Mt. 19, 13-15 : Pour qu’il leur impose les mains

Mais dites...

Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le « supplément prière » du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras.

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Mt. 19, 13-15

On présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement.
Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. »
Il leur imposa les mains, puis il partit de là.

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Pour qu’il leur impose les mains

En écartant « vivement » les enfants qu’on veut amener au Christ, les disciples les privent d’un bien considérable : celui de se laisser toucher par Jésus. Surtout si l’on se rappelle que l’imposition des mains signifie pour l’Église le don de l’Esprit Saint ! De quel droit pourrait-on en priver quelqu’un ? Bien sûr, on imagine aisément que les disciples ne cherchaient qu’à préserver la tranquillité du Seigneur… Mais lui est venu apporter le Royaume d’abord aux plus petits, même s’ils viennent perturber la tranquillité des croyants « installés ». L’Esprit ne peut se refuser à celui qui le réclame. Au contraire : Jésus nous rappelle qu’il nous faut avoir suffisamment de simplicité de cœur pour demander sa grâce à la façon des enfants, sans timidité ni relâche.

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Mt. 19,3-12 : Celui qui peut comprendre

Mais dites...

Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le « supplément prière » du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras.

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Mt. 19,3-12

Des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu l’Écriture ? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme,
et il leur dit : ‘Voilà pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. ‘
A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la séparation ? »
Jésus leur répond : « C’est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.
Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – pour en épouser une autre, il est adultère. »
Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, il n’y a pas intérêt à se marier. »
Il leur répondit : « Ce n’est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l’a révélée.
Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

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« Celui qui peut comprendre »

Le célibat « à cause du Royaume des cieux » est un mystère qu’il nous faut accepter de ne pas comprendre. Ceux qui le peuvent sont ceux « à qui Dieu l’a révélé » ; révélation forcément intime et profonde. Mais le fait que certains soient choisis ne signifie pas que les autres sont exclus. Dieu appelle chacun selon ce qui est bon pour lui. Le Christ lui-même adapte la radicalité de son discours à ses interlocuteurs. Aux pharisiens qui l’interrogent sur la répudiation, il rappelle l’indissolubilité du mariage. Ce n’est qu’à ses disciples qu’il propose ensuite de décaler leur regard pour contempler une autre radicalité de vie, celle du célibat. Et Jésus prend encore la peine de bien différencier ceux qui ne « peuvent pas » se marier de ceux qui décident de ne pas le faire. Ce faisant, il fait du célibat pour le Royaume une vocation à part entière, non un pis-aller.

Mt. 18, 21-35 ; 19,1 : Jusqu’à sept fois ?

Mais dites...

Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le « supplément prière » du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras.

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Mt. 18, 21-35 ; 19,1

Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. ‘
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette ! ‘
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai. ‘
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? ‘
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait tout remboursé.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »
Jésus acheva ainsi son discours, puis il s’éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.

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« Jusqu’à sept fois ? »

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le bon Pierre est déjà très généreux ! Combien d’entre nous pardonneraient sept fois de suite sans déjà perdre patience ? Pourtant, la réponse du Christ se situe dans une démesure encore plus grande : « Soixante-dix fois sept fois »… C’est la mesure divine, qui se situe toujours au-delà de notre propre mesure : la vraie générosité, c’est d’être « plus généreux » ; le véritable amour, c’est d’aimer chaque jour davantage.

Jn. 12, 24-26 : Il reste seul

Mais dites...

Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le « supplément prière » du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras.

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Jn. 12, 24-26

Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit.
Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »

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« Il reste seul »

Est-il si évident que le refus de la mort ait pour conséquence la solitude ? Mais voilà révélé le sens de la vie véritable : elle est relation et don de soi. Ce n’est pas d’abord à un martyre de sang que le Christ nous appelle. La seule chose qu’il attend vraiment de notre part, c’est que nous mourions à nous-mêmes. Aimer sa vie et la préserver n’est pas une mauvaise chose, mais la garder jalousement pour soi, voilà ce qui peut vraiment perdre un homme. Comme une graine, notre cœur est invité à faire mourir en lui tout égoïsme en brisant ses enveloppes d’individualisme, d’autosatisfaction, etc. Sa vraie nature ne se déploie qu’en s’ouvrant à l’autre, en se donnant à lui.

Mt. 18, 1-14 : Qui donc est le plus grand ? … Ne laissera-t-il pas ?…

Mais dites...

Suite des brefs commentaires d’évangile signés cette semaine dans le « supplément prière » du mensuel Il est vivant. J’ai expliqué ici le sens de la démarche.

Les commentaires ne portent pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras. Par ailleurs, le texte retenu pour aujourd’hui n’est pas celui de la Mémoire de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, mais celui de la liturgie « ordinaire ».

