vie en binaire tout noir et blanc. C’est tellement plus chouette de réécrire les histoires qu’on ne connaît pas, pour que tout le monde les connaisse encore moins. Parce que voilà, dans un élan de génie pur que ne sauraient sans doute égaler que la finesse psychologique de Michael Bay ou la délicate pudeur de Christine Angot, Mgr Pascal Obispo a eu l’idée du siècle : « Et s’il était donné à l’humanité une seconde chance ? » Entre temps, c’est devenu l’accroche du spectacle. Il faut dire aussi que, par un coup de bol que n’égalent probablement que l’érudition et le flegme de Franck Ribéry ou la sobriété dans les effets de Baz Luhrmann, c’était un peu trop long pour faire un titre de roman de Marc Lévy, donc c’était libre.

Mais pas de procès d’intention (c’est pas le genre de la maison – zon, zon, zon…), laissons encore toute sa (seconde ?) chance au spectacle et lisons ensemble, dans un même mouvement de docilité de nos cerveaux disponibles, les quelques lignes de présentation gracieusement offertes par l’équipe de communication d’Adam & Eve, La seconde chance :

« S’inspirant avec poésie et modernité de la première histoire d’amour, Pascal Obispo renoue avec les thèmes qui lui sont chers et nous invite à rêver d’un monde meilleur. Rythmée par une musique originale fidèle à ses plus grands succès, cette nouvelle comédie musicale est un grand spectacle familial, fédérateur et porteur d’espoir.
Au (re)commencement sera toujours l’Amour… »

Je n’ai pas changé un mot. Promis, juré, craché.

Néanmoins, un léger décryptage s’impose :

S’inspirant avec poésie et modernité

C’est tout mon Pascal, ça : « poésie et modernité ». Quand je pense à lui, ce sont clairement les mots qui me viennent spontanément à l’esprit. « Poésie », « modernité », et puis aussi « viandes en sauce ». Mais il n’y avait pas la place, là.

de la première histoire d’amour,

Oui, tout le monde sait ça : Adam et Ève, c’est avant tout une belle et grande histoire d’amour. Bon, le seul problème, c’est quand même que c’est surtout l’histoire d’un amour déçu, où l’homme et la femme décident de rompre avec Dieu et de vivre leur propre vie comme s’ils ne lui devaient rien. Histoire qui, d’ailleurs, aura une conclusion tragique quand le Christ se sacrifiera pour rétablir l’alliance originelle brisée. Mais on va pas finasser, d’autant que vendre l’« histoire d’amour » d’un homme et d’une femme complètement à poil, ça a toutes les chances de marcher.

Pascal Obispo renoue avec les thèmes qui lui sont chers

Et que tout le monde connaît bien, depuis que son oeuvre est étudiée religieusement dans les salles de classe, juste après le chapitre sur Enid Blyton et avant la lecture cursive d’Amélie Nothomb.

et nous invite à rêver d’un monde meilleur.

T’entends ça, John Lennon ? Tu peux aller te rhabiller (t’as qu’à prendre les fringues d’Adam, il en a pas besoin de toute façon), Pascal va nous faire son pouvoir des fleurs à lui, ça va envoyer du pâté. Enfin un monde vachement plus mieux où les gens seraient gentils, où le ciel bah il serait tout bleu sauf le soleil qui serait jaune et où les zanimals seraient toujours bien peignés. Allez zou : tout l’monde tout nu, et qu’ça saute !

Rythmée par une musique originale

Je demande quand même à voir.

fidèle à ses plus grands succès,

Ah ! j’étais sûr qu’il y avait une arnaque ! Une œuvre radicalement nouvelle, dans la droite ligne de ce qu’il faisait avant. A partir de dorénavant c’est comme d’habitude, en somme.

cette nouvelle comédie musicale est

… une grosse machine à fric ?

un grand spectacle familial,

Ah, tiens, non. C’est juste fait pour qu’on amène mémé et les enfants, pour communier gaiement en payant tout plein de billets, et rêver ensemble à un monde qu’il est plus beau.

fédérateur

Oui, surtout, oubliez pas d’inviter aussi vos voisins. Tant qu’ils paient.

et porteur d’espoir.

L’histoire originale originelle était porteuse d’une Espérance, mais c’est nul l’espérance. Alors que l’espoir, au moins, ça permet de faire plein de chouettes rimes avec croire, victoire et croquer dans la poire. Astucieux. Je suis pas certain qu’on gagne au change, mais c’est astucieux.

