Tombé du Ciel… et de 7 !

Actu, edmondprochain

Le printemps approche… mais vous pouvez déjà prendre quelques jours d’avance avec la parution du 7e tome des aventures d’Albin et Tirdel ! Toujours magnifiquement illustré par Vincent Lefebvre, qui y a mis une fois de plus tout son imaginaire d’enfance (ce qui est chouette, car il complète assez bien le mien).

Intitulée Rien ne va plus à Fort-Albin ! cette nouvelle histoire nous entraîne en vacances au bord de la mer, avec toute la famille. Au programme : déguisement de cow-boy, château de sable menacé par la marée montante, et surtout relations familiales un peu chahutées par un léger sentiment de solitude chez Albin. Heureusement, Tirdel n’est jamais loin et toujours prêt à venir en aide à son protégé, même s’il est sans doute un peu plus démuni que d’habitude cette fois-ci.

On continue donc plutôt l’exploration des liens qui unissent parents et enfants, frère et sœur, dans ce volume de la collection Tombé du Ciel. On est donc plutôt dans la veine d’Un vilain coup de bourdon, par exemple, et à l’opposé de l’univers développé dans le précédent tome paru en novembre dernier (je réalise que j’avais oublié d’en faire une note, alors je me rattrape) : Le Bureau des miracles.

Pour ceux qui auraient manqué cette précédente aventure (la 6e de la série), il y était question de prière et de la façon dont Dieu choisit de donner ou non ce qui est demandé… Grand mystère, plutôt abordé avec humour à travers une visite guidée du Ciel et son fonctionnement (administrations, fonctionnaires, juges du fameux « bureau des miracles », chargés d’examiner les demandes…). Si vous et vos enfants l’avez manqué, c’est l’occasion de vous rattraper !

Et surtout : n’hésitez pas à m’envoyer, ou à poster en commentaire sous cet article, les réactions de vos jeunes lecteurs… ça fait toujours plaisir.

À noter en passant : je viens de terminer la première version d’un autre livre, dont je vous reparlerai plutôt en fin d’année… Pas Albin et Tirdel, cette fois. Vous pouvez commencer à parier sur le sujet !

*

Pour vous procurer sans tarder ce 7e volume, c’est par ici, et pour le 6e c’est par là (ou chez votre libraire, ce qui est encore mieux) ; pour retrouver les autres tomes, allez plutôt voir de ce côté ; pour savoir ce que la presse pense de la série, voyez cette page ; et enfin pour ne manquer aucune actu, rendez-vous sur la page Facebook de la série !

Albin et Tirdel reviennent… (« Et ta sœur ? »)

Actu, edmondprochain

tombe-du-ciel-un-vilain-coup-bourdonOn change un peu le rythme de parution pour les aventures de mon ange gardien préféré et de son protégé : ce ne sont pas deux nouveaux titres qui sortent en mars cette année mais un seul… Cela dit, rassurez-vous : il ne faudra pas attendre un an pour voir arriver le suivant, mais seulement six mois ! Bonne nouvelle, non ?

Dans l’immédiat, le cinquième tome de la série Tombé du Ciel s’appelle Un vilain coup de bourdon et laisse un peu plus de place à Maude, la grande sœur d’Albin. Avec Tirdel, il va falloir l’aider à retrouver le sourire, qu’elle semble avoir égaré au milieu des vacances chez leurs grands-parents…

Une jolie histoire (enfin, je crois), que j’avais envie d’écrire depuis un moment. J’espère qu’elle vous plaira ! N’hésitez pas à commenter pour raconter les réactions de vos jeunes lecteurs…

 *

Pour l’acheter, c’est par ici (ou chez votre libraire) ; pour retrouver les autres tomes, c’est par là ; pour savoir ce que la presse pense de la série, voyez cette page ; et enfin pour ne manquer aucune actu, rendez-vous sur la page Facebook !

Pourquoi l’humour est une urgence spirituelle

Actu, edmondprochain

 

osservatore

oss-ro-p5Petite info en passant : j’ai donc signé une tribune dans L’Osservatore Romano. Un texte intitulé « L’urgenza dell’umorismo » (je l’avais appelé en français « Pourquoi l’humour est une urgence spirituelle ») qui résume en quelques traits pas mal des intuitions que je peux avoir en la matière, et aussi l’état d’esprit dans lequel j’ai pu m’investir sur différents projets ces dernières années.

