D’une cigale à quelques fourmis

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La Cigale,
ayant bien pétitionné,
Se trouva fort entendue
Quand le vote fut venu :
Ses petits amendements
Passèrent sans incident.
Elle criait pourtant encore
Sur la Fourmi, sans effort,
Et sans même se soucier
Que le débat fut passé
Sans trop de sombres nouvelles.
« Je vous supplie, disait-elle
(Contre tout entendement),
D’adopter l’amendement ! »
La Fourmi s’interrogeait :
Qu’avait-elle fait, jusque là,
Sinon bien voter la loi
Comme on le lui demandait ?
Se tournant vers les plaignants
Elle dit, entre parenthèses :
« Vous signiez ? j’en suis fort aise.
Mais remerciez, maintenant ! »

*

Je ne crois pas me souvenir que la mini web-série « La part du catho » ait jamais sorti un épisode intitulé « Le catho pétitionnaire »… C’est dommage : ça manque un peu. Parce qu’il faut bien avouer que c’est une habitude assez répandue chez les grenouilles de bénitiers, d’aller croasser en groupe à coups de signatures sous des textes écrits par d’autres. Ça, et le copier-coller de mails types envoyés à des élus ou des entreprises, généralement pour beugler protester. Je ne sais pas si c’est parce que le Christ aimait à parler de son troupeau et de ses brebis, mais le fait est que le catholique lambda a un instinct grégaire très sûr.

Ces derniers jours, la révision des lois de bioéthique était de retour à l’Assemblée. Pour le dernier round à la Chambre, après un premier passage et un petit tour catastrophique au Sénat. Alors, ça n’a pas loupé : qui dit bioéthique dit enjeu de société, et qui dit enjeu de société dit catho en colère (ou presque). Qui dit catho en colère dit… allez, devine… non, vraiment pas ? tss, tss… Qui dit catho en colère dit : catho pétitionnaire ! (C’était pourtant facile.) Faut dire aussi que s’il y a un truc qu’on apprend très tôt au catéchisme, c’est bien à (se) signer…  Note que je ne suis pas contre a priori l’idée de signer des pétitions. C’est même une idée intéressante et, de toute façon, c’est toujours plus constructif que d’aller démolir un cadre à coups de masse – pour prendre un exemple purement théorique qui ne renverrait à aucun événement précis. Mais le catho de base, le modèle générique, le croyant standard (attention : je suis en train de généraliser) a tout de même une façon assez irritante de signer des trucs sans trop se renseigner sur la véracité de l’objet de son ressentiment, voire même souvent parfois sans prendre la peine de regarder qui a vraiment écrit le texte au bas duquel il appose son auguste paraphe.

En l’occurrence, quand c’est la Fondation Lejeune qui régale, on voit plutôt bien d’où ça vient. Reste que j’aimerais assez que les nombreux contacts qui m’ont encore envoyé depuis ce matin des messages m’invitant à signer un manifeste contre l’eugénisme se renseignent un peu avant de faire suivre le lien et le texte comme un seul homme. Pourquoi ? pour une raison simple : l’examen du projet de loi s’est achevé la nuit dernière à l’Assemblée nationale. Et l’amendement déposé par Jean Léonetti (que la Fondation Lejeune suppliait donc les députés d’adopter – cf. le texte de la pétition) a été voté. Il paraissait d’ailleurs assez peu douteux qu’il le soit, dans la mesure où il était présenté par le rapporteur de la commission spéciale lui-même, et soutenu par le gouvernement… Mais bon, pourquoi pas : il y en a qui aiment se faire peur avec des films d’horreur, d’autres avec des textes législatifs.

Alors, mes petits agneaux, par pitié : arrêtez de faire circuler le texte ! C’est bon, c’est fini, tout est bien qui finit bien, the end, basta, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, toussa… Et de grâce : foutez maintenant la paix aux parlementaires, arrêtez de les harceler avec ça ! En continuant à diffuser un truc sans prendre la peine de faire des vérifications minimales – et au demeurant très simples – vous nous faites tous passer pour des guignols. Merci.

Et tant que j’y suis, un autre point : j’apprécierais assez grandement à titre personnel que tous ceux qui ont su trouver le temps d’écrire à leur député pour lui mettre la pression avant le vote sachent en trouver encore un petit peu pour réécrire à leur députer et le remercier. Histoire que les catholiques ne soient pas seulement ceux qui râlent, mais aussi ceux qui savent faire preuve de reconnaissance quand ils ont été entendus.

Dernier point, mais peut-être le plus important de ce billet à mes yeux. Je me suis permis, dans un récent article, de citer les étranges absences de Jean-Marc Nesme en commission ou dans l’hémicycle. Ce que j’ai dit, je n’en retire pas une virgule : la question de la cohérence que je soulevais me paraît toujours valable. Il n’en demeure pas moins que mon but n’a jamais été de le montrer du doigt pour le condamner. Aujourd’hui, de même que j’invite à remercier les députés, je constate que M. Nesme a répondu à l’appel du vote des articles de la loi, hier et avant hier. Je tiens donc à le signaler, et à le remercier pour sa présence et son action.

Tant que j’y suis, je salue également Xavier Breton, dont je sais qu’il a accompli un travail de fourmi qui aura fini par porter du fruit. Même si ce fruit restera « mince, frustrant, sans doute infime et dérisoire » aux yeux de certains. Merci à lui, et merci à tous les parlementaires – chrétiens ou pas – qui se sont battus pour faire entendre leurs convictions.

D’une cigale (blogueuse) à quelques fourmis (politiques) : merci !

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77 réflexions sur “D’une cigale à quelques fourmis

  1. Merci Edmond de relayer l’information, je ne savais pas que le texte a finalement été adopté !
    Alléluia (même en mode mineur, si au fond on a sauvé bien peu, on a sauvé quand même) !

  2. Merci pour ce superbe article (comme tu nous y habitues) !

    Je suis totalement d’accord avec toi et j’espère que les catho saurons faire comme nos députés hier : prendre actes et agir en conséquence…

    Je remercie donc une nouvelle fois nos députés présent pour ce qu’ils ont fait et pour le fait d’avoir^été la !

    Encore merci Edmond !

  3. Je lis depuis peu votre blog et trouve chaque article très savoureux, même si je ne suis pas toujours, loin s’en faut d’ailleurs, entièrement d’accord avec vous. Celui-ci me plaît bien, mais sans paraître rabat-joie, je trouve terrorisant qu’on en soit à remercier nos députés de siéger…

  4. @ Laure : D’abord, bienvenue ! :-)
    Et ensuite : on ne les remercie pas de siéger, mais d’avoir entendu nos préoccupations de citoyens et d’y avoir répondu dans la loi. Nuance. (Même si, de toute façon, il paraît peu réaliste d’imaginer qu’un député puisse siéger en permanence : entre sa vie privée, son travail en circonscription et les travaux des commissions, il est assez normal que l’hémicycle ne fasse pas systématiquement le plein.)

  5. Bonne initiative, en effet, Edmond. J’ai déjà entendu quelque part que les électeurs, et notamment les catholiques, étaient forts pour gueuler mais ne remerciaient jamais.

  6. Les colères, les coups de gueule,les prises de conscience font avancer.Savoir reconnaître et dire MERCI aussi. C’est chouette ce que tu écris là Edmond…c’est bien l’idée que je me fais de relations humaines intelligentes, fondées en Christ, enracinées en Lui…

  7. Je découvre votre blog grâce à celui du Salon Beige et je dois avouer que c’est un vrai bonheur de voir quelqu’un allier l’humour au Sacré et tout cela en n’hésitant pas à crier haut et fort de si belles Vérités, même si cela peut déranger ! Un immense merci, donc, et continuez !

  8. Merci Edmond de rappeler que le KTO de « base » n’est pas qu’un français comme les autres! hihihi
    Merci pour ce billet, comme je les aime, percutant, sagement dosé dans son « humour » et dans son côté « rebelle ». Edmond t’es un chic type! heureusement que tu es là ainsi que tant d’autre d’ailleurs (hein KOZ! ;o) hihi) pour porter haut la bannière de Dieu dans la joie et parfois le ras le bol mais toujours dans la FOI!

    et merci aux parlementaires, aux élus, à Dieu… le chantier est encore grand mais il a le mérite d’avoir été quand même un peu entendu et c’est déjà très beau!