Au (re)commencement sera toujours l’Amour…

T’as noté le jeu de mots, hein ? « (Re)commencement », comme dans « commencement » mais avec un « (re) » un petit peu caché devant. Genre, on va refaire la création du monde, sauf que cette fois-ci on va pas laisser ce nul de Dieu gérer les affaires, on va mettre l’homme et la femme aux commandes et ce sera vachement plus mieux. Et puis, c’est vrai quoi zut flûte sans blague à la fin : l’amouuuur toujouuuurs, toussa… Snif, versons une larmiche (et le prix du billet d’entrée, n’oublions pas).

(Intermède ludique : pour une réécriture amusante de l’histoire d’Adam et Ève, va plutôt voir cette vidéo-là…)

Évidemment, je suis d’une sacrée mauvaise foi avec un spectacle que je n’ai même pas vu. N’empêche… la tentation (ah ! ah ! ah !) est trop forte de ne pas rappeler ici qu’en fait de seconde chance, l’humanité a en réalité une nouvelle chance par seconde de ne pas choisir le mal. La « seconde chance » ultime, c’est quand même le Christ qui est venu nous la donner sur la croix. C’est aussi ce qui nous est offert à tous le jour de notre baptême. C’est enfin ce qu’on peut obtenir à chaque fois qu’on laisse la miséricorde de Dieu passer un coup de balai dans notre péché quotidien.

Alors bon, tu m’excuses, Pascal, je suis sûr qu’en vrai t’es un bon gars plein de chouettes intentions pour un monde meilleur et porteur d’espoir où on serait tous drôlement plus heureux, mais j’achète pas trop cette ébauche de prêchi-prêcha moralo-cucul qui a l’air de faire passer l’histoire du Salut pour un procès sans appel où l’humanité a été condamnée une fois pour toutes. Et je t’invite à relire attentivement cette (belle et terrible) histoire d’arbre de vie délaissé par l’homme au profit d’un obscur « arbre de la connaissance »… qui va nécessiter que Dieu vienne refaire le jardinier sur terre en plantant un nouvel « arbre de la renaissance » en forme de croix.

Tu vois : la Rédemption peut aussi être racontée façon Tistou les pouces verts. C’est très « flower power », quand on se donne la peine d’y regarder de plus près. Mais, certes, ça demande d’être considéré avec un peu de sérieux et de gravité.

« Or, il y avait un jardin près du lieu où Jésus avait été crucifié. » (Jn 19, 41.)

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50 réflexions sur “Seconde(s) chance(s)

  1. Merci Edmond, tu m’as bien fait rire et tu m’as convaincu. J’irai voir. Ne serait-ce que pour payer ma place.

  2. Quitte à rire un peu, j’allais te conseiller son blog, que j’ai découvert par hasard il y a quelques années et qui m’a à l’époque bien massé le foie, mais je constate que ce chef-d’œuvre a disparu. Note bien, ce n’est pas plus mal, c’est pas beau de se moquer pendant le carême.
    Adapter un livre, quel qu’il soit, donne trop souvent des résultats monstrueux à ceux qui connaissent ledit livre. La Bible ne fait pas exception. ;-)

  3. excellentissime! Maintenant, c’est malin… ça donne envie de savoir ce qu’il va en faire de cette histoire d’amûûûûûûr! Je n’ai pas dit aller voir, hein… mais savoir! ;)

  4. Tiens, c’est la première fois que je fais le lien entre le jardin originel et Marie-Madeleine qui prend Jésus pour le jardinier après la Résurrection. (d’ailleurs, c’est peut-être complètement une coïncidence en fait)

  5. tiens, et si j’allais voir le site internet de la comédie musicale?…
    « attention : y a de la musique qui pourrait t’agresser les oreilles si tu cliques » hein? que neni, je n’ai point peur!… CLIC…
    pardon d’avoir douté (et vive les touches-raccourcies aussi!) XD

  6. vu la vidéo. HYPER DECU. ils ont appelé le beaumec Snake (ouh le jeu de mot), et ils sont absolument pas feuilledevignisés. ça promet, ça promet.

  7. Et bien moi je suis très déçue par ce billet… Si je ne m’abuse il n’y a encore qu’une seule page du site web de la comédie musicale donc pas grand chose à se mettre sous la dent pour se faire vraiment une idée. Ton jugement ne serait-il pas un peu hâtif Edmond? Et puis des gens qui apprécient le style d’Obispo il y en a à la pelle et moi la première! Et bien moi je suis absolument ravie qu’un thème biblique soit sur le devant de la scène sans que l’Eglise n’ait à décaisser un centime. Si rêver d’un monde meilleur « à la façon obispo » attire les foules tant mieux, je ne crois pas que nous « cathos » soyons pour l’instant capable de faire pareil! Enfin, je vois cela comme une excellente occasion d’aborder un sujet biblique avec des collègues ou amis non croyants et d’y apporter notre petite touche en donnant des précisions sur ce que nous croyons! On sait bien que les « mauvaises nouvelles » ont une meilleure audience, mais moi j’aimerais bien lire des choses un peu plus positives sur ce blog…!