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Mt. 18, 1-14

Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara :
« Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c’est moi qu’il accueille.
Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on l’engloutisse en pleine mer. Malheureux le monde qui entraîne au péché par le scandale ! Il est fatal que le scandale arrive, mais malheureux celui par qui arrive le scandale !
Si ta main ou ton pied t’entraîne au péché, coupe-le et jette-le loin de toi. Il vaut mieux pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou boiteux, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel. Et si ton oeil t’entraîne au péché, arrache-le et jette-le loin de toi. Il vaut mieux pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

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« Qui donc est le plus grand ? »

Nous comparer les uns aux autres est une mauvaise habitude dans laquelle nous tombons encore bien souvent… Parfois même, la comparaison se fait de façon plus pernicieuse : ce n’est pas tant qu’on veut se voir « plus grand », c’est plutôt qu’on s’obstine à se considérer « plus petit » qu’un autre. Et si nous laissions tomber cette question toxique une bonne fois pour toutes ?

« Ne laissera-t-il pas… »

Soyons sérieux : le berger qui abandonne tout son troupeau dans la montagne pour une seule brebis est plutôt un inconscient… voire un véritable fou ! Pourquoi alors le Christ présente-t-il son geste comme l’évidence même ? Parce que la prudence de Dieu n’est pas la nôtre, et qu’une seule vie est trop précieuse à ses yeux pour être perdue. Sans compter que, sur la croix, c’est le berger lui-même qui s’est mis en péril !…

Mt. 17, 22-27 : Eviter d’être une occasion de chute

Mais dites...

A la demande du mensuel Il est vivant, j’ai accepté de signer quelques petites méditations sur les évangiles de cette semaine. Jusqu’ici, ce sont des prêtres et des consacrés qui ont toujours écrit ces brefs commentaires : j’ai donc l’honneur étonnant d’être le premier laïc ordinaire à griffonner ces très courts (et fort modestes) textes, qui ont été intégrés dans le « Supplément prière » du magazine. Et l’équipe a bien voulu me laisser les reproduire ici aussi.

C’est une micro-expérience étonnante que de se plonger au cœur d’une semaine liturgique et de « gratter » la Parole de Dieu dans l’espoir d’y trouver une ou deux pistes pour aider des personnes à prier ou à méditer. Je n’aurai pas l’inélégance de me prendre pour un exégète, même pas la prétention d’avoir produit des interprétations indiscutables. Mais si ça pouvait aider un peu quelques personnes, alors pourquoi pas… Pour ma part, j’ai trouvé cet exercice très enrichissant.

Le commentaire ne porte pas sur l’ensemble du passage, mais seulement sur les mots en gras (c’est le concept adopté par Il est vivant pour ses méditation quotidiennes – et, soit dit en passant, je trouve ça super intéressant, car ça peut ouvrir d’autres perspectives).

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Mt. 17, 22-27

Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ;
ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés.
Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »
Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ? »
Pierre lui répondit : « Sur les autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres.
Mais il faut éviter d’être pour les gens une occasion de chute : va donc jusqu’au lac, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi. »

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« Eviter d’être une occasion de chute »

Toujours cette préoccupation de l’exemplarité, chez le Christ… La règle qu’on lui présente aurait beau être abusive, il aurait beau ne pas avoir à s’y soumettre, les conséquences négatives d’une opposition de sa part seraient bien plus graves que de se plier à la loi. Même pour montrer qui il est réellement, Jésus ne veut pas risquer de choquer les petits. Par là, il rappelle que le commandement de l’amour du prochain est « semblable » à celui du respect dû à Dieu. Personne ne peut se croire au-dessus de cette loi.

Chronique « ciné & internet » (mais ailleurs)

Blogue

Pour faire simple et caricatural, j’ai un jour reçu un message du type : « Il est vivant vous a envoyé une demande d’ajout à sa liste d’amis ». Amitié très intéressée, puisque c’était pour un papier, mais amitié intéressante tout de même. La proposition du rédacteur en chef : revoir The Social Network et en livrer une brève analyse pour un dossier consacré à internet, à paraître dans le numéro de juin du magazine.

Pour différentes raisons, je ne pouvais qu’accepter. D’abord, c’était un moyen de conjuguer une passion très personnelle (le cinoche, même si j’en parle finalement assez peu ici) et un élément dans lequel je baigne fortement depuis trois ans (internet en général, et Facebook en particulier). Ensuite, la proposition était originale, puisqu’au lieu de me demander de parler de mon blogue façon « ma vie, mon œuvre, mes taches de gras » – exercice que je trouve toujours un peu dangereux, même s’il est flatteur (en fait, parce qu’il l’est !) – j’avais l’occasion de livrer mes impressions sur un autre sujet que mon seul nombril. Sans compter qu’écrire des articles c’est un peu la base de mon métier ; la seule véritable originalité ici étant de le faire sous ce pseudo-là… Et puis aussi, j’ai vraiment aimé le film de David Fincher, et j’étais trop heureux d’avoir là l’occasion de le revoir plus attentivement. Enfin, j’ai une amitié particulière pour ce magazine et (surtout) son rédacteur en chef, avec qui j’ai quelques autres projets (*)… Bref, j’ai accepté avec joie.