  9. Oui c’est bien de remercier… mais j’me permets d’trouver qu’Edmond n’aide pas ceux pour qui c’est difficile de se lancer, ceux qui n’ont pas sa facilité – son prochain, quoi. Oui c’est maladroit, oui c’est inutile, oui ça peut être même contre-productif. Mais dans l’action il me semble bien qu’il y a deux choses : la conversion de l’autre ET notre propre conversion. Si je me lance dans une pétition, après avoir beaucoup hésité, sans vraiment connaître le sujet, ça ne sert pas à grand’chose sauf à affermir mes convictions, à les affiner, à les ajuster, à me lancer petit à petit dans des démarches plus abouties et constructives. Et petit à petit j’apprendrai à faire les vérifications indispensables.
    Oh ! Edmond, ne découragez pas trop ceux qui se lancent !
    Mais gardez quand même votre faculté d’indignation, elle aussi est nécessaire :)

  10. très bonne l’idée de remercier, mais comment connaitre le vote de mon député..?

  11. Je suis surprise de ce billet dont la tonalité me semble fort peu sympathique pour tous ceux qui essayent petitement…..à leur mesure…. de se battre!
    t’as des actions au parlement?

  12. @ Koz : On entend les mêmes choses… et j’avoue que, parfois, me voir rétorquer que de toute façon les cathos ne savent rien faire d’autre que gueuler, même si je sais que c’est faux, ben ça me gonfle.

    @ Vieil Imbécile : Vous avez en partie raison, notamment quand vous dites que la signature de pétitions est une première étape à l’engagement. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que SI la défense de la vie est une cause tellement importante, alors elle vaut bien qu’on lui consacre plus des 30 secondes de signature d’une pétition… 5 malheureuses minutes pour s’assurer que l’enjeu est réel ou que la loi n’a pas encore été votée, est-ce vraiment trop demander ? Quand on veut exiger des parlementaires qu’ils fassent preuve de courage et d' »effort », le moins qu’on puisse faire, c’est encore ouvrir la voie… non ?

    @ Marie : Même réponse. Se battre, mais ne pas être prêts à offrir 5 malheureuses minutes de vérification fondamentale ? vraiment pas ?? Parce que l’enjeu, c’est quand même de ne pas devenir contre-productif à vouloir faire trop vite et trop « à l’aveugle »…

  13. Oh ! mais je suis absolument convaincu avec vous que les 30 secondes ne sont pas suffisantes ! mais je pense que cela vient petit à petit, et qu’il faut veiller à encourager, et apercevoir la part de lumière dans le minuscule, sans méconnaître la part d’ombre pour autant ! et les 30 secondes vont se transformer en 5mn, puis en 1h, et le pétitionnaire finira par aider lui-même les personnes en souffrance et à enraciner sa protestation dans la vérité… Je rêve ? peut-être :) mais c’est si bon…

  14. @ Vieil imbécile : Et pour ça, il ne faut pas quelqu’un qui dit que, par souci de cohérence, il faut peut-être y consacrer plus de 30 secondes, non ? La prise de conscience passe peut-être par là ?
    Parce que celui qui voudra voir dans mon billet une critique de ce premier geste simple qu’est la signature de pétitions montrera qu’il ne sait pas vraiment lire : je dis qu’il en faut et que c’est une façon constructive d’agir. Mais pas n’importe comment malgré tout…

  15. Mon cher Edmond, j’ai bien peur que tu décourages les signataires en te moquant d’eux ainsi… Or les pétitions peuvent faire avancer l’évangélisation, c’est ce que j’écris dans un ce billet sur Anuncioblog (pour éviter de surcharger tes commentaires:-) : http://goo.gl/fb/qrpEG

  16. C’est me prêter beaucoup trop d’influence que de vouloir croire ça… Dans deux jours, ils auront oublié et re-signeront tous comme un seul homme.
    En revanche, si je pouvais déposer un ou deux germes de responsabilité, je ne serais pas fâché. Lis-moi correctement, au moins : je n’ai pas critiqué les pétitions en tant que telles, mais simplement rappelé qu’on pouvait prendre la peine de se renseigner un tout petit peu plus avant de signer. J’ai aussi dit que ça ne suffisait pas de râler : qu’il fallait savoir remercier. Et j’ai personnellement pris la peine de le faire, notamment vis-à-vis de Jean-Marc Nesme.
    Le reste est sur-interprétation de ta part. (Sauf à considérer qu’on se moque totalement de la qualité et du discernement des signatures, tant que le volume est présent.)

  17. @Edmond : je crois justement que tu sous-estimes ton influence ; ton blog est très lu, ce que tu y dis porte… et je trouve que si, tu émets ici une critique un peu acide sur ceux qui signent les pétitions ; sur-interprétation de ma part ? peut-être que je comprends pas cet humour là ! du reste je suis d’accord plus haut avec le « vieil imbécile » qui dit que tu n’aides pas « ceux pour qui c’est difficile de se lancer, ceux qui n’ont pas ta facilité » ; se moquer – même gentiment – de ceux qui s’engagent en signant, c’est bien ne pas les encourager à recommencer : dans une crise de l’engagement – et cela commence par une signature en bas d’une feuille – toute déconsidération est néfaste ; et l’on sent un léger agacement de ta part face à ce genre de pétitions signées à toute vitesse, quand ces sujets sont justement très difficiles à étudier pour les néophytes ; enfin oui, on se moque bien de savoir qui est derrière chaque signature, dans une démocratie d’opinion comme la nôtre… on peut le regretter, mais c’est la règle du jeu actuelle.

  18. Je reconnais qu’il y a pu y avoir de la sur-interprétation de ma part. J’ai cette fâcheuse tendance à voir la paille dans l’oeil d’mon prochain et à mettre de côté ma poutre : il faut me pardonner, je suis vieux et imbécile :). Continuez à nous déposer des germes de responsabilité, je compte dessus et vous en remercie !

  19. Mais non, pas du tout, L’AMENDEMENT N’A PAS ETE VOTE: c’est un amendement bien différent qui l’a été et qui n’a aucun intérêt ! Il parle juste d’information, de manière vague et ambigu. En outre, le texte va passer au Sénat, qui peut encore revoir cet article. Puis il y a encore d’autres étapes « dangereuses ».
    Bref, il faut sûrement continuer à faire circuler l’info, en modifiant le message: il faut évoquer la prochaine deadline du Sénat (dans les tous prochains jours).
    Par contre, biend d’accord, il faut soutenir et remercier les parlementaires qui s’intéressent au sujet en étant, au moins, présents aux votes(une petite centaine sur les 577 au cours des débats des derniers jours, y a encore une belle marge de progrès !)

  20. Edmond, compte-tenu de votre influence reconnue, vous pourriez indiquer de manière visible à vos lecteurs que les embryons sont très loin dêtre tirés d’affaire (surtout les petits trisos !), que l’amendement dit « Léonetti » n’a pas été voté et que ce serait bien de continuer à se mobiliser… même si les pétitions c’est parfois agaçant !

  21. Merci Jules Monclas, pour votre nécessaire mise au point.

    Continuez à signer et à faire circuler la pétition, même si Edmond Prochain a peur que l’on passe pour des « guignols ». C’est à pleurer ! On travaille notre image, ou on combat pour la vie ?

    Qu’est-ce que cela peut bien me faire de passer pour « un guignol » aux yeux des parlementaires, si je suis dans le bon combat ? La pétition est un moyen de montrer que nous sommes, non pas, des moutons de panurges, mais un groupe de personnes de plus en plus réactives et impliquées, qui montent aux créneaux et prennent position à la suite des actions menées par La Fondation Jérôme Lejeune et l’ADV, Fondation et Association qu’il faut soutenir autant que l’on peut.

    Surtout, ne remerciez pas votre député en écrivant « victoire nous avons gagné ! », vous vous feriez ridiculiser. Mais, oui, bien sûr, il faut continuer à les soutenir pour qu’ils restent mobilisés comme nous devons l’être nous aussi. La pétition est un moyen pour eux d’évaluer ce soutien. S’ils constatent par ce moyen, le soutien de nombreuses personnes, ils se sentiront confortés dans leur vote, pour les plus hésitants en tous les cas. Continuez à signer, c’est aussi une façon de les remercier !

  22. D’une fourmi (blogueuse) à une cigale (blogueuse),

    Vous écrivez : « Mais bon, pourquoi pas : il y en a qui aiment se faire peur avec des films d’horreur, d’autres avec des textes législatifs. »

    Il y a des phrases typiquement de cigale dans votre article. Les fourmis, elles, elles alertent, pendant que la cigale s’amuse et se moque. Vous connaissez la fin de l’histoire…

  23. @ Jules Monclas et Anne Kerjean : L’amendement n’a pas été voté ? Première nouvelle ! Pourtant, il suffit d’aller jeter un oeil au compte-rendu des débats pour voir que l’amendement à l’article 9 déposé par Jean Léonetti (celui pour lequel la Fondation Lejeune militait, donc) a bel et bien été adopté. Il portait le numéro 34 : je vous laisse aller vérifier par vous-même si vous ne me croyez pas !