A vrai dire, c’est il y a déjà plus d’un an que la proposition m’avait été faite d’écrire à ce sujet pour le journal du Vatican. J’avoue ne pas avoir cru pouvoir prendre cette offre entièrement au sérieux dans un premier temps, et il aura fallu l’insistance bienveillante de mon amie Marie-Lucile Kubacki pour que je finisse par me mettre au travail (domptant alors cette idée idiote mais tout à fait intimidante que deux papes puissent lire mes âneries…). Qu’elle en soit ici, une fois de plus, remerciée. Si j’étais amené à développer encore ces ébauches d’idées par la suite, ce serait grâce à cette impulsion initiale.

Bref, je vous laisse découvrir le texte de cette tribune, accessible (en italien !) en page 5 de l’édition des 8-9 février, et dont j’ai rendu disponible la version française hier sur ma page Facebook.

Cliquez ici pour lire l’article

 

P.S. En tout cas, je peux vous assurer que c’est étrange et troublant de découvrir cette ligne « di Edmond Prochain » au tout début du texte…! Petit sentiment d’imposture, mais pas totalement désagréable. ;)

L’indispensable complément au Catéchisme !

Actu, edmondprochain, En passant

jargonnier-couvPetite histoire. A l’été 2008, je l’ai déjà raconté plusieurs fois, je lançais un blog. Ce que je n’ai jamais précisé – sauf à de rares amis –, c’est qu’au même moment j’ai entamé un petit exercice d’écriture qui a rapidement pris une telle ampleur que j’ai décidé alors que ce serait un livre. Un petit bouquin étrange dans le paysage de l’édition religieuse : une sorte de mini-dictionnaire décalé de la foi et de l’Eglise. Bienveillant mais piquant.

Sept ans, pas mal de travail et quelques coups de pieds au fondement plus tard, ce petit livre est terminé. Et il est beau. Sans doute même, parce qu’il a eu le temps de mûrir et de s’affiner avec le temps, cet ouvrage est-il celui dont je suis le plus fier actuellement. (Avec les Tirdel, mais c’est tellement différent que je n’ose pas les comparer.) Et vous allez enfin pouvoir en juger de vous-même…

Mais arrêtons les préliminaires. Vous pourrez donc découvrir en librairie à partir du 7 novembre mon Jargonnier catholique de poche, sous-titré : La langue de buis décryptée à l’usage des croyants et autres mécréants (aux Éditions Emmanuel), pour la très modique somme de 14€ (pour rappel, le bouquin de Koz vous en a coûté 5 de plus…). C’est donc une très bonne affaire pour cet lexique qui vous semblera bientôt incontournable pour comprendre le C.E.C., la doctrine sociale, les encycliques ou même une banale homélie de paroisse.

Citation malicieusement placée en exergue du livre. (Pas taper.)

Citation malicieusement placée en exergue du livre. (Pas taper.)

Pourquoi « Jargonnier », mot qui n’existe normalement que sous forme d’adjectif ? Parce que, comme il existe des herbiers, il fallait un mot (même moche) pour définir cette façon d’épingler les mots que nous utilisons entre croyants et que nous sommes parfois seuls à comprendre. Pourquoi « catholique » ? Ma foi, je crois qu’il n’est pas difficile de mesurer la nécessité de circonscrire le corpus… Et pourquoi donc « de poche » ? Non seulement pour rester humble sur les dimensions réelles de l’ouvrage, mais surtout parce que cette précision porte un degré de ringardise qui me réjouit totalement ! Il faut savoir ne pas être de son temps, parfois, pour mieux s’y épanouir. Ou pas.

Cerise sur le gâteau, l’ami Paul Clavier m’a fait la joie de rédiger une courte préface (« de carême »), qui donne bien le ton à l’ensemble.

Et comme je ne suis pas chien, voici quelques extraits de l’ouvrage, gracieusement offerts par la maison :

Jargonnier-extrait-1   Jargonnier-extrait-2

Bref : pour le commander en ligne, c’est ici (mais vous pouvez aussi aller faire monter la pression chez votre libraire), et tant que vous y êtes vous pouvez également partager la page Facebook dédiée. Vous êtes bien chics !

