L’indispensable complément au Catéchisme !

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jargonnier-couvPetite histoire. A l’été 2008, je l’ai déjà raconté plusieurs fois, je lançais un blog. Ce que je n’ai jamais précisé – sauf à de rares amis –, c’est qu’au même moment j’ai entamé un petit exercice d’écriture qui a rapidement pris une telle ampleur que j’ai décidé alors que ce serait un livre. Un petit bouquin étrange dans le paysage de l’édition religieuse : une sorte de mini-dictionnaire décalé de la foi et de l’Eglise. Bienveillant mais piquant.

Sept ans, pas mal de travail et quelques coups de pieds au fondement plus tard, ce petit livre est terminé. Et il est beau. Sans doute même, parce qu’il a eu le temps de mûrir et de s’affiner avec le temps, cet ouvrage est-il celui dont je suis le plus fier actuellement. (Avec les Tirdel, mais c’est tellement différent que je n’ose pas les comparer.) Et vous allez enfin pouvoir en juger de vous-même…

Mais arrêtons les préliminaires. Vous pourrez donc découvrir en librairie à partir du 7 novembre mon Jargonnier catholique de poche, sous-titré : La langue de buis décryptée à l’usage des croyants et autres mécréants (aux Éditions Emmanuel), pour la très modique somme de 14€ (pour rappel, le bouquin de Koz vous en a coûté 5 de plus…). C’est donc une très bonne affaire pour cet lexique qui vous semblera bientôt incontournable pour comprendre le C.E.C., la doctrine sociale, les encycliques ou même une banale homélie de paroisse.

Citation malicieusement placée en exergue du livre. (Pas taper.)

Citation malicieusement placée en exergue du livre. (Pas taper.)

Pourquoi « Jargonnier », mot qui n’existe normalement que sous forme d’adjectif ? Parce que, comme il existe des herbiers, il fallait un mot (même moche) pour définir cette façon d’épingler les mots que nous utilisons entre croyants et que nous sommes parfois seuls à comprendre. Pourquoi « catholique » ? Ma foi, je crois qu’il n’est pas difficile de mesurer la nécessité de circonscrire le corpus… Et pourquoi donc « de poche » ? Non seulement pour rester humble sur les dimensions réelles de l’ouvrage, mais surtout parce que cette précision porte un degré de ringardise qui me réjouit totalement ! Il faut savoir ne pas être de son temps, parfois, pour mieux s’y épanouir. Ou pas.

Cerise sur le gâteau, l’ami Paul Clavier m’a fait la joie de rédiger une courte préface (« de carême »), qui donne bien le ton à l’ensemble.

Et comme je ne suis pas chien, voici quelques extraits de l’ouvrage, gracieusement offerts par la maison :

Jargonnier-extrait-1   Jargonnier-extrait-2

Bref : pour le commander en ligne, c’est ici (mais vous pouvez aussi aller faire monter la pression chez votre libraire), et tant que vous y êtes vous pouvez également partager la page Facebook dédiée. Vous êtes bien chics !

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Quand j’étais blogueur

En passant

1924041_32406792822_398_nMon pauvre David, je n’ai que 7 ans. J’ai appris que l’ami Koz fêtait ses 10 ans… Bon, vous connaissez la chanson, hein. J’aurais pu lui citer Yves Duteil, histoire de lui faire plaisir, mais en même temps ça ne me déplait pas de l’emmerder un peu avec Michel Delpech. Sinon le risque aurait été fort de tomber dans l’émouvant et l’onctueux, alors qu’il aime les vaches. Bref.

On me demande parfois si « ça ne [m]e manque pas, le blog ». Pour être honnête, pas trop, mais il m’arrive malgré tout de repenser avec une pointe de nostalgie à l’époque glorieuse ou la cathosphère se réduisait à quelques poignées de tocards, et où nous pouvions régner en maîtres incontestés sur ce grand site qui a bien foiré qu’était Sacristains (je ne mets pas de lien, devinez pourquoi). De ces années de grand n’importe quoi et d’intenses billets aussi vite oubliés que le prénom du stagiaire, il me reste pourtant quelques perles ineffaçables, à commencer par les amitiés nouées au fil du temps, dont les deux olibrius (cherchez pas, les jeunes, c’est une référence latine) cités plus haut sont de beaux et fidèles spécimens. Et non, je ne me risquerai pas à une liste exhaustive. Trop risqué, et je vous rappelle que j’ai un pseudo, donc peu de courage.