    Du coup, pardon, mais j’estime que ça vaut effectivement la peine de remercier les parlementaires, après leur avoir réclamé ce vote précis, de l’avoir accompli. Pas sur le ton de la victoire (ce que je n’ai jamais dit, d’ailleurs), mais simplement en leur disant quelque chose du type : « Je vous avais écrit pour vous demander de voter tel amendement. Je prends acte du fait qu’il a été adopté, et je vous remercie pour votre travail. » Pas besoin d’en dire plus, hein… Ce n’est en tout cas pas en envoyant aujourd’hui aux députés des messages les exhortant à voter un amendement déjà adopté qu’ils vont se sentir compris et soutenus. Au contraire : ils risquent surtout de mal le prendre et de saturer. Il y a un temps pour tout.
    Après, il est évident que le résultat final est encore loin d’être parfait. Mais ça, je l’ai dit dans le billet. Sauf qu’on a échappé à bien pire…

    Quant à la phrase sur les films d’horreur, oui, je me suis sans doute laissé entraîner dans mon élan et elle est un peu forte. Si elle a blessé certains, je leur demande pardon.
    Il n’empêche qu’un amendement déposé par le rapporteur de la commission et soutenu par le gouvernement avait, en réalité, peu de chances de ne pas passer en deuxième lecture… Ça ne veut pas dire que la pétition était inutile (non, pardon, je reformule pour être sûr de me faire comprendre : la pétition était utile, souhaitable et bonne !), mais que le ton employé était peut-être un tout petit peu trop alarmiste.

  24. A Jules Monclas, il me semble qu’il faut remettre les choses dans leur contexte. Sur l’article 9 de Projet de loi, qui traite donc du diagnostic prénatal, même si les choses ne sont pas parfaites (mais je défie quiconque de trouver une solution « juridique » meilleure que celle qui a été trouvée aujourd’hui); la mobilisation intelligente des uns et des autres a payé et c’est une très belle victoire (qui devrait le rester puisque c’est maintenant la position défendue par la Majorité et le Gouvernement, même si le Sénat déraille, je vous rappelle que l’Assemblée Nationale a le dernier mot)!
    La situation telle qu’elle est aujourd’hui, nous la connaissons bien malheureusement : à la suite des arrêts type Perruche, en particulier, il existe une peur dans le monde médical qui pousse à faire du dépistage à grande échelle de la trisomie 21 (situation dénoncée par le Conseil d’Etat, d’ailleurs dans son rapport en préparation de la révision des loi de bioéthique). Mais la question est bien plus large, car au delà, les progrès de la médecine prédictive ouvrent la possibilité de dérives encore plus grandes mais également de possibilité décuplées de pouvoir soigner « in utero » des foetus atteints de pathologies diverses.
    Dès lors, les débats au Parlement ont tourné autour de 2 positions, ceux qui veulent d’un dépistage systématique (pas seulement de la trisomie d’ailleurs) et ceux qui ont souhaité marquer une difference entre l’information de la femme (de quel droit pourrait-on refuser a priori de l’informer ?) et le dépistage (en particulier lorsque la maladie ou le handicap suspecté n’est pas curable)qui ne doit pas être systématique.

    C’est la ligne du Rapporteur de l’Assemblée, Jean Leonetti et c’est la raison du dépôt de son amendement que la Fondation Lejeune a demandé (dans des termes accusatoires et pas très constructifs, si vous relisez la pétition, c’est bien dommage) de soutenir. Il reprend les termes du Code de Déontologie médicale :

    « Toute femme enceinte reçoit, lors d’une consultation médicale, une information loyale, claire et appropriée sur la possibilité de recourir, à sa demande, à des examens de biologie médicale et d’imagerie permettant d’évaluer le risque que l’embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de sa grossesse »

    Cet amendement a été soutenu par le Groupe UMP et le Gouvernement et ADOPTE.

    L’Assemblée avait également prévu en première lecture, par amendement d’un Député UMP, qu' »une liste des associations spécialisées et agréées dans l’accompagnement des patients atteints de l’affection suspectée et de leur famille leur est proposée » (contre lequel les socialistes ont bataillé fortement et qu’ils ont encore essayé de supprimer lors de la 2ème lecture)

    En outre, la réflexion autour des dérives eugénistes au moment du diagnostic anténatal a été largement ouvert grâce à des interventions très argumentées d’un certain nombre de députés UMP : tout cela était encore impensable, il y a quelques mois !!

    Si vous doutez de la taille des avancées induites par ces 2 amendements et par les débats en séance, relisez un peu les interventions des Groupes d’opposition, vous comprendrez alors combien il faut encourager et remercier la majorité d’avoir tenu bon.

    Je souscris à 100% à ce que dit Edmond : les pétitions sont utiles et même indispensables pour encourager nos représentants à s’engager, elles portent du fruit mais si on veut que ce fruit soit durable, il faut être très prudent sur le contenu et le temps parlementaire. Un message ne porte que s’il est adapté la personne que l’on veut toucher, c’est la B-A BA de la communication … et de la charité !

  25. @ Dame Kerjean (ravi de vous retrouver ici !) :

    Pardon, mais je tombe des nues en lisant ces deux phrases venant de vous : « On travaille notre image, ou on combat pour la vie ? Qu’est-ce que cela peut bien me faire de passer pour « un guignol » aux yeux des parlementaires, si je suis dans le bon combat ? »

    Le but d’un combat, c’est un peu de gagner, ou du moins de ne pas faire empirer les choses, non ? Si le seul résultat de notre action est le contraire de celui attendu, on fait quoi, on continue ?, juste parce que c’est « le bon combat » ? Non. On réfléchit, et on cherche d’autres moyens.
    Un député qui pense représenter des guignols, croyez-vous qu’il ira faire son boulot de bon cœur ???

    Etre dans « le bon combat » ne donne surtout pas le droit de faire le guignol, au contraire ; ça donne des responsabilités, dont celles de faire le travail proprement, intelligemment, respectueusement, en vérité.

    Le but n’est pas de travailler notre image, mais d’être dans la vérité. Et la vérité est belle, intelligible. Faire la gueule et dire des conneries, même si c’est pour « le bon combat », c’est déjà être dans l’erreur. Vous avez raison : ne « travaillons pas notre image » (pwark), mais SOYONS beaux, bons et vrais.

    Le but n’est pas de faire de la com’ pour vendre du rêve (comme vous je hais au plus haut point ce qu’on appelle abusivement « communication » de nos jours, qui n’est que du marketing viol des consciences manipulateur et séducteur pour de souvent bien bas intérêts égoïstes), mais d’être entendu, compris, et réellement actif. Donc, comme vous l’a dit « une fourmi » juste au dessus, « Un message ne porte que s’il est adapté la personne que l’on veut toucher, c’est la B-A BA de la communication … et de la charité ! »

  26. Attention, cependant : ce n’est pas encore exactement le « dernier round ». Comme l’explique, d’ailleurs, l’article du Point, il reste encore une 2ème lecture au Sénat. Si le Sénat vote le même texte que l’Assemblée nationale, celui-ci sera adopté. Si le Sénat ne vote pas un texte exactement identique on aura encore droit à une Commission mixte paritaire, puis une 3ème lecture au Sénat et à l’Assemblée (et si les 2 chambres ne sont toujours pas d’accord, la volonté de l’Assemblée s’imposera (ouf…)). Bref, ce vote de l’Assemblée est effectivement une bonne nouvelle (même si il consiste à remplacer un texte immoral par un texte sensiblement moins immoral) mais tout n’est pas fini. Loin de là.

    Remarquez que ça va plutôt dans le sens de votre article : remercions vivement les parlementaires qui ont fait ce bon choix afin que si il apparaisse nécessaire de retourner les embêter (même si après tout, écouter les plaintes de leurs électeurs c’est le métier qu’ils ont choisi, c’est vrai quoi à la fin, non mais sans blague ;-)) ils soient, disons, bien disposés.

  27. Edmond, l’amendement qui a été voté finalement a été déposé en effet par Léonetti, mais CE N’EST PAS LE MEME que celui de la 1e lecture à l’Assemblée nationale. En fait, Léonetti n’a pas eu le cran de le redéposer lui-même après que le Sénat l’ait supprimé.
    Le 1er amendement, c’était: « lorsque les conditions médicales le nécessitent ». Cela signifiait qu’il fallait quand même tenir de l’âge et du contexte, et non inquiéter systématiquement toutes les futures mères !
    Tandis que celui qui est passé dit: « toute femme enceinte reçoit, lors d’une consultation médicale, une information loyale, claire et appropriée… » Or, cela est parfaitement vague et ambigu !