Work in progress…

Actu, edmondprochain

11866366_1616931808587183_1445654916386848711_n

Ce ne sera « que » pour le mois de mars (2016), mais la prochaine aventure d’Albin et Tirdel est désormais achevée… du moins, dans sa toute première version, avant reprise et corrections ! Un drôle de titre pour une jolie histoire toute simple qui devra encore être illustrée par Vincent Lefebvre. J’ai hâte de le voir s’attaquer à ce nouveau récit, et notamment donner vie à un lieu encore jamais exploré dans les épisodes précédents : la cabane d’Albin !

Et comme le mois de mars peut sembler loin, j’en profite pour vous annoncer que sortira très certainement début novembre un autre livre, un projet sur lequel j’avance doucement depuis longtemps et qui devrait enfin se concrétiser. Plus d’infos très bientôt…

Quand j’étais blogueur

En passant

1924041_32406792822_398_nMon pauvre David, je n’ai que 7 ans. J’ai appris que l’ami Koz fêtait ses 10 ans… Bon, vous connaissez la chanson, hein. J’aurais pu lui citer Yves Duteil, histoire de lui faire plaisir, mais en même temps ça ne me déplait pas de l’emmerder un peu avec Michel Delpech. Sinon le risque aurait été fort de tomber dans l’émouvant et l’onctueux, alors qu’il aime les vaches. Bref.

On me demande parfois si « ça ne [m]e manque pas, le blog ». Pour être honnête, pas trop, mais il m’arrive malgré tout de repenser avec une pointe de nostalgie à l’époque glorieuse ou la cathosphère se réduisait à quelques poignées de tocards, et où nous pouvions régner en maîtres incontestés sur ce grand site qui a bien foiré qu’était Sacristains (je ne mets pas de lien, devinez pourquoi). De ces années de grand n’importe quoi et d’intenses billets aussi vite oubliés que le prénom du stagiaire, il me reste pourtant quelques perles ineffaçables, à commencer par les amitiés nouées au fil du temps, dont les deux olibrius (cherchez pas, les jeunes, c’est une référence latine) cités plus haut sont de beaux et fidèles spécimens. Et non, je ne me risquerai pas à une liste exhaustive. Trop risqué, et je vous rappelle que j’ai un pseudo, donc peu de courage.

Il est d’assez bon ton, ces derniers temps, de critiquer l’ego ou le caractère du camarade Erwan. Ces reproches sont d’ailleurs très certainement fondés, mais comme je suis assez con moi-même, je ne m’en suis jamais rendu compte. Être une grosse tanche, c’est aussi un art de vivre.

Je me rappelle juste que la toute première fois que Koz m’adressa la parole, en commentaires sous un de ses billets, ce fut pour m’envoyer paître. Je l’avais un peu cherché, d’ailleurs. Depuis, il a aimablement reproduit ce premier mouvement de nombreuses fois, et je crois avoir moi-même régulièrement tancé ce facho, ce gauchiste ou ce sale Breton, selon l’occasion… Le truc avec les blogs et les réseaux sociaux, c’est qu’on a toujours tendance à se croire dans un dialogue exclusif avec la personne à l’autre bout du site. Or les échanges et les réactions s’entremêlent avec à mille autres (comment ça, prétentieux ?), entre une engueulade à la maison sur les vacances, un coup de stress au boulot, un stalker qui vous signale que vous êtes son cousin au 14e degré, une inconnue qui veut juste savoir si ça va, et la douzième personne de la journée qui vous soumet une objection à laquelle vous avez répondu dans le billet que pourtant elle commente… Bref : on se veut unique, et on est un petit point dans la foule. Les internets devaient nous rapprocher ; ils sont peuplés de zéros et de « hein ?! »

Tout ça pour dire qu’il y a des anniversaires qui me rappellent quand même quelques bons souvenirs, et que certains souvenirs valent bien une petite bafouille. Un soir pas loin de Saint-Georges, je faisais pas la kermesse mais j’ai bu une bière avec un vrai type bien. On en a même bu quelques autres depuis, et même en y mettant du mien je n’ai jamais réussi à changer d’avis. C’est con, mais c’est comme ça. Faut dire aussi que pour moi y’a longtemps que c’est fini, je comprends plus grand’chose aujourd’hui mais je lis quand même des choses que j’aime et ça distrait ma vie… Du coup, merci pour ces moments – numériques ou alcooliques – cher Koz. (Et je préfèrerais des espèces, si ça ne t’ennuie pas.)