  8. J’aime bien le « je demande à voir » la musique… Ça va décoiffer à ce point-là ?

    S’ils savaient, l’équipe de communication, qu’il a un blogueur suisse qui refait le portrait (un peu comme tu as refait le leur) de tout un tas de chansons et qui finit toujours par les mêmes mots qu’eux : « c’est une chanson porteuse d’espoir »…
    (Euh, je tente les balises HTML, j’espère que mes souvenirs de fac sont pas trop mauvais, sinon bonjour le bazar…)

  9. Vu la vidéo.Casting irréprochable. Du blond, du brun, du black (un tout petit peu mais Eve quand même),du décoiffé, du jeune…non vraiment,Pascal fait des efforts pour évangéliser les cours de récré ;-)

  10. @ Anna : « Traduttore traditore », oui, je connais mes classiques. Cela dit, adapter légèrement un texte en modifiant quelques détails, ce n’est pas tout à fait la même chose que faire un contresens général… ;-)

    @ Miss Pomme : Pour moi, ce lien entre la phrase de Jean « il y avait un jardin » (qui sentait mon le métropolitain) et le Jardin originel est assez évident, en fait. Ça agit comme un rappel, qui replace la croix comme nouvel Arbre de Vie.

    @ David : Oui, « Snake », j’ai vu ça aussi… Là encore, c’est très habile ! Mais cela dit, je suis bien curieux de savoir qui pourraient être les autres personnages… (Enfin, c’est une curiosité très mesurée, finalement.)

    @ Clara : Certes, pas grand chose à se mettre sous la dent, mais je peu qui est déjà communiqué a tout le poids d’une note d’intention… Et ça part quand même sacrément mal, puisqu’on voit apparaître d’assez sévères contresens. Je ne suis pas contre l’idée de saisir cette « occasion d’aborder un sujet biblique » (d’ailleurs, c’est pas très précisément ce que je suis en train de faire, là ??), mais je revendique quand même le droit de dire franchement ce que j’en pense, tout en sachant que cet avis-là n’engage que moi.
    Et puis… je ne crois pas que ce blogue se limite à publier du négatif : quand je parcours les dernières publications, j’y vois un peu de tout, y compris du très positif. Donc… euh… comment dire ?…

    @ Nitt : Excellent, ce gimmick de « Bon pour ton poil » !

  11. Yes, moi je suis super favorable. c’est qu’il y en a marre d’avoir qu’une seule chanson d’Obispo qui soit un peu catho pour les mariages (« Aimer, c’est ski a de plus beau »). On va enfin avoir un vrai choix !!! Ouf ! Alors moi je dis : Merci Pascal !

  12. @ Lemessin : Je crois que, tout à l’élan vengeur de ta hargne, tu t’égares et confonds avec « L’envie d’aimer ». Mais je comprends et valide l’idée.

  13. Entièrement d’accord Edmond. Mais ne t’inquiète pas : Le sujet biblique (comme pour les 10 commandements) passera inaperçu. Pourvu qu’on parle d’amour (parce que les méchants sont pas gentils), de paix (parce que la guerre çà fait mal) et le tout avec des choeurs et de beaux et belles chanteuses (même s’ils chantent faux)…c’est pas çà le monde meilleur ?

    euh… rappelez-moi le serpent de Gn 3, c’est pas celui qui justement veut présenter ‘un monde meilleur’ à Eve et Adam ???

  14. @ François : Il nous fallait un bibliste pour le rappeler ! Merci ! :-)

    @ Anna : Je sais. Mais elle n’est pas d’Obispo, contrairement à celle que je suggère.

  15. eh ben moi, (personnellement, en ce qui me concerne, je), Pascal Obispo a été une des personnes dont Dieu s’est servie pour me ramener à lui, lors de mes années d’errance loin de l’Eglise, au moyen de certaines paroles de ses chants. désolée, je n’ai pas la culture musicale de David, et à l’époque, je ne connaissais pas les chants de l’Emmanuel. La découverte de certains chants de paroisse a même été pour moi une joie. (je me suis confessée depuis, rassurez-vous).