  28. Pour conclure, la « bataille » n’est pas gagnée, et encore moins la « guerre ». Ne crions pas victoire trop vite: attendons le mois de juillet et le vote final ! Là, oui, nous pourrons chaleureusement remercier tous les parlementaires qui auront fait preuve de courage et d’engagement.

  29. Bonsoir d’abord !
    Monsieur Edmond Prochain, je tiens d’abord à vous remercier de la part de tout Revelateur Entertainment dont la part du Catho est l’une de ses créations …
    Le fait de nous citer dans votre article nous montre que nos vidéos sont vues et appréciées !
    Votre blog est très intéressant et plein de bon sens !
    C’est un blog que nous ferons immédiatement tourner auprès de notre réseau !
    Encore Merci !

  30. @ la fourmi : « Un message ne porte que s’il est adapté la personne que l’on veut toucher, c’est la B-A BA de la communication … et de la charité ! » Je n’aurais pas dit mieux. Mieux.

    @ Jean 316 : Oui, certes, le « dernier round » tient davantage de mon désir personnel qu’autre chose… Mais si le Sénat revient à plus de sagesse (ce qui devrait être son rôle), on pourrait s’arrêter là.

    @ Jules Monclas : Donc, si je vous suis, la pétition qu’il faudrait absolument encore faire suivre inviterait en réalité les parlementaires à voter un amendement qui n’existe pas ? C’est de mieux en mieux, en fait…
    Et personne n’a dit qu’il fallait crier victoire. Pour ma part, j’invite à ne pas s’arrêter à l’indignation et à prendre aussi le parti de saluer la moindre avancée, même infime, pour inciter les députés (ou les sénateurs, à l’avenir) à écouter avec davantage de bienveillance nos demandes. J’hésite à l’écrire en d’autres langues, d’ailleurs, tant j’ai l’impression qu’en français le simple fait de le suggérer paraisse intolérable…

  31. Cher Edmond, à chaque passage dans une assemblée, les parlementaires concernés (soit députés, soit sénateurs je veux dire) ont la possibilité de proposer de nouveaux amendements, ou de reproposer des amendements qui ont déjà été soumis mais non acceptés, ou acceptés par une assemblée et refusés par une autre.
    Ainsi, le 1er amendement Léonetti peut parfaitement être soumis à nouveau au vote du Sénat. Je suis d’ailleurs persuadée qu’il le sera, d’autant plus quand on voit la polémique qu’il y a autour, celle-ci montrant l’importance de l’enjeu !

  32. Et en tout cas, même si on est loin d’être arrivé, pour le moment, à freiner l’eugénisme, il faut tout faire pour éviter qu’il ne soit supbreticement légalisé ! Restons unis et mobilisés !

  33. @Edmond prochain,

    Puisque vous citez « La Fondation Jérôme Lejeune », je voudrais attirer votre attention sur le timing de sa pétition :

    La pétition est en ligne officiellement depuis le lundi 23 mai, via la grande presse. J’étais une des premières a apposer mon « auguste paraphe », car j’ai eu connaissance de cette pétition dès le 18 mai, via ma boîte mail, quasiment dès sa mise en ligne. Vos chers députés ont été ennuyés pendant peut-être neuf jours par les cathos pétitionnaires les plus agressifs comme moi. Dans le cas d’une connaissance par voie de presse, il faut compter quatre jours, quatre petits jours pour une si grande cause. Les cathos (ou pas d’ailleurs) qui ont pétitionné, ont-ils eu en tête le timing de l’examen du projet de loi ? Peut-être pas, mais ils ont compris que le temps était compté, il y avait très peu de jours pour faire partie du troupeau bêlant, il fallait faire très vite pour signer. La Fondation Lejeune « qui régale » a nos mêmes valeurs catholiques, pourquoi ne pas lui faire confiance quant au contenu ?

    Aujourd’hui le compteur de la pétition de la Fondation Lejeune s’est quasiment arrêté à 27 600 et nous ne sommes que le 27 mai. Cela signifie que dans la nuit du 25 au 26 mai tous ces cathos devaient être informés que L’article 9, a été amendé, et adopté et ils auraient dû stopper net les envois de mail à leur carnet d’adresse dès le 26 mai ?

    Comme vous êtes très renseigné, vous semblez connaître le nombre de cathos qui a envoyé un courrier à son député et qui n’a pas pris connaissance du contenu de la loi et donc signé en aveugle. Comment savez-vous cela ? Quel est le nombre de ces cathos bêlants ? Combien y-a-t-il de cathos qui n’ont pas remercié leur député depuis l’adoption de cet article 9, soit un jour ?

    Cathos pétitionnaires, vous l’aurez compris, vous êtes trop lents, et parce que vous l’êtes, vous ne respectez pas vos députés en ne savant pas communiquer en 24h chrono, et de fait, vous n’êtes pas charitables, car vous faites passer vos frères cathos, pas de base, les autres, pour des guignols !

    PS : Edmond faitesvous partie de l’Association de Défense des Députés ?

    Un conseil : relisez les Évangiles et relisez le passage sur le serviteur inutile.

  34. @PMalo, (moi aussi !)

    vous écrivez : « Vous avez raison : ne « travaillons pas notre image » (pwark*), mais SOYONS beaux, bons et vrais. »

    Nous sommes entièrement d’accord, soyons-le !

    J’avais écrit quelque chose qui ressemble a ce que vous écrivez, dans un contexte quelque peu tendu :
    http://jesusfilsdedieu.blogspot.com/2009/03/la-priere-la-parole-et-laction-sont-nos.html

    Edmond Prochain est-il beau, bon et vrai dans son expression ?

    – lorsqu’il méprise le catholique « pétitionnaire » à ce point ? Non !
    ex. : (je passe tout le premier paragraphe) et m’arrête sur cette longue phrase :

    « Mais le catho de base, le modèle générique, le croyant standard (attention : je suis en train de généraliser) a tout de même une façon assez irritante de signer des trucs sans trop se renseigner sur la véracité de l’objet de son ressentiment, voire même souvent parfois sans prendre la peine de regarder qui a vraiment écrit le texte au bas duquel il appose son auguste paraphe. »

    Mais on a envie d’écrire avec lui « mais qu’est-ce qu’ils sont « C… » ces catholiques (avec la précision : « de base » et c’est forcément l’autre).

    Pouvez-vous me dire ce que vous avez compris lorsqu’il écrit au sujet du « catholique de base » ? Moi non ! Je ne connais pas de catholique de base, je ne savais pas que ça existait. Toutes ses classifications de catholiques, je ne les comprends pas et ne les admet pas. Il y a déjà le catholique intégriste, tradis, moderniste, œcuménique, charismatique et que sais-je encore… maintenant il y a le « catho pétitionnaire bêlant », mais arrêtons !

    Il y a ici des catholiques qui se font insulter et qui applaudissent des deux mains, et ils s’en redemandent. Je suis atterrée !

    PS : Pardon, cher PMalo, mais même auprès de vous, je ne veux pas soigner mon image, pour les raisons que vous avez évoquées.

    (* « pwark » je n’ai pas compris)

  35. @ Jules Monclas : Dans ce cas, il ne fallait pas pétitionner pour que les députés votent un amendement, mais pour que l’un d’entre eux le dépose… Si c’était le cas, on ne pourrait pas leur reprocher de ne pas avoir compris !

    @ Anne Kerjean : Le catholique « de base », c’est moi.
    Moi qui, souvent, ne vérifie pas assez ce que je relaie. Moi, à qui l’on dit que je ne suis pas un assez bon catholique, parce que je ne crie pas assez fort et que je veux prendre acte de la moindre petite avancée, même encore insatisfaisante. Et franchement, je n’insulte personne. Et je ne méprise personne : au contraire, parce que j’estime ceux qui ont le courage de signer ces pétitions, même si parfois, oui, certains m’irritent un peu dans leur façon de faire (être agacé, ce n’est pas encore mépriser, que je sache – ou alors, vous-mêmes me méprisez et m’insultez salement…!), parce que je les estime je crois qu’ils peuvent faire encore mieux.

    Et encore une fois, je n’ai rien dit sur le fait de « déranger » (??) les députés avant le vote. Simplement, qu’il fallait savoir arrêter. Et remercier.
    Peut-être même était-ce à la Fondation Lejeune de le signaler et de fermer la pétition, d’ailleurs.