Deux nouvelles aventures d’Albin et Tirdel !

News

tombe-du-ciel-tirdel-3-secret-cardiomirettes   tombe-du-ciel-tirdel-4-ange-plus-que-parfait

Je tarde un peu à l’annoncer ici, mais ceux qui suivent sur Facebook ou Twitter sont déjà au courant : la série de petits romans « première lecture » Tombé du Ciel, démarrée l’an dernier chez Mame, s’enrichit de deux nouveaux livres, déjà disponibles dans les bonnes librairies (c’est même à leur présence en rayon qu’on les reconnaît – astuce !).

Petit rappel pour ceux qui ne suivent pas (il y en a hélas toujours) : la série raconte les aventures d’Albin, un petit garçon, et Tirdel, son ange gardien. Les deux se sont rencontrés par un concours de circonstances étonnant (pour en savoir plus, lire : Tirdel, apprenti ange gardien) et ont déjà eu l’occasion de renforcer leur amitié depuis (pour en savoir encore plus, lire : Le club des anges).

Cette fois, les deux amis sont confrontés à de bien mystérieuses lunettes détraquées – mais le sont-elles vraiment ? – dans Le secret des cardiomirettes (ce qui, je le dis au passage, est certainement le meilleur titre que je trouverai jamais pour un livre, donc si vous hésitez n’hésitez plus)… Puis ils rencontrent, dans Un ange plus que parfait, un ange encore plus beau que les anges normaux ; ce qui est probablement tout de même un peu suspect.

Bref, si vous commencez à vous dire que tout cela ne semble pas très sérieux, c’est que vous n’avez pas encore saisi que ces histoires s’adressent aux enfants : public le plus sérieux qui soit, parole d’éternel gamin !

 

P.S. La collection a aussi une page Facebook dédiée. Vous pouvez la liker pour rester informer de nouvelles parutions, ou contribuer à la faire connaître.

Fourbi et orbi (dans ta librairie)

Blogue, Indispensable (ou pas)

antiseches-cathos-pour-ceux-qui-ont-seche-le-catéIl fallait bien que ça arrive un jour. A force de caser des anecdotes débiles à tout bout de champ – dont un certain nombre concernant l’Eglise – on pouvait se douter que tout cela finirait dans un bouquin. Alors entre deux aventures de Tirdel et Albin, j’ai réussi à trouver un peu de temps pour caser cette petite chose, ce machin, ce truc assez chouette. Le voici donc, tout prêt à venir trainer sur vos étagères (ou dans d’autres pièces moins avouables de la maison, je ne suis pas trop regardant à ce niveau-là).

Comment le décrire ? Eh bien je me réfère ici au titre et (long) sous-titre du bouquin – une curiosité en tant que telle –, qui est peu lisible sur l’image ici mais que voici :

Antisèches cathos pour ceux qui ont séché le caté
Ou plus précisément : Florilège d’informations et anecdotes – authentiques, à défaut d’être toujours indispensables – que vous ignoriez probablement, sur l’Eglise et les catholiques. Ce titre s’est joué à pierre-papier-ciseaux, car l’auteur préférait Curiosités catholiques pour briller en société (ou Fourbi et Orbi). L’éditeur a gagné. Mais ouvrez plutôt ce livre et faites-vous votre propre idée…

Un complément utile et nécessaire au catéchisme, donc, qui tient autant du Manuel des Castors Juniors que du recueil de miscellanées, et dans lequel chacun saura piocher au gré de ses besoins du moment les petites informations qui lui apporteront attention et prestige dans ses dîners mondains. Ou à la machine à café. Ou auprès de ses beaux-parents. Bref.