Il est d’assez bon ton, ces derniers temps, de critiquer l’ego ou le caractère du camarade Erwan. Ces reproches sont d’ailleurs très certainement fondés, mais comme je suis assez con moi-même, je ne m’en suis jamais rendu compte. Être une grosse tanche, c’est aussi un art de vivre.

Je me rappelle juste que la toute première fois que Koz m’adressa la parole, en commentaires sous un de ses billets, ce fut pour m’envoyer paître. Je l’avais un peu cherché, d’ailleurs. Depuis, il a aimablement reproduit ce premier mouvement de nombreuses fois, et je crois avoir moi-même régulièrement tancé ce facho, ce gauchiste ou ce sale Breton, selon l’occasion… Le truc avec les blogs et les réseaux sociaux, c’est qu’on a toujours tendance à se croire dans un dialogue exclusif avec la personne à l’autre bout du site. Or les échanges et les réactions s’entremêlent avec à mille autres (comment ça, prétentieux ?), entre une engueulade à la maison sur les vacances, un coup de stress au boulot, un stalker qui vous signale que vous êtes son cousin au 14e degré, une inconnue qui veut juste savoir si ça va, et la douzième personne de la journée qui vous soumet une objection à laquelle vous avez répondu dans le billet que pourtant elle commente… Bref : on se veut unique, et on est un petit point dans la foule. Les internets devaient nous rapprocher ; ils sont peuplés de zéros et de « hein ?! »

Tout ça pour dire qu’il y a des anniversaires qui me rappellent quand même quelques bons souvenirs, et que certains souvenirs valent bien une petite bafouille. Un soir pas loin de Saint-Georges, je faisais pas la kermesse mais j’ai bu une bière avec un vrai type bien. On en a même bu quelques autres depuis, et même en y mettant du mien je n’ai jamais réussi à changer d’avis. C’est con, mais c’est comme ça. Faut dire aussi que pour moi y’a longtemps que c’est fini, je comprends plus grand’chose aujourd’hui mais je lis quand même des choses que j’aime et ça distrait ma vie… Du coup, merci pour ces moments – numériques ou alcooliques – cher Koz. (Et je préfèrerais des espèces, si ça ne t’ennuie pas.)

Au conclave, l’Esprit Saint n’est pas un « fortune cookie »

En passant

Fortune-cookieDonc, le pape s’en va. Je pense que, globalement, l’info est passée. C’est à la fois un départ un peu triste pour ceux qui l’aimaient bien (en tant que fier membre des Légions du Pape – les fameuses – j’en suis évidemment) et un signe prophétique dans le monde actuel, où chacun a tendance à s’accrocher au peu de pouvoir qu’il croit posséder, là où il est : à la maison, en paroisse, au bureau, dans sa commune, en politique, etc. Mais donc, puisque le pape s’en va, (attention, je vais caser ici les deux vannes moisies rituelles, sans lesquelles un conclave ne serait pas un vrai conclave, et ne faites pas cette tête je sais que vous les attendez,) un nouveau pape va être appelé à régner (drôle de nom pour un pape), et les cardinaux vont prochainement se réunir pour élire Lin II l’un d’eux. (Hihihi, voilà c’est fait.) Et puisqu’un conclave se profile, bookmakers et journalistes commencent déjà à s’agiter pour essayer de deviner qui sera le suivant, qui succèdera à Benoît XVI. C’est tout à la foi(s) Conclave Story et un grand Cluedo – Edition Papabili… Le cardinal Moutarde, dans la chapelle Sixtine, avec le candélabre ? Chacun va y aller de son petit ticket, avec toutes les chances que ces paris offrent de passer pour des guignols quand la fumée blanche paraîtra dans le ciel de Rome. Après tout, c’est un jeu et pas grand chose de plus, on n’est donc pas obligés de le prendre au sérieux.

Pourtant, comme il est d’usage dans ces cas-là, l’heure vient – et en vérité c’est déjà maintenant – où les adorateurs des grincheux certains catholiques vont commencer à nous répéter en boucle qu’il est d’usage que les favoris « entrent au conclave pape pour en sortir cardinal », que les pontifes élus ont toujours déjoué les pronostics (la preuve : Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoît XVI – ah non, mince, ça marche pas tant que ça !) et surtout, surtout, surtout : que c’est l’Esprit-Saint qui décide.

D’ailleurs, ils ont raison : c’est l’Esprit Saint qui donne à l’Eglise un nouveau pape. Oui, mais.