    Mais il semblerait que je ne puisse pas vous convaincre, et je vais finir par me lasser de devoir me justifier de choses que je n’ai pas dites…

  36. @Anne Kerjean (et d’autres peut-être aussi, je viens de tout lire, j’ai un peu perdu le fil de qui est qui, hein, pardonnez-moi) :
    Et si, au lieu de répondre à des propos un peu forts en café de la part d’Edmond, dans son article initial (où il a déjà prévenu qu’il généralisait), depuis affiné par ses réponses en commentaires… je reprends ma respiration… et si, au lieu d’y répondre en faisant la même chose, sinon pire, vous lui disiez simplement quelque chose dans ce style :
    « Edmond, je regrette que vous utilisiez certains termes et certaines catégories fort peu catholiques dans votre article. Je vous ai lu plus fin. »
    Dans vos commentaires actuels, je ne vois aucune finesse. C’est du tout ou rien. C’est dommage, parce que c’est ce que vous reprochez, à tort, à Edmond. Or, reprocher à quelqu’un ce que l’on fait soi-même, c’est se tirer une balle dans le pied. Quand c’est à tort, c’est se tirer du gros calibre dans le pied : ça emporte la jambe avec.
    Vous seriez infiniment plus belle avec vos deux jambes… et je vous souhaite de les retrouver rapidement.

    Pour le reste, tout ce que j’aurais voulu dire a déjà été dit : merci aux débatteurs de débattre intelligemment, c’est beau.

  37. @Edmond prochain,

    maintenant vous vous auto-flagellez ! Cela me désole. (Je cite Vianney : Or, reprocher à quelqu’un ce que l’on fait soi-même, c’est se tirer une balle dans le pied.)

    Je comprends que votre billet, est un billet d’humeur. C’est votre blog, et c’est un moyen pour vous de vous exprimer. Je le respecte. Mais, si vous exprimez une humeur, acceptez aussi l’humeur des autres, car mes propos je les écris aussi dans un certain agacement, pour ne pas dire un agacement certain. PMalo, avec qui j’échange souvent sur un autre blog, ne me reconnait pas dans mes propos, cela pour vous dire que votre billet m’a agressé et m’a fait sortir de moi.

    Je reprends le début de l’article en lien sur le commentaire (18) de Jean-Baptiste Maillard : « Les pétitions peuvent faire avancer l’évangélisation »

    « Quelle surprise de trouver sur le blog d’Edmond Prochain ce qui ressemble fort à une attaque en règle contre les pétitions et leurs coreligionnaires. Si d’ordinaire je suis et demeure assez largement d’accord avec notre blagueur en verve, je suis ici très étonné de découvrir cette sortie, que j’ai peut-être, il est vrai, mal comprise. »

    Lire la suite : http://www.anuncioblog.com/2011/05/26/les-petitions-peuvent-faire-avancer-levangelisation/

    Votre article, je l’ai ressenti comme une attaque, et manifestement, je ne suis pas la seule.

    Quand vous écrivez : « Parce qu’il faut bien avouer que c’est une habitude assez répandue chez les grenouilles de bénitiers, d’aller croasser en groupe à coups de signatures sous des textes écrits par d’autres. Ça, et le copier-coller de mails types envoyés à des élus ou des entreprises, généralement pour (beugler) protester. »

    Si je lisais cela de nos ennemis, je me ferai un plaisir de répondre, c’est de bonne guerre. Mais, je lis cela d’un catholique, et avec une relecture, l’agacement passé, cela m’attriste. Je ne sais pas qui, de vous, ou de moi, se met une balle dans le pied ?

    Tout comme Jean-Baptiste Maillard, je n’ai peut-être pas compris,…

    …ce qui n’est pas le cas de koz : « Bonne initiative, en effet, Edmond. J’ai déjà entendu quelque part que les électeurs, et notamment les catholiques, étaient forts pour gueuler mais ne remerciaient jamais. »

    Êtes-vous plusieurs à propager des rumeurs évasives sur ce catholique imaginaire ?
    Vous parlez de charité ? Mais commencez d’abord par votre prochain catholique, au lieu de déverser sur lui vos humeurs. Et moi-même, je n’aurais pas à le faire sur vous !

    PS : vous écrivez : « Et encore une fois, je n’ai rien dit sur le fait de « déranger » (??) les députés avant le vote. » Non, c’est vrai, vous avez rayé le mot « beugler » pour écrire « protester ». Et koz, lui, lorsqu’il écrit sur le vote catholique, il écrit le mot « gueuler ». Pour ma part, j’ai employé le mot « ennuyés ». Ici, je le reconnais, j’ai fait preuve d’un manque de nuance évident… (là, je tente un peu d’humour).

    Vianney, je suis sans nuance lorsque des catholiques attaquent d’autres catholiques quels qu’ils soient et de quelles que façons.

  38. J’ai bien envie de vous remercier pour votre patience et votre second degré : merci !! ^^
    Et aussi (comême) pour ce billet, ça fait pas de mal :)

  39. @tous,
    en tout cas, l’essentiel n’est pas là, il est dans ce qui est en train de se passer au Parlement:si on laisse faire, nous irons toujours plus loin dans le rejet le plus radical des trisomiques 21. Et c’est d’autant plus grave que la trisomie 21 est l’arbre qui cache la forêt puisqu’après ce seront des dizaines d’autres maladies et même de simples prédispostitions à des maladies qui seront visées.Pas sûr que nous tous, qui discutons ici-même, aurions eu la possibilité de naître si nous avions « bénéficié » du même contexte il y a quelques années… D’ailleurs, dans le cadre du diagnostic pré-implatatoire (DPI), on élimine déjà les porteurs d’autres maladies.
    Et plus on va loin dans le rejet, moins on prend les moyens d’accueillir, soutenir, accompagner, éduquer, etc. On voit bien, déjà, que les familles qui accueillent un enfant trisomique (parce qu’elles n’ont pas su avant la naissance qu’il l’était ou parce qu’elles ont voulu le garder envers et contre tout) sont complètement seules et désemparées. Et tout est de plus en plus difficile pour elles.
    L’amendement qui est donc finalement passé – l’obligation, pour les médecins, d’informer toutes les femmes enceintes – revient bien à légaliser l’eugénisme: on vise un certain type d’individus, on informe tout le monde sur le fait qu’il pourrait y en avoir un caché là (dans le ventre maternel en l’occurence), qu’il faut le vérifier et, ainsi, se donner la possibilité de l’éliminer si c’était le cas. C’est de l’eugénisme pur et dur… qui conduit d’ailleurs, lentement mais sûrement, à un génocide: je vous laisse chercher sur Google la définition du mot « génocide » : vous verrez, on est en plein dedans.
    Bref, laissons de côté nos susceptibilités et aidons les organismes qui agissent contre l’eugénisme (que ce soit la Fondation Lejeune ou un autre ) et sachons dire aux députés la réalité qui se cachent derrière les mots ambigus du projet de loi. Et pour les hésitants, évoquons même ce qui est tellement important pour eux : les prochaines échéances électorales !
    Enfin, avant de remercier nos députés (on n’en est pas encore là hélas !), permettez-moi de remercier tous ceux qui sont prêts à « mouiller leur chemise » dans ce sens.

  40. Au fait, je viens d’aller voir le site de la pétition contre l’eugénisme. Il est à presque 28 000 signataires. Ce n’est pas assez ! Il faut continuer ! Et puis réfléchir à d’autres actions possibles. Je sollicite vos idées !? Peut-être diffuser de l’information sur des forums et autres sur ce qui est en cours ?

  41. Je suis plus que perplexe sur l’idée de Jean-Baptiste que les pétitions puissent participer à l’évangélisation, encore plus sur l’idée qu’elles puissent participer à l’annonce du Christ. Les pétitions peuvent être un passage obligé – la pétitionnite étant en revanche lassante – mais annoncer le Christ ??