A titre d’exemples, dans ce « cabinet de curiosités » catholiques (j’avoue, j’aimais vraiment le titre Fourbi et orbi… snif !), vous pourrez apprendre la recette des hosties, combien de papes se sont vraiment appelés Jean, quel saint invoquer en cas de verrues et quels sont les horaires des messes à la basilique Saint-Pierre. Vous retiendrez aussi quel Français a composé l’hymne du Vatican, réviserez quels auteurs célèbres ont été un jour mis à l’Index, saurez désormais que les véliplanchistes ont un saint patron ou quels super-héros sont catholiques… Et vous aurez enfin la réponse à toutes ces questions que vous vous êtes toujours posées : « Mais en fait, l’A.E.P., c’est quoi ? » « Comment relancer la conversation à l’apéro de la paroisse ? » « Quel fut le martyre le plus atroce ? » « Comment aller à Bethléem sans quitter la France ? » « Quels synonymes de prêtre vaut-il mieux éviter d’employer devant son curé ? » « Est-ce que Benoît XVI s’en grille une petite de temps en temps ? » « Suis-je hérétique ? » Et surtout, surtout : « Qu’est-ce que c’est que cette numérotation relou pour les psaumes ? »

Comme je sens que vous ne prenez pas la chose très au sérieux (vous avez tort d’avoir raison), je précise aussi que la réalisation de cet ouvrage a notamment nécessité : 13 mois de travail (dont la moitié après l’arrivée d’un nourrisson à la maison – ceux qui ont des enfants comprendront la performance), 17 paquets de biscuits en forme de dinosaures, 14 litres de thé vert dégustés, 29 litres de thé noir engloutis, 4 stylos noirs épuisés, 2 stylos rouges éreintés, 3 semaines de panne d’ordinateur, 67 « Rondes de nuit » pour calmer mon fils et pouvoir me remettre au boulot, 105 interprétations du « Petit Indien » d’Henri Salvador (pour l’endormir), 314 mails échangés avec mon éditrice, 3 tours de corrections (minimum) pour chaque article et une seule utilisation du terme « odonyme » (ce qui est déjà beaucoup, au fond).

Et grâce à un sens du timing qui frôle la perfection, vous savez donc désormais quoi offrir autour de vous à Noël, avant même d’avoir encore eu le temps de vous poser la question !

Franchement : merci qui ?

« Tombé du Ciel » : je reviens squatter en librairie

Blogue

tirdel-tombe-du-ciel-2-tomesUn ange passe. Oui, je sais : c’est le cas depuis plusieurs mois ici, et le silence s’est installé comme une nouvelle routine. Un tout nouveau quotidien de « blogueur mort », diront certains, pas forcément à tort…

Mais que je n’écrive plus de ce côté ne signifie pas que j’arrête d’écrire ailleurs. Ainsi, outre un bébé fraîchement accueilli comme nouveau colocataire de la famille Prochain, cela fait plusieurs mois que je mijote quelques projets, de façon plus ou moins intense selon les périodes. En voici un qui aboutit, et en deux volumes s’il vous plaît ! (Pour le reste, on en reparlera.)

J’ai donc le plaisir de vous présenter l’apprenti ange gardien Tirdel et son protégé Albin, nouveaux héros d’une petite série de livres pour enfants baptisée « Tombé du Ciel ». Les bonnes librairies devraient le voir débarquer à partir de ce vendredi 21 mars (sinon, faites du forcing), pour un prix très modeste et avec de magnifiques – que dis-je ? sublimes, extraordinaires, génialement mignons – dessins de Vincent Lefebvre. Rien que pour les illustrations, achetez ces petits ouvrages : vous ne le regretterez pas.

Jugez par vous-mêmes !

Jugez par vous-mêmes !

En quelques mots, il s’agit donc des aventures d’un jeune ange gardien, formé dans la très prestigieuse école des anges gardiens du Ciel (où il profite de l’enseignement de pointures telles que Tutoriel ou encore Luthéviel – excusez du peu), mais passablement dissipé. Il va avoir la chance de faire la connaissance d’Albin, le petit garçon qui lui est confié, ainsi que de toute sa famille. Et ensemble (parfois aidés d’une bande de copains à auréole et à plumes que sont Pastel, Aquarel, Sitronel, Ritournel, Décibel et Patassel), ils vont vivre quelques aventures… J’essaie de ne pas trop en dire, pour vous laisser un peu de surprise.

Pour le moment, deux tomes sortent en même temps, et si Dieu (et les lecteurs) leur prêtent vie, Albin et Tirdel poursuivront peut-être leur histoire par la suite… En attendant nous commençons donc avec Tirdel, apprenti ange gardien et Le club des anges (aux éditions Mame, avec qui j’avais déjà collaboré sur le Dico catho). Où l’on découvrira, notamment, comment aider une créature ailée à remonter au Ciel quand elle en tombe, ou encore comment apprendre à choisir un vrai cadeau qui vienne du coeur. De bons conseils pratiques de vie quotidienne, en somme !