Mais ce n’est pas parce qu’on a raison que les autres ont nécessairement tort. Ce n’est pas parce que c’est vrai que ceux qui s’intéressent à l’élection, aux papabili, et essaient de dresser le profil du prochain pape sont des truites. D’abord, parce que c’est toujours une occasion de découvrir la personnalité de quelques uns de nos cardinaux, de voir se dessiner leurs profils et leurs sensibilités, et ainsi de mieux comprendre notre Eglise « composée d’hommes » (que cette expression ne soit pas seulement une formule, finalement). Ensuite, parce que s’il y a une dimension spirituelle du conclave à ne surtout pas négliger, il serait tout aussi idiot d’en ignorer la dimension humaine. L’Esprit Saint n’est pas un fortune cookie, ni une de ces boules de billard magiques qui vous donnent une réponse aux grandes questions de l’existence. Pas plus que le grand ordinateur capable, alors qu’on parle actuellement de 41 noms de favoris déjà évoqués dans la presse internationale, de nous sortir le numéro 42 qui saura nous surprendre et nous éblouir.

D’ailleurs, si c’était le cas, on aurait aussi vite fait de tirer à la courte-paille (voire à la roulette-russe, ce qui permettrait probablement d’intéresser nos amis bouffeurs de curés à l’élection), ou d’aligner les 117 cardinaux électeurs sur la place Saint-Pierre et attendre qu’un arc-en-ciel vienne désigner l’un d’entre eux. Il y a aussi l’option des chaises musicales, à ne pas écarter trop vite du fait de sa dimension indéniablement festive. Un loto, un tournoi de bridge ? On tire les cartes ? Une course de haies ? On prie, on ouvre une Bible au hasard et on regarde lequel a le plus de lettres du premier mot de la page dans son nom ? Tenez, il me vient une autre idée encore : on organise un concours de confessions non-stop, comme on ferait des concours de shots, et le dernier cardinal debout remporte le siège de Pierre… Vous avez du bol, je vous passe les propositions du plus mauvais goût… Mais soyons créatifs, puisque de toute façon c’est l’Esprit Saint qui décide ! Non ?

Bon, d’accord, on garde l’élection.

Peut-être y a-t-il simplement un équilibre à trouver entre une vision « tout politique » des médias et la tentation du « tout spirituel » qui nous guette, celle d’imaginer une élection idéale où les cardinaux ne voteraient qu’en fonction de ce que Dieu leur inspirerait. Le fidéisme n’a pas été condamné par l’Eglise pour rien : Dieu est évidemment à l’oeuvre, mais sa volonté est perceptible par notre intelligence – et rien jusqu’ici ne prouve que les cardinaux soient dépourvus de cette capacité. (Note pour ceux qui douteraient toutefois de cette capacité chez les cardinaux : vous pouvez prier pour qu’ils l’aient… Note pour ceux qui n’en doutent pas : vous pouvez prier aussi. Fin de parenthèse.) Ils voteront donc, certes en priant pour faire non pas le « bon choix » mais le plus juste, le plus conforme à la volonté du Père, mais ils voteront. Ce qui implique qu’ils prendront aussi le temps de la réflexion pour déterminer de quel pape l’Eglise a besoin aujourd’hui. Dans ce choix, des critères politiques entreront évidemment en ligne de compte, de même que des critères de santé, culturels, théologiques… et spirituels. De tout cela, il nous faudra croire, dans la foi (celle que Benoît XVI a voulu mettre en valeur pour l’année en cours, justement), que le pape élu est celui que l’Esprit Saint nous envoie.

Ceci n’a rien à voir avec une minimisation de son rôle, au contraire : c’est une exaltation du plan de Dieu pour l’homme, qui ne se fait jamais sans la volonté de l’homme. Aussi génialement paradoxal que cela puisse être, il y a parfois une intuition bien plus spirituelle dans le fait de prendre en compte des réalités incarnées que dans la tentation de s’en extraire totalement pour s’en remettre à l’action de Dieu seule.

Sa grâce nous suffit.

Le Cathologue : Cet épisode est-il consacré à la fin du monde ou à l’arche de Noé ?

Blogue, En passant

Au lendemain de la diffusion de cet épisode, les Mayas ont prédit la fin du monde. Pas de raison, donc, pour Jérôme, de bosser plus que nécessaire : cet épisode doit donc – en toute logique – être le dernier de son émission.

Mais comme il n’est pas chien, il ne partira pas sans donner quelques derniers conseils, histoire d’aborder sereinement le déluge…

Ep24-FinDuMonde

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Quelques rappels : la boutique officielle des t-shirts du Cathologue, la page Facebook de la série, ainsi que celles des différents coproducteurs : L’1visible, KTO, SAJE Prod.