    Alors vous pouvez tous prier pour que son spectacle ramène -àl’insudesonpleingré- des tas de gens à Jésus, qui se chargera bien assez tôt de leur espiquer la supercherie: on attrape pas des mouches avec du vinaigre. on a tous été attirés par des machins bisounours ou des trucs qui nous brossaient dans le sens du poil, et vous verrez, quand vous aurez mon âge, à quel point la recherche de notre intérêt peut se cacher sous des apparences très spirituelles… alors oui, Obispo, c’est un peu « le monde de candy » et c’est pas avec ça qu’on va expliquer Auschwitz, mais tant qu’à raconter des c*nneries, il vaut sans doute mieux qu’il en fasse une comédie musicale qu’un petit livre rouge (ou vert) (ou noir) (ou à pois).

  16. En tant que responsable du fan club officiel de Obispo et de Zidane.
    Je n’ai qu’une chose à dire: Vive Pascal…Vive Zizou…

  17. Merci Do ! J’adhère autant à ce que vous dites qu’a ce qu’a écrit Edmond ! Il fallait juste les deux :)

  18. Et j’ai oublié un accent à « qu’à ce qu’a écrit »… L’émotion de voir un de mes meilleurs amis chanter Obispo à la télé ? :D

  19. Il connait pas « Heureuse faut qui nous vaut un tel rédempteur ! » pffff, pour un évêque c’est limite !

  20. Mon souci est de comprendre à quoi correspond la réalité du péché originel : décision prise dans le monde invisible au début de la Création? décision prise dans le monde alors par un vrai premier couple (après un saut ontologique dû à l’action de l’Esprit?), par un premier ensemble d’humains?

    Face à ce genre de perspectives, et parce que j’aime rire un peu, je préfère DE LOIN la relecture de « Good Omens ». Snake? Pff! C’est d’un banal! Parlez-moi de Crawly plutôt! Oups, Crowley, pardon!

  21. Charles-Marie, moi aussi j’adore ce bouquin ! (Good omens, traduit en français De bons présages, de Terry Pratchett et Neil Gaiman, deux pointures de la SF/fantasy).

  22. @ Do : Bien sûr… Mais comme je l’ai dit un peu plus haut, ça passera aussi parce qu’on ne cède rien sur la Parole et qu’on explique, non ?

    @ Charles-Marie : Personnellement, la « réalité » du péché originel n’a jamais été ni un obstacle ni même une question… D’ailleurs, ce qui le texte raconte m’intéresse assez peu : je préfère me concentrer sur ce qu’il nous dit, aujourd’hui, de la réalité de notre péché, de la façon dont nous tombons à chaque fois. De ce point de vue, dans les différentes étapes décrites (et évidemment dans l’espérance qu’il porte malgré tout), il est redoutable.
    De l’isolement à l’entraînement les uns des autres, en passant par la mauvaise compréhension d’une recommandation, le manque de confiance, la convoitise, la surestimation de nos propres forces, etc. le récit de « la chute originelle » est très actuel. Et bien plus que quand on emploie cette expression pour parler de pièces de Molière, d’ailleurs…

  23. Vous savez, en ce moment, la mode c’est aux préquelles.
    Alors forcément après les 10 commandemants, il n’avait le choix qu’entre adam et eve, noé ou abraham.

    Je pense que noé sera la suivante vu que « les 10 commandemants » (comédie musicale sur theme judéo-chrétient) et « le roi lion » (comédie musicale sur des animaux) sont 2 commédies musicales qui ont eu du succés. Si on mix les 2, ça peut que marcher !!A condition que ça ne soit pas obispo qui fasse la musique bien sure.

  24. Dites, le petit blond, là, ce n’est pas un ancien de la Nouvelle Star ?

  25. Parmi les autres personnages, si j’ai bien suivi, il y a aussi une Lilith…

    Bon c’est vrai qu’il y a un groupe de Metal de Stuttgart qui s’appelle comme ça aussi, mais c’est du Black Metal et c’est une branche que j’aime pas du tout.

    Donc ça fait deux raisons de pas aimer le personnage.

    (et puis l’actrice est moche)

  26. merci Juhi. Et du coup Edmond tu peux être rassuré, c’est largement pire que ce que tu avais escompté. Eve, c’est la métisse qui a bousillé le mariage du fils du roi.

  27. Le meilleur reste que la Bible n’est jamais explicitement citée. Omission coupable, corrigée par mes soins dans la bibliographie…

  28. @ Vianney : un malhonnête, un ignorant, un sceptique ou un fan athée d’Obispo (hum!) s’est permis de recorriger après vous… la référence à la Bible ne s’y retrouve plus.