L’univers de ces petits ouvrages « premières lectures », clairement adressés à des enfants, étonnera peut-être certains, tant on est a priori loin du Cathologue par exemple, ou même des Disciples, mais je crois que les lecteurs fidèles de ce blog retrouveront en fait l’esprit que j’ai essayé d’y installer durant ces quelques années. En tout cas, ce projet date de plusieurs années – même s’il a longtemps somnolé au fond d’un tiroir – et j’ai pris un plaisir fou à raconter ces histoires. Je n’en suis que plus heureux de les voir aujourd’hui prendre leur envol sous une si belle apparence.

En espérant que vos enfants / petits-enfants / filleul(e)s / etc. prendront autant de plaisir à les découvrir… et vous aussi, pour peu que vous ayez conservé un coeur d’enfant (ce que je vous souhaite tout de même, parce que sinon, sans vouloir vous effrayer, le passage au niveau du dessus risque d’être compliqué).

Allez, c’est parti : Tirdel et Albin sont à vous, désormais ! Bonne lecture.

Même pas mort ?

Blogue

Image

Ce crotale de David Lerouge me l’aura fait remarquer dix fois, cent fois : les semaines et les mois s’accumulent sans que je vienne remplir ce blog avec le moindre petit billet. Je m’en suis défendu bien souvent en disant que je n’avais plus vraiment le temps. C’est en partie vrai, ce qui signifie que c’est faux : la vérité, c’est que ces derniers temps, pas une fois je n’en ai réellement eu l’envie.

Car pour être totalement honnête, si je l’avais vraiment voulu, je dois avoir une bonne dizaine de billets tout prêts, écrits et relus, publiables en une seconde, qui trainent dans mes tiroirs. Mais même ceux-là, je n’ai pas eu le coeur à les sortir. Pourquoi ? je n’en sais rien. Même ma tentative de faire un pas de côté pour retrouver l’envie n’a pas vraiment pris. Sans doute le « coup de blues » qui a touché un certain nombre de blogueurs cathos au début de l’hiver dernier n’est-il pas totalement étranger à cela… Souvenez-vous : David coupait tout  du jour au lendemain (même s’il est partiellement revenu), le Chafouin se mettait une fois de plus en stand-by, Pneumatis prenait du recul, Henry le Barde pliait boutique… C’était une morne saison, accentuée par les invectives qui volaient un peu trop facilement. A l’époque, j’ai moi aussi été tenté de tirer ma révérence, mais l’attachement que je peux éprouver à l’égard de ces jolies années de chroniques en totale liberté m’en a empêché. Soyons encore un peu plus franc : je n’ai pas eu le courage de dire stop.

Flash-back. Un matin d’août 2008, au beau milieu d’une période assez peu amusante pour moi (pas de boulot, pas trop le moral), j’avais les yeux fixés sur le plafond de ma chambre, et soudain une idée m’a traversé l’esprit : et si j’ouvrais un blog ? Ce serait l’occasion de me détendre en écrivant ce que je voulais sur des sujets que je choisirais, sans la moindre contrainte stylistique. Un espace de liberté, pour parler de ces sujets qui me tiennent à coeur : la foi, la légèreté, les petites choses d’une banalité capitale. C’est comme ça que ce site s’est ouvert, sans la moindre ambition (la « cathosphère » n’existait pas vraiment, le public potentiel se limitait dans mon esprit à quelques dizaines de personnes – vraiment), sans la moindre pression, sans le plus petit début de réflexion à un « projet ».