Le Cathologue : Les saints sont-ils des gens comme nous, dans l’absolu ?

Blogue, En passant

La fin de saison se profile. La semaine prochaine, déjà, avec son 24e épisode, « Le Cathologue » pliera boutique. C’est donc l’occasion de revenir à un épisode sans doute plus classique dans la forme, même si en ce qui concerne le fond… bref. N’en parlons pas trop.

Parler des saints était probablement une bonne idée sur le papier. S’il n’y avait pas une certaine homophonie pour perturber les explications de Jérôme…

Ep23-Sainteté

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Quelques rappels : la boutique officielle des t-shirts du Cathologue, la page Facebook de la série, ainsi que celles des différents coproducteurs : L’1visible, KTO, SAJE Prod.

Le Cathologue : Les 7 péchés capitaux ne sont-ils pas un peu surfaits ?

Blogue, En passant

Après la dispute de la semaine dernière, Jérôme et Damien se sont (globalement) réconciliés. Mais quelques divergences subsistent apparemment sur le choix des sujets et la façon de les traiter. D’autant que Jérôme n’est visiblement toujours pas très au point sur la totalité quelques points de son catéchisme.

Mais avant de vous moquer, posez-vous la question honnêtement : vous auriez pu les citer tous les sept de tête, vous, les péchés capitaux ?

Ep22-PéchésCapitaux

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Quelques rappels : la boutique officielle des t-shirts du Cathologue, la page Facebook de la série, ainsi que celles des différents coproducteurs : L’1visible, KTO, SAJE Prod.

Le Cathologue : La foi est-elle indispensable pour croire ?

Blogue, En passant

Exceptionnellement, la série ne devrait pas s’appeler « LE Cathologue », mais « LA »… Après une grosse dispute avec Damien (à quel sujet ? on ne le saura hélas jamais), Jérôme décide en effet cette semaine de jeter l’éponge et d’abandonner l’émission. Damien étant lui-même hors-course, puisqu’il est coincé émotif, qui pourrait donc assurer la présentation ? La réponse se situe de l’autre côté du palier.

Un épisode vraiment atypique, alors que la fin de saison approche !

Ep21-Foi

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Quelques rappels : la boutique officielle des t-shirts du Cathologue, la page Facebook de la série, ainsi que celles des différents coproducteurs : L’1visible, KTO, SAJE Prod.

Le Cathologue : Le fils prodigue ne se fout-il pas un peu du monde aussi ?

Blogue, En passant

C’est l’une des paraboles les plus célèbres de l’évangile. Difficile, du coup, d’imaginer que Jérôme allait la laisser intacte en s’attaquant à elle. Et comme toujours, sa vision toute personnelle des choses risque bien d’éclairer l’histoire d’un jour nouveau… Dommage que ce ne soit pas forcément pour un mieux !

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Le Cathologue : D’où vient l’idée dégueu de manger du poisson le vendredi ?

Blogue, En passant

Le colin ou la côtelette ? Cruel dilemme du vendredi pour Jérôme, qui décide du coup de s’intéresser de plus près à cette étrange tradition pour les catholiques de préférer le poisson à la viande en fin de semaine… Comment expliquer cette habitude, surtout quand – comme le garçon – on goûte assez peu les saveurs de cet aliment ? Éléments de (non-)réponse.

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Quelques rappels : la boutique officielle des t-shirts du Cathologue, la page Facebook de la série, ainsi que celles des différents coproducteurs : L’1visible, KTO, SAJE Prod.

Le Cathologue : Faut-il se laisser tenter par la tentation de temps en temps ?

Blogue, En passant

La tentation. Cette épreuve que nous connaissons tous, à un moment ou à un autre… Mais qui est-elle ? quels sont ses réseaux ? Comment apprendre à repérer une tentation qui se présente, et surtout à réagir face à elle ?

Comme chaque semaine, Jérôme n’a pas la solution. Ou un peu quand même. Mais pas complètement. Mais y’a de l’idée quand même. Enfin, bref.

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Quelques rappels : la boutique officielle des t-shirts du Cathologue, la page Facebook de la série, ainsi que celles des différents coproducteurs : L’1visible, KTO, SAJE Prod.

Et pour ceux qui s’inquièteraient au sujet de ce livre qu’on peut discrètement apercevoir dans l’intro de la vidéo, sachez qu’il est disponible ici.