  42. @la fourmi:
    Vous posez dans votre post LE VRAI SUJET. L’amendement finalement voté, comme vous l’écrivez, est celui-ci :
    « Toute femme enceinte reçoit, lors d’une consultation médicale, une information loyale, claire et appropriée sur la possibilité de recourir, à sa demande, à des examens de biologie médicale et d’imagerie permettant d’évaluer le risque que l’embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de sa grossesse ».
    S’il semble prudent et équilibré à la 1e lecture, il est en fait consternant.
    D’abord parce que les termes « examens de biologie ET d’imagerie permettant d’évaler le RISQUE… » montre bien qu’il s’agit de la trisomie 21. C’est la seule maladie qui combine les deux types d’examens, servant à évaluer un risque, lequel sert à décider de la suite (choriocentèse ou amniocentèse). Donc, contrairement aux apparences, on vise bien, comme le dit Jules Monclas, un groupe spécifique, en l’occurence sur la base de son caryotype.
    D’autre part, informer toutes les femmes enceintes reviendra évidemment à ALERTER toutes les femmes enceintes. Et, en médecine, qui dit informer dit en général prescrire ! Quoiqu’il arrive, on inscrit dans la loi une OBLIGATION pour les médecins et ce, en vue d’une maladie spécifique. Donc l’Etat l’oblige, et ne se repose même plus sur sa compétence pour éviter des alertes inutiles et angoissantes.
    Dans le domaine du dépistage médical, un médecin n’est tenu d’informer de manière « claire, loyale et appropriée » (cette expression existe déjà, d’une manière globale, dans le code de déontologie médicale) que quand il y a en effet un risque. Autrement, chaque consultation deviendrait un véritable cours de médecine, confinant au cauchemard, listant tout ce qui peut nous arriver d’horrible). Bref, là on n’est plus dans la recherche d’un risque, on est dans la traque véritable: on ne veut plus laisser passer UN SEUL trisomique. C’est clair, net et précis.
    D’autant que la suite de l’article dit bien : « une affection susceptible de modifier le suivi ou le déroulement de la grossesse »: en terme clair, susceptible de nécessiter une amniocentèse et, éventuellement, une interruption dite médicale de grossesse (IMG).
    D’ailleurs, si l’enjeu de cet article n’était pas aussi fondamental, il n’y aurait pas une telle polémique autour !
    Bref, je suis de l’avis de Jules Monclas, il faudrait revoir votre papier Edmond. Vous posiez des questions très justes et intéressantes, le seul problème étant que vous auriez dû vous-même vérifier plus précisément ce qu’il en était du fameux amendement !
    Très cordialement.

  43. @tous,

    Ecrivons à nos sénateurs pour améliorer la loi en seconde lecture avec l’ADV :

    http://www.adv.org/lactualite-de-lalliance/campagnes-de-lalliance/bioethique-2011/ecrire-aux-senateurs/

    Texte à envoyer à chacun des sénateurs de votre département :

    Attention : choisir une des deux formules, selon la personne à qui vous écrivez !

    Monsieur le Sénateur,
    ou :
    Madame la Sénatrice,

    Vous allez examiner en seconde lecture, à partir du 8 juin 2011, le projet de loi relatif à la bioéthique.

    Particulièrement attaché au respect de l’embryon humain et de l’enfant comme fondement essentiel de la bioéthique, je vous demande de confirmer et renforcer deux dispositions essentielles que l’Assemblée nationale vient d’adopter :

    – la mise en œuvre du principe d’interdiction de toute recherche détruisant l’embryon humain, qui ne saurait être un matériau de laboratoire ;

    – le refus d’ouvrir l’accès à l’assistance médicale à la procréation à deux femmes ou à deux hommes, ce qui priverait l’enfant ainsi conçu, soit d’un père soit d’une mère ;
    Concernant le diagnostic prénatal, je demande par ailleurs qu’une sérieuse information soit donnée aux couples sur les possibilités de prise en charge et d’accompagnement des enfants handicapés, et que cesse leur exclusion prénatale quasi-systématique.
    Je compte beaucoup sur votre implication et votre présence dans ce débat crucial. Habitant votre département, j’aimerais que vous m’informiez de votre position et de votre action.

    En vous en remerciant, je vous prie de croire en l’expression de ma sincère considération.

    Edmond, je vous invite à pétitionner ;)

    Et j’espère que la Fondation Jérôme Lejeune lancera une nouvelle pétition pour toucher les sénateurs et que vous inviterez nos frères catholiques, toutes catégories confondues, à faire de même, qu’en pensez-vous ?

    anne

  44. Bonne soirée Jules Monclas,
    et merci à vous pour vos interventions lumineuses !

  45. Madame Kerjan,
    Passer pour des guignols – ou pire – c’est avant tout être contreproductif, donner des armes à ses adversaires.

    Monsieur Maillard,
    Je n’ai pas compris, même après avoir lu votre article, en quoi une pétition pouvait faire « avancer l’évangélisation ». Mais c’est vrai que je doute pas mal de la simple efficacité des pétitions (27000 personnes sur 60000000 de Français… vous croyez vraiment qu’un député va risquer son siège pour plaire à 0,001% de ses électeurs potentiels ? Ou qu’il sera agacé de voir sa boîte mail inondée ?)
    Il me semble que l’Evangélisation se fait avant tout par les actes. Et donc, dans le domaine spécifique de la bioéthique et de la lutte contre l’eugénisme, par un soutien actif aux familles d’enfants handicapés en difficulté. Surtout quand l’Etat, c’est à dire la solidarité nationale, manque à son devoir.

  46. Compte-tenu de l’importance qu’on accorde aux sondages – les 1 000 personnes interrogées représentant statistiquement la population française – on peut espérer que 27 000 personnes auront le même impact multiplié par 27 !

  47. J’ai surtout l’impression qu’on est en train de partir en live. Et ça, c’est super contre-productif !
    Pour ma part, je me retire huit jours pour me préparer à l’ordination, et je prie pour vous. Il me semble que c’est le plus sage : se taire, faire ce que l’on croit devoir faire, et arrêter de se mettre sur la gueule avec des arguments de moins en moins nuancés et, partant, de moins en moins intelligents et réalistes.
    Adieu !

  48. @Lambertine,

    vous écrivez : « Passer pour des guignols – ou pire – c’est avant tout être contreproductif, donner des armes à ses adversaires. »

    Vous avez tout dit ? Ou rien dit !

    Pour ma part, je ne suis pas un guignol, et je ne crains pas de l’être. Ce que je voulais dire, c’est que je ne crains pas le « qu’en dira-t-on ». Je n’ai pas le souci du « paraître », je ne me regarde pas agir dans un tel contexte, je considère le but à atteindre et j’emploie les moyens qu’il faut.

    Pour ma part, je suis un peu plus sûre de moi, que vous ne semblez l’être en la matière. Lorsque l’on a intégré certaines choses, on ne se pose plus la question de savoir si on est, ou pas, un bon chrétien et si le chrétien d’à côté, a une bonne opinion de soi.

    La question pour moi est de savoir si je peux me laisser regarder par le Christ sans avoir à rougir. Jésus est Dieu, nous ne sommes que des hommes et nos jugements ne valent pas grand chose.

    En tous les cas, j’ai le sentiment que ici, il faut penser et paraître catholique d’une certaine façon, et il est de bon ton de plaisanter au détriment d’un catholique « ombre émissaire ».

    Les contradicteurs ne semblent pas être les bienvenus. Pourtant, ce que je trouve le plus intéressant dans ces échanges, vient des contradicteurs,

    @Vianney,

    Il y a une différence entre « se mettre sur la gueule », avoir des positions affirmées et réagir dans l’humeur. Surtout, s’il y a des blessés, dites-le moi, je suis prête à les conduire à l’hôpital tout de suite : anne.kerjean@gmail.com
    Je doute qu’il y ait des morts…

    Bonne retraite !

  49. Madame Kerjean, c’est la première fois que je commente ici. Il n’y a donc aucune raison d’assimiler les habitués du blog à ma personne.
    Je me fiche éperdument du « qu’en-dira-t-on ». En revanche, je ne me fiche pas du tout de l’efficacité. Et pour être efficace, mieux vaut ne pas passer pour un « guignol ». Autrement dit : quand on veut faire pression sur un député (parce que pétitionner, c’est vouloir faire pression) on a au moins l’intelligence de s’intéresser à son travail sur le sujet qui nous tient à coeur. Du moins, si on désire qu’il nous prenne au sérieux.

  50. @Lambertine,

    c’est le bon sens Madame ! Ce que vous écrivez est un principe auquel j’adhère totalement.
    Mais ici, nous sommes dans un cas concret, dans le cadre d’une actualité brûlante, avec l’investissement d’une Association et d’une Fondation qui est citée et des personnes qui se sont mobilisées auprès de politiques. Cet évènement est d’une grande portée et le sérieux me semble de rigueur. Ce qui a mes yeux est contreproductif (je n’aime pas cette expression dans ce contexte) c’est de démobiliser les catho pétitionnaires. Cette « ombres émissaires », elle ne s’est pas renseignée sur le sujet et elle n’a pas en 24 heures chrono remercié son député. Moi, je n’ai de liste de ces cathos là. Edmond, s’en doute a t-il un ami député qui a une liste, mais il ne me l’a pas communiquée. Donc, soi on se limite à un principe auquel j’adhère totalement, je me répète, soit on écrit sur une situation donnée et on l’étudie telle qu’elle se présente. Et on ne projette pas sur les gens des attitudes qui ne reposent sur aucun fondement. Nous sommes dans le transfert, dans un genre littéraire, et le scoop ! Et, je ne suis pas convaincue que le sujet se prête à ce style littéraire. Ce style, qui habituellement, me laisse le sourire aux lèvres.