Sauf qu’il s’est alors produit quelque chose d’un peu étrange : j’ai vu la courbe des statistique augmenter à une rapidité assez saisissante pour moi : de quelques lecteurs, on est passé à plusieurs dizaines, puis 150, 300, 700, plusieurs milliers de visiteurs quotidiens. Ce qui n’est pas grand chose : juste une petite goutte d’eau dans l’immensité du web ; je crois ne l’avoir jamais perdu de vue et ne m’être jamais trop pris au sérieux. Mais j’avoue avoir tout de même été pris par l’ivresse de ces statistiques, et avoir ressenti une sorte de « responsabilité » vis-à-vis de ces lecteurs fidèles, qui trouvaient sans doute dans mes billets un peu de légèreté et d’humour, un ton qu’ils n’avaient peut-être pas l’habitude d’entendre ailleurs dans l’Eglise… De là est née une forme de pression, avec l’insignifiante ambition de faire grimper encore un petit peu cette jolie courbe ascendante. C’est amusant, mais ça prend du temps. J’avais du plaisir à le faire, même si je me forçais parfois un peu à tenir le rythme.

Une autre période est arrivée alors, celle des rencontres. Erwan, Bruno, David, Natalia, Amaru, Benjamin, Eric… et tant d’autres. De blog en blog, un joli petit réseau s’est tissé, l’idée de se regrouper en « Sacristains » a germé. On s’est retrouvés autour d’un verre, d’un projet commun, de fruits rouge surgelés (pas décongelés). Sont nées quelques amitiés certes entoilées, de blogs en réseaux sociaux, mais pas virtuelles pour deux sous. De ces rencontres sont nées, au fil du temps, de belles conversations épisodiques (Mme E. Duval et Gérard F. se répondaient), des séances photos amusantes, des interventions un peu surréalistes à la radio (ces rires en direct avec Natalia font partie de mes meilleurs souvenirs), quelques projets sympa pour appeler à la vérité, etc.

Et autre chose s’est enclenché pendant ce temps. Je n’avais pas d’idée derrière la tête en ouvrant un blog (soit dit en passant, je m’attriste parfois de sentir un peu trop une ambition derrière certains « petits nouveaux » qui se lancent – si vous pardonnez cette parenthèse de vieux con), mais s’il avait fallu formuler un projet, une envie, je crois qu’un prolongement éditorial aurait été très à mon goût. Il me semble que c’est le Barde qui disait, en s’en allant, que les blogs réussis étaient ceux qui débouchaient sur autre chose. C’est contradictoire avec la phrase qui précède, je sais, mais j’ai le sentiment de ce point de vue d’avoir « réussi » le mien. Sortir un album des Disciples avec Elvine, c’était le pied. Collaborer avec Paul Clavier sur le Dico catho, c’est carrément une énorme fierté. Faire le Cathologue, c’était au-delà de l’imaginable. Et tout ça, bien sûr, seulement dans le petit-milieu-catho-catho-bien-restreint, je sais, je ne l’ai jamais perdu de vue. Mais participer à des projets aussi sympa, en s’amusant et en profitant de chaque instant, qui oserait dire que ce n’est pas une chance énorme ? (D’autres trucs sont d’ailleurs encore en cours d’élaboration, on en reparlera en temps voulu…)

Bref. J’ai adoré chaque moment. Mais je mentirais si je disais que ça peut continuer comme ça a été – et d’ailleurs personne ne me croirait. Il n’est pas question de fermer ce blog, mais de reconnaître que plus de cinq ans ont passé et que ma vie a changé : j’ai déménagé (trois fois), changé de boulot (deux fois), je me suis marié (une fois !). Les projets nés sur blog sont aussi venus prendre leur digne place dans mon agenda, mes billets sans prétention ont eu des débouchés jusque parfois dans ma vie professionnelle. Et surtout, surtout : ma foi, ma façon de vivre l’Eglise, mon rapport au Christ a changé. Constamment. C’est extraordinairement enrichissant, et je sais que cette petite histoire numérique y est pour beaucoup.

Quid de la suite, alors ? Je n’en sais rien. La maison reste ouverte, même si elle mériterait quelques travaux, et on verra bien si le temps et l’envie renaissent pour quelques humeurs, quelques petits trucs à partager. En tout cas, si ce blog devait (encore) mourir à petit feu, merci à tous pour ces heures et ces jours d’échanges, de clins-d’oeil-et-Dieu, de discussions, pas d’invectives (faut pas déconner non plus). C’était précieux, et ça l’est encore.

Bises mes lapins. A un de ces quatre !

*

P.S. L’illustration de ce billet reprend une case mythique de comics, qui voit Peter Parker renoncer à être Spider-Man (« Spider-Man : No More »). On sait tous qu’il finira par reprendre le costume quand même.