Le résultat, le voilà enfin paru, et consultable gratuitement en ligne (en page 12 du dossier et en page 45 du magazine) :

Ce n’est évidemment que le fruit de ma vision du film (qui, selon moi, n’utilise l’histoire du célèbre réseau social que comme prétexte pour raconter autre chose), mais je suis assez heureux d’avoir pu l’exprimer de cette façon. Qui plus est dans un dossier plutôt bien troussé, notamment grâce à l’interview du Frère Éric Salobir (o.p. – personne n’est parfait) : un must à lire absolument. Bien plus intéressant que ma modeste prose.

L’amusant de cette brève collaboration, c’est qu’elle va aussi donner naissance à une autre pige de ma part dans le numéro d’été de la revue… Je ne dis rien pour le moment, si ce n’est que ça ne devrait pas arranger ma réputation de « prêtre » chez certains !…

En attendant : bonne lecture. Et méfiez-vous des internautes.

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(*) Pour rappel, les bédédudimanche de ce blogue bénéficient tous les mois d’une mise en image inédite dans Il est vivant, grâce au talent d’Elvine. D’ailleurs, grâce à son talent et aux Éditions de l’Emmanuel (dirigées par le rédacteur en chef de la revue – ceci expliquant cela), la sortie d’un bel album est désormais très, très, très, très proche… On en reparle très, très, très, très vite !

Il est dedans

Bédés, Blogue

Ceci est une annonce importante. Ou pas. Enfin, tu te débrouilles pour juger par toi-même le niveau d’importance, t’es grand. (Mais ne décroche pas avec la première partie du billet : la vraie-de-vraie annonce, elle est à la fin…)

Il fallait bien que je trouve le temps de le dire, parce que je crois que certains ont commencé à s’en rendre compte par eux-mêmes… Pour les autres (soit quand même la majorité, j’imagine), voilà un bref « flash info ». Le mensuel Il est vivant fait peau (sacrément) neuve ces jours-ci. C’est bien simple, pour ceux qui avaient déjà eu l’occasion de feuilleter la revue, elle est méconnaissable : nouveau format plus petit, nombre de pages doublé (voire plus encore), changement complet de visuels, de maquette et de rubriques… Pour un peu, c’est un nouveau magazine. Il n’y a probablement que la rédaction et l’esprit qui n’ont pas trop bougé.

Et alors, pourquoi je parle d’Il est vivant maintenant ? Ben, déjà parce que je le trouve beau dans ses nouveaux habits. Je n’ai pas connu jusqu’ici, de mémoire en tout cas, un journal catho qui se présente sous une forme aussi « luxueuse ». Non, même pas Panorama. C’est sûr qu’ensuite, il faut aimer le créneau (la spiritualité), ce qui n’est évidemment pas le cas de tout le monde. Voire pas complètement le mien, d’ailleurs. Mais passons.

Pour les plus curieux d’entre toi, Il est vivant se feuillette par ici, et c’est même possible d’en recevoir un numéro par là.

Mais en fait… là n’est pas la question !

Il se trouve que je suis au courant de cette nouvelle formule depuis un bon moment déjà, et qu’on m’a proposé d’y participer (modestement). Et là, c’est aux amateurs de la bédédudimanche que je m’adresse tout particulièrement. A partir de maintenant, dans Il est vivant, bien cachées au bas de la page 73, au milieu d’une rubrique « Détente », trois petites cases viendront squatter chaque mois.

Pour cette occasion, il fallait aussi un changement. Et l’idée du changement est assez simple, dans la mesure où je ne sais pas dessiner moi-même et qu’il n’était pas envisageable d’utiliser les images de StripGenerator dans la revue. C’est pourquoi j’ai l’honneur de te présenter mesdames et messieurs… Elvine ! Et il se trouve qu’Elvine, c’est une fille chouette et sympa et douée comme tout, qui sait dessiner, qui aime bien rigoler un peu, et qui a accepté de se charger de ce lourd fardeau de gribouiller les âneries de ces pauvres disciples mal embouchés.

Voilà, voilà ! Le résultat pour cette première bédé dans Il est vivant, c’est ça (et oui, c’est le recyclage d’un ancien gag publié ici) :

Rendez-vous donc tous les mois là-bas pour une petite bédé reloookée. Pour le moment, les strips publiés ici chaque semaine garderont leur propre graphisme moche.

Et il n’est absolument pas exclu (voire même, c’est hautement probable) qu’un album entier naisse de cette collaboration naissante… C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis fort, fort longtemps. Elle semble en très bonne voie de concrétisation, donc. Mais pour ça, il va falloir être quand même un petit peu patient ! On en reparlera.