  51. @ Dame Kerjean et Jules Monclas :

    J’ai l’impression qu’il y a deux sujets dans cet article du sieur Prochain :
    – l’actualité bioéthique.
    – la pétitionnite.
    Le premier sujet est en effet brûlant, et vous avez tout à fait raison de nous faire part des éléments que vous avez et que nous n’avons pas forcément tous, pour que le combat se poursuive. (Et je fais remarquer à Edmond que ce faisant vous exaucez justement le vœu formulé dans son laïus que les catholiques soient mieux informés des débats en cours, et qu’il pourrait vous en remercier… ;) )
    Le deuxième sujet est plus général, et je rejoins totalement Edmond sur son agacement à ce propos : nous sommes en permanence harcelés par des pétitions en tous genres, par des chaînes à faire passer ; si certaines sont justifiées, la majorité ne sont que foutaises. Le but, pour ceux qui les envoient, étant parfois de récupérer des coordonnées… à but purement commercial. Faire pleurer le pékin pour gonfler son carnet d’adresses : si c’est pas maléfique, ça, de détourner une saine émotion pour s’emplir les poches ! Prudence s’impose donc en ce domaine, un minimum de recherche est nécessaire, même si la cause paraît juste, pour savoir QUI est derrière, et dans quel but RÉEL cette pétition a été lancée. Personnellement, j’ai souvent regretté d’avoir signé tel ou tel truc, emm…dé que je suis maintenant pour me défaire de ces mails que je reçois quasi-quotidiennement pour me dire que la mère Michel a perdu son chat. Et puis, la pétition, c’est peut-être un début de combat, mais franchement…

    Avoir lié ces deux sujets dans ce même article a peut-être (je dis bien peut-être) été maladroit de la part d’Edmond, au vu de l’actualité et des passions qu’elle déchaîne, comme je crois que maladroites ont été certaines réactions outrancières de certains.

    Mais le principal, dans tout ça, c’est qu’au travers de ces confrontations, la vérité se dévoile et donc chacun avance. Pour ça, merci Edmond, et merci tous.

  52. @PMalo,

    vous avez raison lorsque vous écrivez sur la récupération de mail à but commercial, et vous faites bien de prévenir des conséquences.

    Quant aux maladresses, si vous parlez des miennes, je viens déjà de m’excuser tout à l’heure sur un autre blog, deux fois dans la même soirée…, bon !! Je fais un package… L’ambulance est prête !

    Merci Edmond ! Et merci à tous ! Merci Papa !

  53. @ Anne Kerjean : Il me semble que ce que vous proposez au commentaire n°46 est une démarche vraiment constructive.
    Pour le reste… Le style d’Edmond est ce qu’il est, on apprécie ou on n’apprécie pas. Moi j’apprécie.

    @ Edmond : courage ! ^^ Et merci !

  54. @Vianney,
    très ému de votre départ pour vous préparer à l’ordination, je ne manquerai de prier pour vous.

  55. @Lambertine : vous écrivez « vous croyez vraiment qu’un député va risquer son siège pour plaire à 0,001% de ses électeurs potentiels ? » ; je crois que vous sous-estimez l’influence que peuvent avoir les catholiques sur le monde politique ; il m’est arrivé d’être reçu par un député de notre illustre Assemblée à cause d’une pétition, et je peux vous assurer que ce n’était pas l’agacement d’avoir reçu de nombreuses missives mais l’intérêt qu’il portait au sujet… du reste je vous invite à courir ventre à terre chez votre libraire pour vous procurer le livre de Marc Baudriller, « Les réseaux cathos » : comme je l’écrivais dans mon billet sur Anuncioblog, il fait une démonstration convaincante du potentiel des stratégies d’influence. Merci à tous pour ce débat !

  56. j’ai pas lu les commentaires, là ça fait trop, mais moi, je reçois ça

    « Avant d’aller plus loin, et de vous parler du prochain objectif, c’est-à-dire du vote du Sénat le 8 juin prochain »

    qui laisse penser que c’est pas inutile.

  57. bon, finalement, j’ai lu les commentaires,
    et je rejoins l’un des premiers qui demandait comment savoir ce qu’avait voté notre député.
    j’ai pas trop trouvé, et ça manque vraiment. (j’avoue, je suis une mauvaise citoyenne)

    moi, j’avais écrit aux sénateurs, qui ont voté un peu n’importe quoi. en plus, ceux à qui j’avais écrit se trouvent être hyper gauche, hyper anti-bioéthique, je me vois pas les remercier, il est certain qu’ils sont de ceux qui votent à l’inverse de la protection de l’embryon (genre Michèle André, Jean Marc Juilhard…).

    les députés, j’avais signé sans écrire cette fois ci, mais la dernière fois, pour l’euthanasie, j’avais écrit personnellement en piquant les adresses sur le site de l’assemblée, et ils m’ont renvoyé des courriers pour me convaincre de leur trucs, courriers qui étaient tellement de mauvaise foi, écrits par des sous-fifres shootés à l’euthanasite, des cas tellement basés sur des absences de raisonnement, que j’ai fini par me faire des députés de gauche (j’avais écrit aux 200 qui voulaient la loi pour l’euthanasie) une très mauvaise idée. l’impression qu’on était dans autre chose que du dialogue: de la com’ , à sens unique. Ils n’avaient pas lu mon courrier, ils avaient voté comme prévu, ça donnait l’impression de parler avec une radio.

    depuis, même si je trouve super l’idée de les remercier, parce que là, ils ont vraiment fait un pas dans une direction qui n’était pas gagnée d’avance, et c’est sans doute pour ça que tu le soulignes cette fois-ci, j’avoue que je trouve ardu le dialogue avec ces gens là. (ceux qui ne votent pas « bien »!)

    d’une certaine façon, même si je ne remets pas du tout en cause ce que tu dis, bien au contraire,
    j’aime bien le principe d’avoir des gens compétents comme porte paroles, comme médiateurs de nos valeurs, des gens comme toi, comme Koz, comme ADV, comme Lejeune, des juristes, des scientifiques, des médecins, qui portent les argumentaires, et nous, d’être simplement des simples gens qui savent qu’ils n’ont pas les arguments, mais qui montrent à travers ces pétitions qu’ils sont d’accord avec cette version là.

    personnellement, le dialogue avec des élus, je trouve ça déséquilibré. j’aime mieux un organisme qui met en forme un courrier complet qui sera lu au moins une fois, plutôt que de m’engager à parler de mon cas personnel pour m’entendre répondre des choses qui au final, me blessent personnellement, et que l’élu n’a seulement jamais regardées.

    mais oui, remercier ceux qui ont participé de façon courageuse, c’est très bien,
    et tu fais bien d’attirer l’attention là dessus.
    si je me souviens, X Bertrand -ministre- a eu un poids positif déterminant,
    avec Xavier Breton, Souchet, Léonetti, Gosselin, Jean Dionis, Hervé Mariton, Laure de La Raudière. …

    voici leurs mails:

    jdionisdusejour@assemblee-nationale.fr ; philippegosselin50@orange.fr ; contact@xavier-breton.com ; jaleonetti@assemblee-nationale.fr ; hmariton@assemblee-nationale.fr ; laure@la-raudiere.com ;
    dominique-souchet@orange.fr ;

    on peut lire ici ce qu’on fait les autres: http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2010-2011/20110191.asp
    on peut trouver ici les noms et en les cliquant les adresses mail des députés pour leur écrire:
    http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/liste_alpha.asp?legislature=13

    et on peut voir la vidéo complète: http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html

    voilà pour les feignants (comme moi d’habitude…):
    faites une liste avec les députés pour et contre, et n’hésitez pas à leur manifester que vous suivez attentivement ce qu’ils font. avec autant de bienveillance que possible. quitte à lire les interventions qui ne vous conviennent pas de la part des députés qui sont peu éthiques (il y a de quoi rire, franchement, dans les réflexions qu’ils s’envoient les uns aux autres: car ils ne sont pas dépourvus d’humour! ça vaut bien ma TL de twitter.) et de répondre de façon ciblée sur un argument important qu’ils ont développé. ils seront sûrement intéressés par votre réflexion ou votre témoignage personnel.

    même si c’est bien que ça reste dans des proportions telles qu’ils vous lisent dans la mesure du possible.
    c’est vrai, si chacun cible SON député et lui dit merci ou au contraire qu’il n’est pas d’accord avec tel point de son intervention pour telle raison, ça peut les amener à penser en fonction de nous, ce qui est leur rôle.

    mais attentions aux postures figées et contre productives: ils sauront s’en servir pour accuser leurs opposants d’obscurantisme, et on aura perdu le combat. les apôtres sont toujours restés dans l’humilité, car c’est elle qui, en respectant la pensée de l’autre, lui permet d’évoluer à partir de ce qu’il est. par exemple, si on vous a déjà dit que vous étiez pharisien, faites relire votre courrier par quelqu’un qui l’est moins avant de l’envoyer ;)

    le mieux, c’est d’écrire à nos députés, ça les touchera plus. et d’adapter pour chacun. mais ça prend du temps: 1) savoir ce qu’ils ont voté et s’ils étaient là. 2) construire un argument ou un témoignage adapté 3) chercher leur mail.