    Merci Edmond pour cet excellent texte, tant sur la forme que sur le fond (comme d’habitude… ou presque ;o)). Mes commentaires sont rares mais mes visites quotidiennes, je suis parfois intriguée par ce que je lis mais jamais déçue… sauf quand un nouveau texte tarde :o)

  29. @ Juhi et David : Oh. My. God. (Comme on disait dans une vieille série.) C’est effectivement pire que tout… Y’en a encore pour venir demander qu’on laisse « toute sa chance » au spectacle ?? Mais comment on peut seulement avoir l’idée de créer un spectacle comme ça, sans rien respecter de la matière d’origine ? A part le côté marketing du titre, ce serait tellement plus simple de réinventer sa petite histoire comme on veut, sans avoir besoin de convoquer une référence pour lui faire subir les derniers outrages…

    @ Sonia : Eh bien, ces rares commentaires sont un plaisir à chaque fois ! Même si j’ai un peu moins de temps pour vous « intriguer », cette année…

  30. Edmond : j’ai pensé la même chose de certains avatars de Sherlock Holmes… Mais j’imagine que c’est un repère qui fait vendre.

  31. @Sonia : non, la référence n’a pas bougé depuis que je l’ai mise, historique à l’appui ! Vous avez sans doute mal lu :)

    @Anna : possible… en même temps, je suis moins gêné quand on réinvente le personnage de Sherlock Holmes que quand on réinvente des personnages bibliques… ou qu’on en reprend seulement les noms, car il n’y a que les noms qui sont bibliques ici. Tout le reste est un gros pipeau pseudo-humaniste où on retrouve tous les insupportables bons sentiments standards possibles.

  32. le fan d’obispo athée a même réussi à supprimer la bd du dimanche sur ce site! ils sont forts.

  33. @ Vianney : Le plus frappant, je trouve (même si ça mériterait d’être creusé un peu), c’est que ce synopsis est en fait une illustration parfaite du péché originel, avec l’absence de confiance dans la situation de départ et l’homme qui croit pouvoir faire mieux seul que ce que Dieu a voulu pour lui… C’est bien la peine de vouloir réécrire l’histoire, si c’est pour faire « aussi pire » que la première fois.
    « Seconde chance », des nèfles ouais !!

  34. @Vianney : Mea culpa… J’avais cliqué sur le lien mis par Juhi, qui renvoie à la version Wikipedia antérieure à votre modification. J’ai prêté des intentions coupables à un potentiel universel qui s’avère être innocent… Pas bien… ;o)

  35. Le pire avec tous ça, c’est que dans la tete de certaines personnes, c’est cette histoire qui va devenir la vérité : regardez ce qui c’est passé avec le livre « Da Vinci Code » ou le film « Amen » : La réécriture de l’histoire de Jésus ou de la vie d’un pape devient pour beaucoup ce qui s’est réellement passé.

  36. Je relève une imprécision d’Edmond, qui me paraît très dommageable, à la fin de son brillant pamphlet : l’arbre qui nous a tous mis dedans, c’est « l’arbre de la connaissance du bien et du mal » (Gn 2, 8), et pas du tout « l’arbre de la connaissance ». En fait, Adam et Eve connaissaient le Bien, Dieu. Le péché originel, c’est qu’ils ont librement voulu connaître le mal, sa différence (affreuse) d’avec le bien… Si on ne précise pas tout ça, on participe (malgré soi) à diffuser le préjugé antichrétien selon lequel Dieu et l’Église ont toujours été contre le savoir, la science, la connaissance, et ce dès le début… Sombre et débile cliché qui prospère à tous les coins de rue. Dieu a toujours voulu nous préserver du Malin ! Soli Deo Honor et Gloria !

  37. @ Alex : Ça ne t’a pas traversé l’esprit que « arbre de la connaissance » (comme ça, entre guillemets) n’était mentionné de cette façon que pour faire écho à « arbre de la renaissance » un peu plus loin dans la phrase ? Le but du billet n’était pas de faire un commentaire exégétique complet sur le péché originel… si ça t’intéresse, on peut le faire une autre fois, mais là ce n’était pas totalement le propos et je n’avais aucune intention d’être lourd.
    D’autant que (puisque tu me cherches… niark niark niark !) l’interprétation que tu donnes est parfaitement contestable, car elle pourrait amener à conclure que l’homme n’avait aucune notion de ce qu’était le mal avant de goûter le fruit, et donc qu’il serait en fait parfaitement innocent. Je te renvoie pour ça aux Pères de l’Eglise qui ont assez bien déminé cette question.
    (Et toc !)

  38. Un de tes meilleurs billets à mon humble avis, avec un petit fond d’Achille Talon vraiment chouette!
    je like et m’empresse de poster sur mon wall!
    (spécial like aux infobulles des liens Internet :-))

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