    à vos claviers!

  58. @Do,

    vous écrivez entre parenthèses : (j’avoue, je suis une mauvaise citoyenne)

    Vraiment ?

  59. @Lambertine-46:Oui comme vous je crois que les pétitions ne sont pas de l’Evangélisation, mais à votre encontre , elles sont à mon avis indispensables et souvent efficaces, même si elles doivent être bien conçues, vérifiées et exploitées.Elles sont souvent un vrai moyen de la défense de la Vie et des valeurs éthiques et de soutien même modeste, des personnes en « première ligne ».
    Voir article de Tugdual Derville sur le site de F.C. http://www.france-catholique.fr/A-quoi-servent-les-petitions.html
    @Anne Kerjean: merci de votre ébauche de lettre aux sénateurs.
    @ Edmond: merci de ton plaisant humour, surtout s’il demeure « presque toujours  » bienveillant.

  60. Très cher Edmond,
    Qui serait aujourd’hui mieux placé que toi pour écrire un courrier à notre bien-aimé ministre Luc Chatel, qui vient d’un trait de plume imposer la théorie du Genre comme seule vérité scientifique recevable dans à l’Éducation nationale?

  61. @Edmond,

    « une réponse du berger à la bergère.. ou de la fourmi à la cigale ? »

    C’est une façon de « parler », il reprend dans un autre style votre thématique. Vous suscitez un article sur FC, c’est plutôt bien, non ? Ces échanges y sont certainement aussi pour quelque chose…

    PS : Que craignez-vous…? pourquoi se cacher ?

  62. @henri,

    je viens de voir que vous aviez déjà mis en ligne le lien de FC, ça fait doublon, désolée, et merci.

  63. @Anne

    J’espère qu’Edmond me pardonnera cette intrusion, et que vous-mêmes n’en prendrez pas ombrage…

    Je pense qu’après 14 commentaires nous avons compris votre point de vue, et je pense qu’Edmond a exposé le sien clairement également, tant dans son billet qu’en répondant à vos premiers commentaires.

    Cet espace n’est pas un forum de discussion ouvert à tous les vents : nous sommes chez Edmond, qui nous accueille généreusement en ouvrant librement les commentaires. Quand on est invité, il est important de ne pas faire comme si on était chez soi : on ne met pas les pieds sur le canapé, on ne mobilise pas la conversation, on n’agresse pas verbalement le propriétaire, on respecte son point de vue même si on ne le partage pas, et on n’essaye pas pendant tout le reste de la soirée de convaincre les autres invités à coups de tracts quand il a le dos tourné…

    Bien cordialement,

    Poussah

  64. Je n’irai pas aussi fort que Poussah, mais il a visé juste sur le fait que cette discussion ne semble plus pouvoir apporter grand chose… alors, pardon, mais je me concentre aussi sur d’autres priorités. Du neuf a été apporté par Do, je ne sais plus trop quoi ajouter… si ce n’est que (une fois de plus…) je n’ai pas fait un réquisitoire contre les pétitions. Je partage d’ailleurs totalement l’avis de Tugdual Derville… C’est dire ! Notez aussi que je m’étais quand même inclus dans la catégorie des « cigales », ce qui pouvait au minimum relativiser l’idée que je les condamnais violemment.
    Enfin, un dernier mot sur votre : « Les contradicteurs ne semblent pas être les bienvenus » : ne poussez pas non plus, vous avez pu vous exprimer sans la moindre censure de ma part ! Je suis un des blogueurs qui censurent le moins, alors doucement sur les reproches à ce niveau-là, hein ! ;-)

    A part ça, bonne journée !

  65. Poussah,

    vous écrivez : « Cet espace n’est pas un forum de discussion ouvert à tous les vents ». Si c’est le cas, il faut que Edmond filtre les messages. Si cet espace est un salon privé, il faut le préciser.

    Si j’ai autant réagi, c’est que je souhaitais un échange avec Edmond qui n’a pas eu lieu. Je ne suis pas cette personne mal élevée telle que vous me décrivez, si vous me connaissiez…, mon attitude est plutôt inverse. Et je vous ferais remarquer que plusieurs personnes m’ont sollicitées et souvent j’intervenais pour leur répondre. Mais peut-être que je n’aurais pas dû le faire selon vous. Pourtant vous-même me sollicitez encore ici et je réponds encore une fois.

    Je suis moi-même blogueuse et je n’hésite pas à rentrer dans des conversations polémiques. J’en ai l’habitude et j’ai acquis une certaine façon d’échanger qui peut parfois être un peu musclée. Lorsqu’il n’y a pas de répondant en face, j’ai, il est vrai, tendance à en rajouter.
    Ne confondez pas le manque d’éducation, et une attitude de face à face que je sollicite et que refuse mon interlocuteur qui préfère l’évitement.

    Vous m’accusez d’hypocrisie et de faire des coups en douce. Je vous ferai remarquer avant de m’accuser de cette basse façon, que Edmond a publié « une prière » hier soir, il était en ligne en même temps que moi. J’attendais qu’il réagisse à mes derniers messages, mais rien… En réalité, il m’a bien écrit, il m’a envoyé un message personnel que je croyais public, mais ce message je ne l’ai pas vu en ligne ici. J’ai été quelque peu étonnée… D’où mon PS dans mon dernier message : « PS : Que craignez-vous…? pourquoi se cacher ? » Qui selon vous, a tourné le dos ? Pas moi ! J’ai écris au vu de tous ce que je pensais. Et je suis désolée de devoir me défendre en écrivant cela sur Edmond, ce type d’échanges là, ce n’est pas ma tasse de thé, mais vous m’y obligez ! Pardon Edmond.

    Malgré tout, pour moi ces échanges auront été instructifs en plusieurs points.

    Mais, je ne vais pas exposer ces points ici, je ne pense pas qu’ils vous intéresseraient.

    anne.kerjean

  66. Alors, juste un détail sur le message auquel vous faites référence : c’était bien une réponse publique, mais juste après l’avoir publiée j’ai trouvé qu’elle n’était pas sympa dans son ton lapidaire. Je l’ai donc supprimée pour la remettre à ce matin (ce que j’ai d’ailleurs fait)… Ca n’avait rien à voir avec de la dissimulation, et tout avec de la charité !
    La seule chose à laquelle je n’ai pas songé, c’est que le blogue l’enverrait par mail à ceux qui se sont « abonnés » à la discussion.
    Voilà.

    Et l’échange a bien eu lieu : j’ai simplement fini par renoncer à répondre à des points qui ne correspondaient pas à ce que j’ai écrit.

  67. Edmond, je comprends, moi-même j’allais envoyer mon dernier com. et au même moment j’ai vu le vôtre et j’ai hésité, mais je l’ai quand même envoyé car il fallait que je réponde à Poussah.

    Sans rancune !

    Amitiés,

    anne

  68. La morale de la morale de cette histoire, pour moi, c’est qu’il faut se méfier de l’humour au second degré ! (Tout le monde ne le comprend pas de la même façon). A bientôt !
    Jean-Baptiste

  69. Mr Maillart
    Au lieu de donner des lecons de morale vous auriez ete bien inspire de repondre plutot a la question qui vous a ete posee au moins2 fois!!!
    Merci a tous pour la discussion qui est restee courtoise dans l’ensemble. C est assez rare pour etre signale.
    (Pardon pour les accents: j’ecris sur un clavier americain)

  70. @Edmond: ben dis donc j’arrive après la bagarre çà a chauffé apparemment sur ce billet! :-)

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